Didier Robert et Virapoullé main dans la main pour la Technopole de Bois-Rouge

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Mais qui a dit que les relations étaient « définitivement brouillées » entre le « jeune loup » de la politique locale et le « dinosaure » de l’Est. Que nenni ! A moins que les apparences soient trompeuses. En tout cas, les «mon ami Didier », « mon ami Jean-Paul » et même « mon ami Cyrille » n’ont pas cessé de fuser dans la salle, du côté de la table officielle, autour de laquelle ont pris place, cet après-midi, à la mairie de Saint-André, le président de la Région Didier Robert, son homologue du Département Cyrille Melchior, le président de la Cirest et maire de la commune Jean-Paul Virapoullé ainsi que Jean-Pierre Mascarelli, président de la Fondation Sophia Antipolis de Nice (Alpes Maritimes).

Les élus et le président Mascarelli se sont retrouvés pour la signature d’une convention de partenariat entre la Cirest, la ville de Saint-André et la Fondation Sophia Antipolis, la première technopole d’Europe considérée comme la « Silicon Valley » de l’Union Europénne. Une convention portant sur le développement de l’innovation, du numérique et de la recherche-développement, composantes de l’éco-technopole et de l’éco-technoport de Bois-Rouge. La Cirest et la commune de Saint-André étant accompagnées, dans le cadre de ce vaste et ambitieux projet, par les deux principales collectivités locales que sont la Région et le Département. Le conseil régional pour toute la partie relative au développement des énergies et du numérique ; Le Département pour le volet concernant la filière des plantes médicinales, des plantes à parfum et la partie cosmétique.

Profitant de la signature de cette convention, Jean-Paul Virapoullé a présenté à la Région, au Département, au président de la Fondation de Sophia Antipolis ainsi qu’à toutes les personnes présentes (élus régionaux, départementaux, municipaux, responsables d’associations, chefs de services et autres) les premiers résultats de l’étude stratégique du développement portuaire à La Réunion intégrant la faisabilité du pôle portuaire industriel et énergétique de Bois-Rouge. Une étude menée par Naval Energies (ex DCNS Energies) et SPL Energies qui avait démarré l’année dernière. A noter, comme n’a cessé de le souligner Jean-Paul Virapoullé que la collectivité régionale suit à 100% ce projet aux côtés de la Cirest et de la commune de Saint-André en y mettant tous les moyens possibles (humains et financiers).

Certains diront que les fleurs n’étaient peut-être pas chères à Saint-André aujourd’hui, d’autres diront plus familièrement que Virapoullé sait caresser dans le sens du poil quand il en a besoin, d’autres encore prétendront que Didier Robert renoue avec l’Est « parce qu’il s’est pété récemment avec les Sud sur la route des Géraniums et qu’il a un compte à régler avec Michel Fontaine », bref on entendra, comme cela a toujours été le cas en politique, des interprétations diverses et variées.

Mais peut-être qu’il faudrait tout simplement s’arrêter aux commentaires des personnes concernées : celui de Didier Robert d’abord : « il ne peut pas y avoir de réussite, de développement, s’il n’y a pas de cohérence dans nos actions. Une fois que les projets ont été arrêtés, il faut les concrétiser en suivant une démarche vertueuse avec comme principaux objectifs la création d’emplois pour nos jeunes et l’affirmation de la présence de la Réunion, territoire français et européen, dans l’espace océan Indien avec des ouvertures sur l’Afrique, l’Inde et la Chine ».

Sur ce plan, Jean-Paul Virapoullé et Didier Robert (et Cyrille Melchior aussi, bien entendu) sont totalement en phase. « Nous avons été élus en 2014 à Saint-André, puis en 2015 à la Région et au Département pour changer la vie des Réunionnais en créant de nouveaux champs de développement, créateurs d’acteurs d’activités. En disant ça, nous ne sommes pas des chargeurs de l’eau, mais des vendeurs d’eau, de l’eau que nous allons récupérer dans les profondeurs de nos mers pour les vendre en Asie. Cela se fait déjà à Hawaï et ça marche très bien. C’est un produit à forte valeur ajoutée… Il nous faut internationaliser l’économie de La Réunion. Si on n’exporte pas, on ne gagne pas sa vie. 300 millions d’euros ne suffisent pas. La canne ne rapporte plus, mais il ne faut pas la supprimer, il faut l’optimiser », dixit Jean-Paul Virapoullé. Qui a encore insisté sur le fait que « ce qui nous rassemble est bien plus important que ce qui nous divise ». Comprenez par là que, même nos élus se crêpent parfois le chignon en public, s’invectivent, se totochent, le plus important est de savoir se retrouver sur des grands projets fédérateurs dans l’intérêt général.

C’est le cas de l’éco-technopole et de l’éco-technoport de Bois-Rouge pour lesquels Didier Robert et Jean-Paul Virapoullé, sans oublier Cyrille Melchior, travailleront main dans la main avec le soutien de la Fondation Sophia Antipolis. Jean-Pierre Mascarelli de Sophia Antipolis s’est dit très honoré d’accompagner Saint-André et la Cirest dans ce projet global de Bois-Rouge en leur faisant profiter de son écosystème. Quelques chiffres pour vous donner une idée de ce qu’est la technopole Sophia Antipolis initiée en 1969 par le sénateur Pierre Lafitte ? 2230 entreprises, 36 300 emplois fixes issues de 63 nationalités différentes qui côtoient 4000 chercheurs et 5000 étudiants, 5,6 milliards de chiffre d’affaires « en ne produisant rien », plus que le CA du Tourisme dans les Alpes-Maritimes.

On comprend mieux pourquoi tant Jean-Paul Virapoullé que Didier Robert et Cyrille Melchior ont insisté sur « l’extrême importance » de la signature de la convention qui a eu lieu à la mairie de Saint-André. (Voir nos photos signées Jean-Yves Sambimanan)

« Jean-Paul Virapoullé a une vraie vision pour La Réunion »

Les principaux axes définis par cette convention sont en « intra muros » : l’accompagnement de la Cirest et de ses partenaires pour définir l’identité de la technopole Est et du technoport ; L’analyse et la définition d’une stratégie de développement (Road map) sur 24 mois ; La mise en place des outils de développement et de la gouvernance au niveau opérationnel, de l’ingéniérie de projet ; La contribution au développement et à la gestion efficace d’un portefeuille de projets définis en collaboration ; L’organisation d’un écosystème autour de la future technopole et du futur éco-technoport  et la définition des partenariats en réseaux (clusters).

En « extra muros », il s’agira de la mise en réseau avec l’écosystème de Sophia Antipolis, de partenariats économiques (filières plantes médicinales, eau douce de Sainte-Rose, valorisation de l’eau océanique profonde…) et de partenariat lié à la recherche et à l’innovation. Outre la technopole de Bois-Rouge, la convention portera également sur le secteur du numérique. Depuis 2014, la Cirest et la ville de Saint-André, en partenariat avec la Région et le Département, se sont engagées dans la création d’un écosystème numérique et innovant afin de faire de l’Est un territoire d’excellence. Trois principaux axes ont été identifiés : la formation, les entreprises et l’animation en réseau. Rappelons que la Cirest dipose aujourd’hui sur son territoire de trois écoles dans le domaine du numérique : « Simplon », labélisée grande école du numérique qui s’adresse à un public en difficulté ou en insertion ; « L’Ecole régionale supérieure du numérique » qui dispense une formation de niveau Bachelor et Master, cursus universitaire traditionnel et « Epitech » (Ecole pour l’informatique et les nouvelles technologies) ouvert fin septembre 2017, qui forme des experts en informatique. Notons également que, parallèlement à l’installation de la partie « formation », la Cirest et la ville de Saint-André travaillent sur le volet « entreprise » avec la mise en place d’un partenariat avec Digital Réunion pour l’accompagnement des entreprises dans la transition digitale. Des prospections sont menées auprès d’entreprises pour favoriser leur implantation dans l’Est ».

Par ailleurs en partenariat avec l’éducation nationale, les centres de formations, les organisations professionnelles, la Région, la Chambre des métiers, la Chambre de commerce et la commune de Saint-André, un groupe de travail a été créé afin d’adapter au mieux l’offre de formation au marché de l’emploi.

Enfin, comme il l’a été signalé cet après-midi, « un travail est mené actuellement avec la Région et la mairie de Saint-André pour favoriser l’installation d’un espace à forte densité numérique type classe immersive, d’une pépinière d’entreprise, d’un fab lab (laboratoire de fabrication) et d’un Campus des métiers du numérique et du management. Alors, qui a dit qu’entre Didier Robert et Jean-Paul Virapoullé « c’était fini » et que ces deux là « étaient fâchés pour la vie » ? Ceux qui le pensaient vraiment n’avaient donc rien compris à la politique ! Encore une preuve ? « Nous avons la chance à Saint-André d’avoir un élu comme Jean-Paul Virapoullé qui a une vrai vision pour l’Est, pour La Réunion… », dixit Didier Robert. Des mots qui, on n’en doute pas une seconde, sont allés droit au cœur du maire de Saint-André, président de la Cirest et conseiller régional « dinosaure » et ex vice-président de la Région.

Y.M.

([email protected]

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19 Commentaires sur "Didier Robert et Virapoullé main dans la main pour la Technopole de Bois-Rouge"

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Allouf
Invité
Allouf

Linge propre linge sale

GuillaumeS
Invité
GuillaumeS

Un vrai manger cochon !

Futha au hasard
Invité
Futha au hasard

Monsieur l’editorialiste, vous n’etes Pas au courant d’un petit feuilleton
Ne croyez guère que les rancœurs sont lointaines voir effacées. Que néni ! Le créole a deux longueurs d’avance de nos jours Yves

nat
Invité
nat

il suffit de regarder dans quel état se trouve la commune de st andré après 40 ans de Virapoullé pour comprendre que s’il a des visions, c’est peut-être en rêve mais la réalité est cruelle ! un grand causeur, un ptit faiseur…

MARIAGEPOURTOUS
Invité
MARIAGEPOURTOUS

Le couple de l’année…Roméo et Juliette.

Bob
Invité
Bob

Manger cochon

JURASSIC PARC
Invité
JURASSIC PARC

Un bébé tyrannosaure adopté par une famille de DINOSAURES

ZOO
Invité
ZOO
Un hérrérasaure, un des premiers dinosaures carnivores, qui vivait il y a 228 millions d’années l y a 200 millions d’années, le Trias est remplacé par le Jurassique. Durant cette période, qui va durer environ 55 millions d’années, les dinosaures vont se diversifier et de nouveaux groupes et de nombreuses espèces, vont apparaître. On connaît également, à cette époque, les premiers dinosaures véritablement géants, mais aussi des dinosaures plus petits en très grand nombre. Les prosauropodes disparaissent peu à peu, remplacés par leurs cousins géants, les sauropodes. Ces géants au long cou et à la longue queue vont compter parmi… Lire la suite »
TYRANNOSAURES
Invité

Virapoullé est donc un dinosaure a plumes (poulet).

Clindoeil
Invité
Clindoeil

Ptdr
Chouchoute ek la morue sisi !!
Scandale à l’amirauté pfioufiou faut aimer oui !!!

casimir
Invité
casimir

TOUS POURRIS TOUS POUR UN

Raoult
Invité
Raoult

Soit, mais en matiere de technologie de pointe, nul ne connaît les innovations made in Reunion, enfin….et le marché est dominer par des star up bien mieux lotis. Faites vos preuves…

biloute
Invité
biloute

Cochon ek cabris. Après 40 ans Mr Vira n’a toujours des visions. Inkietant !

biloute
Invité
biloute

Comme si ça vie commençait en 2014, avant il était ou ? Pauvre st- Andrée 🙂

éric
Invité
éric

Virapoullé cause bon peu y fé pas grand chose. Virapoullé avec Robert y rappelle à moins Jésus avec Judas.

kok bengal
Invité
kok bengal

mi esper kréol y rouve zot yeux aster , laisse pas zot divise a nous ces boug kom ça n’a le nez mais lé pas percer. la honte ,

Nathalie NATIVEL
Invité

Franchement je suis dépassé plus rien rajouter

Fèno
Invité
Fèno

Attention les deux risque de faire fontaine un AVC

lobill
Invité
lobill

encore du fric a se faire