« Il faut arrêter les conneries maintenant ! »

dans Edito de Yves Montrouge/Politique

Avec François Hollande, l’ancien président de la République, qui arrive ce matin dans notre île, le slogan c’était : « le changement c’est maintenant !». Avec Brigitte Macron, la femme d’Emmanuel Macron, président de la République, il y a aussi « maintenant ». Mais avec elle, c’est « il faut arrêter les conneries maintenant ! ». Et la première dame de France ne plaisante pas avec son jeune mari à qui, à en croire un journaliste d’Europe, Frédéric Helbert, elle aurait passé une « soufflante » au chef de l’Etat. Nous n’étions pas présents pour écouter aux portes, mais selon ce même journaliste, qui n’a jamais été démenti, l’engueulade a été tellement violente que les agents de service de sécurité postés derrière la porte blindée du bureau présidentiel ont tout capté, avant de cafter. Brigitte aurait donc administré une « déculottée » ou une grosse fessée à Emmanuel en lui intimant l’ordre d’arrêter « les conneries ». Elle aurait ainsi procédé à un récapitulatif des « conneries » en question en reprenant toutes les bourdes et déconvenues dont son mari a été jusqu’ici l’instigateur en chef. A commencer par la désastreuse affaire Benalla qui a plombé la côte de popularité du président Macron. Ajoutez à cela toutes les petites phrases génératrices de polémiques telles que « traverser la rue pour trouver un boulot » lancée à un jeune chômeur en visite à l’Elysée, ou encore les « Gaulois réfractaires ». Sans compter le « pompon des pompons », la fameuse photo montrant le président Macron enlaçant un jeune et grand black bodybuildé lors de sa visite, le 29 septembre dernier, à l’île Saint-Martin, aux Antilles.

Emmanuel Macron, les yeux rieurs (certains diront le regard concupiscent), entouré de deux jeunes torse nu, avec l’un d’entre eux esquissant un doigt d’honneur. Le chef de l’Etat content, jubilant même, un peu comme un gamin découvrant pour la première fois un arbre de Noël avec dessus des boules multicolores scintillantes. « Honte à la France ! », ont crié presqu’en chœur les membres de l’opposition. D’où la « rouste » que lui aurait passée Brigitte, en colère, la semaine dernière dans son bureau à l’Elysée. En clair, la première dame aurait fait comprendre au président de la République qu’il était temps d’arrêter de faire le pitre et qu’il était temps surtout de revoir et de corriger son langage. En prenant soin, si possible, de ne pas insulter, au passage, les retraités. Emmanuel Macron, rappelez-vous, leur avait demandé, la semaine dernière, d’arrêter de se plaindre pour que la France se porte mieux. Les retraités ont eu le malheur de lui faire remarquer qu’ils n’en pouvaient plus avec ce gouvernement et cette politique qui ne cessent de leur piquer une partie de leur retraite via l’augmentation de la CSG sur leur pension, le président Macron n’a rien voulu entendre et leur a sommé d’arrêter de se plaindre. Rien que ça ! Voilà qui explique la remontée de bretelles de la part de Brigitte Macron qui ne supporte plus les « gamineries » de son président de mari (ou mari-président). Lequel connaît depuis quelques temps une descente aux enfers au niveau des sondages. La majorité des Français n’apprécie pas ses comportements et encore moins sa politique.

« Tempête au royaume de la Macronie ; En Marche en panne à La Réunion »

Vous l’aurez compris, la Macronie va mal. C’est même la crise au sein du gouvernement où les ministres, tels les rats quittant le navire, prennent leurs jambes à leur cou afin de fuir l’impopularité qui plane sur l’Elysée et sur Matignon. Sept ministres ont jeté l’éponge en disant « merci beaucoup mais la coupe est pleine ! ». Le dernier en date : Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur. Pas con le bonhomme ! Pas envie de traîner la mauvaise réputation de ce gouvernement et de ce président haïs par le peuple, d’autant qu’il veut reconquérir sa ville de Lyon. Il a même déclaré sur une télé régionale, au lendemain de son retour à Lyon, qu’il ne voulait surtout pas de l’étiquette de La République En Marche (LREM). On vous le disait : pas con le gramoune ! Sauf que, au vu d’un sondage qui vient d’être réalisé, 57% des Lyonnais lui demandent de laisser la place à quelqu’un d’autre à Lyon. Son costume parisien sent encore trop l’odeur d’En Marche !

La transition est toute trouvée pour vous parler un peu d’En Marche à La Réunion. En Marche en panne ? C’est bien le cas. Depuis sa démission au poste de référent territorial, le 7 septembre dernier, soit un mois quasiment jour pour jour, Henri Chane Tef, le bénédictin, n’a toujours pas été remplacé. Il avait arrêté toute collaboration car ne supportant plus « l’arrogance et l’insolence » dont a fait preuve à son égard la conseillère pour l’Outre-mer du mouvement présidentiel, à savoir la jeune Laëtitia Redonnet, ex attachée parlementaire de l’ex députée socialiste Monique Orphée dans la 6e circonscription. Henri Chane Tef a clairement laissé entendre que la jeune conseillère basée à Paris lui parlait comme à un moins que rien, lui le « gramoune », enseignant à la retraite, premier vice-président de la Cirest et conseiller municipal à Saint-Benoit. Impossible de nouer le moindre dialogue avec la conseillère parisienne. Henri Chane Tef père et grand-père respectable et respectueux n’a pas accepté d’être traité ainsi par une gamine. D’autres avant lui, localement, et même en Polynésie, ont connu le même traitement de la part de Paris.

Depuis un mois, LREM cherche un remplaçant à Chane Tef. Selon nos informations, plusieurs personnes ont candidaté : l’avocate Fernande Anilha, Anaïs Patel, l’universitaire Gilles Sagodira, le commerçant Farid Mangrolia, le coordonnateur du Sud Charif Bémat, le pompier Daniel Pouny. Et peut-être d’autres encore : l’avocate Brigitte Hoarau ? Jean-Gaël Anda ? Stéphane Randrianarivélo ? Ce qui est sûr, c’est que la direction nationale n’avait pas très bien encaissé la démission de Chane Tef. Raison pour laquelle, Christophe Castaner a envoyé, il y a une quinzaine de jours, un émissaire du mouvement à La Réunion pour rencontrer Henri Chane Tef. Lequel a dit tout ce qu’il avait sur le cœur, concernant notamment le « manque de savoir vivre » de Laëtitia Redonnet. Nous avons, de notre côté, téléphoné à la conseillère Outre-mer de LREM ; Nous lui avons laissé un message vocal et envoyé un texto depuis la semaine dernière. Aucun retour pour l’instant. Il faut comprendre aussi que, par rapport au remaniement ministériel qui se prépare pour remplacer Gérard Collomb, La Réunion est bien entendu le cadet des soucis de LREM, d’autant que Christophe Castaner est également pressenti au ministère de l’Intérieur.

« Ratenon, le doux rêveur, demande aux élus de démissionner »

Jean-Hugues Ratenon qui appelle tous les élus à démissionner de leur mandat (voir article sur freedom.fr depuis hier matin). C’était donc hier matin devant la préfecture où l’élu de la France Insoumise a installé table et micro pour s’adresser en chemise, jean et basket (sans oublier l’inséparable écharpe) à une grosse poignée de personnes toutes acquises à sa cause, à l’occasion de sa grande et fracassante déclaration du 7 octobre.

Pour « faire bouger » le gouvernement et l’inciter à discuter sérieusement sur les sempiternels problèmes de La Réunion, Jean-Hugues Ratenon a trouvé une idée de génie pour une action « claire et forte » : demander à tous les élus de démissionner de leurs mandats, histoire de marquer le coup et d’attirer une bonne fois pour toutes l’attention du gouvernement sur la situation réunionnaise.

En fait, ce que Jean-Hugues Ratenon n’a pas compris, c’est que, demander à un élu de démissionner de ses mandats, reviendrait en quelque sorte à demander à un gagnant au Loto de ne pas aller récupérer son chèque à la Française des jeux. Si la politique ne rapportait pas, ils ou elles ne se seraient pas battus comme ils le font pour décrocher des mandats. Certes, je ne dis pas que tous les politiques sont des fainéants et qu’ils ne pensent qu’au fric, mais depuis plus de trente ans que je fréquente ce milieu en tant que journaliste, je ne connais aucun élu qui fait de la politique « pou la peau patate » ! Un mandat, ça change une vie à tous les niveaux. Et ce n’est pas Ratenon qui dirait le contraire ! Cela dit, on peut comprendre le bien-fondé de sa demande, même si on sait qu’elle ne se concrétisera jamais. Au cas contraire, Jean-Ratenon ne se serait pas fait prier pour donner l’exemple !

Sur le fond, le député de la 5ème circonscription n’a pas tort. Il peut parfois donner l’impression d’être excessif en courant par la même occasion le risque d’être insignifiant ; Il peut donner aussi cette impression de vouloir à tout prix chercher le « buzz » mais ce qu’il veut faire passer comme message, c’est que, au rythme où ça va depuis des décennies, rien ne changera : le chômage continuera à augmenter et la situation ira en s’empirant en raison d’une politique au coup par coup. Raison pour laquelle, par exemple, il avait appellé à boycotter le dîner républicain qui était prévu lors de la venue du ministre du Budget Gérald Darmanin. Visite qui a été reportée. Ratenon demande « d’arrêter ek ça », avec cette pratique de toujours répéter les mêmes gestes, les mêmes paroles, les mêmes postures obéissantes sans que les choses ne bougent pour autant. « Pas besoin d’un énième repas, pas besoin de boire du bon vin, du bon champagne, de manger du bon fromage, de manger le ventre plein à chaque visite ministérielle dans notre île pour comprendre les problèmes de la population réunionnaise, la souffrance de nombreuses familles. Les politiques de La Réunion connaissent ces problèmes depuis des lustres. Les ministres aussi. Ils ont déjà des dossiers, des rapports détaillés en leur possession, dans leur ministère. Pourquoi organiser des grands repas ? J’ai déjà participé à ce genre de dîner ou déjeuner républicain depuis que j’ai été élu, ça ne sert strictement à rien si ce n’est que pour faire joli », explique Ratenon, qui a adressé un courrier, le 23 septembre dernier, à tous les élus de La Réunion afin de les inviter à travailler ensemble dans l’intérêt de l’île. Il n’a eu aucun retour jusqu’à présent. Dans le même ordre d’idée, je voudrais revenir sur le coup de gueule fort compréhensif du syndicat « Solidaires Finances 974 » qui s’était élevé contre la venue, un samedi matin, du directeur général des finances publiques au centre des impôts de Saint-Denis. Un samedi matin quand les bureaux sont fermés et les employés, chez eux ! A quoi pourrait bien servir une telle visite ? « Il faut arrêter les conneries maintenant ! », n’est-ce pas Brigitte ?

« Les « élus caméléon » de La Réunion »

Il y a ceux qui, à Paris, font risette ainsi que des courbettes chevaleresques devant le pouvoir en place et, une fois qu’ils sont de retour à La Réunion, tirent à boulets rouges sur le président de La République et sur la politique gouvernementale. Ce fut un temps, il y avait confrontation entre deux blocs : gauche et droite. Et les élus assumaient leur position. Pour le meilleur et pour le pire. Aujourd’hui, le paysage politique ressemble à une grosse partouze avec des élus qui, un jour, sont à droite, puis à gauche, puis au centre, puis devant, puis derrière, puis sur les côtés. Les frères Robert, pour avoir « roulé » avec Macron et Edouard Philippe à Paris, puis contre le pouvoir, ont payé un lourd tribut. Thierry Robert a perdu son poste de député. Il n’y a pas que ça comme explication, bien entendu. Mais il va sans dire que les électeurs n’aiment pas ces élus caméléons qui disent une chose et son contraire en fonction de l’hémisphère dans lequel ils se trouvent. Nombreux sont, hélas, les élus de ce genre, qui « gueulent » sur le gouvernement quand ils sont ici et qui le caresse dans le sens du poil quand ils sont dans la capitale. Des élus caméléons qui changent de couleur au gré de la couleur politique de leur interlocuteur. Des élus « feuilles vacoas » qui coupent jusqu’à trois côtés. Quelle sera la position du nouveau député Jean-Luc Poudroux, élu le 30 septembre dernier, dans la 7e circonscription ? Nous l’avons vu, la semaine dernière. Il s’est inscrit au groupe « LR » à l’Assemblée nationale, c’est-à-dire dans l’opposition présidentielle et gouvernementale. Au nom de « LR », il a posé une question sur la suppression des contrats aidés. Jean-Luc Poudroux est donc à « LR » proche de Michel Fontaine, mais on sait aussi qu’il est le petit protégé de Didier Robert qui, lui, a rendu sa carte « LR » en décembre dernier. Jean-Luc Poudroux a été pris en mains par le président d’Objectif Réunion et par Nathalie Bassire à l’Assemblée nationale. Nous savons aussi que le nouveau responsable du mouvement « AGIR la droite constructive » à La Réunion, mouvement proche du Premier ministre Edouard Philippe, chef du gouvernement, n’est autre qu’Imrane Moulan, bras droit de Nathalie Bassire et personne de confiance du président de Région, collectivité où il est « chargé de mission » (selon le site Zinfos 974). Il y a là incontestablement un mélange des genres. Un manque de lisibilité. Peut-on comme Poudroux être anti-gouvernement et, en même temps, être le petit protégé d’un élu local qui, lui, est « Macron-compatible », très proche du chef du gouvernement, au point de jeter à la poubelle sa carte « LR » ?

Autre question que je me pose : Jean-Luc Poudroux s’est positionné, durant la campagne électorale de la législative partielle, contre l’exploitation de la carrière de Bois-Blanc à Saint-Leu. Or, son mentor fait tout pour l’ouverture, le plus rapidement possible, de cette carrière afin de pouvoir fournir des roches massives au chantier de la Nouvelle Route du Littoral (NRL). Quelle sera la vraie position du député « LR » Poudroux sur ce dossier ? Pas très clair tout ça !

« NRL : où en est l’enquête du PNF ? »

En parlant de la NRL, j’ai lu récemment dans un journal de l’île une histoire pour le moins abracadabrantesque selon laquelle, si j’ai bien compris, le groupe Eiffage, qui n’a pas obtenu le marché de la NRL, aurait envoyé une jeune femme aux grandes jambes et aux poches bien remplies, soudoyer des élus de la Région. A vrai dire, je n’ai rien compris du tout à cette histoire « capilo-tractée » (tirée par les cheveux) comme pour faire diversion par rapport à l’enquête toujours en cours que mène le PNF (Parquet national financier) de Paris depuis bientôt 4 ans. En tout cas, cette fille tombée du ciel, présentée sans le dire comme une espèce de « call girl », arrive comme un cheveu sur la soupe ou comme un poil sur un flanc. On m’a dit que les gendarmes de la section de recherches ont entendu, la semaine dernière, des personnes de la pyramide inversée sur le dossier de la NRL. Je me suis renseigné en appelant la caserne Vérines. Un gendarme m’a répondu : « je vois de quoi vous parlez. Je me renseigne et je reviens vers vous tout de suite ». Depuis jeudi dernier, le gendarme n’est plus jamais « revenu » vers moi !

A mon humble niveau, ce que je retiens de la NRL tel que cela a été publiquement présenté dans la presse, c’est que le marché de 1,6 milliard d’euros a été attribué au groupement Vinci-Bouygues-Colas, que ce marché prévoyait un coût et un délai de livraison. Je me souviens aussi d’un élu qui avait juré, la main sur le cœur, « qu’il n’y aura pas un seul euro de dépassement ». Autrement dit, que les contribuables qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs n’auront pas à payer plus que 1,6 milliard d’euros. Toujours à mon humble niveau, je pensais qu’une fois le marché passé, c’était au groupement (et non au maître d’ouvrage) d’aller chercher la matériau nécessaire (les roches massives) pour construire la route à laquelle, faut-il le rappeler, adhère la grande majorité de Réunionnais. Je constate que la route, version viaduc, avance à pas de géant mais qu’en revanche, concernant la digue pour laquelle l’ordre de service a été signé il y a quelques mois par le président de Région, elle serait un peu comme le mouvement « En Marche », c’est-à-dire en panne, faute de roches massives, pourtant disponibles à la carrière (du concurrent NGE) prête à l’exploitationdu côté de Dioré à Saint-André.

Je constate que la route, dans sa globalité, contrairement à ce qui a été prévu dans le contrat initial, a pris du retard, mais qu’aucune pénalité de retard n’a été réclamée par le maître d’ouvrage. Alors que le groupement, lui, réclame des millions au maître d’ouvrage. Trop compliqué pour moi ! Laissons la justice faire son travail. Antérieurement, dans un journal local, on nous avait expliqué sur deux pages qu’il y avait une histoire de « barbouzes », lesquels auraient fait main basse sur des ordinateurs. Et maintenant, ce même journal vient nous expliquer qu’Eiffage, le « moins disant » aurait envoyé une jolie « tantine » au corps de Naïade et au visage d’ange faire des yeux doux à des élus pour essayer d’obtenir le marché. Comme le dirait si bien Brigitte : « il faut arrêter les conneries maintenant ! » Non, vraiment trop compliqué pour moi tout ça ! Vite, messieurs et mesdames les fins limiers du PNF, éclairez les contribuables que nous sommes sur ce dossier ! Moi je n’ai confiance qu’en la justice de mon pays !

« Quand Me Baloup tombe la robe ! »

C’est bizarre, la presse bien pensante pourtant riche (en infos) n’en a pas fait écho. Pas une ligne dans les médias. Et pourtant, l’affaire méritait bien quelques mots. Cela s’est passé jeudi dernier au tribunal correctionnel. Me Jean-Michel Baloup, avocat parisien, s’est retrouvé à la barre, cité à comparaître suite à une requête formulée par Abdul Cadjee, Jacques Tillier et la SAS Journal de l’île de La Réunion. En décembre dernier, l’avocat de Nassimah Dindar avait déclaré lors d’une conférence de presse tenue à Saint-Denis, ainsi que lors d’une interview sur Antenne Réunion et sur la presse en ligne, que plainte allait être portée contre le propriétaire du JIR pour « tentative de corruption » sur la personne de la présidente du Département. Juste avant cette affaire, le tribunal venait d’examiner, jeudi, un autre dossier, à savoir un refus d’insertion d’un droit de réponse de l’ex présidente du Département par le JIR. On vous passe les détails y compris l’amalgame fait par certains sur « refus d’insertion d’un droit de réponse et diffamation » et j’en arrive directement à la deuxième affaire, celle concernant personnellement Me Jean-Michel Baloup. Pour se faire, Me Baloup assurant lui-même sa défense, a enlevé sa robe pour se présenter comme un citoyen lamda face à l’avocat du JIR, Me Philippe Creissen (qui est aussi l’avocat de la Région). Là encore, je vais vous passer les détails juridiques et les jurisprudences de la Cour de Cassation et autres juridictions sur lesquelles s’est brillamment appuyé le citoyen Baloup, spécialiste du droit de la presse, pour renvoyer dans les choux, en deux temps-trois mouvements et sans effets de manches (puisqu’il n’avait pas de robe) son interlocuteur en faisant remarquer que la plainte n’a pas été adressée à la bonne adresse, qu’elle n’a pas respecté la distance entre le domicile de la personne concernée et le tribunal où est jugée l’affaire et que, par dessus tout, le délai était prescrit. Bref, tout ce qu’on apprend au cours des toutes premières années de Droit à la Fac. Les juges se sont retirés un instant pour rendre aussitôt leur verdict. Le JIR, son président et son directeur général avaient, via leur avocat, demandé à eux trois 90 000 euros de dommages et intérêts à Jean-Michel Baloup. Le tribunal les a condamné à verser chacun 3000 euros au citoyen Baloup. Le délai d’appel expire le 15 octobre.

Puisqu’on est au tribunal, je profite de l’occasion pour vous rappeler qu’en un an, Freedom.fr, site internet de Radio Free Dom, s’est pris quatre procès dans les pattes, par la Région. Sur les quatre procès, avec notre avocate Me Béatrice Boyer-Bigot, nous en avons déjà gagné trois. La Région a fait appel. Le quatrième est en cours d’examen.

Cela ne nous empêchera pas de continuer à couvrir de façon objective l’actualité de la pyramide inversée ainsi qu’à vous rendre compte, chers lecteurs, tout aussi objectivement, des actions publiques de son président Didier Robert comme nous le faisons d’ailleurs pour toutes les autres collectivités et les autres élus. A ce propos, nous rappelons, que l’exécutif régional a déposé, vendredi dernier, une gerbe sous l’Arc de Triomphe à Paris, dans le cadre du centenaire de la disparition de l’aviateur réunionnais Roland Garros, héros de la Grande Guerre. Le président Robert était accompagné de son épouse et d’autres collaborateurs lors de ce déplacement, comme on a pu le voir sur Facebook. Rappelons que Didier Robert se bat depuis plus d’un an auprès du gouvernement – il a également déjà écrit au président de la République – en faveur de la panthéonisation de Roland Garros.

Y.M.

([email protected])

 

 

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10 Commentaires sur "« Il faut arrêter les conneries maintenant ! »"

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Life is beautiful
Invité
Life is beautiful

Elle y Bat karé même ! Fais pitié d’emorifiter sur les contribuables avec un appareil photo !!!!!

Zot i profite bien
Invité
Zot i profite bien
Les élus n’ont que faire des critiques des gens et rien ne peut les faire détourner de leur objectif : LE POGNON . Ils sont là pour PROFITER UN MAX ,élus à vie et en famille , cumuls d’indemnités , 15 vices présidents à la région et aux départements , des dizaines d’adjoints aus conseils municipaux , un tacon de communautés CASUD , CIVIS , CINOR , CIREST , un tas de sociétés mixtes ou des postes de présidents et de vices présidents sont créés uniquement pour se faire du fric . Ils profitent pour embaucher épouses , membres de… Lire la suite »
Simanze
Invité
Simanze

Ben certains élus les pareil caméléon même Kan la poin soleil les enterré Kan soleil i chauffe zotes cour dessous Ratenon n’a raison problème quotidien des familles réunionnais i interesse pas zotes paye zimpo loyers chers nourriture chers dans les surfaces pis travail pi rien du tout paye loyer plein près 800 euros par mois la commune salaires depuis X temps i bouge pas les bailleurs sociaux i augmente loyers à gogo et nous dan tous sa nou traîne crève la faim retraité pareil pourvu zotes boyo les bien remplie zotes compte n’a tjrs dessus bandes d incapable

THOR
Invité
THOR

Une chronique toute en finesse et humour mais qui traite de sujets graves et sensibles, MERCI M. Montrouge pour ce moment de réflexion et d’éclairage sur une actualité pas jolie jolie.

Floriane 97432
Invité
Floriane 97432

tous les maires/ députés/ sénateurs / président de CIVIS- cinor- Tco., du Département, et j’en passe , ne se déplacent pas avec leurs conjoints! Ça frôle le ridicule

Tourner virer
Invité
Tourner virer

Si je comprends bien votre édito, TILLIER a commencé à donner un avant goût « pourri » concernant les magouilles de la NRL. Qui plus est avec une Call Girl ! On comprends mieux la venue du PNF et de Madame Houlette à la reunion le 13 septembre 2018. Ces dossiers qui puent vont enfin voir le jour et je crois que « certaines » vont faire plus que pitié ….. à suivre donc et à vous suivre yves Montrouge pour vos informations plus qu’interessantes……….☝️

Aline
Invité
Aline
Merci pour cette analyse qui nous change du chiffon du samedi où on n’y comprend rien tant tout est un ramassis de règlements de compte et d’insultes pour tout ceux’ qui pourraient être contre le Président de Région. Pour ce qui est du Président de la république, il faut qu’il arrête avec ses insultes, son arrogance et ses provocations » . Il me fait rappeler un certain élu qui a perdu son mandat très récemment . Cela se voit qu’il n’a jamais éte confronté à la misère des gens qui ont 1 rsa ou smic chaque mois pour faire vivre leur… Lire la suite »
Happy
Invité
Happy

La manière TILLIER la écrit samedi son l’édito i voit baisement i arriv pour la route littoral. Li essaye mette la fote sur vinci- bouygues- eiffage, le groupement mais au fond TILLIER i conné le baisement dans la cour i sa va arriver. Lé doss lo zaffair

CONTRIBUABLE
Invité
CONTRIBUABLE

QUAND LE PRESIDENT SE DEPLACE AVEC EPOUSE ET TOUTE LA COMPAGNIE DE LA REGION APPAREMMENT LA FACTURE S’ELEVE A +DE 400.000 EUROS..
EN TOUT ETAT DE CAUSE J’AI HONTE POUR CES RATONS LAVEURS.. VIVEMENT LE PNF NOUS DONNE DES NOUVELLES..

casimcc
Invité
casimcc

Maman Macron a tiré les oreilles de son fiston !!!! faut arrêter d’insulter et de mépriser les gens ….regardez son CV….des études minables, aucun charisme….même mon dentiste est plus diplômé que lui !!!! la photo avec les jeunes, un doigt d’honneur, prouvent sa débilité profonde !!! merci de publier