L’Edito du lundi « Des caleçons moulants pour Macron »

dans Actualités/Edito de Yves Montrouge/Infos Réunion/Politique

Si vous souhaitez susciter une réaction immédiate et gentillette de Brigitte Macron, c’est simple comme bonjour : envoyez des boxers (des sous-vêtements, à ne pas confondre avec la race de chien) à son mari. C’est ce qu’a fait une PME landaise installée à Hossegor. Une petite et moyenne entreprise qui fabrique des caleçons et boxers « fashion » de la marque « Pull In » très prisés par les surfeurs et autres sportifs. La société landaise a envoyé un beau petit paquet (colis) au Président de La République. A l’intérieur du cadeau : 3 boxers moulants, qui n’ont pas laissé insensible Brigitte Macron. Laquelle, tout sourire, on l’imagine, s’est fendue d’une belle lettre de remerciement à en-tête de la Présidence de La République pour dire à l’entreprise qu’elle se joignait à son mari pour partager le plaisir de recevoir ce présent. Il faut souligner que la particularité de ces caleçons moulants « Pull In » réside dans le fait qu’ils galbent les fesses. Nul doute que pour son quinquennat durant lequel il s’est promis de réformer la France en profondeur, Emmanuel Macron aura bien besoin de ses boxers dans lesquels il pourra serrer les fesses car les siennes risquent fort de chauffer tant la rue (et Mélenchon) veillent au grain quant aux réformes impopulaires. En tout cas, que ça chauffe ou pas, saluons au passage la belle initiative de l’entreprise d’Hossegor qui réussit là un joli coup de com’ en se préoccupant du confort du postérieur du chef de l’Etat dont la courbe (celle de sa cote de popularité) ne cesse de dégringoler.

« Ça suffit ! ». Deux mots prononcés cette semaine par Mme Macron non pas pour dire à Emmanuel d’arrêter de se déhancher devant le miroir dans ses caleçons moulants « Pull In », mais pour crier sa colère contre le harcèlement sexuel et les propos sexistes contre lesquels son mari a promis de demander au gouvernement de légiférer au plus vite. Si elle apprécie les boxers qui galbent les fesses de sa moitié, Brigitte veut montrer malgré tout que c’est elle qui porte la culotte au Château (de l’Elysée) surtout lorsqu’il s’agit des sujets graves. Le harcèlement sexuel en est un. Pas question de traiter par dessus la jambe une telle problématique. Depuis l’affaire Harvey Weinstein, (du nom de ce producteur de cinéma américain accusé de harcèlement, d’agression sexuelle et de viol), les langues se délient et, via le hastag #balancetonporc, les dénonciations ne cessent d’affluer par millier de par le monde. Nombre de personnalités, à l’instar de l’ancien ministre socialiste Pierre Joxe, du député Jean Lassale ou de l’islamologue Tariq Ramadan (pour ne citer qu’eux), ont été « balancés » sur la place publique par leurs « victimes ». En France, Marlène Schiappa, la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, va veiller à ce que ce projet de loi que le Président de la République a appelé de ses vœux puisse se concrétiser le plus rapidement possible par la mise en place « d’une procédure de verbalisation plus simple », pour « une réponse immédiate » aux propos sexistes ainsi que par l’instauration « d’une police de sécurité au quotidien ». Si les dénonciations, vous le disais-je, sont arrivées par millier dans le monde entier, à La Réunion, force est de constater qu’aucun « porc » n’a été « balancé. Une bonne nouvelle ? Cela voudrait-il qu’il n’y jamais eu de cas de harcèlement sexuel recensé dans notre île, qu’aucun homme n’a jamais « mis la main aux fesses, comme on dit familièrement ? Non, pas du tout. Il suffit pour cela de jeter un œil dans les colonnes « Faits divers » des journaux pour voir que nombreux sont ces « malades » qui comparaissent régulièrement devant les tribunaux. Mais il est vrai que, contrairement à la métropole et de certains autres pays, aucune personnalité n’a été dénoncée.

Les victimes auraient-elles peur de rompre le silence ? Seule Karine Nabenesa, la conseillère régionale LPA du groupe « La Réunion en Marche » a osé réagir après avoir été victime à plusieurs reprises de propos sexistes de la part d’un éditorialiste du samedi. Elle a récemment adressé un courrier à la secrétaire d’Etat Marlène Schiappa : « je sais que vous entamez actuellement le tour de France de l’Egalité pour recueillir dans tout le pays des paroles de celles qui sont victimes d’injustices hommes/femmes. Je viens par la présente attirer votre attention sur ce qui se passe depuis de longs mois dans une certaine presse locale et ce, dans un silence des plus assourdissants à La Réunion. Régulièrement, et de façon récurrente pour certaines, les femmes qu’elles soient journalistes, cheffes d’entreprises, élues, magistrates… sont dénigrées, rabaissées, dévalorisées par des propos outranciers, vulgaires, sexistes à cause de leurs idées, de leurs métiers, de leurs engagements… ». Karine Nabenesa a joint à sa missive « quelques propos et caricatures pour le moins indécentes qui servent régulièrement, et en toute impunité, à nous qualifier, nous les femmes… ». La conseillère régionale a donc appelé la secrétaire d’Etat à s’intéresser « à ce qui se passe dans les Dom et notamment à La Réunion ».

Par ailleurs, dans un courrier des lecteurs, cette fois, que la rédaction de Freedom a reçu, hier, et signé « Olympe de Gouges à la sauce réunionnaise », l’auteure se révolte contre les écrits du même éditorialiste dont le dernier en date remonte à trois jours et dans lequel on peut lire : « on est en égalité réelle, alors les femmes je les traite comme les hommes ». Et l’auteure du courrier, outrée, d’appeler au secours les députées Huguette Bello (ex-présidente de l’Union Féministe de la Réunion bizarrement très silencieuse sur la question) et Ericka Bareigts (« la jolie petite ministre ») tout aussi discrète à ce propos !

L’avenir nous dira si le « ça suffit ! » de Brigitte Macron aura été entendu par la justice, si celle-ci va incarcérer une personnalité « porc » suite à un procès spectaculaire… En attendant une telle issue, il est fort à parier que les coqs auront des dents. Les mauvaises langues vont même jusqu’à prétendre que Brigitte Macron serait mal placée pour « causer » car dans le cas du couple présidentiel il y aurait eu « détournement de mineur par personne ayant autorité en tant que professeur ». Ça suffit les moucatages  !

« La « nouvelle » plateforme de la droite et du centre »

Elle prend forme. Petit à petit. Ti pas, ti pas… Pourquoi « nouvelle » ? Parce qu’elle se fait avec Michel Fontaine, Nassimah Dindar, Joseph Sinimalé, André Thien-Ah-Koon et Thierry Robert. Sans Didier Robert, le président de Région. Cette « nouvelle » plateforme de la droite et du centre avait failli se concrétiser lors des dernières sénatoriales. Plus personne ne semble pouvoir l’arrêter aujourd’hui. Et les instigateurs de ce nouvel axe politique ne s’en cachent plus. Il y a des signes qui ne trompent pas. Avant les sénatoriales, lors de la passation de pouvoir entre Thierry Robert et Bruno Domen (devenu maire) à Saint-Leu, étaient présents dans l’assistance : Nassimah Dindar, André Thien-Ah-Koon et Joseph Sinimalé. Etaient de nouveau présents, hier, aux Avirons pour « l’intronisation » de René Mondon (devenu maire à la place de Michel Dennemont) : Nassimah Dindar, André Thien-Ah-Koon, Thierry Robert (accompagné de Bruno Domen). Sans oublier, Michel Fontaine, maire de Saint-Pierre, président de la Civis et patron de « LR » à La Réunion. De même, jeudi soir à Saint-Pierre, pour le départ du Grand Raid, Michel Fontaine et Nassimah Dindar s’affichaient encore ensemble. On en connaît un qui, au fond de lui, doit « rager » un max car il n’a plus aujourd’hui la main sur cette plateforme qu’il avait initiée avant 2014. Le jour où Jean-Paul Virapoullé bascule du côté du « nouvel axe », Didier Robert n’existera plus en politique car il n’aura plus de base électorale. Au rythme où vont les choses, il n’aura pas d’autre choix que de s’accrocher au wagon de la nouvelle plateforme de la droite et du centre qui devrait d’ici à décembre prochain prendre le pouvoir au conseil départemental sous la houlette des Fontaine-Dindar-Sinimalé-Tak-Thierry Robert. Didier Robert n’a tellement plus la main que sa consigne de « blackbouler » Nassimah Dindar à la commission des affaires sociales du Sénat a été « shootée » par « LR » Paris. Il ne voulait pas que Nassimah Dindar soit nommée rapporteur du budget Outre-mer au sein de la commission des affaires sociales. Il n’a pas été entendu par « LR » Paris. Mme Dindar a bel et bien été nommée. Et cela, suite à l’efficace intervention de Michel Fontaine, qui s’impose incontestablement comme le véritable patron de la droite réunionnaise, le seul à pouvoir faire et défaire aujourd’hui les majorités dans les deux principales collectivités locales. Autant dire qu’une candidature Lacouture (Jean-Claude) voulue par le président de Région n’aura aucune chance face au candidat soutenu par le « nouvel axe politique » … en vue de la future présidence du conseil départemental.

NRL : un « gros galet » dans la chaussure de la Région

 Décidément, la NRL (Nouvelle Route du Littoral) ne cesse de faire parler d’elle. Pourtant attributaire du chantier (1,6 milliard d’euros), le groupement Vinci-Bouygues a décidé d’attaquer la Région, lui réclamant ainsi pas moins de 4 millions d’euros « en remboursement des dépenses déjà engagées du fait du retard dans la mise à disposition d’une zone de 11 hectares pour l’implantation des bureaux et des installations du chantier ».

En clair, la Région avait promis de mettre à la disposition du groupement un terrain à l’arrière du port Est pour permettre le bon déroulement du chantier. Faute de terrain, le groupement a été contraint de se « dépatouiller » comme un grand. Or, manifestement, ce « dépatouillage » a un prix que la Région va devoir payer. Avec l’argent des contribuables. D’où la remarque de Karine Nabenesa, mardi dernier, lors de la réunion de la commission permanente à la pyramide inversée : « voilà qu’après les carrières, viennent poindre des recours à 4 millions… Décidément, les improvisations de la Région sur ce chantier coûtent très cher aux contribuables réunionnais ».

Un « malheur » n’arrivant jamais seul, le chantier se trouve depuis peu confronté à un autre problème. De taille, si on puis dire. Entre la Grande Chaloupe et Saint-Denis, où une bonne dizaine de piles ont déjà été installées par la barge « Zourit », comme peuvent le constater les milliers d’automobilistes, les travaux risquent cette fois d’être retardés pour la mise à l’eau des piles 32 et 33. Le sol est trop dur. En fait, il y a un gros galet. Tellement immense qu’il s’avère impossible de fouiller. Impossible également de « dynamiter » le sol à cet endroit parce que trop proche de la falaise. Tout pourrait dégringoler comme un château de cartes. Que faire ? Construire une estrade en injectant sous l’eau un béton spécial. Les piles 32 et 33 viendront alors se reposer sur cette estrade en béton. Ce qui, pas besoin de vous faire un dessin, va évidemment « saler » l’addition. Et devinez qui va payer ? C’est quand même bizarre que pour un chantier d’une telle envergure aucune étude commandée et payée par la Région n’avait mis en exergue ce « sol trop dur » sur le tracé potentiel de cette nouvelle route du littoral. Des études qui avaient pourtant été payées très chères. Mais quel est donc ce bureau d’études qui n’a pas vu ce « gros galet » ? Rappelons que ce chantier va coûter 1,6 milliard d’euros, que la Région a déjà provisionné en plus 250 millions d’euros au cas où, que Vinci-Bouygues réclame 4 millions d’euros à la Région, que les carrières ne s’ouvrent pas aussi facilement que pouvait le penser la collectivité régionale, que les galets coûtent la peau des fesses, que ce « gros galet » va en outre sûrement gonfler la facture… Tout laisse à penser que certains ont sans doute pour des raisons purement politiques (pour ne pas dire électoralistes) confondu vitesse et précipitation pour le démarrage de cet ouvrage, pourtant utile. On commence aujourd’hui à payer les pots cassés de cette précipitation qui, sans vouloir paraphraser Mme Nabenesa, ressemble fort à de « l’improvisation ». Réunionnais, vous n’avez pas fini de mettre la main à la poche pour la NRL !

Pour finir sur ce sujet, rappelons que six élus seulement étaient présents à la commission permanente du conseil régional pour se prononcer, entre autres, sur le dossier des 4 millions d’euros que réclame Vinci-Bouygues à la Région. Six élus sur plus d’une quinzaine que compte la CP. Rappelons encore que durant cette CP, pas moins d’une centaine de dossiers figuraient à l’ordre du jour. Il s’agit en fait de 3 réunions en 1. Un peu comme les shampooings. Etant souvent hors du département, Didier Robert préfère réunir la commission permanente une fois par mois, voire tous les deux mois afin de pouvoir la présider lui même, en chair et en os.

Gilles Leperlier au cabinet de Gironcel à Sainte-Suzanne

 Six élus à peine pour voter plus d’une centaine de dossiers à la Région, et moins de 80 députés (sur 577) pour voter la baisse de la taxe d’habitation la semaine dernière. Que des « fainéants » ma parole ! Mais eux, contrairement aux petits salariés, ne sont pas sanctionnés, leurs indemnités ne sont pas coupées. Pas de souci non plus pour leurs retraites. Nos élus ont la totale. Des privilégiés de la « Ripoublique » ! Pas besoin de justifier une absence, pas besoin de mot d’excuse, de certificat médical. Rien. Tout est nickel pour eux. Pas le moindre soupçon de paresse, de fainéantisme, de « grattage de cul »… à leur égard. Et pendant ce temps, le patron du Medef Pierre Gattaz, qui souhaite s’offrir le château de Sannes dans le Lubéron (Sud de la France) pour 11 millions d’euros (seulement), n’a rien trouvé d’autre que de vouloir préparer un projet de loi pour fliquer les chômeurs, histoire de faire des économies sur leur dos au cas où il y en a qui abuserait de l’allocation-chômage comme d’autres pourraient abuser de l’assurance-maladie. En revanche, aucun contrôle de nos élus qui ne profiteraient de rien et mériteraient amplement tout ce qu’ils gagnent. Ben voyons, c’est bien connu, les menteurs, les voleurs, les tricheurs, les malhonnêtes, faut les chercher du côté du « petit peuple », des petits travailleurs ou des chômeurs, pas du côté des patrons du CAC 40 ou des élus, n’est-ce pas !

Aussi, lorsqu’il s’agit de voter l’une des mesures phares du budget 2018 comme la suppression de la taxe d’habitation pour 80% des ménages (65 pour contre 14 contre), on ne retrouve dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale que 79 « courageux » députés. C’est partout pareil. Lorsqu’il s’agit d’assister à un cocktail, ils sont beaucoup plus nombreux.

Mais on retiendra quand même que Macron a réalisé une de ses promesses électorales à savoir cette suppression de la TH. La première baisse de 30% interviendra en 2018, la deuxième de 65% en 2019 et la troisième et dernière de 100% en 2020. Le coût de cette mesure sera de 3 milliards, puis de 6,6 milliards et enfin de 10,1 milliards au final. Un manque à gagner pour les communes dont les recettes proviennent à hauteur de 36% de la TH ? Pas de souci messieurs les maires, l’Etat est grand, bon et généreux. Emmanuel Macron a promis de compenser cette suppression à l’euro constant. En espérant qu’il ne compensera pas comme pour le RMI devenu RSA. A titre d’exemple, depuis que l’Etat a refilé cette compétence aux conseils départementaux au début des années 2000, il doit aujourd’hui au Département de La Réunion, 1,2 milliard d’euros. Rien que ça ! C’est donc le conseil départemental de La Réunion, toujours présidé par Nassimah Dindar, qui doit prendre dans sa caisse pour suppléer les carences de l’Etat, à raison d’environ 200 millions d’euros par an. Et ça dure depuis des lustres. Elle est pas belle la vie de l’Etat ! Donc les promesses de compensation, les maires et les présidents des collectivités s’en méfient comme de la peste. C’est un peu comme pour les contrats aidés. Si les élus de la Martinique et de la Guadeloupe ont obtenu gain de cause auprès du gouvernement, ceux de La Réunion ne cessent de ramer, de mendier, de quémander, de faire pitié pour que la ministre des Outre-mers, Annick Girardin, daigne reconduire en 2017 et 2018 le même quota qu’en 2016. Mais avec nos parlementaires « essuie-glaces » (un coup à droite, un coup à gauche) qui, aussitôt élus, courent se réfugier dans les bras de Macron, le gouvernement peut se permettre de les mener par le bout du nez et les envoyer paître quand bon lui semble. Ratenon essaye tant bien que mal de crier plus fort que les autres mais faut croire que sa voix ne porte pas assez, comme s’il pissait dans un violon ou prêchait dans le désert. Pas plus tard que la semaine dernière, nos sept députés ont de nouveau tenté un courrier commun pour supplier Mme Girardin de faire un petit geste pour nos chômeurs qui comptent sur un « ti contrat ».

Mais nos élus, nos maires en particulier ont d’autres soucis. Il faut les comprendre aussi. Aux Avirons, on l’a vu hier, la priorité – loi sur le non cumul de mandats oblige – était de nommer un autre maire. Après 30 ans de mandats consécutifs à la mairie, Michel Dennemont, devenu sénateur, a passé la main à son 1er adjoint, le fidèle et discipliné René Mondon. Dennemont restera conseiller régional, outre son mandat au Sénat. A Saint-Leu, idem. Thierry Robert, député de la 7ème circonscription, a passé le flambeau à Bruno Domen. Ce qu’apprête à faire Jean-Louis Lagourgue, devenu sénateur lui aussi. A la mairie de Sainte-Marie, il passera l’écharpe tricolore à son adjoint Richard Nirlo. Il aurait tant voulu installer son fiston Rémy, l’actuel conseiller départemental et également adjoint municipal, mais ce dernier ne semble pas encore prêt à assumer la fonction. Il a un peu moins de trois ans pour apprendre. Il sera à n’en pas douter sur la ligne de départ des municipales de 2020. Maurice Gironcel lui a un autre souci à Sainte-Suzanne. Il lui faut trouver une petite place à sa fifille Nadine qui dirigeait jusqu’à présent son cabinet politique. Mais loi sur la moralisation de la vie publique oblige, elle n’a plus le droit d’exercer cette fonction. Faudra donc lui créer un poste de DGA (directrice générale adjointe). Pour la remplacer au cabinet, le maire de Sainte-Suzanne va faire appel à Gilles Leperlier, le petit « protégé » du PCR, candidat vaincu aux dernières législatives dans la 6ème circonscription (actuellement employé à la médiathèque) et qui, selon toute vraisemblance, rejoindra la liste de Gironcel aux municipales de 2020 où la voix semble libre car Daniel Alamélou qui émarge aujourd’hui au budget de la Région (cabinet) se serait « rangé » et ne regarderait plus son camarade Maurice avec les mêmes yeux. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis !

Même casse-tête pour Didier Robert, patron de la Région, qui doit recaser madame son épouse, jusqu’ici Dir-Com’ et chef de cab’ à la pyramide inversée. Mais cette dernière a l’embarras du choix. Elle finira bien par se faire une petite place au soleil dans une des SPL (déficitaires) de la Région !

A Saint-Benoît, Jean-Claude Fruteau n’a pas à caser un fils, une fille ou une épouse, mais il a décidé manifestement de reprendre du poil de la bête, malgré quelques petits soucis de santé. Il se débarrasse des opposants gênants et remet de l’ordre dans son conseil municipal. Celui qui ne s’est plus représenté à la députation en juin dernier donne vraiment l’impression aujourd’hui de s’accrocher à son fauteuil de maire conquis depuis 1983.

On reste à Saint-Benoît pour boucler ses quelques lignes de votre rendez-vous du lundi en lançant un appel à Monseigneur Gilbert Aubry qui devrait recadrer son jeune curé ordonné en début d’année. Lequel souffre d’un manque certain d’éducation. En pleine messe hier matin à l’église du centre-ville, ce jeune curé a quelque peu choqué l’assistance en interrompant avec une insolente autorité la pauvre dame qui faisait office de cheffe de chorale et qui venait d’entonner (sans doute quelques secondes avant l’heure, avant la célébration de l’Eucharistie) le « Kyrie Eleison ». Intervention brutale et bruyante du jeune curé courroucé : « STOOOPP ! ». Cela a jeté un froid dans l’assistance.

Quant à la dame qui donne bénévolement de son temps à l’église, elle a visiblement eu peur, elle a sursauté, sans compter, qu’humiliée publiquement et complètement déconcertée, elle n’avait quasiment plus de voix mais a réussi malgré tout, grâce à sa foi au seigneur, à re-chanter au moment voulu. Faudra vraiment lui réajuster sa soutane à ce petit curé (le costume paraît encore un peu trop grand pour lui) et lui apprendre à maîtriser ses excès de colère en lui conseillant plus de prières. Et plus d’humilité vis-à-vis de son prochain. Amen !

Y.M.

([email protected])

 

 

4 Commentaires

  1. M. Macron est encore bien sculpté … pas de graisse pendante , pas de gros ventre , ni de gros cou , ni de vilains poils noirs sur la figure et dans les oreilles , tj bien coiffé … Il sait garder sa ligne et son look , c’est bien !
    Sa dame lui a donné un string sexy pour tout mettre en valeur en … intimité , bien sûr !
    Que les « vilains » parleurs balaient devant leur porte !
    Mieux vaut porter un bon caleçon bien moulant qu’un vilain slip coloré par …. la malpropreté !

  2. « les improvisations de la Région sur ce chantier coûtent très cher aux contribuables réunionnais ». »

    Vous avez trouver les mots justes. Malheureusement je crains que nous ne soyons pas au bout de nos surprises.

  3. Monsieur Montrouge
    C’est étonnant de voir comment d’un côté vous dénoncez le sexisme lorsqu’il s’agit de Nassimah Et de Nabenesa et de l’autre côté vous vous attaqué systématiquement à l’épouse de Didier Robert qui travaille pourtant avec les media depuis plus de vingt ans – elle ne débarque pas par l’opération du saint esprit dans le monde du travail Et vous le savez Très Très bien Et faite croire l’inverse quelques lecteurs crédules . La cataloguer de femme de alors qu’elle a fait sont propre parcours est du sexisme déplacé qui vient insulter toutes les femmes qui se sont battu pour mériter un poste à responsabilité – Et pour ma part je lui Conseille Très fortement de porter plainte contre vous Et de saisir n’importe quelle association de défense des droits des femmes pour que stop ce type de dégradation de l’image des femmes qui ont un poste à responsabilité donc forcément du à leur mari ! Allo nous sommes au XXI Eme siècle réveillez vous et respectez les femmes s’il vous plait Monsieur Montrouge

  4. Balance ton porc
    Même si on ose de rompre le silence, la justice ferme les yeux et protège notre assassin surtout ci celui-ci est quelqu’un de très puissant donc intouchable.

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