La politique du règlement de comptes

dans Actualités/Edito de Yves Montrouge/Politique

Affligeant ! Des scènes affligeantes qu’on a pu suivre grâce aux réseaux sociaux, sur le live Facebook de Free Dom notamment. On a vu, vendredi soir et samedi toute la journée, au paroxysme de la crise, une trentaine de jeunes gens, néo-bacheliers, accompagnés de leurs parents fatigués, siéger puis dormir à même la moquette de la salle de la commission permanente de la Région, à Moufia, Saint-Denis. Des gamins obligés de mendier, de quémander une aide de l’Etat et de la Région non pas pour aller faire la fête ou passer des vacances, mais pour leurs études et pouvoir subvenir à leurs besoins dans le cadre de leur leur formation. Des jeunes hommes et femmes, tous étudiants en filière carrière sanitaire et sociale qui, brutalement, se sont vus privés d’une aide, d’une allocation étudiante d’environ 700 euros mensuels dans le cadre de la mobilité. Juste après l’obtention de leur bac, début juillet, leur parcours du combattant a commencé. Ils ont ainsi été ballotés entre les services de Ladom (Etat) et ceux de la Région. Une mésentente entre les deux institutions ? Un malentendu ? Ou une réelle volonté de suppression de cette aide ? On ne sait pas vraiment puisque les deux parties ne cessent de se renvoyer la balle depuis une quinzaine de jours. Mais agacés par cette situation méprisante, les parents et les étudiants ont décidé, il y a une semaine, de médiatiser cette « injustice ». En commençant par se rassembler à la pyramide inversée, puis par se rendre en préfecture, pour revenir ensuite à l’hôtel de Région où ils ont décidé tout compte fait de passer la nuit de vendredi face à l’absence de réponse de la part des administratifs et élus régionaux qui se sont pourtant relayés mais en se contredisant les uns et les autres et en gérant de façon « gros doigt » ce dossier d’aide à la mobilité aux étudiants inscrits dans les filières carrière sanitaire et sociale. En l’absence du président de Région (actuellement en vacances en famille outre atlantique selon la pyramide inversée), plusieurs élus et administratifs (Alin Guézelo, Faouzia Vitry, Cécile Affeejee, Patrice Bertile…) ont tenté de répondre aux revendications légitimes des parents et des étudiants. En vain. Il aura fallu que les étudiantes et les étudiants pleurent quasiment en direct, supplient, se prosternent, mendient, devant toute La Réunion, il aura fallu que les parlementaires Huguette Bello (PLR), Ericka Bareigts (PS) et Jean-Hugues Ratenon (FI) poussent une gueulante, il aura fallu enfin que les frères Robert de Saint-Leu, Thierry et Pierrick s’emmêlent, il aura fallu que la conseillère régionale de l’opposition Karine Nabénésa, sonne le tocsin pour qu’enfin une solution puisse être trouvée, samedi matin. Après que les étudiants et leurs parents aient à subir quand même quelques humiliations (refus de certains services de leur donner à manger, coupure volontaire de l’électricité à la Région…)

La honte ! Quelle image pour la collectivité ? Comment les services de la Région, les élus et administratifs concernés ont-ils pu, à ce point, laisser pourrir cette situation ? Certes, le président et la directrice de la Com’ sont absents. Comme tout un chacun, comme tous les pères et mères de famille, ils ont eux aussi le droit de prendre des vacances. Mais force est de constater que durant leur absence, sur ce dossier des étudiants de l’IFSI précisément, la communication a complètement « merdé » et la gestion « politique » (au sens noble du terme) a manifestement foiré. Ce n’est que samedi matin, lorsque le 3e vice-président de la Région, Vincent Payet, a eu au téléphone Didier Robert et qu’ils en ont parlé, entre d’autres sujets (la création de la Régie du très haut débit notamment), que les affaires se sont accélérées, que les services de Ladom, sollicités plus d’une fois par ceux de la Région, ont décidé de se bouger le popotin pour éviter aux étudiants et à leurs parents de passer une seconde nuit dans de telles conditions. Il aura donc fallu plus d’une semaine de manifestation de la part de cette trentaine d’étudiants pour que Ladom et la Région daignent enfin accorder leurs violons et comprendre que ces gamins ne peuvent pas être sacrifiés sur l’autel des économies alors que dans leurs discours ronflants, nos politiques ne cessent de flatter cette jeunesse réunionnaise « avenir de La Réunion » et de la présenter comme un véritable « pilier ».

Nous l’avons encore vu, fin juin, lors de la restitution du Livre Bleu (Assises de l’Outre-mer) à l’Elysée, le Président de La République en personne, la ministre des Outre-mers et tous les élus locaux présents, parmi lesquels le président de la Région en première ligne car très proche du pouvoir national, ont loué avec insistance « cette jeunesse ». Côté cour (devant les caméras), on caresse ainsi la jeunesse dans le sens du poil et côté jardin, (en coulisses), les services de l’Etat (Ladom) et ceux de la Région chipotent sur quelques centaines de milliers d’euros, prêts à laisser sur le bord de la route cette jeunesse réunionnaise qui veut réussir pour ne pas venir gonfler les chiffres du chômage,. Mais heureusement que ces jeunes gens ne se sont pas laissés faire. « Z’enfants i pleure pas i gagne pas tété », comme dit le proverbe. Leurs parents contribuables ont également tenu bon. Les étudiants devraient pouvoir profiter de leur bourse. Il ne reste plus qu’un dernier réglage à concrétiser entre Ladom et la Région dès aujourd’hui. Ce « gros bordel » aurait pu être évité, d’autant que par les temps qui courent on ne peut pas dire que le président de Région est fâché avec l’Etat. Bien au contraire. Didier Robert ne cache pas sa proximité avec la vision politique du gouvernement et celle de la présidence de la République. Région et Etat auraient dû s’entendre à merveille sur ce dossier d’aide à la mobilité en faveur des étudiants en carrière sanitaire et sociale. A moins que cette entente « Etat-Région », « Didier Robert-préfet », ne se limite qu’à la gestion du dossier de la NRL ! Nous y reviendrons dans un instant. Ce « gros bordel » aurait pu aussi être évité, d’autant que ce n’est pas l’argent (de France et d’Europe) qui manque dans notre île, mais encore faut-il qu’il soit utilisé à bon escient.

SUR INJONCTION DE DIDIER ROBERT, PRÉSIDENT DE RÉGION, NOUS AVONS SUPPRIMÉ LE PASSAGE QUI SUIT :

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Pour l’instant, les étudiants peuvent dire merci au jeune élu Vincent Payet, délégué au… numérique. Normalement, ce sont Faouzia Vitry (éducation) et Yolaine Costes (mobilité) qui auraient dû se charger de ce dossier, mais la première a été relativement discrète, quant à la seconde, elle est actuellement en vacances. Didier Robert devrait rencontrer les parents et les étudiants cette semaine, à son retour de vacances, et leur apporter des explications sur ce gros « couac » qui a jeté le discrédit sur la politique régionale

La Petite-Ile dans le collimateur

 En parlant de l’argent des impôts, s’il y a en a un qui n’est pas du tout content, c’est bien Serge Hoareau, le maire de la Petite-Ile, commune où devait être réalisé le deuxième lycée hôtelier de La Réunion, après celui de Saint-Paul. Les études avaient déjà été financées, mais le maire de la Petite-Ile a appris récemment que le maître d’œuvre de l’opération, c’est-à-dire la Région a finalement changé d’avis. Le lycée hôtelier s’implantera du coup à l’Etang-Salé, chez Jean-Claude Lacouture, le candidat vaincu de la présidence du conseil départemental le 18 décembre dernier. Jean-Claude Lacouture était le candidat de Didier Robert. Or, Serge Hoareau a voté en faveur de Cyrille Melchior, candidat soutenu par tous les autres leaders de la droite locale, sans oublier les centristes Nassimah Dindar et Thierry Robert. Faudrait-il y voir aujourd’hui un règlement de compte politique dans cette décision de « délocaliser » le futur lycée hôtelier de la Petite-Ile à l’Etang-Salé. Sans doute. C’est ce que Serge Hoareau a laissé entendre. Mais à vrai dire, il n’y a là rien de bien surprenant car, en janvier dernier, trois semaines après la défaite de Lacouture à la présidence du Département, rappelez-vous, le président d’Objectif Réunion n’a pas caché ses intentions. Sur ce point précis, il a été d’une transparence totale. Dans une vidéo amateur qui avait fait le buzz sur les réseaux sociaux, il annonçait clairement lors de l’inauguration de la permanence électorale de Nathalie Bassire au Tampon qu’il allait revoir ses relations avec certains politiques et qu’il n’allait plus « nourrir » ses opposants en finançant leurs projets dans les communes. On peut dire que le président de Région a tenu sa promesse. Il fait ce qu’il a dit. Rien de plus, rien de moins. De même, nombreux sont les contractuels dans les établissements scolaires ou associations de Saint-Pierre, Saint-Louis, Bras-Panon et d’autres communes de droite « pro-Melchior » à se plaindre chaque jour du non-renouvellement de leur contrat par la Région. Certains d’entre eux envisagent de se regrouper à l’échelle de l’île pour aller manifester devant la pyramide inversée à la rentrée. A suivre !

Poudroux, cheval de Troie d’Objectif Réunion à Saint-Leu pour 2020 ?

Restons dans le domaine politique pour parler de la législative partielle dans la 7e circonscription qui devrait se dérouler les 23 et 30 septembre prochains. Les candidats commencent à se faire connaître. Chacun à sa façon : Aurélien Centon et Patrick Savatier ont choisi Facebook pour se déclarer publiquement. Ils mènent une campagne timide. A se demander s’ils avaient vraiment envie de se présenter à cette bataille électorale ou s’ils ont été envoyés là pour « faire le tas », pour essayer d’éparpiller les voix. Dans une élection, il y a ceux qui peuvent faire gagner mais il y a aussi ceux qui peuvent faire perdre. Les deux responsables associatifs sont connus pour être régulièrement aidés par une collectivité locale dans leur domaine d’action. En tout cas, sur le terrain de la 7e circonscription, ils brillent par leur discrétion. Perceval Gaillard, de la France Insoumise, a lui aussi choisi Facebook pour déclarer sa flamme (électorale) aux électeurs et électrices de la 7e circonscription. En choisissant une mise en scène assez particulière ou le député Ratenon, qui aime mimer Mélenchon, l’interroge face à la caméra.

On apprend ainsi via cette vidéo postée sur les réseaux sociaux samedi que Gaillard, qui s’exprime en créole, a été « docker », ouvrier… dès son plus jeune âge à La Réunion. Une vraie mise en scène pour faire près du peuple.

Vendredi dernier, Jean-Luc Poudroux a pour sa part opté pour la méthode très classique de la traditionnelle conférence de presse afin d’annoncer sa candidature « d’homme de consensus » à droite, tout en se positionnant comme le « trait d’union » entre Michel Fontaine et Didier Robert. L’ancien maire de Saint-Leu affirme avoir déjà rencontré les deux hommes politiques de droite et… d’En Marche ? Plutôt « apparenté », car pas encore encarté. Mais en dépit de l’admiration que Didier Robert porte au chef de l’Etat et au Premier ministre, pas sûr qu’il prenne toutefois sa carte LREM vu que Macron dégringole grave dans les sondages (27% seulement pour sa côte de popularité) depuis l’affaire Benalla. La chute est affolante !

Actuellement en vacances – il devrait rentrer cette semaine vers le 10 – certains laissent entendre que Didier Robert ne serait pas vraiment intéressé par cette législative partielle dans une circonscription MoDem, jugée difficilement gagnable. En revanche, tout sera mis en œuvre par Objectif Réunion pour prendre ses marques sur Saint-Leu en vue des municipales de 2020. Le rôle de Jean-Luc Poudroux que certains vont jusqu’à qualifier de cheval de Troie d’OR serait de totaliser un maximum de voix dans cette législative partielle, plus précisément sur Saint-Leu, afin de préparer le terrain à un jeune aux prochaines municipales. Ce jeune ne sera ni Bruno Lauret, ni Gérard Indiana et encore moins Joël Pontalba. Ce jeune venant du Tampon, ancien de l’Ecole militaire de la commune éponyme, grand amateur de Basket et fan de Tony Parker, devrait s’installer prochainement sur Saint-Leu pour se préparer aux échéances de 2020 dans cette commune de l’Ouest, en laissant ainsi le champ libre à Nathalie Bassire au Tampon. Il pourra, dit-on, compter sur toute l’aide d’OR. Nous vous en reparlerons ultérieurement.

Pour en revenir à la 7e circonscription, et en dépit des cris de joie poussés par le cabinet de Région au 4e étage, le 6 juillet dernier, après avoir appris la destitution de Thierry Robert par le Conseil Constitutionnel, l’entourage du président d’Objectif Réunion ne se fait pas beaucoup d’illusion sur la législative partielle, sachant que nombre de leaders de droite ne marcheront plus avec lui, après l’épisode du 18 décembre dernier au Département et le flot de paroles aussi bêtes que méchantes qui a été prononcé. Sans compter que certains laissent également entendre que, après Thierry Robert, la prochaine tête qui devrait tomber sur le billot des réseaux proches du pouvoir serait celle de la sénatrice Nassimah Dindar, histoire de faire le « grand nettoyage » à droite et au centre afin de « dégager » le chemin des régionales de 2021. Attention, il ne faut pas sous-estimer le poids de certains réseaux en politique !

7e circonscription encore, quid de Pierrot Dupuy ? Plus de nouvelles pour l’instant ! A gauche, Emmanuel Séraphin a tenu une conférence de presse hier, jour du seigneur. Comme en 2017, il défendra sans surprise les couleurs de Pour La Réunion (PLR), parti politique présidé par la députée et conseillère régionale Huguette Bello.

La carrière de Bois-Blanc : « c’est une des priorités de l’Etat »

Passons à un tout autre sujet : la NRL. Pour vous dire que le chantier fait son bonhomme de chemin. Il avance rapidement et sûrement. Pour vous dire aussi que les digues se feront. Avec un peu de retard, mais elles se feront avec de la bonne roche massive des carrières réunionnaises, celle des Lataniers – Vanessa Miranville a dit oui à Didier Robert pour 21 millions d’euros – et celle aussi, et surtout, de Bois-Blanc à Saint-Leu, même si Jean-Luc Poudroux ne le voit pas forcément d’un bon œil. Thierry Robert, son frère et toute la clique pourront donner de la voix comme ils veulent, la carrière de Bois-Blanc s’ouvrira. Si vous suivez ce dossier, vous n’êtes pas sans ignorer, comme l’a signalé « Le Quotidien » la semaine dernière que l’Etat, via le préfet Amaury de Saint-Quentin, va déposer un recours cassation contre l’annulation du Schéma départemental prononcé en mai dernier par la Cour d’appel de Bordeaux. Je vous l’avais annoncé dès le mois de mai. C’était évident. Pas question d’abandonner à ce niveau du chantier. Dans ce dossier (ce qui n’a pas été le cas pour les étudiants en IFSI), l’Etat et la Région marchent main dans la main. Ils s’entendent comme cul et chemise et se mettent au service du groupement d’entreprises qui a obtenu le marché de la NRL. C’est ainsi. Et si vous n’êtes pas content, passez votre chemin, il n’y a rien à dire. Le chef de l’Etat en personne l’a dit fin juin dernier à l’Elysée lors de la restitution du Livre Bleu des Outres-Mers. « La Nouvelle Route du Littoral fait partie des priorités de l’Etat… ». Le préfet a donc pour ordre de « libérer » cette carrière de Bois-Blanc sans laquelle le groupement ne pourra pas opérer pour terminer les digues de la NRL. Coûte que coûte, Didier Robert et Amaury de Saint-Quentin, qui s’entendent donc très bien, y compris avec Matignon, feront tout ce qui est en leur pouvoir pour ouvrir cette carrière saint-leusienne. Le conseiller municipal et communautaire Thierry Robert, ex député au sang chaud n’a qu’ bien se tenir. Et il ne devrait pas tomber dans le piège de la provoc’ qui pourrait lui être tendu par certains « envoyés » (comme les camionneurs). Il peut y avoir pire que la destitution d’un mandat de député : la prison de Domenjod à Saint-Denis, par exemple, en cas de dérapage organisé dans une manifestation ! D’aucuns prétendent que sa tête serait toujours mise à prix ! Et j’en connais quelques uns, ceux-là mêmes qui avaient sabré le champagne et crié de joie le 6 juillet dernier, qui aimeraient tant le voir croupir dans une cellule.

Booba, Kaaris et Benalla : liberté pour l’un, prison pour les autres

Sans transition aucune, passons à l’affaire Benalla et à celle de Booba/Kaaris, les deux rappeurs français. Deux poids, deux mesures ? Je ne vais pas vous refaire le film. Il y en a un, Alexandre Benalla pour ne pas le nommer, que la presse dans son ensemble présente comme étant le « petit protégé » d’Emmanuel Macron. Lui, il s’est déguisé en flic avec casque à visière et brassard de police avant de tabasser publiquement, place de la Contrescarpe à Paris, deux manifestants lors de la manif du 1er mai. Sous les yeux de la police (la vraie) et en toute impunité jusqu’à ce que Le Monde révèle l’affaire, vidéo à l’appui. Benalla a été entendu par un juge, qui a ordonné une perquisition chez lui à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). C’était le 20 juillet dernier. Un vendredi. Les flics se sont pointés à l’adresse en question, en présence du sieur Benalla mais la porte n’a pu être ouverte, faute de clé. Benalla a refusé de se montrer coopérant. Un scellé a été placé sur la porte et les flics sont revenus le lendemain matin, samedi, cette fois avec un serrurier. La porte a été ouverte. Et surpriiiiise !!! L’armoire dont avait parlé Benalla et qui était censée contenir des armes avait disparu dans la nuit de vendredi et samedi… malgré le scellé de la police. Le coffre-fort l’a marche tout seul ! Rocambolesque !

Depuis, Benalla accorde des interviewes à la presse (écrite et audiovisuelle) en toute liberté.

Quel rapport me direz-vous avec Booba et Kaaris ? Ok, j’en conviens, ces deux-là ne sont pas des enfants de chœur. Ils sont à l’origine d’une mémorable bastonnade qui s’est déroulée, le mercredi 1er août, à l’aéroport d’Orly Ouest, hall 1. Les deux rappeurs se sont cognés dessus, de façon spectaculaire, il faut le reconnaître, créant quelques frayeurs au passage, dans un lieu public, tout en cassant quelques flacons de parfum dans le duty free de l’aéroport. Comme Benalla, ils ont été entendus. Mais Booba (Elie Yaffa de son vrai nom) et Kaaris (Okou Armand Gnatouri) ont été, eux, écroués sur le champ jusqu’à la tenue de leur procès, prévu au 6 septembre prochain. Le premier à Fleury-Mérogis (Essonne) et le deuxième à Fresnes (Val-de-Marne). Benalla a été mis en examen pour « violences en réunion » (en réunion avec qui ? Avec la police ?) et placé sous contrôle judiciaire. Les deux rappeurs ont été mis en examen, sont passés en comparution immédiate devant le tribunal de Créteil avant d’être placés en détention pour « événement grave » survenu dans un aéroport international « vitrine de la France ». Whoaoouuuh !!! En clair, en se bagarrant entre eux tels des chenapans, Booba et Kaaris ont fait honte à la France. Tandis qu’en totochant « vigoureusement » un pauvre bonhomme et une pauvre dame qui manifestaient le 1er mai à Paris tout en se substituant à la police, Benalla qui, « n’est pas l’amant d’Emmanuel Macron » (comme l’a rappelé lui-même le Président de La République lui-même), n’a fait honte ni à la France, ni à la police française, ni au chef de l’Etat. Vive la justice française ! Passez moi l’expression, mais y’en a qui ont vraiment « le cul bordé de nouilles » ! (avoir beaucoup de chance).

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10 Commentaires sur "La politique du règlement de comptes"

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Piton la boue
Invité
Piton la boue

Quand le grd TR les expulsé y envoi le ti frère cabas amer y ti les branche idem Carine effacer dans les rangs la politique y aboie pour faire images mais n’a pu faudrait ce groupe de clown y sava tire feuille parce que zot y fait pu la une du porte parole du public encore moin pour eux même à prendre conscience qu’ils ont plus et pas de grade. Pour prendre le devant de la scène effacer

2021
Invité
2021

Rendre les gens inéligible en achetant leurs vastes réseaux, c’est possible! Ne jamais oublier que la roue tourne…. et que la chute fait mal

Cocode
Invité
Cocode

Life is short, Life is money, power, fiesta, & travel by region reunion !

San maritain
Invité
San maritain

Thierry est un personnage qui gêne car il dit et dénonce les anomalies. TR a ses chances pour les prochaines régionales mais on fait tout pour Le mettre derrière les barreaux, car beaucoup savent qu’il peut encore bouger ce thierry car il a la race. Thierry ne lache rien , une partie de la population silencieuse est avec toi

Jimmy cuvelier
Invité
Jimmy cuvelier

Mon contrat tos n’a pas ètè renouvelè au dèpartement, qui veut bien m’aider svp merci.

Loc
Invité
Loc

Allé woire prefet lu débloqu tou lui

L'argent nou nana
Invité
L'argent nou nana
Le fric ce n’est pas ce qui manque en politique , cela explique pourquoi les candidats se bousculent pour être élus , cela explique pourquoi beaucoup de gens cherchent une place dans les mairies , région , département et autres assemblées . Il y a tellement de fric que les élus embauchent qui ils veulent, quand ils veulent , avec le  »salaire  » qu’ils veulent , pour faire ce qu’ils veulent . Les élus voyagent gratis quand ils veulent avec qui ils veulent . Un élu , battu aux élections, est embauché du jour au lendemain , par les assemblées,… Lire la suite »
steph
Invité
steph

oteyyy voilà une bonne nouvelle! allez la jeunesse!!

FAUCON MALTAIS
Invité
FAUCON MALTAIS
L’ honorabilité en politique est a revoir que ce soit en métropole ou OUTRE – MARINS mais …..pour les outres – mers réélire un maire d’une commune qui est ou a eu des problèmes avec la justice …..CECI EST BIEN DE VOTRE FAUTE NON ,?……Quand aux aides financières pour les jeunes qui doivent partir en métropole pour suivre des études SUP ……ou autres …..Là vous devez vous en prendre non pas au conseil ..Régional et Général….mais directement à la MINISTRE DE L’EDUCATION SUP à PARIS . donc le Gouvernement ……MACRON…… POSEZ LUI LA QUESTION VIA VOTRE DEPUTE .
laura
Invité
laura

rein que te te lire j’ai mal au crane !!!!! à part dire du mal de tout le monde !!!!! remplace Macron, crane d’œuf !!!!!