Emplois familiaux : une loi bête, inutile et hypocrite

dans Actualités/Edito de Yves Montrouge/Politique

Nous ne pouvons pas commencer cet édito aujourd’hui, lundi 12 mars, sans avoir une pensée pour nos cousins Mauriciens dont le pays fête en grandes pompes ses 50 ans d’indépendance. 50 ans que les Mauriciens ne dépendent plus d’un pays tiers, le Royaume Uni en l’occurrence, puisque le 12 mars 1968, officiellement, ils ont décidé de voler de leurs propres ailes. Parfois en altitude, parfois en rase-mottes, mais ils volent coûte que coûte en toute responsabilité et dignité. Un pays voisin plus petit que notre île en superficie mais beaucoup plus peuplé : 1,2 million d’habitants qui vivent de ce qu’ils gagnent à la sueur de leur front et à la force de leurs poignets, qui envient souvent nos petits « 4 sous » de la solidarité nationale (certains diront de l’assistanat) car eux n’ont pas droit aux mandats postaux en fin de mois. Un pays très proche du nôtre à bien des égards mais qui, dans plusieurs domaines (tourisme, industrie…) a beaucoup à nous apprendre. Nous qui, pour un oui, pour un non, pour quelques minutes d’embouteillages, pour des repas pas chauds à la cantine scolaire, pour un RSA en retard crions au secours et appelons dans la foulée à barrer des routes. Non, bien sûr, ce n’est pas le meilleur exemple à suivre car la bas ceux qui ont de l’argent font bombance et ceux qui n’en ont pas peuvent « crever » la bouche ouverte. En effet, à Maurice, il faut travailler pour vivre ou survivre, parce que ceux qui ne se lèvent pas tôt et ne vont pas tirer le diable par la queue n’auront rien à se mettre sous la dent et n’auront pas de quoi nourrir leur famille. « Si i travaille pas i mange pas et si i mange pas i crève ».  C’est comme ça ! Enfin, une autre différence par rapport à la Réunion : à Maurice, ce sont les Mauriciens qui décident et qui dirigent… Bonne fête à nos cousins !

N’y voyez aucune transition avec le sujet qui va suivre. Ce n’est que pur hasard. Je vais vous parler d’un coup de gueule, celui des « producteurs » de cailloux, ces chefs d’entreprises dont le job consiste à rassembler des galets pour la construction de la nouvelle route du littoral (NRL). Ils ne sont pas contents, mais pas contents du tout avec les fonctionnaires de la DEAL (Direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement), surtout depuis qu’ils ont reçu un mail des entreprises chargées de la réalisation de la NRL leur disant que « les appros seront terminés fin mars, courant avril au plus tard ». Autrement dit, les approvisionnements en galets pour la NRL vont être stoppés. Devrions-nous comprendre que les travaux de la NRL vont être arrêtés ? Pour ces « producteurs » de cailloux et pour de nombreux transporteurs, cela ne fait aucun doute. Dans leur jargon, cela veut dire que le « MT5 2 » va être stoppé. Comprenez par là, la partie « route digue » entre la Possession et la Grande Chaloupe. Ils en sont persuadés. Les entreprises responsables de la construction de cette route digue le leur ont déjà dit. En attendant la carrière de Bois-Blanc à Saint-Leu. Mais les « producteurs » de cailloux ne comprennent pas.

« NRL : les travaux vont être stoppés en avril ? »

« Il y a des galets à La Réunion, moi-même j’ai 1 million et 400 000 tonnes de galets qui attendent dans le Sud. Il y en a autant dans l’Est. Il y en a assez pour construire la route digue y compris les roches massives, mais c’est l’Etat qui bloque tout. C’est la DEAL qui met les bâtons dans les roues. Il faudrait que le préfet réagisse et assouplisse les procédures comme il vient de le faire pour la route de Cilaos, au cas contraire les ingénieurs de la DEAL qui ne connaissent rien la Réunion si ce n’est que leurs rémunérations hyper indexées vont tout foutre en l’air. Il faut arrêter de faire croire que c’est Thierry Robert qui bloque la construction de la NRL. Ce n’est pas vrai ! Si l’Etat veut, l’Etat peut », s’emportent les « producteurs » de cailloux.

Selon eux, « à Marseille, en Corse… la DEAL n’oserait même pas faire 1% de ce qu’elle fait à La Réunion où ses ingénieurs se croient être dans un laboratoire de service et peuvent tout se permettre, surtout à empêcher les Réunionnais de travailler. La dernière fois, je me suis pris une amende de 11 200 euros parce que je cassais une roche massive sur un terrain. Le fonctionnaire de la DEAL a dit que je faisais du concassage. J’ai eu beau lui expliquer que c’était pour les besoins de la NRL. IL n’a rien voulu entendre. Et en plus, il a consigné sur son document des numéros de cadastre qui n’existent même pas en réalité. J’ai par ailleurs 45 000 tonnes de galets qui sont stockés sur un terrain à Pierrefonds. Là aussi, ils sont bloqués par la DEAL. C’est pareil dans les autres régions de l’île. Tout cela pour vous dire que la DEAL, donc l’Etat, n’a rien à cirer des travaux de la NRL. Et, après, ils veulent faire porter le chapeau à Thierry Robert. C’est la DEAL qui fait tout pour retarder le chantier de la NRL », accuse le principal « producteur » de galets dans le Sud de l’île.

« Si le préfet ne réagit pas au plus vite, les travaux de la NRL vont prendre 2 à 3 ans de retard et, volontairement donc, les automobilistes seront chaque jour envoyés dans le couloir de la mort sur l’actuelle route ». Et en cas d’éboulis, certains ne manqueront pas – parce que le ridicule ne tue pas – de faire croire que c’est de la faute à l’ancien maire de Saint-Leu et à celle de Karine Nabénéza, l’actuelle directrice de cabinet de Bruno Domen, comme s’ils avaient le pouvoir de faire tomber des morceaux de « cap ». Sans doute les éboulis survenus sur la route de Cilaos, sur celle de Salazie et pas plus tard que ce week-end à Saint-Leu, après le passage de Dumazile, relèveraient- ils aussi de la responsabilités de ses élus saint-leusiens ? Il faut arrêter de prendre les Réunionnais pour des couillons. Et, au fait, l’arrêt momentané des travaux de la route de Cilaos était dû à qui ? Et pourtant, le préfet a pu trouver une solution face à la colère du maire Paul Franco Técher et des habitants du cirque. Faudrait-il également que les usagers en colère de l’actuelle route du Littoral descendent dans la rue ou devant les bureaux climatisés de la DEAL pour que le représentant de l’Etat daigne efin débloquer cette situation qui pénalise les travaux de la route digue ? Sûr que la solution existe, mais encore faut-il que chacun y mette du sien et arrête de transformer ce chantier de la NRL en un conflit politicien et donc forcément politisé. Quoi qu’il en dise, Thierry Robert, tout député qu’il est, n’a jamais été le « supérieur hiérarchique » d’un préfet. Ce que les Réunionnais retiennent, c’est qu’un budget de près de 2 milliards d’euros ont été investis pour une route en mer et que les « producteurs » de cailloux jurent haut et fort que « les galets, andains et roches massives, existent à la Réunion, et pas uniquement à la carrière de Bois-Blanc ». A partir de là, chacun doit prendre ses responsabilités.

Ce fut un temps, dans les années 1970-80, dans le cadre de la mécano-culture, de l’épierrage des champs, l’Etat via la REDETAR avait payé des millions de francs (à l’époque). Aujourd’hui, grâce au chantier de la NRL, « on peut faire d’une pierre deux coups : on mécanise pour zéro euro et on a les galets pour faire la route. Mais la DEAL bloque tout», dénoncent les « producteurs » de galets et certains transporteurs.

Le problème à La Réunion, c’est que ce sont ceux qui ne connaissent pas notre île qui décident de son aménagement. J’ai eu pour habitude de les appeler les « gens venus du froid » en paraphrasant feu Me Jacques Vergès. Pour l’avoir fait une fois, j’ai été taxé de « raciste » par un journal régional. Je vais donc employer une autre expression que j’ai lue récemment dans un édito du samedi, à savoir « rond-de-cuir, cul blanc de passage ».

Tout cela pour dire que les Réunionnais devraient un peu plus se prendre par la main et penser entre eux le développement de leur île plutôt – et ça on le voit trop souvent malheureusement en politique – que de se bouffer mutuellement les fesses comme les poules de France. Nos responsables réunionnais devraient travailler ensemble quitte à marcher parfois sur la loi si c’est dans l’intérêt du peuple afin d’éviter les situations auxquelles nous sommes confrontés et auxquelles nous serons de plus en plus confrontés.

Moralisation de la vie publique : une loi attrape- nigaud, électoraliste

Nous en vivons actuellement une : le renchérissement des prix des légumes. Depuis le temps que nos politiques parlent d’autosuffisance alimentaire, qu’est-ce qui a été fait pour ? Comment se fait-il qu’après le passage d’une relative douce tempête on soit obligé de consommer des oignons et ails de Madagascar ou d’Inde, des carottes d’Australie ou des tomates de la France hexagonale à des prix exorbitants ? Si comme moi, vous êtes allés faire un tour dans un marché forain ces derniers jours, vous avez donc vu que les marchands ont rasé les murs, qu’ils n’avaient plus rien à vendre, qu’un « pied » de salade se négocie à plus 5 euros, qu’un kilo de tomates se vend à plus de 8 euros, que les brèdes ont quasiment disparu des étals… C’est tout simplement grave. Pourquoi durant toutes ces décennies nos politiques n’ont-ils pas anticipé en mettant en place des moyens publics, des dispositifs d’aide afin d’inciter nos agriculteurs, nos éleveurs, nos producteurs de fruits, nos maraîchers à tendre vers une autosuffisance alimentaire ? Pourquoi ne mettent-ils pas les moyens nécessaires en place pour encourager les jeunes à se tourner vers ces métiers et à garantir une production endogène suffisante à la consommation locale plutôt que de contraindre les consommateurs à se tourner systématiquement vers les produits importés des pays étrangers pas loin de chez (mais financés par l’Europe !) ou alors à se rabattre sur les boîtes de conserves ? A-t-on déjà vu les autres pays du monde manquer de légumes après le mauvais temps ou une tempête de neige, par exemple ?

Voici une piste de travail suffisamment ancienne et importante pour mériter toute l’attention de nos dirigeants et, plus particulièrement, j’insiste, de nos dirigeants réunionnais qui connaissent le pays et qui devraient avoir une bonne paire de c… pour ne pas se laisser dicter la marche à suivre par ces fonctionnaires fraîchement diplômés et venus d’ailleurs.

Les lois, comme dit le proverbe, ne sont-elles pas être faites pour être détournées ou contournées ? Certains nous ont bien montré – et ils n’ont pas tort – qu’ils s’asseyaient royalement sur celles (les lois) qui ne vont pas dans leur sens. La loi sur la moralisation de la vie publique, par exemple, celle-là même qui interdit soi-disant tout recrutement d’un membre de sa famille dans un cabinet est une belle hypocrisie. Cette loi initiée par Emmanuel Macron et votée par le gouvernement Philippe ne sert strictement à rien. Et Didier Robert, le président de Région, a bien fait de la balayer d’un revers de main en faisant revenir son épouse Corine à ses côtés, non plus au cabinet, mais à la direction de l’information et de la communication de la pyramide inversée, tout comme Maurice Gironcel, maire de Sainte-Suzanne, a gardé sa fille Nadine, non plus au cabinet, mais également à la direction de la communication à la mairie. Cette loi Macron est bête, inutile et hypocrite dans notre société d’hypocrites. Pourquoi ? Je m’explique : ainsi donc, à cause de cette loi, Corine Robert n’avait plus le droit d’exercer en tant que chef de cabinet de son mari et chargée de la communication de la collectivité. Elle n’avait plus le droit d’accompagner son mari lors de ses voyages (de presse, ou missions diverses hors du département). Pendant ce temps, dans d’autres collectivités de France et de Navarre, y compris à la Réunion, certains maires ou présidents se baladent ouvertement avec leur maîtresse, lesquelles profitent évidemment des chambres d’hôtel et des restos payés avec l’argent des contribuables. Ces maires ou présidents embauchent parfois aussi dans leur cabinet leurs enfants illégitimes. Où est la morale ? Pourquoi une épouse, une fille, un fils légitime, qui plus est attaché territorial diplômé et compétent (c’est le cas de Corine Beaulieu-Robert), n’aurait-il (ou elle) pas le droit de travailler aux côtés de son époux, ou de son père alors qu’une maîtresse ou un enfant illégitime pourrait le faire en toute impunité ? Je le redis donc, Corine Robert, Nadine Gironcel ont eu raison de reprendre leur poste d’origine ainsi que leur bureau et de continuer à faire ce qu’elles faisaient auparavant, à savoir la gestion du cabinet (et de la communication), en prenant soin toutefois de se mettre en règle par rapport à la loi en rattachant leurs « nouvelles » fonctions à la direction générale des services et non plus au cabinet. Bien vu ! Et la tout le monde est content : Macron, Philippe, les législateurs, Mme Beaulieu-Robert, Mme Damour-Gironcel et bien d’autres encore on suppose dans les autres collectivités de France. Il n’y a que Didier Annette qui n’a rien compris au film et qui a quitté le cabinet de son père à la mairie de Saint-Denis pour se taper la route du Littoral chaque matin en direction du TCO ! A sa place, j’aurai fait exactement comme les deux autres citées ci-dessus. Pourquoi serait-il plus couillon que les autres !

Le harcèlement sexuel, c’est comme la roulette russe

Puisqu’on parle de cabinet, on y reste un instant si vous me permettez : on me dit qu’Emmanuel Robert, l’ancien directeur marketing de l’IRT (Ile de La Réunion Tourisme) a été « licencié » (il s’agit en fait d’une rupture conventionnelle) le 7 mars dernier et qu’il va rejoindre prochainement le cabinet de la Région. Et, aussi, qu’il va rendre la voiture de fonction de l’IRT aujourd’hui même, après en avoir profité encore un peu durant le week-end. Rappelons que le président de l’IRT, Stéphane Fouassin et Emmanuel Robert sont arrivés à cette procédure à l’amiable après que des plaintes furent déposées en interne contre le directeur marketing pour « harcèlement moral » et des « paroles à connotation sexuelle » dénoncées par certaines employées.

A propos d’harcèlement sexuel, Thierry Robert, lui, n’a pu passer entre les mailles du filet de la justice. Les juges de la Cour d’Appel de Paris ne l’ont pas raté. Ça lui apprendra à l’avenir à bien se conduire, à se comporter avec les femmes et à bien leur parler. Sinon, il lui faudra encore « casquer ». Les affaires de harcèlement sexuel devant la justice, c’est un peu comme la roulette russe. Parfois ça passe, parfois ça casse. Tout dépend en fait du ressenti des juges, des procureurs… Les preuves, seules, ne comptent pas. Moi je connais un cas qui, en son temps, avait défrayé la chronique pour avoir même fait la Une d’un journal régional, mais qui, pour des raisons qu’on ignore, a été depuis classé sans suites par le Procureur de la République à la Réunion. Et pourtant, les preuves ne manquent pas. Les enquêteurs étaient en possession d’une vidéo sur laquelle on pouvait voir le harceleur en train de se masturber jusqu’à éjaculation. Cette vidéo a été envoyée par le harceleur à la personne harcelée, un employé il s’agit d’un homme) d’une grande collectivité locale. Les gendarmes avaient identifié « l’adresse IP » de l’expéditeur de la vidéo. Il s’agissait bien de celle du harceleur. Lequel harceleur profitait de toutes les occasions qui lui étaient données, en tant que supérieur hiérarchique, pour soit passer sa main aux fesses ou dans l’entre-jambes de l’employé, soit tenter de l’appuyer contre le mur dans les toilettes après l’avoir suivi. L’employé harcelé a tout expliqué aux enquêteurs, policiers de Malartic et gendarmes du Sud (il y a eu deux plaintes), il a expliqué toutes les menaces dont il a fait l’objet de la part de son harceleur et même au-delà, de la part également de l’employeur du harceleur. Rien à faire. Le procureur a classé l’affaire. Aujourd’hui, le jeune homme harcelé, marié, père d’un enfant, a été obligé d’aller se réfugier en métropole où, psychologiquement, il meurt à petit feu car ne pouvant plus se « reconstruire » face à ce qu’il a vécu. Il multiplie les visites chez les experts psychiatres. Il ne peut d’autant plus se « reconstruire » étant donné qu’il a appris que son harceleur, qui ne cache pas ses forfaits – il s’en vante même –, promu chef d’une antenne décentralisée de la collectivité en question. Comme quoi, dans les affaires de harcèlement sexuel, tout dépend vraiment du ressenti des juges ou des procureurs.

Ça me fait penser au groupe Apavou qui pèse plus de 200 millions d’euros mais que le tribunal de commerce de Saint-Denis a décidé de liquider malgré tout ne laissant à Armand Apavou, fondateur du groupe, que deux sociétés. Exit donc tous les autres employés qui vont devoir aller s’inscrire à Pôle Emploi, y compris ceux de l’hôtel « Le Saint-Denis » qui avait pourtant trouvé des repreneurs financièrement solides et crédibles et prêts à mettre la main à la poche pour sauver les emplois réunionnais. Circulez, y’a rien à voir, leur ont dit les juges du tribunal du commerce. Force est de constater qu’aucune collectivité locale n’a « économiquement » (on ne va quand même pas oser dire « amicalement ») volé au secours de cette entreprise privée. Pas même les banques, ni l’Etat. Je connais d’autres entreprises locales, pas dans le même secteur certes, qui ont obtenu le beurre, l’argent du beurre (ou plutôt des contribuables) et même les faveurs de la fermière ! Comme dirait le créole, « la chance le chien, lé pas pas la chance le chatte ! ». Faut croire que les réseaux d’Armand Apavou n’étaient pas assez puissants, et pas assez « mafieux » pour être respectés à un certain niveau de la justice.

Nadia Ramassamy fait des jaloux

Allez, on va terminer avec un sourire radieux, celui de Nadia Ramassamy, la députée « LR » toute contente d’avoir été invitée par le Président de la République pour l’accompagner durant sa visite officielle de trois jours en Inde. Vous pourriez d’ailleurs voir sur notre site toutes les photos de la députée de la 6ème circonscription de la Réunion avec les différentes personnalités nationales (le Président lui-même, son épouse Brigitte, Ségolène Royal…) et avec le Premier ministre Indien Narendra Modi. Nadia Ramassamy est « honorée » et on la comprend. Certains diront qu’Emmanuel Macron avait besoin de la caution exotique ou « indienne » mais laissons causer les « maloki ». Nicolas Sarkozy aussi aimait s’afficher avec le handballeur réunionnais Jackson Richardson à chaque fois qu’il venait en visite officielle à la Réunion. Un tel voyage ne se refuse pas. Nadia Ramassamy a bien eu raison de l’accepter et de profiter de toutes les opportunités qui lui sont offertes. On en connaît un, du côté de Saint-Leu, qui aurait tellement aimé en faire partie, lui qui a mouillé chemise pour Macron pendant que Mme Ramassamy ferraillait sur le terrain pour Fillon. Mais la vie politique a ses raisons que la raison parfois ignore. On en connaît aussi un qui, s’il avait été dans l’avion présidentiel pour ce voyage, aurait fait la Une de la presse régionale pendant au moins trois jours, voire même fait l’objet d’une édition spéciale. Bref, ne soyons pas mauvaise langue !

Ce voyage en Inde devrait rapporter gros à la France. L’Elysée a parlé de la signature de 13 milliards de dollars de contrats dont 12 pour le groupe aéronautique « Safran » (ça ne s’invente pas, surtout en Inde !) avec la compagnie aérienne indienne à bas prix SpiceJet (spice, comme épicé, décidément !) pour la vente et la maintenance des moteurs d’avion. Ce qui a fait dire, sur Facebook, à Selvam Chanemougame, président de l’association « Tamij Sangam » à La Réunion : « La France aime les milliards de l’Inde mais pendant ce temps, elle interdit le bindi dans les écoles». Ce qui n’est pas faux. Encore bune grosse hypocrisie ! Le bindi, c’est ce petit point rouge que les jeunes filles, plus par effet de mode qu’autre chose, aiment arborer sur leur front. En quoi ce petit point rouge mettrait-il en danger la laïcité ? Franchement Monsieur le recteur de La Réunion ! Comment s’appelle-t-il encore ce recteur ? Ah oui, Vellayoudom Marimoutou !

Une toute dernière pour vous dire que le député Ratenon s’est récemment fait une petite beauté. Il a posté sur son compte Facebook des photos de sa séance de coiffure chez « l’Atelier de Marianne » à Sainte-Suzanne. Quant Ratenon marche dans les pas de Thierry Robert… Rappelez-vous lorsque ce dernier s’était rasé la moustache, il l’avait aussi affiché sur les réseaux sociaux. L’histoire ne dit pas en revanche si Ratenon postera des photos de lui lorsqu’il se fera faire le maillot avant d’aller défendre les Mahorais… de Mayotte à Mayotte.

Encore une petite dernière : dans son discours devant les représentants du rugby français, lors du lancement de l’organisation de la coupe du monde de rugby 2023, samedi au stade de France, le Premier ministre a commis un énorme lapsus. « Parce que la France est une nation qui veut continuer à sucer… ». Mais il s’est rattrapé de justesse en déclarant : « il faut que la France continue à susciter des grands champions dans tous les domaines… ». Hou là, « la France est une nation qui veut sucer… les grands champions ». Y’aurait pas du harcèlement sexuel envers nos rugbymen là Edouard !

Y.M.

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6 Commentaires sur "Emplois familiaux : une loi bête, inutile et hypocrite"

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Jo de la Rivière
Invité
Jo de la Rivière
[« ……Il y a des galets à La Réunion, moi-même j’ai 1 million et 400 000 tonnes de galets qui attendent dans le Sud »……… »La dernière fois, je me suis pris une amende de 11 200 euros parce que je cassais une roche massive sur un terrain »…… »Et en plus, il a consigné sur son document des numéros de cadastre qui n’existent même pas en réalité »……. « J’ai par ailleurs 45 000 tonnes de galets qui sont stockés sur un terrain à Pierrefonds »…. »Ce que les Réunionnais retiennent, c’est qu’un budget de près de 2 milliards d’euros ont été investis pour une route en mer… Lire la suite »
michel
Invité
michel
Il y aurait beaucoup à commenter sur votre approche de la société réunionnaise. Du côté de la pyramide inversée, la personne susnommée est sortie par une porte dérobée pour revenir dans une envolée par la fenêtre. il fallait s’y attendre, Didier a été formé à l’école d’administration de l’Etat Français et à ses côtés il a un roublard de première comme aide de camp, comme les places sont bonnes et bien payées, la préférence de l’emploi revient à leurs familles, idem dans les autres collectivités. Cela est imprégné dans les décisions depuis le roi soleil, ce qui vient de France… Lire la suite »
Mickael
Invité
Mickael
Encore une fois votre Edito souffre d’imprécisions… jeter en pâture des gens c’est probablement jouissif pour une opposition politique en manque d’arguments. En revanche je trouve que raconter des salades c’est dangereux pour votre média mais plus globalement pour La Réunion. Concernant le « dossier » Emmanuel Robert, êtes vous certain de ne pas sombrer dans un jeu d’enfumage ? Vous parlez sans pincette de paroles à « connotations sexuelles » et de « harcèlement moral », quid de la réalité des faits ? Je ne peux que vous conseiller de vous renseigner très rapidement sur cette « affaire » bidon mais également de prendre vos distances avec… Lire la suite »
Jako Saboun
Invité
Jako Saboun

Yves Montrouge, faire un Edito pourquoi pas. Distiller de la fausse information à un groupe de population ? Moyen moyen comme méthode. Pourquoi ne pas être objectif ? Sans vendre votre âme, vous auriez pourtant la possibilité d’écrire des vérités.

compacts
Invité
compacts

Tomate lé cher, la pu brède, ail mada, carotte australie …. ça toujours été comme ça! Il n’y a pas de subvention pour carotte, la point planteur! Pas de subvention pour l’ail : la point planteur!!!!!!

Yannick
Invité
Yannick
La ressource « galet » c’est de l’or sur une île comme la Réunion parce qu’elle est la matière première qui permet aux maisons d’être construite, aux infrastructures en tous genres notamment par le sable qu’elle génère. Déverser tous ces galets dans la mer est un gâchis et une faute grave pour les générations futures. Les Emirats Arabes ne peuvent plus construire et importent du sable au prix de la disparition de beaucoup de littoraux de l’Océan indien, le sable des déserts étant impropres à la construction. Les îles Maldives nous apprennent beaucoup de ce trafic de sable mondial. A quel prix.… Lire la suite »