Insultes et dénigrement : le SNJ remet les points sur les « i »

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A Free Dom, le média du peuple réunionnais (aussi bien la radio que le site internet), nous partons du principe que personne ne détient le secret de la science infuse. Et s’ils nous arrivent de faire des erreurs (l’erreur étant humaine), on essaye autant que faire se peut de les corriger.

Dans mon édito d’hier intitulé « liberté de la presse : les quatre donzelles invitent le directeur général du JIR à un débat public », j’en ai fait une, que je reconnais humblement. D’ailleurs, la secrétaire générale adjointe du Syndicat national des journalistes Réunion-océan-Indien, qui est manifestement une de mes fidèles lectrices, n’a pas manqué de me le rappeler afin de mettre les points sur les « î ». En effet, dans cet édito, je m’interrogeais sur le fait que le SNJ n’avait pas réagi lorsque sa secrétaire générale Réunion-océan-Indien, salariée du journal de l’île, avait été taxée de « Bécassine hystérique » par le directeur général du JIR. En réalité, le syndicat avait bel et bien réagi. Mais c’est moi qui n’avais pas vue. Une omission due sûrement à mon absence du département à cette période. C’était en juillet dernier. Aussi, à la demande de la secrétaire générale adjointe du syndicat, nous rectifions le tir en publiant intégralement la lettre ouverte que le SNJ avait adressée, en juillet dernier, au directeur du JIR. La voici :

« Lettre ouverte à Jacques Tillier »

Le Syndicat national des journalistes écrit au directeur général du Journal de l’île de La Réunion, qui s’en était pris publiquement, dans un éditorial, à notre représentante du SNJ Réunion-océan Indien.

Monsieur le Directeur général,

Ainsi que nous vous l’avons déjà exprimé il y a quelques jours dans un courrier resté sans réponse, c’est avec colère et effarement que le Syndicat National des Journalistes a pris connaissance de votre éditorial du 17 juin dernier, titré « Jacquet Hoarau, une vieille trique ». Par deux fois, dans ce texte, vous vous en prenez à la secrétaire générale de la section Réunion-océan Indien du SNJ, en la traitant de « Bécassine ». Certes sans la nommer, mais tous ceux qui la connaissent l’ont aisément reconnue dans cette succession de petites phrases empoisonnées.

Plusieurs confrères l’ont spontanément appelée pour lui manifester leur soutien dès la parution de ce brûlot ni drôle ni pertinent, juste destiné à vous justifier, en réponse à un communiqué du SNJ contestant la dérive actuelle du JIR, devenue « la voix de la Région » aux yeux de ses lecteurs.

Que vous ne soyez pas d’accord avec le contenu d’un tract syndical, c’est une chose. Que vous vous permettiez de dénigrer publiquement votre propre salariée, en maniant l’insulte, en est une autre, inadmissible. Cette attaque personnelle constitue une forme de pression intolérable sur une représentante du personnel, qui n’a fait que relayer l’expression des adhérents du syndicat, et plus généralement d’une partie de nos consoeurs et confrères réunionnais.

Cette attitude infantile et regrettable traduit une volonté évidente de bâillonner la section locale du SNJ, et notre consoeur, à qui vous vous êtes déjà permis -au nom de quoi ?- de « conseiller » d’arrêter de diffuser des tracts ! Alors que le JIR était jusqu’au 5 juillet dernier en situation de redressement judiciaire, la direction a tiré prétexte de ce contexte difficile pour faire passer d’inacceptables dérives éditoriales. C’est le rôle du SNJ, au nom des salariés, de dénoncer ces pratiques. C’est le rôle du SNJ, au nom des journalistes, de vous demander des comptes sur la politique éditoriale de l’entreprise. En effet, malgré les demandes répétées de la rédaction, la direction du JIR n’a jamais clairement affiché sa ligne éditoriale… tout en faisant pression sur les journalistes qui ne respecteraient pas cette ligne non dite.

Il fut un temps pas si lointain, en 2012, lors de vos derniers démêlés avec Philippe Hersant, où vous avez été bien content de trouver un soutien dans la profession et ses instances. Si vous avez la mémoire courte, ce n’est pas le cas du SNJ. Nous attendons des excuses, et un retour imminent à un mode de communication et un dialogue plus constructif avec nos représentants.

Alors que le JIR vient de franchir douloureusement le cap d’une période de redressement judiciaire qui a duré dix-huit mois, et abouti à la suppression de 35 emplois, le SNJ est persuadé que la presse écrite, à la Réunion comme partout ailleurs, a encore de belles pages à écrire, si tant est qu’elle parvienne à se renouveler et à tourner le dos à certaines pratiques dépassées. En clair, ce n’est pas avec ce genre de méthodes, et des écarts de langage sans intérêt, que le JIR retrouvera la confiance des lecteurs, assurera son avenir et la pérennité de l’emploi de ses salariés.

Lire le texte original sur le site du Syndicat national des journalistes.

 

 

 

4 Commentaires

  1. Justement, le SNJ, à propos de l’affaire du « Tangue » et de ce journaliste mis en prison après la plainte « Tillier », vous avez réagi ?

  2. d’une maniere generale ca me fait penser a tous ces gens qui crachent leur mepris sur les syndicats inoperants, inefficaces pour justifier de ne jamais lire les informations syndicales ), jamais se bouger quand il y a un appel à reagir et qui se pointent la gueuele enfarinée une fois que la bataille est perdue en demandant « mais pourquoi les syndicats n’ont rien dit quand le gouv a fait passé ca »?

    c’est a se demander si au fond ils n’ont pas la peur de s’interroger sur leur propre lacheté, esperant que les autres aillent à la bagarre pour eux pendant qu’eux restent au chaud.

  3. Le SNJ titille le titilleur, Jacques Tillier, le grand canard du JIR.

    Et le JIR, avec le beau fromage de 2 millions d’euros, est le journal presque officiel de Didier Robert.

    N’oublions pas que l’obscur Le Claire était à la pyramide inversée, chez Didier Robert. Et notre obscur caneton se met en lumière en écrivant des articles pour abattre les ennemis du phénix de la pyramide inversée ! Le caneton fait comme son papa, le grand canard du JIR, le grand-père KAL des cocotiers !

    Conclusion : il faut un mouvement TSDR (Tout Sauf Didier Robert) pour les prochaines régionales. Je veux bien en être le secrétaire; ma plume altruiste ne demande qu’à agir. Pour mieux pimenter, il faut créer une page Facebook avec pour intitulé TSDR. Affûtons nos pacifiques armes !

    Et si tout va pour le mieux, le phénix de la pyramide inversée va s’écrier : « Le titilleur m’a tuer » ! Ainsi soit-il.

    http://www.courriers-reunion.fr/Fromage.html

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