L’Aurar répond à la Chambre régionale des comptes, au JIR et à David Gruson

dans Actualités/Infos Réunion

Après avoir fait l’objet de plusieurs pages dans le JIR suite à un rapport provisoire de la Chambre régionale des comptes, la directrice générale de l’AURAR, Marie-Rose Won Fah Hin, a décidé de répondre point par point à la Chambre régionale des comptes, ainsi qu’aux « attaques » du JIR (Journal de l’île de La Réunion) et à la tribune libre de David Gruson, ancien directeur du CHU à La Réunion.

Il y a d’abord une tribune de Marie-Rose Won Fa Hin intitulée « la calomnie, fille du Diable ». La voici :

« Suite aux derniers événements en date, j’ai décidé de vous transmettre l’intégralité de la réponse de l’AURAR au rapport provisoire de la CRC. Je me sens en effet délié de l’obligation de conserver un caractère confidentiel à la procédure contradictoire devant la juridiction financière dès lors que le rapport provisoire a été diffusé et qu’il constitue le support d’un nouvel épisode d’une campagne de lynchage médiatique engagée depuis 21 mois par le journal de l’île de La Réunion, lequel a déjà été 2 fois condamné pour diffamation. 21 mois de mensonges, d’amalgames et de calomnies dont la répétition (130 articles …) a eu pour effet les actions et contrôles engagés par la sécurité sociale, la chambre régionale des comptes et les services fiscaux.

Au-delà du fond sur lequel nous reviendrons dans le cadre d’une information publique dans les prochains jours, je vous invite à lire les éditos et pseudos enquêtes publiés par le JIR. Elles révèlent les méthodes et l’acharnement d’une équipe de journalistes emmenée par son directeur, Jacques Tillier, ancien journaliste de Minute qui terrorise tous les samedis dans des éditos assassins et calomnieux des personnalités réunionnaises.

J’invite tout le monde à s’interroger sur les motivations de David Gruson (ancien DG du CHU de La Reunion, ex Délégué national de la FHF) qui a mis tout son poids dans la balance et son énorme réseau relationnel, depuis la Chambre des comptes où il exerce pour construire de toute pièce la thèse d’un “scandale sanitaire et financier”. Épinglé par un rapport de l’IGAS pour une “gestion calamiteuse du CHU” , limogé de la FHF pour une affaire de corne-cul , le flamboyant communicant s’est autoproclamé “lanceur d’alerte” en publiant des tribunes dans le JIR dont la plus violente (celle du 12/03/2018) a appelle une réponse publique de notre part (“Bas les masques , David Gruson” , en PJ).

De quoi parle-t-on avec ce titre accrocheur de “scandale sanitaire” ? S’il s’agit de l’accès à la greffe rénale, nous rappelons que c’est la mission du CHU de La Réunion et que l’AURAR prend toute sa part dans la préparation à la greffe, au côté des professionnels de santé du CHU. En 2018, les 2/3 des patients greffés à La Réunion étaient issus de l’AURAR.

S’il s’agit du patrimoine de l’AURAR, il a été historiquement constitué – depuis 20 ans – pour servir de support à la prise en charge. Des bâtiments, des équipements … comme tous les établissements de santé.

Nous apporterons prochainement les éléments de compréhension d’une campagne parfaitement synchronisée entre les acteurs d’un réseau activé et entretenu par un grand ordonnateur. Au roi Acab, nous ne serons pas Naboth ».

Réponse à la tribune de David Gruson, ancien directeur du CHU

Il y a ensuite une réponse à la tribune de David Gruson, publiée en mars 2018. Une réponse signée du Dr Christophe KICHENIN, Président du Conseil de Surveillance de l’AURAR, de Marie-Rose WON FAH HIN, Directrice Générale de l’AURAR et
Dr Amar AMAOUCHE, Dr Christian CHUET, membres du Directoire de l’AURAR

« La violente campagne médiatique engagée contre l’AURAR par le Journal de l’île de la Réunion (JIR) depuis 9 mois trouvera son épilogue dans des décisions de justice à venir. C’est l’option que l’AURAR a retenue pour traiter ces attaques grossières, mensongères, outrancières commandées par des intérêts puissants et croisés que le développement de notre groupe associatif dérange. La publication de David Gruson nous oblige à sortir du silence et à prendre publiquement position pour que la vérité soit dite et que tombe le masque de l’imposture. Trop, c’est trop !

Dans cette tribune adressée aux médias, « à titre personnel », David Gruson entend dénoncer le prétendu « scandale de la dialyse » à La Réunion et les « deux poids deux mesures dans les contrôles appliqués aux offreurs de soins à La Réunion ». Pire, il suggère que la « surprévalence triple » de l’insuffisance rénale chronique (IRC) à La Réunion et le manque de greffes rénales sont directement imputables à un modèle de financement que l’AURAR entretiendrait au détriment des patients.

Débarqué avec fracas de la Fédération Hospitalière de France après seulement un an d’exercice, l’ex directeur général du CHU de La Réunion, dont il a ruiné les finances, déclare péremptoirement être « profondément choqué et en colère » à la suite des dernières révélations bobards du JIR : le CICE.

Qu’en est-il exactement ?

Le Directeur général de l’ARS OI, dans un droit de réponse daté du 12/03/18, a démenti les allégations du JIR en expliquant que « la compensation CICE, a été versée depuis 2013 pour les trois établissements sanitaires associatifs de La Réunion : l’ARAR, l’ASDR et l’AURAR. Ces aides ont été allouées par des instructions ministérielles. Cette instruction nationale précise les bénéficiaires concernés et le montant des sommes distribuées. L’ARS a donc transmis à chaque association, sans modification, des crédits fléchés par le niveau national comme l’ont fait toutes les ARS en France. Ces aides venaient compenser des baisses de tarif supportées par les établissements qui ne bénéficiaient pas jusque-là du CICE. S’agissant de crédits fléchés, elles n’ont défavorisé aucun autre établissement et ne constituent pas le traitement de faveur que votre article dénonce. » Une fois encore, le JIR détourne des faits, à dessein.

Prétendre qu’il existe un scandale de la dialyse à La Réunion et une « affaire AURAR » construite sur une accumulation de mensonges et d’amalgames, nous amène à nous poser de nombreuses questions.

Premièrement, le vrai scandale s’il en est, c’est que les patients insuffisants rénaux réunionnais ne peuvent pas bénéficier de greffe rénale au CHU de La Réunion aussi facilement qu’en métropole. Pourquoi ? Selon la mission d’inspection conjointe ARS – Agence de Biomédecine, la raison principale est la mauvaise organisation interne du service de transplantation rénale du CHU et non le manque de greffons prélevés localement. A aucun moment l’Agence de Biomédecine ne met en avant une quelconque responsabilité de l’AURAR. La mission de la greffe rénale est dédiée au CHU, et non à l’AURAR. La mission de l’AURAR est de dialyser les patients qui ne peuvent pas être greffés et ceux en attente de greffe, grâce à une collaboration effective entre les équipes médicales de l’AURAR et du service de transplantation rénale du CHU. Ainsi, la majorité des 330 patients inscrits sur la liste de greffe à La Réunion sont soignés par l’AURAR. Cette semaine encore, un patient de l’AURAR a été transplanté au CHU, preuve concrète de ce partenariat.

David Gruson affirme s’être engagé pour le développement de la greffe rénale pendant les quatre années où il occupait la fonction de DG du CHU de La Réunion. Soit. Pourtant, c’est bien durant cette période que des évènements indésirables graves sont survenus, signalés à l’autorité sanitaire et provoquant cette mission d’inspection. Pour détourner l’attention des patients, de la population, et des acteurs de santé réunionnais sur sa responsabilité personnelle dans cet échec, David Gruson ne trouve rien de mieux que de se placer aujourd’hui en « lanceur d’alerte » !

Deuxièmement, David Gruson évoque un « système opaque pour maintenir contre leur intérêt médical des patients dialysés en centre et en UDM ». Faux. Les faits sont têtus. Sur la totalité des patients traités à La Réunion en centre lourd, 42% sont dialysés à Clinifutur, 30% au CHU-GHER, 16% à l’AURAR, et 12% à Durieux.

Depuis sa création, l’AURAR a toujours prôné l’autonomie et le traitement à proximité des patients : plus de 50 % sont soignés de manière autonome (330 en unités d’autodialyse, et 74 à domicile). Ainsi, contrairement à la propagande de certains chroniqueurs zélés, l’activité de l’AURAR répond complètement au modèle économique préconisé par la Cour des Comptes, à savoir développer la dialyse autonome et la dialyse à domicile.

En parlant de « système opaque », l’IGAS, dans son rapport de janvier 2017, portant sur la période où David Gruson était DG du CHU, souligne que « la situation du CHU a été présentée de façon opacifiée aux instances et à la tutelle (…) altérant le fonctionnement des instances ». Le rapport précise encore que « le système de management a aggravé les risques encourus par le CHU, notamment sur le plan financier, sur le plan juridique et sur le plan de la maîtrise des processus de gestion ». Plus concrètement, « des écritures comptables incorrectes ont construit un résultat éloigné de la réalité des exercices », ce qui a conduit en 2015 à un « refus de certification des comptes par le commissaire aux comptes. »

Alors que l’ancien DG du CHU annonçait publiquement en 2015 à HOSPIMEDIA une amélioration de la situation financière du CHU, les résultats se dégradaient fortement en 2015 (- 20 M€), en 2016 (- 35 M€) et en 2017 (près de 50 M€ annoncés hors aide)

Bref, quand on se prétend lanceur d’alerte et chevalier blanc, mieux vaut être soi-même irréprochable.

Troisièmement, David Gruson regrette le « deux poids deux mesures dans les contrôles appliqués aux offreurs de soins à La Réunion.» Ce fonctionnaire de la Cour des comptes entend-il se soustraire au contrôle obligatoire et périodique des établissements publics de santé ? Ignore-t-il que les établissements privés sont annuellement soumis à l’obligation de certification de leurs comptes ? « Deux poids deux mesures », vraiment ? Difficilement recevable de la part de celui qui est rappelé à l’ordre par l’IGAS pour avoir « négligé les constats, l’analyse et les conclusions de la Chambre régionale des Comptes » issues de son rapport définitif de 2014.

Nous pouvons comprendre que la vérité dévoilée suscite rage, désespoir et amertume et que la tentation dès lors est forte de « faire diversion » en braquant les projecteurs vers d’autres. N’en déplaisent aux détracteurs, les contrôles annuels du commissaire aux comptes, de l’ARS, de la Haute Autorité de Santé (HAS), font état d’une gestion saine et rigoureuse à l’AURAR. Les contrôles des établissements de santé ne portent pas uniquement sur les aspects financiers, mais aussi sur les conditions de réalisation de leur mission de soins. Lorsque David Gruson évoque une « non-pertinence des soins majeure pour les patients » insuffisants rénaux de La Réunion, c’est oublier que l’AURAR est certifiée au plus haut niveau depuis 16 ans par la HAS (note A). Tout le monde ne peut pas en dire autant. Faute de ne pas avoir accordé au projet médical la place qu’il méritait dans le projet d’établissement du CHU, et de ne pas avoir suffisamment accompagné les équipes médicales et soignantes dans le processus d’amélioration continue de la qualité et de la sécurité des soins, la HAS a décidé en novembre 2017 de sursoir à statuer pour la certification du CHU, avec la note D, soit la plus basse appréciation (site scopesante.fr).

Gravement mis en cause par les autorités de tutelle et de contrôle, David Gruson se pose en victime

…. allant jusqu’à parler de « l’existence de situations créatrices de conflits d’intérêt majeurs à des niveaux très importants du système de soins local et dans le cadre de la commission spécialisée de l’offre de soins. » Qui vise-t-il ? A-t-il été témoin de ces pratiques lorsqu’il était en poste à La Réunion ? Aurait-il lui-même bénéficié de passe-droits ? Se poser en lanceur d’alerte lorsque l’IGAS pointe de graves dysfonctionnements au sein du système Gruson, à tous les étages ? Le rapport va jusqu’à pointer « certaines situations individuelles (…) qui nécessitent des réajustements immédiats tant ils sont révélateurs de décalages par rapport à la règlementation ou d’abus ».

Les mots de la Ministre de la santé, Madame Agnès Buzyn, s’adressant à la communauté hospitalière lors de sa visite à La Réunion en septembre 2017, résonnent encore fort aujourd’hui : « Qu’avez-vous fait du CHU de La Réunion ? »

Trop, c’est trop. Il faut mettre fin à une situation qui au-delà de la volonté d’anéantir l’AURAR met en péril tous les efforts des professionnels de santé pour améliorer la prise en charge de l’IRC à la Réunion. Et menace de ruiner la confiance soignant /soigné patiemment construite et indispensable à la qualité des soins. Il faut mettre un terme à une situation qui tourne le dos à la reconstruction nécessaire du programme de greffe rénale à La Réunion. Une démarche qui nécessite de fédérer et non diviser. Il faut cesser de jeter le discrédit sur un système de prise en charge, la dialyse, nécessaire à la survie de milliers de personnes en France. L’AURAR fait partie des six opérateurs de dialyse de l’île et remplit sa mission de soins de manière très engagée, s’investissant également dans la prévention des maladies rénales et la Recherche autour des maladies ODHIR (Obésité, Diabète, Hypertension, Insuffisance Rénale). Cette implication en faveur de la prévention a été reconnue fin 2017 dans le cadre de l’appel à projet national « Expérimentation Parcours IRC ». A ce titre, un montant de 100.000€ a été alloué à l’AURAR de manière fléchée et transparente. Aucun autre opérateur de dialyse n’avait répondu à cet appel à projet. En aucun cas cette attribution n’a lésé un autre établissement de santé de l’île. Nous souhaitons que la presse indépendante puisse mener une enquête comparative sur la prise en charge de l’IRC auprès de l’ensemble des acteurs concernés. Quels types d’activité ? Du plus rentable (le centre lourd) au moins rentable (la dialyse à domicile). Quelles règles de financement et de tarification? Avec quels montages juridiques, quelles filiales ? Où vont les résultats ? Quelle part les opérateurs redistribuent-ils dans la prévention, l’innovation, la formation, la recherche, l’autonomisation et l’accompagnement social des patients ? Surtout, quelle qualité de soins – certifiée par la HAS – assurent-ils aux patients ? « Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire, c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques » – Jean Jaurès ».

Réponse à la Chambre régionale des comptes

Il y a enfin les réponses apportées au rapport provisoire de la Chambre régionale des comptes sur les pré-observations de celle-ci datées du 6 décembre datées du 6 décembre 2018 :

Observations CRC – cahier 1 – Observations CRC – cahier 2 – signé Observations CRC – cahier 2 – suite

 

 

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Transparence974yvanFishPrenez le temps de lireJusitin Recent comment authors
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Jusitin
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Jusitin

A chaque fois c’est pareil avec l’ancien interviewer de mesrine, dès qu’on lui pose problème il se déchaine quitte à dire n’importe quoi. La ministre fait sauter une subvention aux journaux ? Du jour au lendemain elle est traitée de colonialiste, menteuse et j’en passe alors que juste avant tout allait bien … Au tour de l AURAR qui a gagné 2 procès face au même journal et là il se déchaine encore plus. Je l’ai toujours dis, et le dirais toujours, cet ancien journaliste de minute est un fin manipulateur sans scrupule et n’a que faire de l’éthique du… Lire la suite »

Prenez le temps de lire
Invité
Prenez le temps de lire

Il était temps, que l’aurar dise les choses comme elles sont. Il faut prendre le temps de lire, il y a beaucoup de choses intéressantes. On en découvre à chaque ligne, c’est savoureux quand on rapproche des accusations de certains journaux et torchons. Qui croit encore l’édito du samedi?

Fish
Invité
Fish

Bonne lecture du Figaro ! allez vous renseigner !

yvan
Invité
yvan

C EST UNE MAGOUILLEUSE SANS NOM

Transparence974
Invité
Transparence974

Belle mise au point de l’AURAR, pourquoi tant d’acharnement du JIR et de son Thillier, pourquoi un lobbying du JIR auprès de journalistes nationaux pour relayer sa campagne anti AURAR, la réponse est évidente : le JIR est devenu depuis les enquêtes sur la NRL , l’organe de presse de la Région Réunion, depuis d’autres enquêtes planes sur la Région Réunion, et les affaires sur la SPL RMR sont des épines dans le pied de Didier Robert, alors il faut faire de l’enfumage, détourner l’attention de la justice et des enquêteurs, et dans ce registre le Thillier sait y faire,… Lire la suite »