Le bon alignement des planètes pour Vanessa Miranville

dans Edito de Yves Montrouge/Politique

Mais avant de vous parler politique (au sens noble du terme, toujours) un petit détour, si vous me le permettez, par un sujet qui a retenu mon attention cette semaine. A savoir la campagne « I love Maurice » menée dans notre île par nos « cousins » Mauriciens. Mais d’abord, je voudrais m’excuser auprès de nos très nombreux fidèles lecteurs sur un des articles parus sur notre site la semaine dernière et dont le suis l’auteur. Cet article était intitulé : « Maurice sans passeport, c’est possible à partir du 16 août ». C’était en fait une information parue dans la presse mauricienne, expliquant noir sur blanc que les Réunionnais, allaient pouvoir, à compter de cette date (c’est-à-dire le 16 août, jeudi dernier donc) se rendre à l’île Maurice, sans passeport. Une carte d’identité aurait suffit.

Mais quelle n’a pas été la mauvaise surprise pour de nombreux Réunionnais qui se sont fait « refoulés » dans leur agence de voyage et même à celle d’Air Mauritius. Alors que ce dispositif avait déjà, paraît-il (selon la presse mauricienne) été entériné depuis le 10 août dernier par les autorités de Maurice, la mesure en question n’a en réalité jamais pu être appliquée à La Réunion. Nous avions appelé la direction locale d’Air Mauritius qui nous avait confirmé la véracité de cette nouvelle et sa mise en pratique dès le 16 août. Or, ce n’était que du pipeau ! Air Mauritius avait également promis la visite du ministre du Tourisme mauricien Anil Gayan à la Réunion avant jeudi 16 août pour annoncer lui même cette « bonne nouvelle » aux Réunionnais. Finalement, le ministre n’est pas venu. Ce sont deux autres Mauriciens, Arvind Bundhun, le nouveau patron du MTPA (Mauritius Tourism Promotion Authority) et Donald Payen, vice-président d’Air Mauritius, qui ont fait le déplacement jeudi dernier afin de lancer la campagne « I love Maurice ». A savoir le billet d’avion Réunion-Maurice-Réunion à 179 euros et (à vérifier encore) la possibilité de se rendre à Maurice sans passeport… jusqu’au 10 octobre prochain. En sachant que d’ici là, le billet repassera à son prix normal (le double, voire el triple) parce qu’à partir du 10 octobre prochain, ce sera la période de vacances scolaires à La Réunion. Pas couillons nos cousins Mauriciens ! Pas besoin de rappeler non plus que les fameux billets à 179 € ne seront pas extensibles. Courrez-vite si vous avez une envie folle de « Dholl puri ». La plupart du temps, il s’agit d’un attrape-nigaud.

Vous noterez aussi, au passage, que lorsque le patron du MTPA et le vice patron d’Air Mauritius se rendent chez nous, ils séjournent dans un hôtel mauricien de la côte Ouest. Sachez encore, pour la petite histoire, que si le ministre Mauricien Anil Gayan n’a pu se rendre à La Réunion fin de la semaine dernière, c’est parce qu’il était parti en Arabie Saoudite pour le lancement de la campagne de Billboards dans ce pays où Maurice espère attirer 20 000 touristes l’année prochaine.

Il faut dire que l’industrie du tourisme mauricien – même si elle a une longueur d’avance incomparable sur notre tourisme à nous – tourne malgré tout au ralenti depuis quelques temps. Le tourisme mauricien est à la traîne. L’île Maurice est de plus en plus boudée par les Réunionnais (-5%), par les Chinois (-13%), par les Anglais (-3%) etc… Sans compter que Air Mauritius a encore enregistré des pertes au niveau financier. La hausse du prix du pétrole n’explique pas tout. Bref, Maurice rame pour son tourisme. Les Réunionnais constituaient un marché important pour nos cousins Mauriciens. Sauf que les Réunionnais (ils étaient encore 140 000 à se rendre dans l’île sœur l’année dernière) réalisent que le billet d’avion Réunion-Maurice reste le billet le plus cher au monde (plus de 250 euros pour 200 km et 25 mn de trajet), hormis évidemment – très rarement – une opération « coup de pouce » comme « I love Maurice » surtout lorsqu’il y a péril en la demeure (touristique) mauricienne. Les Réunionnais, à juste titre, commencent aussi à comprendre que les vacances en Afrique du Sud ou en Asie du Sud-Est sont très agréables et financièrement abordables. Pour clore ce chapitre, moi j’aurai envie de dire : « I love Réunion ».

Et pourquoi pas de belles vacances dans notre île, apprendre à nos enfants à découvrir notre patrimoine, à prendre conscience de la beauté de nos montagnes et remparts inscrits au patrimoine de l’Unesco. Profiter de La Réunion permettrait aussi de garder nos euros dans le département, au profit de nos structures touristiques locales et donc de l’emploi local, d’autant que, comme à Maurice (hormis une multitude de 5 étoiles), nous avons tout ici : la mer, le soleil et la montagne. Le tout pour moins cher.

En plus, même pas la peine de perdre du temps dans les aéroports à faire la queue au contrôle (interminable) de police dont certains agents à, Plaisance vous regardent comme si vous avez tué leur mère, ni de se taper des kilomètres de route en taxi pour arriver jusqu’à l’hôtel où il faut attendre le début d’après-midi pour avoir sa chambre. La Réunion oté ! A condition que l’IRT et nos élus qui ont la compétence tourisme se bougent davantage via une politique volontariste pour rendre nos hôtels et autres structures d’hébergement (gîtes …) plus accessibles à la clientèle réunionnaise, pour développer et sécuriser nos sentiers de randonnées. A condition aussi que le personnel concerné fasse un effort pour sourire plus franchement et soigner l’accueil.

« Au-delà des querelles politiciennes », insiste Didier Robert

Après le tourisme, la politique. Avec un retour sur « la signature de l’avenant numéro 2 de la convention entre la Région et la mairie de la Possession pour l’aménagement du Front de mer (pilier 2) ». En réalité, pour l’exploitation de la carrière des Lataniers qui, après feu vert de l’enquête publique, permettra de fournir des roches massives au chantier de la Nouvelle Route du Littoral (NRL). La Région poursuit ainsi sa quête de roches massives autour de l’île afin de faciliter le job au groupement bénéficiaire du marché de la NRL, à savoir Bouygues-Vinci-Colas, choisi pour mener à bien cette « priorité de l’Etat », comme l’ont dit Emmanuel Macron, fin juin à Paris, relayé par le préfet Amaury de Saint-Quentin, le 14 juillet dernier, lors de la Garden Party à la préfecture de Saint-Denis, avec Didier Robert à ses côtés. Au cas où certains ne l’auraient pas encore compris, la NRL est « une priorité de l’Etat, du gouvernement » et le préfet, qui n’est autre que le serviteur de l’Etat a, entre autres missions, de veiller au bon déroulement de la NRL dans le sens où aucun grain de sable ne devrait venir enrayer la machine. Malheur donc à celui ou celle qui osera, pour une raison ou une autre, se mettre en travers de ce chantier important pour notre île, ainsi que pour le groupement d’entreprises chargé de le mener à son terme. Quiconque oserait mettre les bâtons dans les roues de ce chantier pourrait subir un mauvais alignement des planètes. Avis à certains politiques « saute-en-l’air » !

Vanessa Miranville, elle, est une écologiste « raisonnable », et elle a bien compris tous les bénéfices qu’elle pourrait en tirer pour sa commune d’autant que la Région est prête, pour l’obtention des roches massives au profit de la NRL, à mettre les moyens. Vanessa Miranville et Didier Robert sont aujourd’hui sur la même longueur d’ondes ; Ils tiennent tous les deux le même discours, emploient les mêmes expressions, regardent ensemble dans la même direction comme des amoureux du travail bien fait dans « l’intérêt général », « au-delà des divergences » ; Ils travaillent tous les deux main dans la main, dénoncent « les petites querelles politiciennes » et appellent les uns et les autres à voir « l’intérêt général ». Vanessa Miranville l’a dit et répété, jeudi dernier, qu’elle pratique une « écologie raisonnable » pas cette écologie virtuelle vantée par des « planeurs » comme après avoir fumé un « joint ». Les petits oiseaux qui chantent dans les arbres verdoyants, c’est bien beau, mais « je n’ai pas été élue par des Tec-Tec et des Tui-Tui », a-t-elle martelé lors de la signature de l’avenant numéro 2 de « l’aménagement du Front de mer » de sa commune. En bonne élève sage et « raisonnable », celle qui ne cherche pas systématiquement à faire des vagues ou le buzz autour de la NRL, elle a obtenu 3 millions d’euros de plus pour sa commune portant ainsi la convention-cadre 2018 « made in Miranville » à 21 millions d’euros au lieu de 18 millions comme initialement proposé dans la convention « made in Roland Robert » de 2011. A deux ans des prochaines municipales, elle a besoin de sous pour sortir ses projets de terre. Et, vice-versa, Didier Robert aura aussi besoin d’elle pour les régionales de 2021. C’est donc du donnant-donnant, comme on dit. Force est de constater que l’écologiste est également une bonne négociatrice car elle a su faire grimper la note et contraint Didier Robert à sortir un chèque supplémentaire de 3 M€. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, elle a aussi appris ces derniers jours, par un courrier de la préfecture, que la Possession sortait de la liste d’alerte des finances. Alléluia ! Hasard de calendrier. Rappelez-vous, par courrier du 21 août 2017 signé du préfet, Vanessa Miranville avait appris que sa commune se trouvait en « risque financier potentiel » en raison d’une « situation financière détériorée ». Planait ainsi une menace de tutelle.

Août 2017-août 2018 : un an plus tard, elle apprend de la part du préfet et du directeur des finances publiques, que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, que la Possession n’est plus en danger financièrement parlant. On dit merci qui ? A un bon alignement des planètes, sûrement ! Certains diront que le hasard n’existe pas…

En tout cas, l’émotion était palpable lors de la signature de cette convention-cadre en faveur de la NRL, jeudi dernier, à la mairie de la Possession. Le président de Région manifestement très heureux, souriant à souhait, a même renversé par inadvertance un verre à moitié rempli d’eau sur la table. Vanessa Miranville, visiblement radieuse, a quant à elle renversé un verre vide. Décidément !

Tous deux ont à cœur de « défendre l’intérêt de la population ». Didier Robert a insisté : « nous devons dépasser nos ressentis politiciens et ne regarder que l’intérêt collectif car nous n’avons pas été élus par l’opération du Saint-Esprit mais bien par des hommes et des femmes qui croient en nous et attendent que nous agissions dans l’intérêt général… ». Didier Robert a clairement expliqué, jeudi dernier, que « la NRL est un chantier d’importance pour la Réunion » puisqu’il en va de la sécurité des 60 000 automobilistes en moyenne qui empruntent quotidiennement cette voie de circulation. Didier Robert a encore expliqué qu’il aurait pu faire comme ses prédécesseurs, ne pas prendre des « décisions difficiles » et laisser traîner une situation qui durait depuis des décennies. Mais en véritable bâtisseur et « dans l’intérêt général », plutôt que de tomber dans des considérations bassement politiciennes, Didier Robert n’a pas hésité une seconde. Il a préféré se retrousser les manches dès sa première élection en 2010 et prendre une « vraie décision politique » en lançant, sur les conseils de son équipe administrative et notamment ceux de Nicolas Morbé, directeur des routes et des transports, le chantier de la NRL. Un discours qui s’entend. Logique. Un discours que, a priori, personne ne peut mettre à mal. Une posture politique que la population réunionnaise aurait certainement aimé voir se généraliser. N’est-ce pas agréable en effet de voir des élus entreprenants et entrepreneurs se tutoyer, se regarder mutuellement avec des yeux remplis d’admiration, manifester et concrétiser leur désir de travailler ensemble pour la population ; Des élus qui se font la bise comme Didier Robert et Joseph Sinimalé !

Mais dommage que ce discours et cette posture ne puissent hélas s’appliquer à tous les chantiers ou projets menés par la Région dans toutes les communes de l’île. A Petite-Ile, par exemple. Quid du lycée hôtelier ? Pourquoi va-t-il tout compte fait s’implanter à Etang-Salé ? Pourquoi cette nouvelle décision alors que la commission permanente de la Région, avec l’aval du président, avait déjà voté ? Seraient-ce pour des « querelles politiciennes » ? Quel crime Serge Hoareau, le maire de la Petite-Ile, a-t-il bien pu commettre ? Nous aurions tant aimé poser la question au président de Région. Profitant de sa présence jeudi dernier à la Possession, nous lui avons demandé son autorisation afin de lui poser quelques questions concernant les sujets d’actualité (la NRL bien sûr, le lycée hôtelier de la Petite-Ile ou plutôt de l’Etang-Salé à présent, l’aide à la mobilité en faveur des étudiants en carrières sanitaires et sociales, la législative partielle dans la 7e circonscription etc…). Mais, avec le sourire malgré tout, il a sèchement refusé. L’occasion pour nous de rappeler, si besoin, que Freedom est un média libre, indépendant et objectif qui donne la parole à toutes celles et tous ceux qui souhaitent la prendre. Le problème avec les politiques (sans exception), c’est qu’il y a un fossé abyssal entre ce qu’ils disent et ce qu’ils font, entre le discours et la méthode.

Thierry Robert, « maire bis » de Saint-Leu

Bon, on ne va pas vous refaire l’histoire politique récente de Saint-Leu et de Thierry Robert. On retiendra tout simplement que Thierry Robert a été démis de son mandat de député le 6 juillet dernier par le Conseil Constitutionnel pour manquements à ses obligations fiscales, qu’il a été déclaré inéligible pour 3 ans à compter du 6 juillet 2018. Pour le remplacer à l’Assemblée nationale, une élection législative partielle aura lieu dans la 7e circonscription les 23 et 30 septembre prochains. Le dépôt de candidature a été fixé au 31 août et le coup d’envoi officiel de la campagne électorale a été fixé au 3 septembre (nous vous l’avions annoncé depuis trois semaines déjà).

L’on pensait, notamment ses détracteurs, que Thierry Robert était politiquement mort, enterré, définitivement rayé de la sphère publique. Que nenni ! Avant le premier conseil municipal qui a suivi sa destitution, la municipalité de Saint-Leu s’est tournée vers les services de la préfecture pour demander si la décision du Conseil Constitutionnel concernait également les mandats acquis par Thierry Robert avant le 6 juillet dernier. On suppose que la préfecture (ou sous-préfecture de Saint-Paul) dispose quand même de quelques juristes et qu’elle s’est sérieusement penchée sur ce dossier. La réponse de la préfecture adressée alors à la direction générale des services de la mairie de Saint-Leu a été on ne peut plus claire : « la décision du Conseil Constitutionnel ne concerne pas les mandats acquis par Thierry Robert avant le 6 juillet 2018 ». Autrement dit, l’ex député reste conseiller municipal à Saint-Leu et conseiller communautaire au sein du TCO, mandats acquis en mars 2014. On a appris récemment qu’un citoyen de Saint-Leu, un certain Bruno Lauret, employé à la Région et opposant politique de Thierry Robert (voir article de Zinfos 974), a écrit au préfet, lui demandant « d’appliquer la loi », en clair, certains articles du code électoral qui, selon lui, rendraient caduques les mandats acquis par Thierry Robert avant le 6 juillet dernier.

Entretemps, comme nous vous l’annoncions en exclusivité samedi dernier, Bruno Domen, le maire de Saint-Leu, a investi Thierry Robert de tout un tas de délégations (ressources humaines, gestion du personnel communal, travaux, politique de proximité, aménagement du territoire) faisant de lui presqu’un « maire bis ». Il serait peut-être bien, si possible avant le démarrage officiel de la campagne électorale de la législative partielle, que le préfet puisse nous éclairer sur certains points de droit. Parmi tous les haut-fonctionnaires sur-rémunérés de la préfecture ou d’autres instances représentatives de l’Etat dans l’île, il doit sûrement y avoir quelques juristes sérieux qui connaissent un tant soit peu le code électoral ! La question est simple et il ne pourrait y avoir cinquante réponses : Thierry Robert est-il toujours conseiller municipal et conseiller communautaire, en dépit de la décision prononcée le 6 juillet dernier par le Conseil Constitutionnel ? Oui ou non ? Il y a un mois, la préfecture avait répondu (et écrit noir sur blanc) « oui ». Mais peut-être qu’entretemps, en l’espace d’un mois, le code électoral a été modifié ! Si c’est le cas (puisque nous ne sommes pas spécialistes), il serait temps d’informer la population réunionnaise et, plus particulièrement, les habitants de Saint-Leu et de la 7e circonscription !

([email protected])

 

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9 Commentaires sur "Le bon alignement des planètes pour Vanessa Miranville"

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Life is short
Invité
Life is short

Gje love vanessa MIRANVILLE, je love les Andains et les galets…. en revanche, 2021 Life is hard, and sad .

Patelle
Invité
Patelle

Quelle gestion désastreuse du dossier Mobilité pour ces étudiants carrières sanitaires et sociales? Monsieur le président de la reunion , donnez nous votre avis sur ce point

Jimmy
Invité
Jimmy

Si cela ne tenait qu’à vous , vous aurez virer didier robert de la region, mais c’est bien grace à une grande partie des réunnionais s’il est a ce poste non.
J’espére que vous allez pas lui faire porter le couac des billets d’avion de 176€ de l’ile maurice?.

AntiRose
Invité
AntiRose

GRace à 94 & aux Zoréoles, on a un Président MACRON

Michel
Invité
Michel

Le réunionnais, même s’il n’a pas plus de finances, trop orgueilleux pour passer des vacances dans l’île. Il veut absolument aller dépenser ses quelques euro là bas, ça fait bien dans l’entourage. Les mauriciens trouvent des artifices pour plumer, ceux qu’ils appellent cousins ; pas un weekend, sans segatiers en concert à la Réunion. Comme ci, n’a point tout ça ici. Hormis, les hôtels des pays étrangers et leurs plages interdites aux mauriciens sans roupies, il n’y a rien de bien à voir.

ah ahah
Invité
ah ahah

Pourquoi ne pas écrire sur la très forte consommation de cadres à la mairie de la Possession ?? Pourquoi ne pas écrire sur les augmentations d’impôts censés couvrir le coût de certaines anciennes affaires..impôts qui ne baisseront pas malgré les 21 millions…donc…madame dépense le fric régional et ne concède rien à sa population…quelle cruche!

L’ardoise
Invité
L’ardoise

Bien dit mon matelot, navigue sur les flots ….

KUNTA Kinté
Invité
KUNTA Kinté

…  » si besoin, que Freedom est un média libre, indépendant et objectif qui donne la parole à toutes celles et tous ceux qui souhaitent la prendre.  »
Montrouge yves , vous vous faîtes plaisir , combien de fois KUNTA Kinté a été censuré en disant la vérité rien que la vérité sur le site de Free DOm , un exemple sur margie sudre … et tant d’autes !!!!

KUNTA Kinté
Invité
KUNTA Kinté

Plussoie !
Du commentaire en ligne écrit par KUNTA Kinté , Free Dom montre l’exemple !