Elle est condamnée pour avoir congelé son bébé, et ressort libre du tribunal

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La cour d’assises de l’Aude a condamné mercredi dernier à cinq ans de prison, dont trois ans avec sursis, Karine E. pour la mort de son nouveau-né, caché en 2010 dans le congélateur familial.

Après trois heures de délibérations, le jury l’a jugée coupable « d’avoir volontairement privé son enfant de soin et d’alimentation au point d’entraîner sa mort ». La peine retenue, 60 mois de prison dont 37 avec sursis a permis à cette aide à domicile de 43 ans, qui avait déjà passé deux ans sous bracelet électronique, de ressortir libre.

La défense avait plaidé l’acquittement. Dans son réquisitoire, l’avocate générale Florence Galtier avait reconnu une « altération de la responsabilité » de l’accusée, estimant « évident qu’elle faisait un déni de grossesse ». Elle avait demandé une peine de cinq ans de prison, dont un avec sursis. Les jurés ont reconnu que Karine E. présentait des « troubles psychiques ou neuro-psychiques ayant altéré son discernement ». Ils ont assorti la peine d’une mise à l’épreuve de trois ans, selon nos confrères du Parisien.

Son entourage ignorait sa grossesse. « Je ne me rappelle pas avoir réellement accouché », « pour moi, il n’était pas là, il ne s’est rien passé », avait-elle dit à la cour. « Être ici c’est compliqué mais au moins ça met les choses à plat. J’avais besoin de témoigner », ajoutait-elle. Puis elle avait fondu en larmes : « J’ai enlevé la vie d’un petit être. Pourquoi ? Je ne le sais pas ». « Je ne me pardonnerai jamais ce que j’ai fait », avait-elle lâché.

L’expertise a démontré que l’enfant, né à 6 mois environ de grossesse, qui ne pesait que 2,1 kg, n’était pas mort de violences mais de complications respiratoires. Karine E. avait placé son corps dans le congélateur du domicile familial. C’est là, cinq mois plus tard, le 13 juin 2010, que le père du bébé avait fait la découverte.

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