9éme anniversaire de la disparition d’Auguste Legros, ancien maire de Saint Denis

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C’est aujourd’hui le 9éme anniversaire de la disparition d’Auguste Legros. L’ancien maire de saint Denis est décédé le 30 mai 2008.

Beaucoup décrivent l’homme politique comme ayant été proche du peuple, comme l’explique l’ex-maire de Saint Louis, Claude Hoarau

. On lui doit notamment le chantier du basculement des eaux d’est en ouest.

C’est le souvenir du maire de St André, qui a travaillé à ses côtés :  Jean Paul Virapoullé

 

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POUR ALLER PLUS LOIN SUR AUGUSTE LEGROS

(Source : réunionnaisdumonde.com +  Jérôme l’archiviste – Extrait de l’ouvrage Célébrités de la Réunion paru en 2009, basé sur plus de 50 000 documents et archives retraçant quarante années de la vie réunionnaise.)

Né le 30 décembre 1922 à Saint-André (la Réunion), décédé le 30 mai 2008 à Saint-Denis. Fils de Damase Legros et d’Augusta née Labeaume. Marié à Louise née Grondin. 6 enfants (Maryse, Jocelyne, Françoise, Alain, Jacqueline, Alexandre). [Filiation : frère de Léopold Legros, commandant des sapeurs-pompiers de la Réunion, décédé quinze jours plus tôt]. Ti’nom : Papet branché (Télé 7 Jours, 30 décembre 1992). École de Saint-André à la Réunion jusqu’au Certificat d’études primaires. Études secondaires au lycée Leconte de Lisle à Saint-Denis où il côtoie Raymond Barre (« mon grand copain », dira-t-il), Paul et Jacques Vergès et Jean Fontaine qui deviendra député pendant plusieurs mandats. Baccalauréat philosophie lettres. Après deux années d’études de droit, il rejoint l’Ecole d’aspirant de l’armée française à Tananarive (Madagascar) Autodidacte. Il s’engage dans les Forces Françaises Libres (FFL) avec les frères Paul et Jacques Vergès en rejoignant Madagascar où il reste jusqu’à la fin de la guerre sans participer au conflit (1943-1945). Son parcours militaire se poursuit avec un service actif dans l’Infanterie de Marine (ex-Coloniale) jusqu’en 1963, avec plusieurs séjours Outre-mer, et notamment en Algérie où il adhère au putsch dit « des généraux d’Alger » du 21 avril 1961, « sans pour autant y avoir joué un rôle actif » (Quotidien de la Réunion, 1er mars 1993), avant d’être condamné et amnistié plus tard pour ces faits. De retour dans son île natale, il commande le 15e Bataillon d’Infanterie de Marine (BIMA) de la Réunion (1963-1966), mais doit renoncer volontairement à poursuivre sa carrière militaire Conseiller municipal élu sur la Liste d’Action municipale pour l’Expansion de la Commune de Saint-Denis, nommé second adjoint au maire Gabriel Macé décédé en cours de mandat le 12 février 1968, puis adjoint au nouveau maire Jules Reydellet. Au décès de ce dernier, il est élu maire de Saint- Denis le 11 juillet 1969 pendant vingt ans (1971, 1977, 1983 jusqu’en 1989), obligé de démissionner lors de son élection à la députation pour cause de cumul de mandats. De cette période, il dit alors : « Mes adversaires de l’époque ont dit que j’étais arrivé à la suite de circonstances macabres. Mais je ne les ai pas tués ! », (Quotidien de la Réunion, 1er mars 1993). Maire de Saint-Denis, il a été notamment à l’origine des bus gratuits dans le chef-lieu pour les chômeurs et les retraités, et à l’initiatve du stade de l’Est. Tête de la liste “Union Départementaliste pour le Renouveau et le Progrès” (UDRP) aux élections régionales du 20 février 1983. 45e sur la liste Union Départementaliste conduite par Michel Debré aux élections régionales du 16 mars 1986. Tête de la liste “Réunion Renouveau” aux élections régionales du 22 mars 1992. Conseiller général élu le 8 mars 1970 dans le 2ème canton de Saint-Denis, président du Conseil général de la Réunion (le premier de la décentralisation) en 1982, succédant à Pierre Lagourgue. Il démissionne de l’assemblée départementale en 1988 après son élection à la députation, pour cause de cumul de mandats, laisant la place à Eric Boyer. Député de la 1e circonscription de la Réunion, avec pour suppléant René-Paul 431 Victoria (1988-1993), inscrit au groupe parlemantaire RPR jusqu’au 14 novembre 1990, démissionnaire pour marquer son refus de voter une motion de censure contre la Contribution sociale généralisée (CSG). Sa candidature à la députation, provoquée par la retraite politique de Michel Debré dont il était le suppléant depuis 1973, sera décrite par les fidèles de l’ex-Premier ministre comme un « coup de force » ou un « putsch ». Président d’honneur de la section de Saint-Denis de l’Union pour la Réunion (1991) aux côtés d’Eric Boyer, René-Paul Victoria, Paul Payet, Axel Kichenin, Marc Gérard, Ibrahim Dindar, Jean- Marie Dupuis, Nicolas Moutoussamy et Hervé Maureau. Il a été également embre du comité de soutien de la candidature de Georges Pompidou à la présidence de la République créé à la Réunion par Pierre Lagourgue (mai 1969).

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