La chanteuse France Gall est décédée selon attaché de presse

dans People

Isabelle Gall nait le 9 octobre 1947 à Paris. Son père, Robert Gall (1918-1990) est ancien élève du conservatoire, chanteur et auteur (notamment de La Mamma pour Charles Aznavour). Sa mère, Cécile Berthier, est la fille de Paul Berthier (1884-1953), cofondateur de la Manécanterie des Petits Chanteurs à la Croix de Bois. C’est en famille qu’elle s’initie à la musique en commençant le piano à 5 ans, puis la guitare vers 11 ans. Adolescente, elle fait de la musique avec ses deux frères, les jumeaux Patrice et Philippe.

La petite Isabelle est surnommée « Babou » par sa famille, surnom qu’elle porte encore aujourd’hui. Son père, devant son caractère déjà affirmé, lui octroie le titre de « petit caporal ». Au printemps 1963, son père l’incite à enregistrer quelques chansons et très rapidement, il lui signe un contrat chez Philips où Denis Bourgeois est déjà directeur artistique de Serge Gainsbourg. On lui impose de changer de prénom … elle deviendra « France » Gall. Le jour de ses 16 ans, son premier disque est diffusé à la radio : « Ne soit pas si bête » est un succès.

Par la suite, Serge Gainsbourg lui écrit de nombreuses chansons qui se placeront très vite en tête du hit-parade comme par exemple « N’écoute pas les idoles » et « Laisse tomber les filles ». Elle collabore avec de nombreux paroliers dont Joe Dassin, Pierre Delanoë et Alain Goraguer. Fin 1964, c’est avec regret qu’elle enregistre la chanson pour enfants « Sacré Charlemagne » qui se vendra à plus de 2 millions d’exemplaires dans le monde entier. Le 20 mars 1965, France Gall représente le Luxembourg au Concours Eurovision de la chanson. Elle gagne avec « Poupée de cire, poupée de son » (Gainsbourg / Goraguer). Le chanson dépasse les frontières européennes et est alors enregistrée dans pas moins de cinq langues, dont le japonais.

En 1966, Gainsbourg lui écrit la chanson « Les Sucettes ». Un titre qui provoquera un malaise pour France Gall quand elle comprendra, plus tard, le sens réel des paroles. Par la suite, les disques de France Gall ne rencontrent pas le même succès.

En 1967, « Teenie Weenie Boppie », chanson avec laquelle Gainsbourg signe une charge contre le LSD, fait un grand flop qui marque la fin de leur collaboration. A la fin des années 60, France Gall entame une carrière outre Rhin où elle enregistre régulièrement jusqu’en 1972 avec une équipe spécifique qui composera des chansons en allemand. Beaucoup d’Allemands croiront d’ailleurs pendant longtemps que France est de leur nationalité. Jusqu’en 1971, les chansons qu’elle sortira en France, notamment avec la maison de disques « La compagnie », ne rencontreront pas le succès.

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