Et si Didier Robert avait raison !

dans Edito de Yves Montrouge/Politique

C’est reparti ! Avec la grâce de Dieu (de Camille Sudre et de Sarah Patel aussi). Heureux de vous retrouver chers freedonautes, chers freedomiens. Tous mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année. Santé avant tout !

Heureux de vous retrouver dans le cadre de cet édito du lundi, rendez-vous hebdomadaire, qui me donne l’occasion de partager avec vous le regard que je porte sur l’actualité locale, nationale ou internationale ; Heureux de vous livrer en toute humilité, en tant qu’observateur, mon analyse de certains faits – politiques notamment – de certains comportements ou de certaines postures et actions (ou inactions) de celles et ceux qui nous dirigent. Et cela, en toute neutralité, en toute objectivité, en toute liberté. Car, faut-il, le rappeler, Free Dom est un média libre, le média du peuple, celui qui donne la parole à qui veut s’exprimer, aussi bien aux acteurs de la vie politique, économique, sociale, associative… qu’aux citoyens lambdas, riches ou pauvres, gros ou petits, blancs ou noirs…

Une année s’achève, une page se tourne. Concentrons-nous sur le présent pour mieux préparer l’avenir. Je ne répondrai plus aux insultes des donneurs de leçons qui se croient en pays conquis, aux basses attaques de ces gens de passage – souvent chasseurs de primes – qui se servent de leur plume pour tenter d’imposer un point de vue, une vision un tantinet colonialiste ou pour essayer d’orienter une opinion. Free Dom n’est pas et ne sera jamais un média acheté, ni une presse aux ordres. La liberté, la vraie, n’a pas de prix…

Ne comptez donc pas sur moi pour insulter, stigmatiser, humilier quiconque en me réfugiant derrière une carte de presse. Ne comptez pas non plus sur moi pour trainer injustement dans la boue, pour jeter sans preuves à la vindicte populaire des élus qui refuseraient de se prosterner devant telle chapelle ou pyramide ou devant tel « roi soleil ». Ne comptez pas sur moi pour me complaire dans le chantage permanent en vous faisant croire que le Proc’ ou autres gros « zozos » de l’administration seraient mes potes et que, par conséquent, j’aurai a fortiori tous les pouvoirs, y compris celui de justicier. Non, je ne joue pas dans la même cour que ces messieurs ; On ne fréquente pas les mêmes boutiques, ni les mêmes temples. Ne comptez pas sur moi, enfin, pour vous faire croire que j’ai une ligne téléphonique directe avec les enquêteurs du PNF (Parquet National Financier) de Paris et que, si vous n’êtes pas obéissants et si vous ne rentrez pas dans les rangs, il suffirait que j’appuie sur un bouton pour que les super gendarmes déboulent aussitôt sur le « caillou » et vous fassent « panpan cucul » Donc, pour clore rapidement cette mise au point nécessaire en ce tout début d’année, vous l’aurez compris, je me contenterai d’être journaliste et de faire mon job en toute honnêteté intellectuelle en ne servant qu’une cause, celle de l’information, et non pas une personne (ou une collectivité), fusse-t-elle très argentée, très généreuse ou très ambitieuse ! Je ne suis ni militant, ni nervi, ni justicier (encore moins shérif), ni moraliste, ni donneur de leçon et ni agent secret ou barbouze… Voilà qui est dit, nous pouvons donc commencer.

« Faut arrêter d’attendre boudin cuit dan’ ventre cochon ! »

Tout d’abord, bonne rentrée scolaire à tous les marmailles et aux enseignants qui vont reprendre ce matin le chemin de l’école après un peu plus d’un mois de vacances. Des vacances gâchées il est vrai par le mauvais temps : de la pluie, beaucoup de pluie. Des averses quasi destructrices dans le Sud de l’île où les routes, certaines du moins, portent encore les stigmates de Berguitta, cette forte tempête dont la gestion a suscité des polémiques au centre desquelles s’est retrouvé le préfet Amaury de Saint-Quentin qui s’était attiré les foudres d’une partie de la population tant il est vrai que la préfecture a donné comme l’impression de « flotter » en plein « bèsement ». En prise directe avec la violence des eaux, nombreux sont les sudistes qui n’ont pas apprécié les déclarations du préfet (« toutes les conditions cycloniques ne sont pas réunies…) et de son directeur de cabinet (« il n’y a pas d’alerte rouge mais évitez les sorties inutiles… »). Aller travailler, était-ce utile ou inutile ? Les habitants du Sud se sont retrouvés dans une situation assez ubuesque avec un préfet qui leur demandait de rester chez eux, sans activer l’alerte rouge alors que leurs patrons les attendaient au boulot, en dépit des conditions de circulation difficiles voir impossibles sur certaines portions à cause des débordements de rivières et de radiers submergés, à l’instar de la route de Cilaos, pour ne citer que cet exemple. Mais fallait-il jeter la pierre au préfet ?

Certes, en tant que patron de l’administration, c’est lui qui a autorisé et c’est à lui qu’appartient la décision finale de déclencher ou nom l’alerte rouge, mais pour se faire il se nourrit toujours de l’avis des spécialistes, en l’occurrence de celui des météorologues. Or, et on l’a entendu à la radio, ces derniers ont expliqué plus d’une fois que le déclenchement de l’alerte rouge était conditionné par la vitesse des vents et non par la force des pluies. Le préfet n’a fait donc que suivre l’avis des experts en respectant une réglementation en vigueur. Mais de tout évènement, qu’il soit heureux ou malheureux, il faut en tirer des leçons pour l’avenir. Et la première que j’en tirerai, c’est d’appeler les maires à prendre leurs responsabilités en pareille circonstance et de protéger leurs administrés dès lors qu’ils estiment ces derniers en danger, plutôt que d’attendre l’ordre du préfet qui, ce jour là, rappelons-le, depuis le local du PC Orsec de la préfecture, avait vue sur mer calme et sur un Saint-Denis quasi ensoleillé, alors que ça tambourinait grave dans le Sud de l’île et qu’André Thien-Ah-Koon, Michel Fontaine, Patrick Lebreton et d’autres maires du Sud se dépatouillaient sur le terrain en ciret jaune. Le principal enseignement à tirer, en cas d’un nouveau coup dur et, personne n’est encore à l’abri puisque nous sommes toujours en période cyclonique, c’est de ne pas attendre « boudin cuit dan’ ventre cochon », mais de se montrer responsables, comme l’ont fait les maires du Tampon, de Saint-Joseph, des Avirons (René Mondon)… en disant à la population de « faire comme si on était en alerte rouge ». Rappelons que tout maire a le pouvoir de prendre un arrêté interdisant la circulation si la vie des usagers se trouve en danger sur le territoire communal concerné. Il faudrait arrêter de considérer le préfet comme le grand patriarche ou un chef de tribu qui doit tout décider.

Melchior fait son petit bonhomme de chemin

A propos de Berguitta, notons que Cyrille Melchior, le nouveau président du Département, élu le 18 décembre dernier remplacement de Nassimah Dindar, a été le premier à se rendre dans le Sud, y compris à l’Etang-Salé, commune de Jean-Claude Lacouture, son adversaire au conseil départemental. Cyrille Melchior a, dans la foulée, débloqué une enveloppe d’urgence de 5 millions d’euros pour la réfection des routes endommagées ainsi qu’un budget de 15 millions d’euros pour les communes de toute l’île dans le cadre d’un contrat pour la mise en place des actions de proximité. Cyrille Melchior fait son petit bonhomme de chemin en apprenant son job de président sur le terrain. Force est de constater qu’il ne se débrouille pas trop mal, privilégiant avant tout le contact et le consensus, en discutant avec tous les élus sans exclusive, y compris ceux de l’opposition, en se conduisant vraiment comme l’exécutif d’une collectivité et non comme un chef de clan. Mais il faudra faire attention quand même à ce que le président Melchior ne tombe pas dans un consensus trop mou et que son autorité ne soit pas écornée par une montée en puissance de l’administratif sur le politique. Certaines voix s’élèvent déjà pour dénoncer en interne l’omniprésence du DGS qui aurait tendance à faire un peu trop d’ombre au président nouvellement élu ; Lequel ne devrait pas se laisser « bouffer » par l’administration. Côté majorité, tout va pour le mieux pour Melchior qui a vu en début d’année sa majorité s’élargir avec l’arrivée de Rémi Lagourgue (Sainte-Marie) dans un premier temps, puis celle de Patrick Dorla et de Jacqueline Henry (des conseillers départementaux de Saint-Paul). « C’est pas fini », nous dit-on. A noter que deux vice-présidences sont toujours vacantes mais il n’est pas dit qu’elles seront pourvues de si tôt car d’un point de vue juridique cela obligerait une réélection complète de toute la commission permanente. Notons enfin, pour rester au Département, que Sabrina Ramin, conseillère départementale de Saint-Benoit, qui avait voté Lacouture, a déposé un recours au tribunal administratif contestant l’élection justement de l’actuelle commission permanente. A suivre !

Après le Département, la Région. Certains élus, à commencer par Thierry Robert, commencent à s’inquiéter du silence de l’exécutif régional, qui n’a plus donné signe de vie depuis un moment. Nous l’avons entendu vendredi dernier lors de la présentation de ses vœux. Le député de la 7ème circonscription avait ironisé sur le silence de Didier Robert. Pas un mot pendant Berguitta. Pas un mot sur l’arrêt du 6 décembre du Conseil d’Etat qui pourrait compromettre l’avancée des travaux de la NRL. Pas un mot sur la route de Cilaos qui avait coupé une partie de la population de ce cirque du reste du monde… Depuis, un convoi exceptionnel a été mis en place, et la DRR (Direction régionale des routes) met les bouchées doubles pour accélérer les travaux de rétablissement de la circulation, en attendant de trouver LA solution ainsi que le budget qui va avec… Mais faute de pouvoir rouler, les Cilaosiens ont pu au moins serrer les mains de certains députés : Nathalie Bassire (venue en voiture jusqu’au lieu de l’éboulis) et Thierry Robert, en cravate, qui s’est fait déposer dans le cirque par hélicoptère pour ressortir des tiroirs son projet de téléphérique que ne veulent manifestement pas les habitants de Cilaos, préférant de loin un tunnel. Mais la décision finale reviendra à la Région et donc à Didier Robert et à sa majorité.

La fameuse vidéo du président d’Objectif Réunion

Le président de Région qui, comme tout un chacun, a le droit de prendre des vacances, ne manquera pas de s’exprimer sur tous ces sujets à l’occasion de la présentation de ses vœux à la presse prévue ce mercredi. Ce sera en quelque sorte sa rentrée politique après une « sortie » il est vrai assez fracassante dans le sens où sa cinglante défaite au conseil départemental ainsi que ses déclarations franches et directes filmées et diffusées (la fameuse vidéo) à l’encontre des « dinosaures » ont fait des vagues dans le landerneau politique. Didier Robert est sorti de ses gonds et a vidé son cœur lors de l’inauguration de la permanence de la députée Bassire, le 11 janvier dernier. Cette vidéo a fait le tour de l’île et même au-delà puisqu’elle a été dans un premier temps diffusée sur les réseaux sociaux avant d’être reprise par Freedom et les autres sites locaux d’information. Toute la classe politique en parle encore. Nul doute que ses déclarations vont le suivre pendant très longtemps. Jamais un élu ne s’était exprimé aussi franchement, aussi librement et directement. Dans un espace confiné certes, devant un petit groupe de militants. Mais à l’heure d’internet, plus rien n’est « off », tout devient public.

Didier Robert assume-t-il ses propos ? Aurait-il été mal entouré, mal conseillé ? On le saura peut-être dans deux jours. Il ne s’est plus exprimé depuis. Et la vidéo a été aussitôt retirée de Facebook. Mais le mal (ou le bien, c’est selon) est fait. C’est dit ! Didier Robert, jeune politique, a osé. Il a « balancé » sans hésiter, sans mâcher ses mots ; Il a été « cash » en traitant Michel Fontaine, Jean-Paul Virapoullé et consorts de « dinosaures » et de « traitres », en annonçant qu’il va dorénavant « nourrir les oppositions » contre ces élus, qu’il ne faudra plus compter sur lui pour aider les communes gérées par les « traitres ».

En deux temps-trois mouvements, en quelques mots, le temps d’une déclaration, Didier Robert s’est mis à dos tous les élus qui ont fait son élection aux régionales de 2015, c’est-à-dire tous ces maires de grandes communes que sont Saint-Pierre, Saint-Paul, Saint-André. Outre le « moucatage » en règle de ces anciens alliés, le président de Région et d’Objectif Réunion s’est aussi permis de critiquer vertement les autres élus, affirmant que le socialiste Gilbert Annette « ne sera plus élu à Saint-Denis »… Aurait-il pété un câble, ce jour là, le jour de l’inauguration de la permanence de Nathalie Bassire ou s’est-il volontairement lâché contre ceux là-mêmes qui l’ont électoralement « nourri » dans le but de définitivement se démarquer de ces « dinosaures » et de tourner une page politique ?

Il y a au moins deux façons d’analyser ce fait politique majeur. Certains ne manqueront pas d’y voir de « l’insolence », de « l’arrogance », un « manque de reconnaissance » de la part de quelqu’un qui, après s’être appuyé sur le bâton des « grands papas » pour traverser la rivière, se permet aujourd’hui de cracher dans la soupe et de renier les anciens, tel un « dictateur » comme l’a dit, vendredi dernier le député Thierry Robert, à savoir « un élu qui n’accepte pas la défaite (l’élection de Melchior contre son candidat Lacouture), qui n’accepte pas la contradiction, qui veut tout contrôler, tout maîtriser et qui part du principe que si t’es pas avec moi, t’es forcément contre moi ».

Certains ne manqueront pas de voir également de « l’amertume », de « la déception » tellement grande qu’elle se serait transformée en « agressivité », comme l’avait souligné Jean-Paul Virapoullé, qui avait parlé « d’enfant gâté prêt à casser son jouet »…

En se mettant à dos tous les principaux maires de droite, Didier Robert s’est-il tiré une balle dans le pied ? S’est-il électoralement « grillé » pour les régionales de 2021 ? Nombreux sont ceux qui parient déjà sur sa défaite à la pyramide inversée dans trois ans. Il va sans dire que les déclarations du président d’Objectif Réunion faites lors de l’inauguration de la permanence de son amie Bassire « transpirent » incontestablement une certaine vengeance de la part d’un « leader » qui venait de perdre une bataille.

On imagine que si Jean-Claude Lacouture avait remporté la présidence du Département face à Melchior, et que si Daniel Gonthier avait voté ouvertement en faveur de son collègue maire et conseiller départemental de l’Etang-Salé, Didier Robert ne se serait jamais permis de faire l’apologie du député Jean-Hugues Ratenon (France Insoumise) à Bras-Panon, allant même jusqu’à miser sur une victoire de ce dernier si l’élection municipale avait lieu demain.

Exit les « dinosaures » ou Didier Robert dans les pas de Macron  !

Didier Robert se perd aussi, par ailleurs, dans le flot de ses contradictions. Il déclare d’une part que les Fontaine, Virapoullé et consorts sont des « traitres », des « dinosaures », qu’il va leur faire la nique en « nourrissant les oppositions » mais dans le même temps, il précise que « ce sont les populations de ces communes qui l’intéressent ». Difficile d’aider les administrés de ces municipalités sans financer les projets de développement portés par les maires en place ! A moins de créer une armada d’associations para-régionales et de les nourrir fiancièrement afin de mener campagne durant les deux-trois ans qui viennent avant les municipales dans l’espoir de voir en 2020 ou 2021 Jean-Gaël Anda, Léopoldine Settama-Vidon, Nathalie Bassire… détrôner respectivement Fontaine à Saint-Pierre, Virapoullé à Saint-André, Tak au Tampon… Il y a encore de l’eau à couler sous les ponts !

Je vous l’ai dit. Il y au moins deux façons d’analyser la « sortie » de Didier Robert. Et s’il avait raison ? Et si, comme au poker, il avait joué son va-tout ? S’il était finalement prêt à assumer ses propos, à s’assumer, à s’émanciper, en se disant qui ne risque rien n’a rien, en se positionnant comme la relève après l’ère des  « dinosaures » ? Cela n’aura échappé à personne que Didier Robert veut marcher dans les pas de Macron, ce jeune politicien qui, bénéficiant d’une certaine presse complaisante, a su en moins d’un an, se frayer un chemin royal parmi les grands, à faire son trou et à clouer au pilori bien des anciens (des dinosaures) quitte à les renier publiquement, en bousculant tous les codes et en s’imposant comme le nouveau maître de l’alliance, de cette alliance faite de nouvelles bonnes volontés, de nouveaux visages pour un nouveau paysage politique, rompant ainsi avec le passé. Didier Robert, quinquagénaire, mise sans doute sur le renouveau (ou le renouvellement à venir) de la classe politique. Il joue l’avenir. A quitte ou double. Ça passe ou ça casse !

Peut-être parce qu’il a décidé de ne plus faire semblant, parce qu’il souhaite innover en ne concoctant plus systématiquement sur le dos de l’électorat et au détriment de l’intérêt général (comme l’ont souvent fait les anciens) des combinaisons contre-nature, des arrangements derrière la cuisine uniquement dans le but de se partager le gâteau du pouvoir. Peut-être souhaite-t-il tenir un langage de vérité, même si cela dérange, et ne plus se forcer à s’afficher contre son gré aux côtés des « dinosaures » qu’il n’a jamais vraiment porté dans son cœur. Et vice-versa !

Comme Macron, Didier Robert veut sûrement casser les codes, révolutionner le paysage politique local et se fabriquer avec le temps un costume de leader qui ne devra rien à personne si ce n’est qu’aux seuls électeurs, parce que, doit-il se dire que l’avenir de la Réunion a trop longtemps été bloqué, sclérosé, par les alliances contre-nature fomentées par les anciens et nourries de chantage permanent du genre : « je te tiens, tu me tiens par la barbichette ». Didier Robert veut rompre avec ces méthodes et jouer cartes sur table, en toute transparence. Pourquoi pas ?

On peut lui prêter cette noblesse de vue, de posture mais à condition qu’il donne l’exemple. Car nombreux sont ceux qui lui reprochent de mener la politique des anciens en privilégiant (aussi) l’embauche des copains, des personnes de son cercle privé et familial, de son ancienne école, l’embauche de son épouse, fut-elle diplômée de la fonction publique territoriale. Nombreux sont ceux qui lui reprochent sa façon de fonctionner, ses méthodes arriérées qui consistent à « blacklister » les opposants plutôt qu’à les rassembler en ne regardant que l’intérêt général, à les sanctionner même pour ne pas dire punir en leur coupant toute subvention quitte à sacrifier au passage certaines populations, ou encore en gérant l’argent des impôts des contribuables comme s’il s’agissait de son propre argent.

Autrement dit, le président de Région a encore un gros travail à faire sur lui, s’il veut voler de ses propres ailes telle une blanche colombe en se délestant des vilains et méchants « dinosaures ». La route risque d’être longue et parsemée d’embûches d’ici à 2021. En parlant de route, il lui faudra encore surmonter les critiques – et les arrêts, y compris celui du 6 décembre du Conseil d’Etat – sur la NRL (Nouvelle Route du Littoral).

Vous n’êtes pas sans ignorer que les travaux de la NRL pourraient être compromis en raison d’un arrêt du Conseil d’Etat pris au plan national sur la base d’un recours déposé dans l’hexagone par une association métropolitaine (France Nature Environnement) sur un dossier qui n’a pourtant rien à voir avec la NRL.

Pour faire rapide et simple, l’arrêt du Conseil d’Etat ne reconnaît pas l’autorité préfectorale en matière environnementale et, par conséquent, ce qui a été décidé au national, peut donc avoir par ricochet des conséquences sur les carrières qui approvisionnent ou seront appelées à approvisionner la NRL. La mairie de Saint-Leu qui s’est toujours opposée à l’exploitation de la carrière de Bois-Blanc a saisi la balle (arrêt du conseil d’Etat) au bond pour attirer l’attention sur le PIG.

De là à faire croire à l’opinion publique via ses médias préférés et ses relais habituels (les associations de Vincent Defaud à Saint-Leu et de Roland Lambert à La Possesion) que Bruno Domen, maire de Saint-Leu, Karine Nabénésa (directrice de cabinet à la mairie de Saint-Leu et conseillère régionale de l’opposition) et Thierry Robert (député LPA-MoDem de la 7ème circonscription) sont à l’origine du jugement du Conseil d’Etat ou seraient responsables des éboulis survenus et qui pourraient encore survenir sur l’actuelle route du Littoral relève carrément du cynisme. Trop faciles et trop politiciens comme arguments. Ça ne fait pas sérieux du tout et c’est vraiment prendre les Réunionnaises et les Réunionnais pour des imbéciles que de vouloir imputer le retard potentiel des travaux de la NRL à ces élus. La Région devrait trouver des réponses plus crédibles. Si son président veut réellement incarner le renouveau !

Y.M.

([email protected])

 

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13 Commentaires sur "Et si Didier Robert avait raison !"

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Bozo
Invité
Bozo

Quand me, vacances ou pas, c’est pas la compassion y étouffe à lu…
Très petit.

Chaloupe st leu
Invité
Chaloupe st leu
À ce jour le peuple en a marre devant les événements qui se déchaînent ! Ts monde cœur derrière le temps mais la terre tourne tjr sur elle même rien à changé d’hommages que les êtres humains ne contrôle plus ce temps qui tourne tjr à son rime ! Côté réflexion les idées son confus ! Crié à 100 à l’heure vouloir à 200% Ts suite et maintenant ne ressort d’un réflexion mais des mémoires d’éclipse qui flache et sans presse pour l’obtention ! Le peuple doivent agir autrement et prendre le temps au temps de la le résultat ils… Lire la suite »
Elle
Invité
Elle

Desolé comme thierry robert cette année j’ai muri! Lol

Mais comme je vilain maniere pour ne pas dire bete et con. Aujourd’hui juste pour aujourd’hui je vais faire comme les autres influencer l’opinion avaec mes prises de positions très tranchées, mais pas forcement juste! Je vais même denigrer, insulter poliement! Voila la description de ce qu’est devenu yves mont rouge!!! Pfff quelle tristesse.

Employè
Invité
Employè

Monsieur venez faire un petit tour à la mairie de St Pierre, rapprocher vous des employés de la mairie et de la civis et vous allez vous rendre compte de la pression des èlues, du cabinet et de fontaine sur nous.

subite
Invité
subite

Trop facile Mont- rouge, ça un gars mont vert i di a ou ça……

NSR
Invité
NSR
En tout temps à La Réunion (plus qu’ailleurs), la politique d’ici aura été influencée, imprimée et cadencée par le poids des maires. C’est un constat indéniable. S’en affranchir est bien sûr une nécessité mais ce serait le seule façon d’avoir une approche départementale, régionale, et même communautaire. Un président d’un regroupement de communes, même si l’entité n’a de sens que dans la représentation de ses communes membres, ne doit pas être tenu par les maires en question. Idem pour un président d’un conseil département et surtout régional. La Réunion est aujourd’hui sans doute un des bouts du territoire de l’État-nation… Lire la suite »
Le Tampon se souvient
Invité
Le Tampon se souvient

Ça veut se la jouer à la Macron, style de LREM, sans avoir le bagou! Vouloir casser les codes en public, tout en les reproduisants dans son entourage: Une cohérence de Réunionnous ?

Legras
Invité
Legras

Les dinosaures ont toujours raison et font même rentrés les gens à la geôle…. l’avais besoin dinosaure en 2010, en 2015, et crois moins dinosaures y finit à ou d’un trait

Patelle
Invité
Patelle

Juste une petite semaine de vacances à maurice et aux Seychelles pour profiter du soleil. Arrête occupe ses vacances woui , zot les gros cœur

TYRANNOSAURES
Invité

Comment un bougre comme Didix , lui qui place son intérêt personnel, son intérêt familial… au dessus de tout au détriment de l’intérêt général na raison. A cause bande dinosaures la pas suivent à li pou élire lacouture dans la perspective d’embaucher sa femme au CD, li veut punir la population que bande dinosaures y représentent.

pierre
Invité
pierre

on vient d’enlever 1,7 en plus sur ma retraite; ces politiciens du dimanche ne vivront plus sur la bosse des contribuables. ABSTENTION aux futures élections.

RIPOSTE974
Invité
RIPOSTE974

N’ est pas macron qui veut au plan national
Didier robert n’ est que l’histoire d’ un mec péi … point trait !
D’ ici aux régionales 2021 que d’embûches !!!

Dionysien
Invité
Dionysien

Du style.
C’est bien écrit. On sent très bien qui est visé dans la 1ere partie. J’ai bien aimé sa liberté de parole et la comparaison avec Macron. Bonne continuation à vous Monsieur.