2 M€ de la Région au JIR : des élus vont saisir le Parquet national financier de Paris

dans Actualités/Edito de Yves Montrouge/Infos Réunion/Politique

Avant de passer à la tambouille locale, un mot du national pour vous parler de la prestation télévisée, hier soir, d’Emmanuel Macron. La première du genre depuis 6 mois, depuis son élection à la présidence de la République. Une heure et dix minutes d’intervention en direct depuis son bureau de l’Elysée, interviewé par Gilles Bouleau, Anne-Claire Coudray (TF1) et David Pujadas (France 2) pour dire aux Français qu’il « fait » ce qu’il a « dit ».

Un président visiblement déterminé, qui « assume » même les gros mots (fainéants, bordel…) pour lesquels il s’est abrité derrière la définition donnée par l’Académie française. Un Président qui semble garder le cap de sa politique, y compris des mesures impopulaires (réforme du code du travail par ordonnances, baisse de l’APL, hausse de la CSG pour les retraités, cadeau fiscal de 3,2 milliards d’euros aux riches…).

Emmanuel Macron a tenté donc de faire de la pédagogie en argumentant les réformes qu’il a promises pendant la campagne électorale. Il s’est livré à un exercice de style, à un exercice d’explication globale de sa vision d’ensemble devenu nécessaire vu la baisse de sa cote de popularité. Sur la forme, on pourrait dire qu’il a réussi sa prestation, qu’il a réussi à défendre sa ligne. Il s’exprime clairement. Mais sur le fond, rien de nouveau sous le soleil. Il renvoie les Français, ceux qui souffrent vraiment, cette « France d’en bas », à demain. Rendez-vous dans « 18 mois-2 ans » pour voir les premiers résultats de sa politique, notamment en matière d’une éventuelle baisse de chômage. Sur le fond, il a été plus philosophe que pragmatique. Et il n’est pas sûr que ce mode de communication qu’il avait pourtant réfutée après son élection, mais avec lequel il souhaite apparemment renouer (car il n’ y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis) soit suffisant pour réparer le désamour ou combler le fossé d’incompréhension qui existe entre lui, le « Président des riches » et la grande majorité de Français qui vivent aujourd’hui en dessous du seuil de pauvreté. Question qu’on est en droit de se poser après 1 heure et 10 minutes de communication présidentielle savamment préparée : au fond, qu’est-ce qui va concrètement changer dans notre vie ? Réponse : rien !

« Un caniche nain, un tantinet raciste »

On passe maintenant à la tambouille locale. S’il vous arrive de lire le JIR que Thierry Robert qualifie désormais de « Journal d’Information de la Région », sachez que dans « l’édito du samedi » le « caniche nain, un tantinet raciste », c’est moi, votre serviteur. Régulièrement, ce journal me traite également de « canidé » (qui veut dire chien). Un « chien raciste », vous avez déjà vu ça vous ?

Mais bon, à croire que le « canidé » est devenu vraiment gênant dans cette jungle, dans ce microcosme où certaines « hyènes » auraient voulu régner en maître pour dévorer celles et ceux qui ne leur servent pas sur un plateau leur pitance quotidienne financée à grands coups d’argent des contribuables. Mais, comme dirait le proverbe, les chiens aboient, la caravane passe. Le « chien » ou « caniche nain » que je suis, est fier de faire, depuis bientôt 33 ans, son job en toute honnêteté, sans « magouiller », sans « comploter », sans régler des comptes, sans écrire sur commande des « payeurs » pour « éliminer » tous ceux qui pourraient obstruer la carrière politique de certains. Le « chien » ou le « caniche nain » que je suis, titulaire d’une carte de presse depuis 33 ans est également fier d’être un journaliste, et non un « nervis », qui a toujours informé les Réunionnaises et les Réunionnais sans pour autant les insulter, les dénigrer, les salir, les calomnier qu’ils soient élus ou non, acteurs économiques ou pas, salariés ou chômeurs, gros « zozos » ou citoyens lambdas.

Enfin, petite précision qui a toute son importance : en 33 ans de carte presse dans mon île, je n’ai jamais été condamné pour diffamation. Du moins, pas pour l’instant, puisque pour la première fois de ma carrière, je vais me retrouver en Correctionnelle, assigné par la Région, comme vous le savez peut-être, qui me réclame 15 000 euros pour un article que j’ai écrit en mai dernier sur la NRL (Nouvelle Route du Littoral) et qui n’a pas plu. Verdict le 7 décembre prochain.

La justice fait son travail. Et je n’ai pas de raison de douter de l’impartialité et de l’intégrité de l’institution judiciaire qu’elle soit « péi » ou « parisienne », même s’il est vrai que j’ai une plus grande confiance dans la justice divine car l’homme est faillible et donc « sa justice » peut aussi l’être. Parfois.

Cela dit, pour bénéficier de la « protection » des institutions de la République, je n’ai pas à me plier en quatre, contrairement à un certain éditorialiste, pour m’attirer les bonnes grâces des magistrats, ni besoin de me mettre dans toutes les positions aussi acrobatiques qu’inimaginables pour donner satisfaction aux procureurs d’ici, au président de la Chambre régionale des comptes (CRC), au directeur du Fisc… Bref, je connais un certain éditorialiste « ladilafériste » de la place qui doit sûrement consulter régulièrement médecins et autres spécialistes pour soigner ses crampes de la mâchoire tant il l’utilise systématiquement tous les samedis pour faire plaisir si je puis dire tout ce que l’établishment de l’île compte de hauts responsables.

Normal, tout a un prix : l’apurement des dettes fiscales et sociales à hauteur de 85%, l’apurement des dettes bancaires à hauteur de 80%, l’obtention d’un « cadeau amical » de 2 millions d’euros… Faut bien « payer » ! Mais avouez que ça frise quand même l’indécence que de faire à ce point « carpette » en se trainant ventre à terre et langue pendante devant les hauts magistrats et les directeurs des grandes administrations. Ça devient ridicule aussi quand ce « ladilafériste » se sert de ces mêmes magistrats (procureurs, président de CRC…) pour tenter de faire du chantage sur les élus qui refuseraient de mettre la main au pot publicitaire au profit de son journal.

« Le PNF, cette justice politique, bras armé de l’Elysée »

Nous n’oserons jamais croire que dans ce département français (qui n’est donc plus une colonie depuis 1946), il existerait encore une espèce de complicité, de collusion entre directeur de presse et des magistrats pour remettre d’équerre des élus ou acteurs économiques qui refuseraient de « rentrer dans les rangs », c’est-à-dire de se soumettre à un certain « diktat » !

N’y voyez aucune transition : Nassimah Dindar a bel et bien l’intention de se défendre jusqu’au bout. Mais sur les conseils de son avocat et de son entourage, plutôt que de répondre en frontal, elle a décidé de défendre son honneur et son intégrité lorsque le moment viendra, devant les juridictions compétentes qu’elles soient d’ici ou d’ailleurs, qu’il s’agisse du parquet de Saint-Denis de La Réunion ou du Parquet national financier de Paris (PNF) qui aurait été saisi, à en croire le JIR, de « l’affaire de la case de Tatie Nassimah ». Pour l’heure, elle constitue son dossier.

Pour la petite histoire, rappelons que le directeur général du JIR qualifiait il n’y a pas si longtemps le PNF de « Parquet national politique, bras armé de l’Elysée » et sa patronne Eliane Houlette de « bâton de berger » (éditos des samedis 4 mars et du 17 juin 2017). Ce même directeur de publication sous les tropiques n’avait de cesse de fustiger le PNF qu’il qualifiait de « justice politique » lorsque les enquêteurs étaient venus auditionner certains élus et administratifs de la Région dans le dossier de la NRL. Il écrivait alors : « depuis deux mois, le Parquet National politique, bras armé de l’Elysée, est sur la bête. Le but de la manœuvre est simple : amener par tous les moyens Didier Robert, président et sénateur LR, dans la seringue… » (édito du 17 juin 2017).

Changement de décor aujourd’hui : le PNF, qui devrait, semble-t-il, enquêter sur la « case de Nassimah Dindar », serait à présent béni des dieux (de la médisance) et trouverait maintenant grâce aux yeux du directeur général du JIR dont le journal ne sait plus comment vanter les mérites de cette institution judiciaire française créée en février 2014 suite à l’affaire Cahuzac (évasion fiscale…) et dirigée par Eliane Houlette; Laquelle s’est entre autres fixée comme mission de « barrer la route aux fraudeurs ».

A ce propos, nous avons appris qu’un petit groupe d’élus et d’acteurs économiques vont enclencher une procédure pour que le PNF soit saisi du dossier relatif à la subvention de 2 millions d’euros accordée par la Région de Didier Robert au JIR. Ils préparent un dossier depuis quelques semaines déjà. Ils voudraient comprendre, comme l’explique l’élu qui est à la tête de ce groupe, « comment une collectivité comme la Région a-t-elle pu donner 2 millions d’euros d’argent public à une entreprise dont le patron est millionnaire et dont la direction a pu se payer une voiture de fonction de marque et toute neuve ainsi qu’une luxueuse villa en plein centre-ville de Saint-Denis louée à plusieurs milliers d’euros par mois ». On vous dira une prochaine fois à qui la villa est louée, le montant du loyer, et pourquoi son propriétaire, pourtant connu localement comme étant une « grande gueule » contre le « système » s’est subitement calmé et se plaît même à présent à jouer au « majordome » au service du directeur de la publication du JIR.

Ce même élu s’interroge encore : « n’y aurait-il pas là prise illégale d’intérêt affective puisque le bénéficiaire, à savoir le directeur de publication du journal, n’a jamais caché ses liens d’amitié avec le président de la collectivité qui a accordé la subvention de 2 millions d’euros. Il écrit tous les samedis dans ses éditos que Didier Robert est son ami. Or, il est dit que dans la prise illégale d’intérêt qui a succédé à l’ancien délit d’ingérence depuis le 1er mars 1994, définie à l’article 432-12 du code pénal que l’intérêt peut aussi être d’ordre politique, moral ou affectif ».

Ce petit groupe d’élus et d’acteurs économiques locaux dont nous tairons volontairement les noms pour l’instant (par crainte de représailles de l’administration, c’est-à-dire pour éviter tout contrôle fiscal qui pourrait arriver par « hasard ») préparent par ailleurs d’autres dossiers pour lesquels, ils voudraient également que le PNF en soit saisi : l’achat par la Région du domaine de Montgaillard à Abdoul Cadjee (patron du JIR) pour 13,5 millions d’euros (alors que le prix des Domaines était de 11 M€) ; le doublement de salaire par le président de Région au profit de l’ancienne directrice administrative et financière de la SPL « Réunion des Musées ». Rappelons que 3 mois avant la rupture conventionnelle, le salaire de la dame qui est l’épouse du directeur de la SPL, grand ami de Didier Robert et ancien de l’EMPR (Ecole militaire du Tampon), est passé de 5 100 euros à 10 300 euros. Une affaire qui avait été révélée par le Quotidien de La Réunion. Rappelons par ailleurs que le PNF a retransmis, il y a quelques mois, au parquet de Saint-Denis un dossier dont il avait été saisi, dossier relatif à une affaire survenue au sein de l’Agence Films Réunion (AFR), révélée récemment par le site de Freedom.fr.

Ceux qui ont porté l’affaire devant la justice veulent connaître la vérité sur la disparition de plus de 15 000 euros dans la caisse de l’AFR. Ils s’interrogent encore sur « l’utilisation de la carte bancaire de l’agence à des fins personnelles» par le directeur de l’AFR, un très proche du président de Région. Rappelons que face au déficit de l’AFR, à en croire les membres du conseil d’administration qui se sont portés partie civile dans ce dossier judiciaire, la collectivité régionale a été contrainte d’augmenter sa subvention (d’argent des contribuables) pour remettre les comptes à l’équilibre. L’affaire devrait examinée en Correctionnelle très prochainement. A noter que depuis début septembre, le directeur de l’AFR se trouve en arrêt maladie.

« Le JIR a exercé sur Nassimah des pressions pour obtenir de la pub »

Pour revenir à « la case de tatie Nassimah » telle que l’a qualifiée le JIR, Ibrahim Dindar qui est aussi propriétaire de ladite case est intervenu sur radio Free Dom, samedi, dans le bulletin d’information de Charles Luylier. Il a dénoncé « la sacrée cabale » montée contre son ex épouse Nassimah Dindar et a dit dans la foulée – faut-il y voir un lien de causalité ? – son « incompréhension sur les 2 millions d’euros de subvention accordés par la Région au JIR, journal du milliardaire Abdoul Cadjee qui, avec ses biens, un superbe immeuble, un hôtel de luxe, une collection de voitures Porsche aurait pu à lui seul renflouer les caisses de son journal sans prendre l’argent dans la poche des contribuables ».

A la question : « qui serait derrière cette cabale ? ». Réponse détournée d’Ibrahim Dindar : « ce journal subventionné par la Région est devenu aujourd’hui un journal politique, orienté qui a, à de multiples reprises, exercé des pressions sur nous, sur Nassimah Dindar, la présidente, pour obtenir de la publicité. Son patron nous a clairement demandé de faire du favoritisme en faveur de son journal. J’ai des preuves… ».

Dans l’édito de lundi dernier, Nassimah Dindar avait quant à elle parlé de « tentative de racket à la publicité faite par la direction du JIR. Je voudrais que la justice aille vraiment jusqu’au bout sur tout. Sur ma case dans le bas de la Rivière de Saint-Denis, sur l’achat du domaine de Montgaillard par la Région à Abdoul Cadjee, sur la transparence sur le prix de l’achat du terrain sur lequel se trouve le centre d’affaires Cadjee au Chaudron, sur la subvention régionale de 2 millions au JIR… La justice doit faire ce travail de transparence», souhaite l’ex époux de la sénatrice UDI-974.

Ce qu’affirme Ibrahim Dindar interpelle à plus d’un titre : cela voudrait-il dire que si le Département avait ouvert les vannes publicitaires en faveur du JIR, il n’y aurait donc eu aucun papier sur « la case de Tatie Nassimah » ? Devrait-on, à l’inverse, faire un rapprochement avec le traitement de certaines « affaires » régionales dont pas une seule ligne n’a été écrite dans le journal de Cadjee-Tillier ? Pas un mot sur « l’affaire du doublement de salaire par Didier Robert de la DAF de la SPL « La Réunion des Musées ». Pas un mot sur l’Agence Films Réunion. Pas un mot lorsque Didier Robert (et c’est le président LR au Sénat qui le dit) a pris son téléphone pour « couper la tête » (politiquement s’entend) de Nassimah Dindar à Paris (rapporteur Outre-mer pour la commission des Affaires sociales au Sénat). Et ça se dit « journal transparent, indépendant et objectif » ? Ça fait semblant de « taper » tout autour (Jean-Louis Lagourgue, Ibrahim Patel, Jean-Jacques Morel, Jean-Claude Lacouture…) dans l’unique but d’épargner le milieu et de protéger la tête. Personne n’est dupe.

Quant à Lacouture, maire de l’Etang-Salé, soutenu par le président de Région pour postuler à la présidence du conseil départemental, mon petit doigt me dit qu’il devrait dormir tranquille dorénavant (en tout cas jusqu’à l’élection) car il ne devrait plus être dans le collimateur de la presse dite « libre ». S’il remporte l’élection, certains ont toujours l’espoir qu’il pourra rouvrir les vannes de la pub. En revanche, s’il perd, lui et sa « cour » (c’est plus poli de le dire ainsi) seront de nouveau étalés dans les colonnes de la « presse bien pensante ». Mon petit doigt me dit aussi, qu’une autre « affaire » devrait « péter » prochainement dans « le journal transparent » ; Une « affaire de golfe » du côté de l’Etang-Salé et dans laquelle un élu départemental de Saint-Denis aurait, dit-on, « touché un joli pot de vin ». Mais devinez à qui le « journal indépendant » va-t-il faire porter le chapeau, même si cet élu départemental dionysien « roule » aujourd’hui, dans la course à la présidence du palais de la Source, pour le président de Région ? Allez, on vous le donne en mille !

Pour « finir avec la case de tatie Nassimah », Ibrahim Dindar tient à rappeler qu’il a demandé au préfet Pierre Bayle, le directeur général des services (DGS) au conseil départemental d’effectuer des recherches sur des terrains mis en cause par le JIR selon lequel « la collectivité départementale a cédé des terrains à la SPAG en 2006 avec l’entier soutien de Nassimah Dindar ».

Réplique d’Ibrahim Dindar, documents à l’appui : « c’est complètement faux ! Le terrain des Aigrettes à Grand Fond, Saint-Gilles-les-Bains, parcelles CY 605 et CY 823, terrain nu, a été vendu au profit, non pas de la SPAG comme l’indique le JIR, mais à la SHLMR. La SHLMR a réalisé, comme le prouve l’acte du 17 décembre 2009, une opération de logements ».

« Les Mauriciens sont bons à condition qu’ils bossent pour moi »

Dans la série « faîtes ce que je dis, pas ce que je fais », signalons qu’après avoir durement « totoché » les Mauriciens, notamment ceux qui projetaient à un certain moment de lancer un « Gratuit » à La Réunion, qu’après les avoir insulté plus bas que terre, qu’après les avoir présenté comme des chasseurs de primes (de subventions régionales et européennes), après les avoir présenté comme des « baiseurs » d’argent des Réunionnais, après être intervenu auprès de « la jolie petite ministre » (laquelle est aussi directement intervenue auprès de Bercy pour un apurement de dettes fiscales et sociales), le « ladilafériste » du coin fait imprimer certains des suppléments de son journal à… l’île Maurice par ceux-là mêmes, c’est-à-dire « Caractère Ltée » du groupe « La Sentinelle », qu’il avait trainés dans la boue.

Elle est pas belle la vie ! Je invite à ce sujet à lire un passage de son édito du 19 août 2017 dans lequel il se permet de traiter le confrère Alain Foulon, directeur de « L’Eco Austral », magazine économique de renom dans l’océan Indien, de « creveur de faim local expatrié » et à qui il s’est permis de faire la leçon du patriotisme économique. A cette date, il promettait à Foulon que c’était « provisoire ». C’était en août. Le dernier « Made in Réunion », supplément du JIR, daté de ce mois d’octobre a été (encore) imprimé à Maurice. Un beau magazine en papier glacé, soit dit en passant, preuve que les Mauriciens peuvent faire du très bon boulot pour pas cher. Et alors, on dit quoi là le grand donneur de leçon, le grand redresseur de torts devant l’Eternel ? Il ne fait pas bon de ravaler son v… (à l’heure du petit déjeuner car cet édito est lu tous les lundis matin par plus de 35 000 personnes que je remercie de tout cœur, il vaut mieux ne pas écrire le mot en entier) ! Autrement dit, quand les Mauriciens comme tous citoyens de cette grande région qu’est l’océan Indien essayent de travailler dans les « îles vanille », certains n’hésitent pas à sonner le tocsin, à remuer ciel et terre, à crier au loup, à hurler au scandale, voire presque à appeler la patrouille française pour dégager ces « envahisseurs », ces « profiteurs » de l’argent de la France et de l’Europe, mais quand il s’agit de faire des économies, les mêmes « aboyeurs » trouvent les Mauriciens très fréquentables. No comment !

Vous l’aurez compris chers « freedonautes », que s’il y a des élus et des acteurs économiques de La Réunion – sûrement parce qu’ils ont les fesses sales – qui tremblent devant le « grand censeur » du samedi sous prétexte qu’il serait cul et chemise avec ceux qui ont le pouvoir de pourrir la vie aux « locaux » ou aux « endogènes » dont la tête dépasse un peu trop, eh bien, ce n’est pas du tout le cas du « caniche nain » que je suis ! Même pas peur. « Indignez-vous », serai-je tenté de vous conseiller, comme l’a si bien écrit, il y a peu, feu Stéphane Hessel. Ou « Réunionnais, lève la tête, rouv’ les yeux, sort’ dan’ fénoir », comme l’avait si bien dit en 1989 le regretté Pape Jean-Paul II lors de son passage chez nous, à La Réunion. Oui, Réunionnais, osez emprunter ce chemin de liberté que d’autres en leur temps, à l’instar de Camille Sudre, ont essayé d’ouvrir pour vous permettre de vous exprimer librement, sans contrainte, sans menace, sans chantage, ni intimidation. N’ayez pas peur, ne souffrez pas dans votre île du « syndrome de la goyave de France » !

Prenez la parole, dénoncez ! N’hésitez pas à bousculer les codes. Agissez ! Faites comme Aurélien Centon de l’association « Ptit cœur » qui se bat chaque jour que Dieu fait pour venir en aide aux plus démunis. Ce week-end grâce à une soirée à la salle Candin, il a pu réunir 600 euros pour aider Zouzou, qui souffre. Pendant que nos élus gaspillent l’argent public, lui aura obtenu dignement 600 petits euros pour la bonne cause. En ne trichant pas. En ne fraudant pas. Si vous avez les fesses propres, ne vous courbez pas devant ceux qui aiment à s’ériger en « gouverneurs » et qui vous distillent une information, sorte de pensée unique et ciblée – forcément à charge – sur commande du « payeur ».

Jean-Hugues Ratenon a raison. Il reste le seul député à monter au créneau et à dénoncer ce qui ne va pas. Sur les contrats aidés, son communiqué est parlant à plus d’un titre : « La Réunion est trop gentille ». Comment expliquer qu’en Martinique et en Guadeloupe, la ministre de l’Outre-mer Annick Girardin a maintenu le quota 2016 pour les emplois aidés alors qu’à La Réunion, elle s’est contentée de clamer haut et fort son « effort exceptionnel » en sauvant seulement 300 emplois verts ? Du pipi de chat en réalité. Ratenon a donc raison d’appeler les collectivités, les associations, les chefs d’entreprise à se rebeller, à descendre dans la rue « comme en Guadeloupe et en Martinique » et, pourquoi pas, suggère-t-il, à « boycotter les Assises de l’Outre-mer » plutôt que d’aller faire de la figuration en députés « bons toutous » à Paris ?

Pour finir, je voudrais adresser un coup de chapeau à l’artiste réunionnais Jean Richard Riani, un autodidacte qui n’est aidé ni par sa ville (Saint-Pierre) ni par la DAC OI, alors qu’il est quand même le premier Réunionnais à exposer ses toiles à New-York, Las Vegas, Miami, Tokyo… Rien que ça ! Et tout ça sans subvention aucune, hormis les 5 000 euros de la Région (merci Didier Robert) sur une dépense globale évaluée à 25 000 euros. « La ville de Saint-Pierre dont je suis natif préfère me border sur le côté et préfère soutenir des artistes originaires d’autres communes ». Riani s’envole dans deux jours à Miami et reviendra dans son île le 26 octobre prochain.

Y.M

([email protected])

14 Commentaires

  1. Non, mais il se prend pour qui ce couillon de directeur d’un journal minable. Je suis outrée des propos de ce bonhomme merdeux du samedi. Du coup, je n’achète plus du tout ce journal qui respire la haine et La malhonnêteté. il me donne envie de vomir. Eh bien moi je suis bien contente de lire votre édito le lundi et quelque soit le nom qu’il vous donnera soyez en sûr que vous resterez notre journaliste local préféré. Moi l’a envie de dire « gouyave pourri de France, dehors ».

  2. J’espère que vous mettez tous les commentaires en « Votre commentaire est en attente de modération » … et non seulement les miens …
    J’ai constaté que des « imbéciles » prennent mon pseudo « Noe974 » et se permettent de faire des commentaires souvent à la limite des insultes …
    Comme d’habitude , M. Mont-Rouge nous présente des analyses des actualités d’une manière pertinente et cocasse …
    Toujours un grand plaisir à les lire !

  3. Perso, Je lis les deux , le samedi Monsieur Tillier et le lundi Monsieur Montrouge et je me régale. Ils nous servent tous les deux, chaque semaine « une image d’Epinal » de l’île, (au sens propre de l’expression, il s’agit de la gravure d’une image très colorée, à usage populaire naïf, qui n’est pas dans ce cas fabriquée à Epinal, mais bien à la Réunion.)

    Grâce à leurs petits « burins »plein d’encre (les deux éditos relèvent quand même du pensum vu leur longueur, faut s’accrocher pour ne pas décrocher …..) ,les deux éditorialistes pays , nous donnent un cours de géopolitique insulaire dans l’étude des rivalités de pouvoirs pour prendre le contrôle de l’île et celui de la population qui s’y trouve.

    A travers les deux éditos, on peut se faire une idée de la situation des gros zozos et des élus de la Réunion, de leurs places dans un palmarès hebdomadaire dont les lauréats sont de plus en plus nombreux. Ce qui tendrait à nous laisser croire que la Réunion est de plus en plus gangrenée par des affaires nauséabondes à tous les niveaux.. Il y a ceux du top 5, toujours les mêmes,qui jouent aux chaises musicales suivant l’actualité et puis les suivants qui apparaissent en sortant du 1er cercle, voire du 2ème cercle de ceux du top 5……. La liste s’allonge, s’allonge…..

    Une petite idée en passant, le Parquet National Financier, devrait dans l’urgence se délocaliser complètement de Paris à la Réunion, vu le nombre de procédures en cours et à venir, ils en ont au moins pour 10 ans de boulot, mais avec le soleil en plus…..

    • Je partage cet avis Jo ! C’est exactement ce que je me dis : jusqu’où iront ils sans entraîner le reste dans la nasse, car je suppose qu’en plus de ces 2 partis, il doit en exister un 3eme ou même un 4eme parti de convives qui attend dans l’ombre, que des places soient bientôt disponibles autour de la table des réjouissances et des plaisirs sonnants et trébuchants lol ! Les mauriciens ou des requins bien de chez nous ? Tant qu’ils se bouffent entre eux ça me va, mais je ne serais pas surpris un de ces quatre matins de les voir se rabibocher comme larrons en foire, qu’on suppose aisément qu’ils étaient autrefois, avant que les égos et les ergots se rebiffent, le butin c’est quoi ? L’image de soi, le pouvoir, les roupies réunionnaises ? On entendrait presque les groupies s’impatienter derrière la porte, le souci c’est Macron et son désir de supprimer le PNF, que nous restera t il alors pour jouer le rôle de grand mère kal ?

  4. Merci de nous éclairer sur la politique locale qui est représentante de la nationale. Bon courage pour affronter vos actes de bravoure.

    Cristelleavecdeuxailes

  5. Nous avons besoin de vous pour nos plaintes classées sans suite nous petit citoyen quand on dénonce un tout puissant ou certaines robes noires aux cols blancs : affaire classée sans suite. Mes écritures et mes signatures ont été falsifiés, preuve a l’appui.

  6. C’est un bel article – c’est assez incroyable que finalement , – les gros restent les gros, les petits restent les petits – tous ces personnes cités ou identifiable et pas des moindres et pour des faits qui merite que justice soit faite, brefs tout se sait et pourtant il ne se passe rien.

    Vous avez raison Mr Mont rouge,  » il faut s’indigner, il faut que le reunion y live la tete , y rouv son yeux y sort dan fènoir, que le reunionnais emprunte le chemin de la liberté, ….  » j’ajouterai, de son emancipation, de son honneur …. nous lé vraiment gentil, tout n’est que magouille ici, dans tous grandes collectivités, à la Region avec DR, au conseil General avec ND, au CHU avec LC, qui d’aprés mon frere qui bosse la bas , est en train de detricoter felix guyon au benefice du GHSR , avec presque tous les chefs et Directeurs qui sont du Sud.
    Ne na un probleme la Reunion, continue chercher , et continue l’edito Mr mont rouge , creole la besoin savoir.

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