La Réunion qui gagne et… les « maloki »

dans Edito de Yves Montrouge/Politique

Tout d’abord, une bonne fête de la Pentecôte à vous toutes et à vous tous ! Que l’Esprit saint qui est venu sur Marie et les apôtres 50 jours après Pâques puisse atteindre, guérir et purifier encore aujourd’hui tous les cœurs impurs, tous ces êtres animés d’un esprit vindicatif, au cœur rempli de haine et de violence, tous les « maloki » et donneurs de leçon prétentieux et arrogants qui se prennent en ce bas monde et, plus particulièrement à La Réunion, pour des grands justiciers, des gouverneurs ou des colonialistes sans foi ni loi. Mais quoi qu’ils fassent, qu’ils couinent ou qu’ils aboient, qu’ils vocifèrent ou qu’ils maudissent les magistrats, la justice, celle qui dit et applique le droit, rien que le droit, finit (et finira) toujours par passer en se frayant un chemin vertueux dans les méandres des réseaux mafieux pour clouer le bec à tous les « gros ker ».

Ludovic Mussard fait partie de ceux qui croient en la justice de son pays. A sa place, on en connaît qui se serait déjà tiré une balle dans la tête ou se serait déjà jeté sous la rame d’un métro. Mais grâce au soutien des siens, de sa famille, de quelques amis et surtout d’Huguette Bello, députée de la deuxième circonscription, Ludovic Mussard n’a jamais jeté l’éponge. Pour ses enfants (5 ans et 4 ans), pour son épouse qui a toujours été à ses côtés, Ludovic Mussard, 31 ans, n’a jamais baissé les bras, bien qu’affaibli par la prise des antidépresseurs. Depuis 2015, il essaye d’obtenir justice. Il avait déposé plainte à deux reprises pour harcèlement sexuel, accusant nommément son supérieur hiérarchique à la Région, du temps où il bossait encore dans cette collectivité. Le jeune homme qui tenait tant à son travail pour subvenir aux besoins de sa famille a dû subir toute une série d’humiliations de la part de son vicieux chef de service. Nous vous en avions déjà parlé de cette affaire, fin de l’année dernière, lorsque celle-ci, bizarrement, avait été « classée sans suite » par la justice locale. Et pourtant, Ludovic Mussard avait fourni aux autorités judiciaires des preuves accablantes : textos, vidéo montrant son chef de service en train de se masturber jusqu’à éjaculation, en guise de déclaration d’amour à son subalterne c’est-à-dire à Ludovic. Dans un premier temps, Ludovic Mussard avait été entendu par les gendarmes de Saint-Leu qui, sur ordre du Parquet, ont transféré le dossier aux policiers de Malartic qui ont aussitôt bouclé l’affaire. En octobre 2017, le procureur de la République a décidé de la « classer sans suite pour preuves insuffisamment caractérisées », s’asseyant ainsi, si on puis dire, et sur les preuves tangibles et sur toutes les dénonciations de Ludovic affirmant avoir été victimes de mains baladeuses aux fesses, dans l’entrejambe, d’avoir été plaqué au sol plus d’une fois dans les toilettes par son harceleur sexuel aussi bien dans les locaux de la pyramide inversée que lors des missions professionnelles en métropole ou à Bruxelles. Tout avait fini à la poubelle, y compris la vidéo dégueulasse. Rangée, classée. Plus d’affaire ! Même son avocat sudiste ne lui prenait plus au téléphone, comme s’il avait la peste. Comment est-ce possible, en 2017, en France, pays des Droits de l’Homme ? Il a dû avoir anguille sous roche ? Ou peut-être une incompréhension de la part du pouvoir judiciaire ? Ou bien encore un manque de temps ou d’effectif qui fait que la justice n’a pu correctement faire son travail ? De là à classer l’affaire sans suite comme s’il ne s’était rien passé, comme si Ludovic Mussard avait tout inventé, ce n’était pas acceptable. Raison pour laquelle, le jeune homme devenu presqu’un légume, un cadavre ambulant assommé par les comprimés de Lexomil ou autres Aroxyl, mais croyant en Dieu plus que jamais, plutôt que de crier lâchement à l’injustice sur la place publique, a pris son courage à deux mains et a décidé de relever la tête pour défendre son honneur et sa dignité. Tout en se disant que la justice ne peut pas classer une affaire pour laquelle il n’y a jamais eu d’enquête. Pas même le début d’un commencement. Rien. Ludovic Mussard, aidé d’Huguette Bello, est donc parti frapper à toutes les portes des organismes que la France met à disposition des citoyens pour la défense de leurs droits lorsqu’ils considèrent que ceux-ci sont bafoués. Comme par hasard, l’enquête vient d’être ré-ouverte à La Réunion. Son avocat réunionnais a lui aussi redonné signe de vie. Il vient de déposer auprès du Doyen des juges une plainte avec constitution de partie civile contre le chef de service en question (qui, depuis, a été promu par son employeur dans une antenne décentralisée de la Région) mais également contre six autres collaborateurs et conseillers du cabinet de la pyramide, sans oublier l’employeur. Ludovic Mussard qui n’avait jamais baissé la tête, vient de reprendre espoir, même si sa vie est de plus en plus compliquée. Il ne perçoit plus, depuis mars dernier, qu’un demi traitement de la Région pour vivre et faire vivre sa famille. Depuis le début de cette affaire, pour fuir les menaces dont il a fait l’objet, il a été contraint d’aller se réfugier en métropole. Mais Ludovic Mussard est un croyant et il croit bien entendu en la justice de son pays. Il est persuadé que cette justice finira bien par passer un jour. Il attendra le temps qu’il le faut. En silence. A suivre !

Paillottes de l’Ermitage : que justice soit faite pour Antony et Clément !

Un peu comme Ludovic Mussard, Antony et Clément, les deux activistes « démolisseurs » de paillottes illégales croient également en la justice de leur pays. Mardi dernier, le tribunal a décidé de renvoyer leur affaire à une date ultérieure. Normal. Rien ne presse. La justice doit tout prendre tout son temps pour pouvoir analyser tous les éléments avec recul. Il n’y a pas le feu. Il y a d’autres priorités. Force est de constater que Antony et Clément, ces deux militants du KURR (Kolectif Union Réyoné Responsab) ainsi que Karl Bellon du Collectif du DPM (Domaine Public Maritime) ont fait des émules dans l’océan Indien. Je vous conseille à ce titre un très bon article paru récemment dans « L’Express » de l’île Maurice et signé de la journaliste Joëlle Elix. Le titre de l’article dit déjà tout : « Les Mauriciens n’ont que des restants, des falaises et des galets ». L’auteure explique, en s’appuyant sur les témoignages de Rama Valayden ex du Mouvement Républicain (MR) et de Yann Kookoomsing du Collectif « AKNL » (Aret Kokin Nu Laplaz) que sur les 335 kilomètres de plages publiques que compte l’île Maurice, seulement 49,6 km sont accessibles au peuple mauricien. Les 288 autres km ont été bradés par les élus aux grands groupes industriels. Sans doute contre monnaie sonnante et trébuchante.

Ce combat pour la récupération des plages publiques en faveur de la population avait débuté avec feu James Beurty David du Mouvement Républicain. A noter que le papa d’un des activistes réunionnais, Clément Dubar, a aussi pour prénom « Beurty ». Comme le souligne Yann Hookoomsing, « il nous reste 12% des plages. A ce rythme, à l’avenir, les Mauriciens n’auront recours qu’au soleil et à la piscine… ».

Les consciences s’éveillent ici et ailleurs. Le mouvement est en marche. Le peuple ne se laissera plus marcher sur les pieds, ni l’Etat brader les plages publiques. On comprend mieux ainsi la prise de position du préfet Amaury de Saint-Quentin qui, très sensible à la revendication plus que légitime du Collectif DPM et à l’action menée par le KURR (sans la violence bien entendu) a décidé de chasser les restaurateurs hors-la-loi du domaine public, afin de rendre la plage à la population réunionnaise. S’il n’y avait pas des hommes comme Karl Bellon, des Antony et Clément, des préfets comme Amaury de Saint-Quentin, les Réunionnaises et les Réunionnais n’auraient eu comme seul recours pour faire trempette que les piscines municipales. Ou leur bassine d’eau dans leur cour à l’ombre du manguier.

Encourageons La Réunion qui se bat !

Qui l’aurait cru ? Le prix de la baguette-tradition est revenu à un Réunionnais, à un Saint-Paulois précisément. Laurent Encatassamy, un « marmaille la kour » vivant dans les hauts de Saint-Paul. C’est un peu comme si le prix du meilleur « macatia » ou du meilleur bonbon piment de France avait récompensé un Savoyard ou un Champenois… Ce qui prouve bien – au cas où certains pourraient encore douter – que « nou lé pas plus, nou lé pas moins » que celles et ceux qui prétendent détenir la « culture supérieure ».

Contrairement à ce qu’on peut lire ici ou là, nos jeunes Réunionnais sont des battants. Laurent Encatassamy, Didier Hoarau, le jeune Saint-Pierrois de 24 ans, Kelly Rangama, la chef étoilée qu’on ne présente plus, et il y en a bien d’autres encore, sont des Réunionnaises et des Réunionnais qui ne ratent pas une occasion de mettre leur île en l’air. Nous les avons rencontré la semaine dernière dans les cuisines du Sénat où Didier Hoarau a fait venir Kelly Rangama, dans le cadre de la semaine créole pour promouvoir les produits réunionnais et faire « découvrir notre richesse culinaire » aux parlementaires. Une très belle initiative saluée par des sénateurs mais aussi par des ministres et des conseillers techniques de l’Elysée, de Matignon et autres ministères. Saluant cette belle initiative, la sénatrice Nassimah Dindar en a profité pour convier la ministre des Outre-mer Annick Girardin et le conseiller de l’Outre-mer à l’Elysée, Stanislas Cazelles, à déjeuner dans le restaurant du Sénat et à savourer les produits de notre belle île intense. Profitant de leurs déplacements professionnels dans la capitale, Cyrille Melchior, président du Département, Joseph Sinimalé, maire de Saint-Paul et Ibrahim Dindar, président du Cnarm, Serge Hoarau, vice-président du Département, ont également pris part à ce déjeuner où plusieurs dossiers de La Réunion ont pu être évoqués. L’occasion aussi pour eux d’encourager les jeunes Réunionnais qui « osent » et qui se battent pour mettre La Réunion à l’honneur, pour encourager La Réunion qui gagne non sans douleurs, non sans difficultés. Mais ces jeunes Réunionnais tiennent bon. Didier Hoarau est un ancien élève du Lycée hôtelier de Saint-Paul. Il a débarqué à Paris il y a quatre ans. Il a fait son chemin en se levant tôt tous les matins, en bravant le froid et en allant prendre le métro. Tout comme ses petits camarades passés par le biais du CNARM à Paris qui fait un gros boulot au niveau de l’insertion par la mobilité. Cyrille Melchior a pu le constater sur place.

Lors de son séjour à Paris, le président du Département a là encore abordé plusieurs dossiers importants avec ses interlocuteurs : celui du « numerus clausus » en faculté de médecine, de la compensation du financement des allocations individuelles de solidarité (APA, PCH et RSA). Comment expliquer que sur un millier d’étudiants en médecine en 1ère année à La Réunion, à peine 100 places seulement sont accordées au département alors que, dans le même temps, la France manque de médecins et se voit obligée d’en faire venir des pays d’Europe de l’Est, d’Afrique ou d’ailleurs où le cursus est moins rigoureux, moins exigeant ? Pour éviter ce « désert médical » et donner plus de chances aux Français d’où qu’ils soient, de la France hexagonale ou ultra-marine, Cyrille Melchior a plaidé en faveur de ce dossier à la demande des parents qui veulent la réussite de leurs enfants. Accompagné de son DGS le préfet Pierre Bayle et de son directeur de cabinet Julien Hoarau, le président du Département a également rencontré Stanislas Cazelles (Elysée), Gilles Lagarde, directeur de cabinet du Président du Sénat, afin d’évoquer plusieurs dossiers institutionnels en cours ; Xavier Brunetière (Matignon); Dominique Bussereau, président de l’ADF (Assemblée des Départements de France). Une dizaine de rendez-vous importants en deux jours. Pas le temps de « bat’ caré » et de faire du tourisme !

Idem pour Joseph Sinimalé, accompagné de son directeur de cabinet au TCO, Teddy Sorret, qui s’est déplacé dans l’hexagone avec une feuille de route ciblée, à savoir deux missions dont la première consistant à préparer la venue de André Yché, président du directoire de la CDC Habitat (ancien groupe SNI) dans le cadre d’une visite de terrain à la Saline-les-hauts programmée dans la semaine du 11 juin. La restructuration du bourg de la Saline est portée par la SIDR qui a été rachetée par la CDC Habitat. Cette rencontre a eu lieu mardi 15 mai. Il y a tout un travail de fond qui est mené à ce niveau. Cela nécessite des rencontres en métropole en fonction de l’agenda de ces personnes.

Deuxième mission à Paris pour Joseph Sinimalé : le tri des déchets créateurs d’emplois. En effet, devant la baisse des emplois aidés, le maire de Saint-Paul et président du TCO souhaite pouvoir trouver une réponse pour les publics à faible employabilité. Le tri et la revalorisation des déchets pourraient constituer une des pistes intéressantes. Des expériences ont été lancées sur le territoire de la côte ouest (TCO) au travers d’Atelier Chantier d’Insertion (ACI) qui récupèrent aujourd’hui du matériel électroménager, des palettes de bois et du textile pour leur donner une seconde vie. Ces ACI doivent pouvoir pérenniser leurs structures pour pérenniser les emplois. D’où le sens de la visite faite au maire de Chanteloup-les-Vignes qui a reçu, le mercredi 16 mai Joseph Sinimalé et Teddy Sorret, en leur faisant visiter une des structures de tri et de valorisation du textile grâce à une entreprise d’Insertion installée dans toute la France. « C’est vers ce type de structure que l’on souhaite faire évoluer nos ACI », a expliqué le président du TCO, lequel a eu droit aux honneurs du « Parisien ». Joseph Sinimalé a repris l’avion jeudi soir. Teddy Sorret quant à lui a honoré les rendez-vous professionnels déjà calés depuis La Réunion : avec le député européen Jean-Marie Cavada. «Le député européen qui s’intéresse beaucoup aux enjeux liés au numérique et plus particulièrement dans les territoires éloignés de la France métropolitaine m’a accordé deux heures d’entretien », explique le directeur de cabinet de Joseph Sinimalé. Et pendant que nos élus et collaborateurs multiplient les rendez-vous en métropole, qu’ils se soucient de savoir comment se portent les jeunes Réunionnais ayant choisi la mobilité pour ne pas se tourner les pouces dans leur île faute de boulot, qu’ils prennent le temps d’aller encourager ces jeunes Réunionnais qui souhaitent mettre La Réunion à l’honneur dans le cadre de la semaine créole… il y a des « maloki », cachés derrière leur ordinateur dans leur bureau climatisé, qui passent leur temps à casser, à dénigrer, à insulter, à rabaisser systématiquement.

Complètement « dengue » !

Rentrant de Paris, hier matin, par le vol d’Air Austral, qui est arrivé aux environs de 8 heures, j’avoue – et je n’ai pas été le seul – avoir été quelque peu choqué par le message délivré dans l’avion par la chef de cabine. Au-delà du verbiage habituel auquel on a droit avant d’atterrir dans quasiment tous les pays concernant les plantes et animaux interdits et susceptibles d’être « bloqués » par les services de Douanes, la chef de cabine s’est par ailleurs attardée sur « nos » moustiques. Et elle conseillait alors de prendre une batterie de précautions pas possibles dont des vêtements longs (même par grosse chaleur ?) pour se protéger des moustiques dévastateurs. On imagine le touriste couvert de la tête aux pieds avec bonnet et gants pour éviter le moustique. De quoi foutre une vraie trouille aux « pauvres » touristes qui débarquaient pour la première fois dans notre île et qui ont dû se demander intérieurement s’ils n’auraient pas mieux fait d’aller à Maurice que de venir s’aventurer dans la « jungle » réunionnaise telle décrite indirectement par la chef de cabine. Laquelle n’est évidemment pour rien dans cette affaire puisqu’elle n’a fait que lire un message que lui a transmis sa direction.

Mais c’est quoi cette communication de crise ? Qui a demandé de lire ce genre de message franchement bête et méchant ? Ça va quoi ! L’avion se posait à La Réunion, département français, pas en pleine jungle ou brousse ! Elle aurait pu aussi ajouter de ne pas se baigner à l’Ermitage ou dans les autres lagons où rôdent en longueur de journée toute une armée de requins affamés. Je n’ai jamais entendu dire qu’il y avait des moustiques ou des requins en me posant à Maurice, des serpents et des crocodiles en me posant en Australie, du paludisme en me posant à Madagascar, de la leptospirose en me posant à Paris où les rats (gros comme des chats) se battent pourtant en duel à proximité des restos dans les rues de la capitale, la nuit, y compris dans les arrondissements les plus chics. Ou encore des terroristes au couteau qui attaquent sur les trottoirs parisiens. Avec de tels messages de « bienvenue », pas sûr que l’IRT atteindra l’objectif annuel des 600 000 touristes un jour.

Un chauffeur déstabilisé mais toujours menaçant

Je vous avais parlé dans l’édito de la semaine dernière d’un chauffeur un peu spécial qui sévit dans une des grandes collectivités locales en se conduisant comme un petit roitelet sans doute avec la bénédiction de son employeur et du cabinet de ce dernier. Je vous avais raconté les us et coutumes de ce chauffeur qui fait la pluie et le beau temps dans cette collectivité et dont la femme (la deuxième en titre) remplissait systématiquement le coffre de sa voiture personnelle de tout ce qui restait comme boustifaille après chaque cocktail organisé par la collectivité en question. Ses quelques lignes parues dans un simple édito ont mis en ébullition le 4e étage. Mais, en revanche, ces quelques lignes ont « soulagé » nombreux agents qui, au sein de cette collectivité n’en pouvaient plus du comportement irrespectueux de ce chauffeur se croyant au-dessus des lois et se permettant parfois d’insulter les agents ou alors de « couper les têtes » qui ne lui convenaient pas, en se vantant de pouvoir agir comme bon lui semble, en toute impunité par rapport à sa hiérarchie. Selon nos informations, suite à la parution de ces quelques lignes, le chauffeur, manifestement déstabilisé, a piqué une colère noire et s’est promis de trouver « les balances » pour leur faire sauter à la corde. Il est même allé raconter dans les couloirs de la collectivité d’avoir placé, grâce aux réseaux dont disposerait son employeur dans le monde judiciaire, mon téléphone sur écoute afin de capter les messages des agents qui balancent. Par ailleurs, il a aussi promis une titularisation à tout contractuel qui lui livrerait le ou les noms des « balances ». Dans le même temps, une note de service est sortie dans cette collectivité pour demander à certains agents de ramener d’urgence leur portable professionnel au service informatique pour un « formatage ». Certains craignent un « flicage » de la part de leur hiérarchie. Pour l’instant, le chauffeur « petit chef » en colère et à la langue trop pendue se tient à carreau malgré tout, sachant que ses faits et gestes, ainsi que ceux de sa madame, employée au sein de la même collectivité, sont surveillés. Je termine en restant dans cette même collectivité où un chef de service, plus précisément au niveau de la logistique, vient d’être rappelé à l’ordre par sa hiérarchie pour avoir mis, lors de la notation, un « avis défavorable » à certains employés que d’aucuns qualifieraient de « fictifs » car ils ne sont quasiment jamais présents dans le service. Et qui dit « avis défavorable » dit arrêt du contrat. Ce chef de service s’est vite fait, bien fait remonté les bretelles par la DRH et le cabinet. Et, d’un coup de plume, il a été contraint de transformer « l’avis défavorable » en « avis très favorable » pour que les copains, copines, gros bras et emplois fictifs ne soient pas inquiétés. Elle est pas belle la vie !

Y.M.

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25 Commentaires sur "La Réunion qui gagne et… les « maloki »"

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Joe
Invité
Joe

Bonjour rien pas un mot sur l’ffaire du poteau qui à tuer mr louiso et classé sans suite par le proc sur ordre……..

Clindoeil
Invité
Clindoeil

Bon lundi de Pentecôte à tous, Mr Montrouge !
Nous avons de bons talents et oui il faut le souligner… et inversement, des raclures, du IZNOGOUD de service là, celui qui aboie fort, « je veux devenir khalif à la place du khalif ». Et ceci faut le dénoncer ! Et je terminerai par un soutien à Mr Mussard, et lui lancerai cette phrase:  » Avec courage tout se gagne, TENEZ BON ! » Et un clin d’oeil à Anthony et Clément…

gogo
Invité
gogo

MAGOUILLE

noe
Invité
noe

« La justice humaine est pour moi ce qu’il y a de plus bouffon au monde ; un homme en jugeant un autre est un spectacle qui me ferait crever de rire s’il ne me faisait pitié, et si je n’étais forcé d’étudier maintenant la série d’absurdités en vertu de quoi il le juge. » (Gustave Flaubert)
Et la « séparation des Pouvoirs » n’arrange rien car les juges se sentent au-dessus de tout , en leur âme et conscience ….

Pipic
Invité
Pipic

Maloki…tel qu’on est on juge son prochain…nest ce pas mon rouge?

Foutor
Invité
Foutor
Comme chaque début de semaine le réveil est brutal et cauchemardesque après la lecture de votre edito. D’habitude je rigole en espérant que ces krévèr de nourriture et de sexe éprouveront de la honte et marcheront tête baissée la queue et la foufoune replié entre leurs grasses cuisses. Mais là c’est juste à vomir c’est impossible que de pareils faits sordides dignes des plus grands criminels psychopathes se produisent au sein même de nos collectivités. Quelle horreur. Les noms des juges complices, du gros pervers de la région et des caïds menaçant doivent être porté à la population . Mr… Lire la suite »
Foutor
Invité
Foutor
Mr Montrouge je l’ai déjà dit , auparavant j’avais du mal à vous lire je ne comprenais pas toujours où vous vouliez en venir. Depuis quelques temps je m’incline devant votre courage et votre grandeur d’âme. Je suis tellement contente de vous voir redonner toute sa noblesse au journalisme. Beaucoup de vos confrères donnent à présent dans le clientélisme et dans la censure du vrai à des fins financier ou par peur de ne plus pouvoir exister. Vous Mr Montrouge Continuez dans cette percée de la vérité et de la divulgation, dans cette proximité avec nous le petit peuple malheureux.… Lire la suite »
Pffff
Invité
Pffff

C’est vrai Foutor a entièrement raison.Pourquoi ne pas lire votre édito sur les ondes à chaque parution. Les gens en sortiraient moins naïfs.

clindoeil
Invité
clindoeil

c’est clair !!!

opopo!!!
Invité
opopo!!!
Merci pour votre propos !!!! On est capable de se mobiliser pour défendre notre littoral …..on devrait etre capable de se mobiliser contre cette injustice à l’égard de monsieur MUSSARD qui subit la dictature des harceleurs sexuels qui continuent toujours à sévir à la Région …il est temps que les responsables soient condamnés …si nous ne faisons rien …cela va continuer de plus belle ….il y a des preuves accablantes …il n’est pas normal que l’on détruise la vie d’une famille sans se mobiliser contre ces politiques qui cautionnent cela !!!! ….c’est tout simplement inadmissible ….et si nous ne faisons… Lire la suite »
Foutor
Invité
Foutor

Très belle réactivité opopo. J’abonde dans votre sens de réflexion. Comment accepter en tant que citoyen de la France réunionnaise que notre sol porte autant d’infamies nourries et commises par ceux qui nous gouvernent et qui indemnisent les Prédateurs sexuel, les voleurs les profiteurs,les magouilleurs,les détourneurs pour leurs crimes.
Il faut que le peuple se réveille.il faut un contre pouvoir populaire car notre démocratie et surtout notre justice est complètement anéantie, corrompu. Je suis d’avis qu’il ne faut plus rester spectateur. Madame Bello encore merci et nous serons dans vos rangs pour soutenir le Mussard.
Bravo à vous opopo.

Nicolas le malouin
Invité
Nicolas le malouin

Les reseaux maçonniques du president de region sont helas …

Saint Expedit priez pour eux
Invité
Saint Expedit priez pour eux

Réseau maconnique c’est pour un temps! Rien n’est éternel ….

opopo!!!
Invité
opopo!!!
Bonjour !!! Réseau maçonnique ou pas !!! …la force est au peuple ….n’oubliez surtout pas que CAHUZAC était dans la même confrérie…et pas des moindres …cela ne la pas empêché d’être condamné….quand les citoyens s’en donne la peine et la volonté ….n’oubliez surtout l’histoire de WEISTEIN le plus grand producteur d’hollywood…..le réseau maçonnique ne pourra jamais arrêter toutes ces voix qui s’élèvent de plus en plus contre toutes ces perversités qui sont contraires à l’idéologie du même réseau !!!!….n’oubliez pas ….n’oubliez pas qu’un certain député européen a été obligé de démissionné compte te qu’il a été surpris en plein délit… Lire la suite »
L'époque
Invité
L'époque

Merci pour votre soutien et nous nous tenons à votre disposition pour toute mobilisation pour Mr Mussard. Vous pouvez prendre contact par le biais de M. Mont-Rouge

Sophie
Invité
Sophie

Chauffeur la faim, la point mangé son caz , zenfant premier lit pour nourrir , zenfant 2 eme lit, 3ème lit. Y faut bien baise manzé la collectivité en quantité, y fé honte Ayo comme diré mauricien

Rosie
Invité
Rosie

Fan de Mr Montrouge !!!!!

Pffff
Invité
Pffff

Moi aussi!

gobalraja
Invité
gobalraja

bjr M. Monrouge! Bon l’esprit saint ne t’habite pa encore! tu as encore beaucoup trop de colère entoi! ravi d’apprendre que tu étais en France pour des vacances ou une formation????Mais dis moi, des Réunnionais qui se lèvent tôt pour faire avancer l’île , y en a! on le sait! Dans le MIR, que je lis, là où tu travaillais avant! j’apprends que , nén’a un paquet de créoles qui mettent la Réunion en l’air!!!

Zake
Invité
Zake

Prochain cocktail dans cette collectivité j’emmenerai Ma sacoche et mes barquettes, au moins j’aurai de quoi nourrir mon immense famillle recomposée aussi! Le président de region tolère ce type de comportement de cet Agent? Complice des vols de repas, d’eau coco, de bouquets florals, de boissons alcoolisées…. lamentable- et image dégradante pour ces fonctionnaires

Louis
Invité
Louis

Dindar toujours président du cnarm! À quel titre, c’est à se demander! Il l’est devenu grâce à Nassimah et à son mandat de conseiller! Qu’attend Melchior pour reprendre la main? Ah oui, c’est vrai, Nassimah est toujours dans ses pattes!

Kas lé kui
Invité
Kas lé kui

A quand un édito sur les avantages consentis à la dite dame du chauffeur?
La dite dame ne ferait elle pas partie du lot de fictifs mal noté?

Saint Expedit priez pour eux
Invité
Saint Expedit priez pour eux

Femme du chauffeur est un AS en écriture! Mdr …. je peut , tu peut, il peux…. xptdr

Volsan
Invité
Volsan

Chef i marche le cul serré là i aime le zhomm coma arrêté fait ri la gueule

lecteur régulier
Invité
lecteur régulier
mais qu’est-ce qu’il raconte? A la Réunion depuis des dizaines d’années rien n’a bougé sur les plages du littoral, personne n’a envahi personne. Les quelques établissements de l’Ermitage occupe à peine 0,5 % des bordures du littoral et n’ont pas l’intention d’envahir les plages. Alors comparer cette situation à celle de l’île Maurice est de la mauvaise fois et fayoter avec le Préfet pour se le mettre dans la poche pour la suite des évènements est ridicule. Pour les deux coupables effectivement justice sera faite contre des voyous violents et pour les restaurants , mon petit doigt me dit qu’un… Lire la suite »