Hommage à Soeur Suzanne Barbot

dans Courriers des lecteurs

Je ne le sais que trop, quand on pense très fortement et avec insistance. A quelque chose ou à quelqu’un, il faut soit l’appeler soit on aura des nouvelles. Pour moi, ce matin ça sera la deuxième version. Celle qui aura accompagné toute mon enfance et qui prenait le temps de passer une après-midi entière avec moi chaque fois qu’elle venait à Paris ne pourra plus le faire désormais.

La mort de Henri Lamour me revient du coup en mémoire et cette chanson de MOUSTAKI qui n’a rien à voir et qui concernait le facteur aussi. Je ressens un grand vide tout d’un coup, même si à 80 ans passés c’était prévisible et inéluctable. Mais elle était tellement alerte, et si proche de la grande famille qu’elle s’était créée avec ses malades, les gens qu’elle connaissait.

Il y a ceux qui ont eu leur Sœur Emmanuelle, Mère Thérésa, nous on avait le Révérend Père DUNAND et Sœur BARBOT.

« Ma sœur, vous avez été là à tous les moments importants de nos vies et malgré la peine immense que je ressens aujourd’hui, je sais que vous continuerez à veiller sur nous. Si vous rencontrez le Père DUNAND, faites sa connaissance, car vous vous entendrez sûrement tous les deux et saluez le de notre part. Il a laissé un tel vide aussi.Un grand merci pour tous ces moments merveilleux que nous avons passés à la Chapelle de la Médaille Miraculeuse de la rue du BAC, que j’ai découverte avec un grand bonheur grâce à vous.

Je vous avais demandé si vous aviez prévu de raconter votre histoire si riche et si extraordinaire à MADA, et vous m’aviez répondu avec ce naturel espiègle qui vous caractérisait si bien : « c’est fait »

Vous entrez maintenant dans la voie que vous vous êtes choisie il y a si longtemps, auprès de Dieu et je ne vous retarderai pas plus. Mais vous allez tellement me manquer et j’ai tellement de chagrin aujourd’hui.

 IM

Le 03/12/2017

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