« Balance ton porc » : les « greluches » se rebellent et vont rendre coup pour coup

dans Actualités/Edito de Yves Montrouge/Infos Réunion/Politique

Cet édito sera en partie consacré à la session plénière de la Région de jeudi dernier, où il a beaucoup été question de lutte contre les propos sexistes, de violences faites aux femmes et de la liberté de la presse …

Mais avant de commencer, un petit coup d’œil sur l’actualité de la semaine, sur deux faits qui m’ont interpellé : d’abord une interview de Fabrice Marouvin dans le JIR de vendredi dernier, intitulée « les restaurateurs vont nous avoir sur le dos », dans laquelle le 3e adjoint explique sûr de lui que la mairie n’a jamais donné d’autorisation pour l’extension d’un restaurant ni pour l’organisation de la soirée « Axe » au même resto, à savoir le « Coco Beach », géré par le groupe Excel, situé sur la plage de l’Ermitage.

Réponse de Yann Le Febvre, patron du groupe hôtelier, via un communiqué de presse bien épicé : « nous disposons de la totalité des autorisations indispensables en matière d’exploitation commerciale et réalisation de réparation, autorisations délivrées en bonne et due forme par la mairie de Saint-Paul et par les services de l’Etat ». Pour la soirée « Axe » qui s’est déroulée le 28 octobre dernier, la réponse est toute aussi limpide : « nous avons en notre possession un arrêté municipal daté du 11 octobre 2017 ». Donc un arrêté signé par un adjoint au maire de Saint-Paul. En d’autres termes, avant de l’ouvrir, Marouvin devrait tourner sept fois sa langue dans sa bouche. Mais alors, qui dit vrai dans cette histoire ? Fabrice Marouvin, qui nous explique qu’aucune autorisation n’a été délivrée tant par la DEAL (Préfedcture-Etat) que par la mairie de Saint-Paul ou Yann Le Fèbvre qui jure avoir toutes les autorisations nécessaires ? Lequel va encore plus loin et précise que « Fabrice Marouvin est parfaitement au courant de tout ». Au fait, c’est qui le maire de Saint-Paul, Fabrice Marouvin ou Joseph Sinimalé ? Faudrait que ces deux là prennent un temps pour accorder leurs violons car sur de nombreux sujets concernant la commune en question leurs prises de position deviennent carrément cacophoniques et révèlent un certain malaise pour ne pas dire un vrai « bordel » qui semble régner dans la boutique municipale. Joseph Sinimalé, sans doute trop discret, devrait mettre un peu d’ordre assez rapidement au sein de son équipe, devrait recadrer aussi son 3e adjoint et il devrait asseoir davantage son autorité de maire. Au cas contraire, d’ici à 2020, il ne maîtrisera plus grand-chose, se retrouvera à la rue « moresse dans la main », tant certains de ses élus se voient déjà Calife à la place du Calife. A ce rythme là, en effet, le maire pourrait même se fouler les pieds dans les rainures (ou rayures) creusées dans le parquet par les dents longues et affûtées de certains de ses adjoints dont en particulier Fabrice Marouvin, l’homme aux multiples associations, aux multiples casquettes et indemnités qui vont avec et qui ose, en faisant allusion entre autres au patron du « Coco Beach », parler de « méthodes de voyou ». A suivre !

L’autre fait qui m’a interpellé, c’est le verdict prononcé vendredi dernier par le tribunal correctionnel de Saint-Denis à l’encontre de Jean-Paul Virapoullé, maire de Saint-André : 6 mois de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende dans l’affaire dite de « l’Amicale du personnel » ; Une affaire qui remonte à quasiment 10 ans et qui a été portée devant la justice par l’ancienne municipalité, celle d’Eric Fruteau (2008-2014) qui voulait faire condamner Virapoullé pour « détournement de fonds publics, prise illégale d’intérêt et immixtion dans la fonction publique ». Le tribunal a condamné Jean-Paul Virapoullé pour « négligence ». Et ce dernier va réfléchir s’il fait ou pas appel de ce jugement estimant pour l’instant que « négligence », selon lui, « n’est en rien infamant ». Oui, il a sans doute raison, mais il n’en demeure pas moins que cette « négligence », pour reprendre le terme du tribunal, aura quand même coûté près de 80 000 euros aux contribuables de Saint-André. 80 000 euros qui ont disparu des caisses de l’association « l’Amicale du personnel ». 80 000 euros d’argent public partis dans la nature ou sur les comptes bancaires de deux employés. A quelles fins ? La justice n’a pas souhaité le savoir, ou n’a pas eu le temps de chercher. Pour beaucoup moins que ça, le chasseur de tangues hors saison de chasse ou le planteur de quelques pieds de zamal arrêtés par le GIPN ou le GIGN se serait retrouvé au cachot. Mais bon, il est fort à parier que Virapoullé, après réflexion, ne fera pas appel car la commune s’en sort pas mal vu que les contribuables n’auront que 10 000 « petits » euros à débourser. Vous imaginez bien que le maire ne va pas payer de sa poche tout comme les autres élus lorsqu’ils sont impliqués dans des affaires ou lorsqu’ils se retrouvent condamnés à des amendes. Il en est de même pour leurs frais d’avocats, que les contribuables casquent au nom de la protection juridictionnelle de nos chers politiques. Sauf que, dans certaines collectivités, ce ne sont en général que les élus de la majorité qui bénéficient de la fameuse protection juridictionnelle. Ce qui, reconnaissons-le, est vraiment injuste car les politiues, qu’ils soient de la majorité ou de la minorité, sont bien les représentants du peuple, légitimés par le peuple via le suffrage universel.

Raison pour laquelle, et j’en viens à la session plénière de jeudi dernier à la Région, pour rappeler une réponse si chère au président Didier Robert et revenue à plusieurs reprises dans sa bouche lorsqu’il fut maintes fois interrogé par des élues régionales sur « les propos sexistes » employés par l’éditorialiste du samedi, celui du JIR, journal financé par la Région à hauteur de 2 millions d’euros d’argent public. Aussi bien à Karine Nabenesa, à Nassimah Dindar, à Léopoldine Settama-Vidon (Marie-Rose Won Fah Hin était absente) qu’à quasiment tous les élus de la Région, Didier Robert a conseillé, à juste titre, cela va de soi, « d’utiliser les voies judiciaires existantes » pour se défendre « face aux attaques considérées comme injustes ou injustifiées, contre les propos sexistes ou contre toutes sortes de violences ».

Il faut dire que Didier Robert, lui, bien que grand défenseur de « la liberté de la presse et d’expression » n’hésite pas une seconde d’attaquer en justice. Il dégaine à tout-va lorsqu’un « papier » ne va pas dans le sens qu’il aurait souhaité. C’est un secret de polichinelle, l’argent avec lequel il paye les avocats, et notamment les plus grands experts venus de Paris, n’est évidemment pas à lui, ce n’est pas le fruit de son travail, ni de sa sueur, c’est bien l’argent de nos impôts, de vos impôts. Or, les autres élus de la Région, et plus précisément ceux de l’opposition dont fait partie Karine Nabenesa, lorsqu’ils sont mis en pièces détachées, insultés, rabaissés (voir la motion dénonçant les propos sexistes), n’ont pas droit à cet argent public pour se défendre. Faut-il rappeler que Mme Nabenesa, élue au suffrage universel, tout comme Didier Robert et ses autres collègues de la pyramide inversée, a été plusieurs fois injustement « agressée », caricaturée et même comparée à une « péripatéticienne » dans les éditos de Tillier et de Leclaire dans le JIR, alors qu’elle n’a jamais volé, n’a jamais tué, n’a jamais violé et n’a jamais détourné de fonds publics ? Son seul tort, aux yeux des deux éditorialistes « justiciers », c’est d’être une des « donzelles » ou « amazones » de Thierry Robert, l’adversaire patenté de « l’ami » Didier Robert.

« L’assassinat médiatique » de l’Aurar et de Nassimah Dindar

Idem pour Marie-Rose Won Fah Hin. Jusqu’à preuve du contraire, elle n’a tué personne, ni violé, ni volé et ni détourné de l’argent public. Dans tout ce qui a été écrit et jeté en pâture sur la place publique la concernant, rien n’a été juridiquement prouvé. Je vous invite, en revanche, à prendre connaissance de l’autre version, celle du collectif « Mafate » (à découvrir sur les réseaux sociaux), qui explique dans le menu détails, selon leurs auteurs, le pourquoi de cet « assassinat médiatique » du JIR contre l’Aurar que dirige Mme Won Fah Hin, suppléante de… Thierry Robert. L’Aurar qui, soit dit en passant, n’a – jusqu’à preuve du contraire, hormis le fait de gêner sans doute un groupe concurrent qui s’est localement positionné sur le juteux marché de la dialyse – rien commis de répréhensible aux yeux de la justice. En tout cas, pour l’instant, aucune « âme charitable » du côté du parquet de Saint-Denis n’a encore alerté le PNF. Lequel Parquet national financier devrait, à en croire certains, débouler sur l’île pour plancher sur la case de « Tatie Nassimah ». Faut vraiment croire que le PNF n’a pas grand-chose à faire. Cela dit, s’ils se mettent à enquêter sur la case de « Tatie Nassimah » comme ils le font pour la NRL (Nouvelle Route du Littoral), Nassimah Dindar pourrait commencer, à l’instar de certains de ses collègues élus, entreprendre d’aller bat’ caré par monts et par vaux à travers le monde avec l’argent des contribuables, car ce n’est pas demain la veille qu’elle sera entendue, ni inquiétée. A l’inverse, si par un curieux hasard, elle était tout de suite appelée à être auditionnée et que si une enquête devait être bouclée dans les plus brefs délais sur sa « case », cela voudrait dire que sur la centaine de départements que compte la France l’affaire de sa case dans le Bas-de-la-Rivière de Saint-Denis serait à n’en pas douter considéré par la justice française comme étant LE « scandale du siècle » ; Cela voudrait dire aussi que Mme Dindar serait bien aujourd’hui devenue la cible d’une « justice » qui agirait sur ordre, pour faire diversion, pour faire d’elle un bouc émissaire, dans le but de protéger d’autres élus qui seraient « financièrement » protégés – le temps d’un chantier ? – par ces grandes multinationales qui ont le pouvoir de faire et de défaire les plus grands dirigeants de France, y compris les Présidents de la République.

Certes, Nassimah Dindar est une politique et comme nombre de politiques, elle est certainement loin d’être une blanche colombe. De toute façon, à l’instar de n’importe quel citoyen du monde, si tant est qu’elle aurait commis une faute, il y a une justice pour la juger. Mais peut-on lui reprocher d’avoir signé dans les règles de l’art un marché annuel de 13 000 euros de taxis parisiens pour les déplacements des 50 élus du Département dans la capitale française au gré de leurs missions quand, dans le même temps et dans d’autres collectivités, certains élus dépensent plus de 13 000 euros d’argent public, non pas à l’année, mais en deux-trois jours seulement (avion et hôtels compris) pour des voyages de presse ? Combien de voyages de presse dont le plus souvent, beaucoup de voyages « bat’ caré » dont l’unique but est de soigner l’image et de faire la propagande d’untel, sont organisés chaque année par telle ou telle collectivité locale ou par ses satellites tant dans l’hexagone, dans les Caraïbes, que dans le grand océan Indien ?

Quand le président de Région décide (affaire révélée par le Quotidien) de doubler le salaire mensuel (passant de 5000 à 10 000 euros) d’une de ses proches à la Sem des Musées de la Réunion trois mois avant le départ de cette dernière sur rupture conventionnelle (ce qui fait quand même plus de 15 000 euros d’un coup à vue de nez), a-t-on entendu la « presse libre » crié au « gaspillage de l’argent public » ?

De même, jusqu’à preuve du contraire, Nassimah Dindar n’a pas encore à sa disposition, payés avec de l’argent des contribuables, plus d’une centaine de membres à son cabinet dont des retraités de l’éducation nationale qui n’avaient vraiment pas besoin de ça pour vivre. Comme l’a dit Joé Bédier (groupe le Rassemblement et estampillé PLR d’Huguette Bello), jeudi en session plénière de la Région, « il y a tant de jeunes Réunionnais diplômés qui auraient aimé être à la place de René-Paul Victoria ». Soulignons que l’ancien député-maire de Saint-Denis et directeur d’école, aujourd’hui à la retraite, a été embauché au cabinet de la Région, qui compte déjà un bon « tacon » de retraités de l’éducation nationale et d’enseignants en détachement ; Lesquels perçoivent de la part de la pyramide inversée, donc de l’argent public, des salaires deux à trois fois plus élevés de ce qu’ils auraient touché en tant que profs.

La Chambre régionale des comptes enquête sur le SDIS, sur le GLAIVE… En tant contribuable, je ne peux qu’encourager les fonctionnaires de la CRC de faire leur job qui est de salubrité publique. On ne peut qu’applaudir des deux mains. Il faut fouiller dans les tiroirs de « satellites » du Département, présidé par Nassimah Dindar. Mais il faut aussi fouiller partout ailleurs, dans toutes les collectivités dont nombreuses sont celles qui doivent regorger d’emplois fictifs. Chaque élu à son « GLAIVE », ou sa « plateforme » d’emplois aidés. Il y a même des plateformes dont le président ou porte-parole est salarié au sein d’une collectivité et qui, politiquement, sur le terrain, travaille pour l’exécutif de cette collectivité. Mais la CRC n’a certainement pas assez d’effectifs pour tout contrôler. Il est plus facile de concentrer quasiment tout son personnel sur une seule d’entre elles et sur une élue.

En 2012, Didier Robert supprime la subvention de Sakifo à cause des « insultes contre les femmes »

Pour revenir à la session plénière de la Région de jeudi dernier, puisque j’y étais depuis le début (9h30) jusqu’à la fin (aux environs de 17 heures), j’ai donc tout entendu et tout vu, contrairement à ceux qui se sont permis d’écrire, de commenter sans être présents, pas même une minute durant. J’ai vu et entendu (et je ne suis pas encore aveugle, ni sourd) que tous les élus sans exception, sur la base de la motion présentée par Karine Nabenesa, ont unanimement condamné « les violences faites aux femmes » dont les « propos sexistes » employés dans les éditos du samedi du directeur général du JIR.

Le débat de plus de 3 heures qui a suivi sur cette motion pour laquelle Mme Nabenesa a obtenu l’urgence n’a jamais constitué un « déni de démocratie ». Bien au contraire, les élus (et surtout les élues) ont été satisfaits de pouvoir débattre dans l’hémicycle de la Région, d’un tel sujet (les propos sexistes…), sujet ô combien d’actualité. Nombreux et nombreuses sont ceux et celles qui ont vivement « remercié » Karine Nabenesa d’avoir « osé » porter ce débat à l’assemblée régionale. Ils ont également remercié Didier Robert d’avoir permis l’ouverture de cette discussion sur cette motion. Le président de Région l’a fait en toute conscience, sans doute parce que lui-même n’aurait sûrement pas apprécié voir son épouse ou sa mère, sa fille ou sa sœur, « croquée » comme l’a été la conseillère régionale du LPA et traitée, même au nom de la satire, de l’humour et de la liberté de la presse, de « greluche », de « donzelle », « d’amazone », qui « croise et décroise les gambettes devant les enquêteurs du PNF », caricaturée en short au ras des fesses et en portes jarretelles dans un journal local, lequel journal est, en plus, subventionné à hauteur de 2 millions d’euros par la collectivité régionale que préside Didier Robert. Et si Karine Nabenesa, Léopoldine Settama-Vidon, Nassimah Dindar et bien d’autres élus, hommes et femmes, ont à l’instar de Didier Robert condamné les propos sexistes (« leurs auteurs n’en sont pas grandis », dixit le président de Région) et si ces mêmes élus ont demandé à l’exécutif régional « d’agir », c’est non pas pour interdire la liberté de la presse et celle d’informer, mais bien pour interdire toute forme de calomnie et d’insulte au nom du respect de la femme. On peut informer sans insulter. On peut informer sans s’acharner, sans faire passer l’autre pour une pute, pour une moins que rien. « Tillier aurait-il aimé que sa femme ou sa fille soit traitée de la sorte au nom de l’humour, de la satire et de la liberté de la presse ?», s’interroge une des élues régionales sur laquelle se déchaîne régulièrement le directeur de publication du journal d’Abdoul Cadjee. « Il ne faut pas confondre liberté de la presse et liberté d’insulter, liberté de salir ». On ne peut pas au nom de la liberté de la presse se transformer en « Canard Enchaîné » contre une collectivité, contre certains élus et en « Pravda » pour d’autres collectivités et d’autres élus ?

Pour rappel, en 2012, Didier Robert avait coupé net la subvention du Sakifo pour protester contre le choix d’Orelsan, un chanteur français qui avait sali les femmes dans une de ses chansons. Une subvention de quelques dizaines de milliers d’euros, soit environ 30% du budget total du Sakifo. (Voir article de Zinfos 974 du 27 mars 2012 ». Didier Robert avait déclaré que ce genre de texte dans lequel la femme est insultée « était contraire » à ses « principes » et à ses « valeurs ». Cet article de « Zinfos » avait suscité de très nombreux commentaires en faveur de Didier Robert. « Au nom de toutes les femmes bafouées, maltraitées et insultées, on vous dit bravo Monsieur Didier Robert », pouvait-on lire. « On ne doit pas subventionner des petites crapules qui insultent les femmes », lisait-on encore. Le président de Région avait donc supprimé la subvention du Sakifo sans que personne ne l’accuse d’être contre la liberté de chanter, contre la liberté d’expression, contre la liberté de parole ou encore de vouloir « faire taire » un chanteur. Les insultes d’Orelsan s’adressaient aux femmes, celles du JIR sont concentrées sur certaines élues de la Région présidée par Didier Robert. Mais cette fois, force est de constater que le président est impuissant, il ne peut rien faire. La subvention de Sakifo était de quelques dizaines de milliers d’euros, celle en faveur du JIR s’élève à 2 millions d’euros. Et, jusqu’à preuve du contraire, le DGS de la collectivité, sollicité par plusieurs élues dont Nassimah Dindar et Karine Nabenesa, n’a toujours pas fourni (faute de temps sûrement) le cadre « réglementaire » qui a servi de base de versement de cette subvention européenne – une première en matière d’aide régionale à la presse – à un journal afin de le sauver de la liquidation judiciaire.

Soulignons encore qu’en juin 2017, le président de Région a signé une charte d’intention pour la mise en œuvre d’une politique partagée en matière de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes. Charte co-signée par la Région, l’Etat, le Département, l’Association des maires de la Réunion, la Caisse d’allocations familiales et l’Agence régionale de santé océan Indien. Cette charte se fixe entre autres objectifs celui de «lutter contre les propos sexistes », de « promouvoir une image positive et non stéréotypée des femmes et des hommes dans les médias » et « d’encourager les médias à mener des politiques de promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes ». Bref, tout le contraire de ce que fait l’éditorialiste du JIR. D’où les remarques faites lors de l’assemblée plénière de la Région par Nadia Ramassamy : « on est sali que par des gens sales… c’est quelqu’un qui a eu un traumatisme dans son passé ». Réponse de Mme Settama-Vidon, quelques instants plus tard : « je ne suis pas responsable de son passé »…

Une chose est sûre, depuis vendredi, depuis la parution en Une du JIR : « Elles veulent nous faire taire » avec en illustration les trois élues de la Région (Karine Nabenesa, Nassimah Dindar et Léopoldine Settama-Vidon), celles ci ont décidé de répliquer. Elles ont compris qu’une main courante à la police ou chez les gendarmes tout comme un procès en diffamation « n’apportera strictement rien puisqu’il existe manifestement des complicités entre ce directeur de presse et la justice ». Elles ont aussi compris que « le président de Région pourtant si prompt à couper la subvention du Sakifo et d’Orelsan ne pourra cette fois ci, comme il a dit lui-même, rien faire contre la subvention accordée au JIR ». Alors, plutôt que de s’apitoyer sur leur sort et à « rager » de façon contre-productive dans leur coin, elles vont à présent rendre coup pour coup et utiliser à leur tour « la satire » et « l’humour » pour salir au nom de « la liberté d’expression ». « Nous aussi on va faire des Unes sur les réseaux sociaux pour balancer nos porcs, ceux notamment qui, cachés derrière leur ordinateur, dans leur bureau, comme des lâches, nous assassinent avec des propos sexistes frisant le harcèlement sexuel. Nous aussi, on va balancer leur photo, les jeter en pâture, à la vindicte populaire ; Nous aussi on va les exposer sur la place publique, en disant : regardez ceux qui viennent à la Réunion, pour, à travers leurs écrits et leurs caricatures, traiter vos femmes, vos mamans, vos filles comme des putes ». La guerre de communication va donc commencer entre les insulteurs « libres » et les « greluches salies » mais plus que jamais rebelles.

Pour finir, rappelons que Mme Huguette Bello, présidente de l’UFR (l’Union des Femmes de la Réunion) a, jeudi dernier en session plénière de la Région, félicité Karine Nabenesa pour le « courage » dont elle a fait preuve, celui d’avoir porté cette motion dans l’hémicycle de la Région, alors qu’elle est une toute jeune élue, engagée en politique seulement depuis 2015, bien après certains faits survenus devant la préfecture que ne cessent pourtant de lui reprocher certaines personnes mal informées ou qui sont volontairement de mauvaise foi .

Y.M.

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11 Commentaires

  1. Tille démontre ou est placé la réalité du sur réel entre le vrai du faux qui dit vrai à juste titre la loi remporte sur des faits ! Les accusés se replacent eux même dans les plateaux en essayant de dire le contraire qui n’a pas de valeur qui pèse dans la balance de tiller ! A force de démontrer le contraire du contraire l’erreur est humaine qui d’un faux pas tape en plein dans le piège ! Ignorer la vérité c’est ignorer son propre image de la couverture du magazine ! Qui n’ai pas son reflet ! Voilà certaines personnage qui veulent faire croire ce qui ne sont pas ! A méditer les femmes politicards

    • l effet miroir comme dans l espace infini ou il y a la matière et l anti matière!.
      juste que nous sommes légèrement,beaucoup aveuglé, par les étoiles de la région et du département qui plongent l’or et l argent du peuple dans un trou noir,comme une entonnoir pour remplir la bouteille de luxure dégueulasse des copains satellitaires qui tournent autour comme des mouches autour d’une taye bien odorante,que le peuple respirent depuis des années a cause de l intoxication a la sentir et a devenir des funambules naïfs,heureux,bêtes de leurs ignorances devant un partage de carry d’andouilles

  2. « le DGS de la collectivité, sollicité par plusieurs élues dont Nassimah Dindar et Karine Nabenesa, n’a toujours pas fourni (faute de temps sûrement) le cadre « réglementaire »  »

    Il faut peut être du temps pour créer ce cadre « réglementaire » qui n’existe pas encore

  3.  »Contraire à ses principes et à ses valeurs  » . On ne sait plus s’il faut en rire ou pleurer tant les politiques s’assoient sur les principes et les voleurs . Rien ne les arrête quand il faut piller les fonds publics . Ils sucent le sang des contribuables comme des vampires . On finance des voyages de luxe aux familles et amis . On embauche à tour de bras des gens qui sont loin d’être dans le besoin , retraités politiques ou fonction publique . On distribue des salaires mensuels équivalents à 10 SMIC à des proches sans savoir exactement leurs fonctions et utilités . On se paie des avocats ou plutôt on se fait payer pour se protéger de ses malversations. Tout ce gavage se fait par pure complaisance . Un journaliste aurait il étalé ses liens d’amitié si la subvention n’était pas si énorme? Un journaliste se doit de garder une forme d’objectivité car à trop descendre les adversaires de son ami politique et tresser des louanges à ses amis , il devient quelque part complice . Généralement les élus n’ont aucun principe , aucun respect ,aucune valeur quand il s’agit de faire les poches des contribuables

  4. c’est dommage de voir tant de fausses vérité dans votre article mais comme c’est votre fond de commerce donc je comprend qu’il faut manger à la fin du mois .Je vous ai connu plus juste dans vos propos et j’avais de l’estime pour vos articles qui au fil des jours se discrédite un peu plus .
    Quand vous parlez des gens le minimum c’est de leur donner la parole et quand vous jugez , le minimum c’est d’aller vérifier

  5. SAINT – LEU l’Aigle je n’ai rien compris… Je vais tenter de trouver un traducteur…. Cela dit il est évident que chacun prêche dans sa paroisse pour tenter de faire le buzz et augmenter les ventes papiers… Si Tillier était à Freedom il dirait la Même chose qu’ Yves Montrouge et vice versa si Yves Montrouge était au JIR… Sachant qu’au niveau des élu(es) il n’y en a pas un pour relever l’autre. Nous avions un espoir avec le mouvement En Marche ! , mais ces élu(es)s sans conviction, sans foi ni loi, ont vite étouffé le mouvement en se l’appropriant pour l’anesthésier.  » Circulez il n’y a rien à voir, ne touchez pas notre gâteau… »

  6. l effet miroir comme dans l espace infini ou il y a la matière et l anti matière!.
    juste que nous sommes légèrement,beaucoup aveuglé, par les étoiles de la région et du département qui plongent l’or et l argent du peuple dans un trou noir,comme une entonnoir pour remplir la bouteille de luxure dégueulasse des copains satellitaires qui tournent autour comme des mouches autour d’une taye bien odorante,que le peuple respirent depuis des années a cause de l intoxication a la sentir et a devenir des funambules naïfs,heureux,bêtes de leurs ignorances devant un partage de carry d’andouilles

  7. YMR un peu d’imagination SVP. On ne peut pas consacrer un edito en reponse à un edito de la presse concurrente. ou ne n’a un probleme, avec ça, laisse Tillier avec son edito et consacre ton temps à faire ce que tu sais faire, du journalisme d’investigation, voir satirique. Quand mi lire out edito, avec out  » jusqu’a preuve du contraire », c’est comme si ou dit que Tillier y dit n’importe quoi, , laisse le faire et fait autant, tu as du talent. Pour une fois, que les affaires sortent, le lecteur, le citoyen, le contribuable, le boeuf moka , le chômeur, ne peuvent qu’être satisfait, c’est l’argent de nos impots , que diable.

    Il y a de la place , et des « clients » pour tous les 2, mi peut aide à ou si ou veut !!! , le CHU avec LC, mon frere qui bosse la bas, a chaque repas de famille, i raconte , Li dit que le trou cette année sera plus important que l’année derniere, que les 26 millions serait plus proche de 40 millions de deficit pour 2017et peut être plus, que LC favorise le site de saint Pierre par rapport à l’hopital nord, que les decisions sont prises en petit comites, et que les postes cles sont accaparés par le site sud, que des services ferment , que l’activite est en chute libre, C’est par là que ou devrait chercher YMR, et ou va trouver.

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