AURAR : Marie Rose Won Fah Hin dénonce un « acharnement médiatique »

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Régulièrement « attaquée » ses dernières semaines dans les éditoriaux du directeur général du Journal de l’île (JIR), récemment mise en cause par David Gruson, l’ancien directeur du CHU de La Réunion (qui est actuellement dans la tourmente) dans une interview au Quotidien de La Réunion, visée par une plainte déposée il y a peu par l’association nationale Renaloo, Marie Rose Won Fah Hin, directrice générale de l’AURAR (structure spécilaisée dans la dialyse), est sortie de son silence hier. Entourée de deux médecins de sa structure, Christophe Kichenin et de Amar Amaouche (président de la commission médicale d’établissement de l’AURAR), de Jean-Louis Seigneur (représentant des usagers) et de Me Lionel Devic, avocat de l’association, Marie Rose Won Fah Hin, également conseillère régionale du LPA et suppléante du député Thierry Robert a expliqué ne pas comprendre tout cet « acharnement médiatique » dont elle et l’AURAR font l’objet depuis ces derniers temps. Un « tir groupé » dont elle est la cible alors que « l’AURA gérée dans les règles de l’art de la comptabilité » et « qu’aucune autorité compétente et habilitée n’a remise en cause cette gestion ». Selon Marie Rose Won Fah Hin, il y a amalgame. « Un journal a annoncé lors d’une interview de l’ARS, que cette association n’avait pas compétence à aller vérifier les SCI de l’AURAR et cela relevait du travail de la Chambre régionale des comptes. A partir de là, ce journal a laissé entendre que la CRC allait vérifier les comptes de l’AURAR. Qu’elle vienne ! On n’a rien à se reprocher. De la même façon que la Chambre régionale des comptes n’a jamais rien eu à nous reprocher », insiste la directrice générale de l’AURAR, qui chiffres et montage juridique de ses sociétés à l’appui, s’est livrée à une « opération transparence » devant la presse locale.

Concernant la plainte déposée par Renallo, L’Aurar dit avoir appris « avec beaucoup d’étonnement » que cette association a interpellé la ministère de la Solidarité et de la Santé au sujet « des irrégularités dont serait à l’origine une importante société de dialyse à but non lucratif à l’île de  la réunion ». Selon Marie Rose Won Fah Hin, « ces soupçons font suite à des allégations mensongères, non vérifiées, et systématiquement à charge, publiées par un journal local dans plusieurs éditos. Ces graves accusations, qui portent atteinte aux patients, aux salariés et aux partenaires de l’établissement, ont amené l’Aurar à réagir par voie judiciaire avec deux plaintes en diffamation ». Et la directrice générale de l’Aurar d’expliquer que des plaintes avaient été déposées contre le JIR et son directeur général pour diffamation et dont précisément pour non respect d’un droit de réponse. « Pas plus tard qu’hier, le directeur général du JIR était appelé à comparaître en Correctionnelle », indique Mme Won Fah Hin, qui a décidé de ne plus se laisser faire. Rappelons que « ce journal n’a toujours pas honoré une dette de plus de 2 millions d’euros qu’il doit à l’Aurar après avoir été condamné en 2008 », explique-t-on à l’Aurar.

Pour revenir à la plainte de Renaloo, Marie Rose Won Fah Hin précise que « l’Aurar a aussitôt pris contact avec l’association en question pour démentir ces accusations et rappeler, pièces à l’appui, que la qualité de la prise en charge de ses patients et la bonne gestion financière de l’établissement ne souffrent d’aucune contestation de la part des autorités de tutelle ». Autre précision :

« Dans cette même démarche de transparence, les instances  dirigeantes de l’Aurar avaient déjà transmis à l’Agence régionale de Santé Océan Indien et à la Préfecture un ensemble de documents qui attestent de la bonne gestion et gouvernance de l’établissement, et de la qualité des soins, sachant que l’Aurar a toujours été certifiée au plus haut niveau par la Haute autorité de santé (HAS) ».

La directrice générale de l’Aurar s’est entretenue le week-end dernier, lors d’une audience privée, avec le cabinet de la ministre Agnès Buzyn,  sans être interpellée sur « d’éventuelles irrégularités ». Au contraire, la ministère a salué le dynamisme de l’établissement.

Mme Won Fah Hin rappelle que « lors d’une réunion de travail organisée mercredi, l’Agence régionale de santé océan Indien a renouvelé toute sa confiance à l’Aurar, en matière de qualité et de sécurité des soins. L’autorité a également relevé la bonne gestion financière de l’établissement, « constats positifs » du commissaire aux comptes à l’appui. Et souligné n’avoir reçu « aucune plainte de patients nécessitant une action de contrôle ».

« J’invite le directeur du JIR à venir investiguer nos comptes, c’est quand il veut»

L’Aurar tient, enfin, à rappeler qu’elle n’est aucunement responsable de la situation du nombre de greffes rénales à la Réunion, qui reste la compétence d’un service spécialisé du CHU. Ce qui ne l’empêche de participer activement à la préparation des patients à la greffe.

Dans le respect des recommandations de l’administration fiscale, l’Aurar a choisi de loger ses activités de formation professionnelle et de coaching nutritionnel – par nature lucratives – au sein de filiales commerciales dont elle possède la totalité du capital. Deux SCI, détenues entièrement par l’Aurar, portent une partie de ses actifs immobiliers.

L’ensemble des indicateurs économiques de l’Aurar attestent d’une très bonne maîtrise des charges d’exploitation pour une activité toujours croissante, dont les tarifs sont fixés par l’assurance maladie. Dans ce contexte, la trésorerie de l’Aurar correspond, en l’état, à six mois de fonctionnement et permet de sécuriser la charge d’emprunt de l’ensemble des investissements immobiliers.

Depuis 1980, l’Aurar œuvre au service des patients atteints d’insuffisance rénale chronique. Elle reste le seul établissement de l’île à proposer toutes les modalités de soins, notamment la dialyse à domicile. Les bénéfices de ses activités sont réinvestis au service de la qualité de vie des patients, en faveur de la prévention et de la recherche contre les maladies métaboliques ».

La directrice générale de l’Aurar ne comprend pas pourquoi le directeur général d’un journal local a décidé de tomber à bras raccourcis sur elle et sur l’Aurar. Serait-il en opération commandée ? « Est-ce parce que je conseillère régionale du LPA et suppléante du député Thierry Robert dont on sait qu’il est l’adversaire politique affiché du président de Région ? Est-ce parce que l’Aurar gêne d’autres groupes au niveau local ? Je ne sais pas. Ce que je sais, c’est que ces informations calomnieuses et mensongères font beaucoup de mal aux salariés de l’association. Les patients sont outrés, salis. Ils ne comprennent pas pourquoi ce journal s’attaque à leur association où toute la gestion est transparente, où tout est consultable, vérifiable. J’ai même invité le JIR et ses spécialistes à venir investiguer nos comptes, à venir vérifier notre comptabilité. Notre avocat se tient à leur disposition. Aucune réponse jusqu’à présent. Que des mensonges que ce journal continue à propager dans le but de nuire. Il n’y a jamais eu de licenciement. Tout s’est fait sur la base de négociations dans le respect de la loi. De même, je ne suis actionnaire de rien du tout. Personne ne touche de dividende. Les administrateurs n’ont jamais eu de jeton de présence. Tout ce qui est écrit dans le JIRsur l’Aurar est faux, archi-faux ! Je ne peux même pas parler de règlement de compte car je ne connais pas le directeur général de ce journal, je n’ai jamais vu ce monsieur. La seule chose que je sais, c’est qu’il en veut à l’Aurar, qui n’a jamais gaspillé un euro d’argent public. Il devrait plutôt regarder en direction de certaines collectivités dont la gestion n’est sans doute pas aussi transparente que celle de         l’Aurar ». Pour conclure, et comme c’est déjà le cas, Marie Rose Won Fah Hin rappelle que « toutes les attaques infondées car mensongères » finiront en plainte devant les juridictions compétentes. Fermez le ban !

Y.M.

([email protected])

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Aigle Fidele
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Chercher l’aiguille dans le Sahara

HMB
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HMB

Peut être que la subvention de la Région au Journal d’Information de la Région ( JIR) permettra à ce journal de régler sa dette à l’AURAR

Godefroi1099
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Godefroi1099

Cette femme a dû fréquenter de trop prêt un politicien gênant. En tout cas pas en phase avec le Jir