Le cri d’alarme des planteurs, selon la CGPER

dans Actualités/Infos Réunion

La région de la plaine des Cafres est soumise depuis plus de 4 mois a des pluies ininterrompues . Si ce n’est pas les cyclones, ce sont des pluies tous les aprés midis qui rendent impossible l’ensilage et la réalisation des bottes de paille , explique le syndicat agricole dans un long communiqué.

« Les éleveurs de la plaine des cafres jouent aujourd’hui à la roullette russe : soit ils tentent de couper leur paille mais ne peuvent les mettre en botte avec la pluie soit ils attendent mais perdent en qualité et en rendement .

En conséquence : moins de paille, des vaches plus sensibles aux accidoses .Certains éleveurs ont perdu plus de 30% de leur production de paille et commencent à puiser dans leur réserve d’hiver.

Les relevés de météo France montre que depuis 3 mois soit 90 jours il y’a eu 84 jours de précipations plus ou moins importantes. Comment dans ces conditions pouvoir faire de l’ensilage ? Imposible de faire circulter les engins dans les prairies.

De plus, les éleveurs en attendant les aides d’urgence promises par le Département doivent puiser dans leur trésorerie pour acheter de la paille (quand c’est disponible) ou donner plus de concentrés.

Une des solutions seraient que l’Etat pait les aides MAE ( mesure agro environnementales ) dans les temps voulus. Cette problématique de versement en retard soulévée par les agriculteurs depuis plus de 3 ans n’a toujours pas été résolu par l’Etat.

Nous avons été interpellé par les éleveurs qui ont été informé que le solde de leur aide avait été bloqué par l’ASP . Selon ces éleveurs , ce non versement serait lié à un trop perçu lors du versement des ATR (avance de trésorerie) et du paiement des MAE élevage en 2015 et 2017

N’ayant pas grande connaissance de la réalité des faits tant le versement des aides est aujourd’hui complexe pour les éleveurs avec un méandre administratif mis en place par l’Etat, la CGPER s’alarme sur les conséquences de ce non versement pour les éleveurs de la Réunion.

Comme vous le savez la situation de l’élevage bovin réunionnais est fragile avec des difficultés de commercialisation de la viande, des conditions climatiques difficiles, obligent les éleveurs à puiser dans leur trésorerie.

La CGPER regrette grandement que l’Etat et l’Asp n’aient pas anticipé ces erreurs de calcul des aides et aujourd’hui les éleveurs sont mis devant le fait accomplit .

Force est de constater depuis plusieurs années que la gestion des aides pour les éleveurs n’est pas considérée par l’Etat et l’Asp comme une priorité. Ces sont aujourdhui 230 éleveurs qui ont dans l’expectative de savoir comment maintenir leur exploitation hors de l’eau en ce début d’année 2018. »

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5 Commentaires sur "Le cri d’alarme des planteurs, selon la CGPER"

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lustucru
Invité
lustucru

Toutes façons on ne peut plus se permettre d’acheter des légumes,
ni letchis toussala alors qu’on paye déjà par des subventions publiques.

L’idée serait donc que les planteurs se lancent dans la culture du macaroni, spaghetti,
tortillolis, vermicelles pâtes chinois… pour nourrir le réyoné désargenté.

lobill
Invité
lobill

tomate a 8 € kg , oignons a 4 € et puis quoi encore

DEMAIN15
Invité
DEMAIN15

pou achete loto telephone toute zaffaire la frime sa lé pas chère quand c la nourriture toute lé chère aller marcher don

ouhin
Invité
ouhin

et les planteur de cresson, les planteurs de songe? vont-ils payer une provision sur leur bénéfices exceptionnels?

Antipode
Invité
Antipode

Un article qui titre sur la maraîchage et qui ne parle que d’élevage ? Que les éleveurs demandent des subvention pour abolir l’exploitation des animaux et qu’ils se reconvertissent ; l’élevage est la première source de cruauté envers les animaux, première cause de pandémies et antibiorésistance, première cause du réchauffement climatique, et autres maux !