Ermitage : le Collectif de défense du domaine public maritime écrit à la DEAL


dans Courriers des lecteurs

« Il y a bien 1 poids, 2 mesures dans la gestion des activités sur le domaine public maritime (DPM). Les Réunionnais sont heureux d’apprendre que ce qui est interdit aux usagers de la plage est autorisé pour les restaurateurs privilégiés », écrit Karl Bellon, mandaté par le Collectif. Voici le courrier dont une copie a été également adressée au préfet Amaury de Saint-Quentin et au maire de Saint-Paul, Joseph Sinimalé :

« Monsieur le Directeur,

Par la présente, nous venons vous marquer notre incompréhension de la gestion du DPM (Domaine Public Maritime) de Saint-Gilles.

En effet, depuis la mise en place du Collectif, beaucoup de Réunionnais ont manifesté leur intérêt pour participer au combat pour protéger nos plages contre l’érosion, pour protéger nos lagons, pour garantir l’accès à la plage à tous les usagers.
Ce week-end, lors de la tenue d’un pique-nique partage conviviale, nous avons pu constater que le restaurant la BOBINE continue des travaux d’agrandissement de sa terrasse. Ce n’est plus 100m2 mais plutôt 175m2 que nous devons constater sur place.

Après délivrance d’une AOT illégale aux yeux des lois du DPM (sur une durée de 1 mois), les restaurateurs ne se privent pas de poursuivre des travaux hors délais et dans des conditions peu respectueuses. Les matériaux déplacés par la houle sont encore présents au-devant des terrasses avec des risques pour la sécurité des usagers de la plage.

Nous souhaitons aussi vous interpeller sur les clôtures des 2 restaurants, la BOBINE et COCOBEACH. Pouvez-vous nous éclairer en nous fournissant les textes de loi et vos AOT qui autorisent à ces restaurants de privatiser la plage.
Pour notre pique-nique d’hier, nous avons eu la surprise d’un rappel à l’ordre de la part des gendarmes pour avoir juste mis une « rubalise » pour délimiter une zone d’accueil. Fallait-il faire une demande d’AOT ?

Il y a bien 1 poids, 2 mesures dans la gestion des activités sur le DPM. Les Réunionnais sont heureux d’apprendre que ce qui est interdit aux usagers de la plage est autorisé pour les restaurateurs privilégiés.

Nous vous disons juste, que nous ne sommes pas moins, nous ne sommes pas plus !

Monsieur le Directeur, les Réunionnais sont inquiets du devenir de notre lagon en raison d’une mauvaise gestion du DPM.
Nous attendons des actions visibles de la part de vos services pour le respect des lois sur le DPM ».

(Notre collectif « Défense du DPM » demande l’application des Lois et une gestion responsable du DPM. Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants).

 

2 Commentaires

  1. Lé pourquoi a nou dois fé attention à l’érosion de notre plage,alors que d’autre ne gène pas de La détruit.Et pourkoi tant d’inigalitéés.

  2. Patel léger et gazé, li veu compar letchi mada ek not letchi. I koné pi koi fèr ek Estelle lo matin.
    Estelle lé kom un robot, tous les matins c’est le même zafèr. Freedom i allume a li à 5h00 et la i commence la connerie. Ca lé gaga entr 5h et 6h.

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