Carrière de Bois-Blanc : « le préfet va-t-il passer en force ? », s’interroge Karine Nabeneza

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Actuellement même se tient en préfecture une réunion de la Commission départementale de la nature, des paysages et des sites (CDNPS) dont l’objectif est de se prononcer sur l’autorisation à donner ou pas pour l’exploitation de la carrière de Bois-Blanc (Saint-Leu). Rappelons que suite à un recours déposé par Thierry Robert, ancien député de la 7e circonscription et élu de Saint-Leu, le Conseil d’Etat dans un arrêt datant de décembre 2017, avait annulé le schéma départemental des carrières de 2014.

Les autorités se sont donc rabattues sur le schéma départemental de 2010 dans lequel le terrain sur lequel est située la carrière de Bois-Blanc est classée en « zone 1 », c’est-à-dire interdite à toute exploitation. Au tel point qu’un projet de RHI (réhabilitation de l’habitat insalubre) a été rejeté.

Mais selon Karine Nabeneza, qui est actuellement assise sous le hall de la préfecture en attendant le maire de Saint-Leu, Bruno Domen, qui participe à la réunion de la CDNPS, « tout laisse à penser que le représentant de l’Etat va passer en force ». Elle en veut pour preuve un arrêté préfectoral déjà écrit et prêt à être signé, qui prévoit la modification, courant novembre (ce mois ci donc), du PLU (Plan local d’urbanisme) de Saint-Leu. Il y a une vingtaine de minutes, les quatre représentants de la société SCPR ont quitté la réunion. Ils étaient venus présenter leur projet d’exploitation de cette carrière… pour l’instant interdite de par la loi.

D’où la réaction de l’élue régionale : « tout laisse à penser en effet que le représentant va signer l’autorisation pour l’exploitation de cette carrière en passant en force car il va devoir contourner la loi afin de pouvoir autoriser cette carrière au profit d’une entreprise cotée en Bourse et travaillant pour une multinationale. Alors que, dans le même temps, le même représentant de l’Etat à La Réunion n’a pas fait respecter son PIG (Projet d’intérêt général) qui autorise pourtant, depuis maintenant 3 ans, l’exploitation de la carrière de Dioré qui, il est vrai, appartient au concurrent de la multinationale ayant obtenu le marché de la NRL ». Karine Nabénéza se dit d’autant plus « révoltée » que « pour certains, l’Etat est prêt à avoir une interprétation très large et avantageuse de la loi quand ça profite aux multinationales alors que tous les jours il y a des petites entreprises réunionnaises qui mettent la clé sous la porte dans l’indifférence la plus totale et de l’Etat et de nos grandes collectivités ». Selon elle, si l’autorisation est donnée, « elle sera de toute façon illégale » et « nous déposerons un recours », dit-elle.

Selon certaines sources, il y aurait déjà des engins sur place pour nettoyer le site de la carrière de Bois-Blanc, qui se trouve en face de la réserve marine.

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3 Commentaires sur "Carrière de Bois-Blanc : « le préfet va-t-il passer en force ? », s’interroge Karine Nabeneza"

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LEGROS
Invité
LEGROS

Ayo bientô la révolution ! Madame nabeneza à toi aussi rod un peu marabout Madagascar, té bloque lo zaffair! I tuer zébu en quantité pour fé ouvre carrière la, à où aussi fallait coupe 11 zébus

Ti rhum
Invité
Ti rhum

Madame nabeneza…vous tres belle,en plus vous avez une avenir en politique….arret avec thierry robert,pour une femme aussi inteligence que vous arret avec ce boug là,et présentez vous au prochaine election a la région,vous gagnerai sur…y faut pas ce boug la les avec ou…

THOR
Invité
THOR

Hé oui madame tout est plié c’est plus le temps de la démocratie mais celui de la voyoucratie.