Edouard Philippe attendu à Saint-Martin, une île en reconstruction

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Le premier ministre Édouard Philippe est attendu ce lundi à Saint-Martin. Il assistera à la rentrée des classes, alors que 6 écoles sur les 21 que comporte cette île française ont été détruites, début septembre, par l’ouragan Irma.

Ce phénomène d’une rare intensité a dévasté cette île des Caraïbes. Deux mois après, la reconstruction a difficilement commencé, mais elle est encore mal organisée selon Rémi Botsarron, l’envoyé spécial de nos confrères d’Europe 1.

En marchant dans le quartier qui s’étale jusque sur la plage, Lila embrasse les lieux du regard mais dresse un constat dur. « Demandez aux vrais saint-martinois, ils sont livrés à eux-mêmes », lance-t-elle. Quelques mètres plus loin, en descendant la rue dans laquelle était venu Emmanuel Macron lors de sa visite, les débris et le sable ont disparu. « Quelques jours après, on a eu une vraie aide qui est arrivée, ils ont bien déblayé. Il y a eu un travail titanesque qui a été fait. Mais ce n’est pas assez », explique un habitant.

Un peu plus loin, Victor et son voisin David se sont lancés dans la reconstruction, mais ont l’impression d’être bien seuls. « On attend les experts et les assurances qui mettent du temps à bouger. On fait les travaux avec nos biens à nous. Il faut quand même qu’on ouvre, qu’on refasse surface, qu’on recommence comme avant, doucement », raconte-t-il alors qu’il décharge des poutres de sa camionnette pour remettre en état son petit restaurant. Morgan, un autre voisin, lui vient en aide. Installé à Saint-Martin depuis seulement quelques années, il a failli rentrer à Paris après le passage d’Irma, mais a finalement choisi de rester. « On a eu une forte envie de fuir le chaos, mais à côté de ça, quand on tourne la tête, il y a tellement de choses à faire, tellement de gens à aider… J’avais toute l’énergie pour faire repartir ce que je pouvais faire repartir autour de moi avec mes deux petits bras », explique-t-il.

Premières réouvertures de commerce
Aux quatre coins de l’île, des gens s’activent pour réparer les toits et les façades, parfois en musique. Et certains restaurants s’apprêtent déjà à rouvrir pour faire revivre Grand-Case, qui était, avant le passage de l’ouragan, la capitale gastronomique des Caraïbes, rappelle fièrement les habitants. « On était quand même un restaurant assez cher, traditionnel. On va faire des choses un peu plus simples pour que tout le monde puisse venir manger chez nous. On s’adapte et on va faire pour tout le monde », indique ainsi Florence. Un peu plus loin, un bar de plage, dont la cabane en bois avait été complètement détruite par l’ouragan, s’apprête également à rouvrir. Peu à peu, les choses avancent. À côté, les hommes de la sécurité civile terminent leur ration de survie, alors que leur mission sur l’île touche à sa fin.

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