« Etre à la fois hindouiste et chrétien » : une thèse de doctorat sur une pratique religieuse originale à La Réunion  

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C’est une thèse culturellement et intellectuellement enrichissante qui, à n’en pas douter, va intéresser de nombreux Réunionnais. Lesquels vont à coup sûr se retrouver à travers cette soutenance qui sera présentée par Céline Ramsamy-Giancone, le mardi 16 octobre prochain, à partir de 15h30, à l’Amphithéâtre 4 de la Faculté des Lettres à l’université du Moufia (Saint-Denis). Cette thèse qui sera soutenue dans le cadre de son de doctorat en histoire s’intitule s’intitule  » Catholicisme et hindouisme populaire à l’île de La Réunion, contacts, échanges (milieu du XIXe-début du XXe siècle) « . Elle est dirigée par Prosper Eve.

En effet, nombreux sont les Réunionnais baptisés à l’église et ayant fait toutes leurs communions tout en pratiquant en même temps l’hindouisme en marchant sur le feu ou en faisant le cavadee. Comment en est-on arrivé à cette double pratique religieuse ? Quelles en sont les raisons historiques. C’est ce que va tenter d’expliquer, mardi prochain, Mme Céline Ramsamy-Giancone.

Voici un résumé de la thèse de Mme Ramsamy-Giancone qui, rappelons-le, est déjà titulaire d’un DEA en Philosophie, ex professeure de Lettres dans le secondaire et, actuellement responsable du Pôle Culture Education à la Ligue de l’Enseignement : « les pratiques religieuses des personnes d’origine indienne à l’île de La Réunion, ancienne colonie française, présentent une originalité. De nombreuses familles se revendiquent à la fois du catholicisme et de l’hindouisme. Cette situation relève-t-elle d’une accommodation de l’hindouisme au catholicisme, où d’une ancienne domination d’un culte sur l’autre ? Les précédents travaux réalisés sur cette question mettent en avant les excès commis par des prêtres catholiques à l’encontre des immigrants indiens durant la période de l’engagisme, du milieu du XIXe siècle au début du XXe siècle. Ces travaux, initiés durant la décennie 1980, avancent la thèse d’une persécution de l’Eglise sur les Indiens, aboutissant à la « double pratique », conséquence directe supposée de ces excès.
Cette thèse entend réexaminer les arguments avancés, et tente d’analyser la situation religieuse des engagés indiens durant cette période. Les éléments sont étudiés au prisme du monde social et religieux au XIXe siècle. Dans une perspective comparatiste, la situation d’autres diasporas, comme l’île Maurice, est questionnée, de même que la question des religions dans le contexte national. L’évolution des relations entre l’Eglise et le Pouvoir durant la troisième République est abordée. Si leur proximité est certaine au début de la colonisation, ces liens restent très forts même après la Révolution, mais l’action des républicains en France hexagonale et dans les colonies impacte la position du catholicisme.
La vitalité des cultes hindouistes sur les plantations sucrières, la présence de nombreux engagés issus des comptoirs français de Pondichéry, région ayant connu une forte activité missionnaire au XIXe siècle, les interactions entre les différents cultes sur ces territoires sont autant de facteurs qui nous permettent d’aborder la question sous l’angle des échanges et des contacts entre les religions. Ceux-ci ont lieu bien avant le XIXe en Inde et dans les Mascareignes, leur étude au XVIIIe siècle apporte un éclairage sur l’adhésion aux deux sphères religieuses par les Indiens de La Réunion. A partir de ces nouvelles perspectives, et à contre-courant de la thèse diffusée dans les années 1980, la population d’origine indienne de La Réunion est présentée au XIXe siècle comme actrice de son intégration à la société créole, et du processus historique à l’œuvre dans ses pratiques religieuses.

Pour cette soutenance de thèse, le jury sera composé de :

  • Madame Vijaya TEELOCK, Maître de Conférences, H.D.R., Université de Maurice
  • Monsieur Prosper EVE, Professeur, Université de La Réunion
  • Monsieur Michel LATCHOUMANIN, Professeur, Université de La Réunion
  • Monsieur Ralph SCHOR, Professeur, Université de Nice Sophia Antipolis
  • Monsieur Jean-Marius SOLO-RAHARINJANAHARY, Maître de Conférences, H.D.R., Université d’Antanarivo, Madagascar

 

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7 Commentaires sur "« Etre à la fois hindouiste et chrétien » : une thèse de doctorat sur une pratique religieuse originale à La Réunion  "

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casimcc
Invité
casimcc

déja que ca me les casse d’aller à la messe alors si en plus il faut aller au temple et à la mosquée…..je vais craquer !!!

L'ignorant
Invité
L'ignorant

Rien a voir.
C’est une thèse ou étude sur des pratiques religieuses, ce n’est pas une prêche pour demander aux gens de faire tel ou tel pratique!

samy
Invité
samy

Merci . Que lumiere soit faite!

samy
Invité
samy

Merci. Que soit faite!

L'HOMME LIBRE
Invité
L'HOMME LIBRE

De toute les façons les deux religions relèvent de l’idolâtrie…Et à voir comment ils se traitent entre eux dans le monde….Il n’y a qu’à la REUNION,que l’ignorance s’égale à la stupidité…..

JURASSIC PARC
Invité
JURASSIC PARC

Qui subventionne ce genre de connerie…

Jérôme
Invité
Jérôme
INCOMPATIBLE ! La foi et la religion sont deux choses totalement différentes. Hindouisme et le catholicisme sont deux religions, on peut avoir été influencé des la naissance selon nos parents. Cependant, la FOI vient de ce que l’on entend, et ce que l’on entend vient de la Parole de DIEU. Et la FOI est une ferme assurance qu’on espère, une démonstration de ce qu’on ne voit pas. DIEU existe avant toute chose car il a créé toute chose. L’homme qui lui même a été créé par lui, a créé des religions et a mis son DIEU dedans. DIEU n’est dans… Lire la suite »