Le goût péi oté !

dans Edito de Yves Montrouge/Politique

Emmanuel Macron peut dormir tranquille. Il a encore de beaux jours politiques devant lui. Tout laisse à penser en effet que son quinquennat n’est pas prêt de prendre l’eau. L’appel à la manifestation « C’est la fête à Macron » lancé par le député Insoumis de la Somme, François Ruffin, n’a pas rencontré le succès escompté : 140 000 manifestants, selon la France Insoumise ; 40 000, selon la préfecture à Paris ; 38 900, selon le Collectif des médias via le cabinet « Occurrence ». Allé rodé ? Qui dit vrai ? Et combien étaient-ils à La Réunion ? Entre 150 et 200 âmes perdues dans les rues de Saint-Leu où avait lieu, samedi, la manifestation pour dénoncer, un an après l’accession d’Emmanuel Macron au pouvoir de la France, « le coup d’état social ». Mais il faut croire que les Réunionnais avaient mieux à faire, un samedi après-midi : la messe (nous sommes en période de communion), les cérémonies tamoules (la fête Marliémen dans les temples), d’autres manifestations religieuses, des évènementiels divers et variés, la 41ème foire agricole de Bras-Panon… Bref, vous l’aurez compris, il y avait beaucoup plus intéressant que d’aller sonner le tocsin dans les rues de Saint-Leu sous les fenêtres du député Thierry Robert. Le député Jean-Hugues Ratenon y est resté un tout petit peu plus d’une heure, mais il devait ensuite se rendre sur une Frégate indienne au Port, en compagnie du préfet et d’autres parlementaires et élus. Plus sympa qu’une manif dans la rue, un samedi après-midi avec 150 personnes. On le comprend aisément.

Le PCR a pour sa part trouvé la parade pour ne pas se faire ridiculiser en cas d’insuccès populaire. Rien de mieux qu’un communiqué de presse pour distiller son message. C’est ce qu’ont fait Yvan Dejean et ses camarades du micro-parti. « Un an après, c’est la déception et l’insatisfaction est grandissante. Le corps social est attaqué par la politique du nouveau pouvoir, tous les secteurs sont mobilisés : travailleurs, étudiants, bénéficiaires des aides sociales ». Euh, « mobilisés » est un bien grand mot. Visiblement, toutes les catégories sociales citées ci-dessus dans le communiqué sont mobilisées, mais pas dans la rue. Au cas contraire, il n’y aurait pas eu que 150 personnes à Saint-Leu.

De façon générale, en dépit d’un contexte socio-économique des plus inquiétants, les appels à la manif ne mobilisent plus. Il n’y a qu’à voir les défilés organisés à l’initiative des syndicats. Celui très symbolique du 1er mai, pour ne citer que cet exemple. Comment expliquer cette démobilisation, cette crise de confiance ? Les organisations syndicales devraient sans doute se remettre en cause. Leurs responsables devraient également revoir leur posture et arrêter de « fricoter » avec les patrons lorsqu’ils ne se prennent pas eux-mêmes pour des grands boss du Medef en se promenant avec attaché-case et trois portables en même temps, tout ne mangeant plus que dans les restos gastronomiques du chef-lieu du lundi au vendredi. Macron, vous disais-je, peut dormir tranquille, même si une autre manif est annoncée le 26 mai prochain à Paris.

Plus près de nous, à la Réunion, une manifestation est prévue aujourd’hui. Elle est à mettre à l’initiative de Samuel Mouen, qui bosse au cabinet de Didier Robert à la Région. Le président du MCPE appelle à célébrer à sa façon les 12 mois d’Emmanuel Macron à l’Elysée. « 12 mois après l’élection du Président Macron, il n’y a toujours pas de réponses aux angoisses des Réunionnais qui vivent mal, qui souffrent ou sont au chômage… Dans ces conditions, comment pouvons-nous accepter que l’Etat prive La Réunion des « emplois aidés » ? Dans toutes les communes, la politique de recrutement est gelée… Les Collectivités locales et les intercommunalités, ne peuvent plus procéder au moindre recrutement. Aujourd’hui, les rats menacent la santé de nos enfants dans les crèches, les écoles, les collèges et les lycées, faute des emplois aidés », écrit Mouen. Qui n’a pas tort. Et il est bien placé pour en parler. Faute de crédits, la Région, par exemple, a été contrainte de mettre fin à près de 300 contrats. Raison pour laquelle Didier Robert monte au créneau aujourd’hui pour plaider la cause des emplois verts tout en tirant à boulets rouges sur la ministre des Outre-mer. Nombreux sont les élus locaux qui ont crié leur colère face à la baisse conséquente et désastreuse des emplois aidés. Pour autant, ils ont été envoyés « paître » par le gouvernement. Ce n’est pas Samuel Mouen, malgré toute sa bonne volonté, qui va changer la donne aujourd’hui à 15 heures devant la préfecture. Cela dit, si par miracle il arrive à mobiliser du monde, on en connaît quelques uns du côté des élus qui n’hésiteront pas à se pointer illico pour causer dans le micro et casser du sucre sur le dos du gouvernement. Samuel Mouen a raison : « aujourd’hui, les rats menacent… ». Tout comme les requins, mon cher Samuel. En mer comme sur terre ! Pour clore le chapitre Macron, moi j’ai constaté via les réseaux sociaux et les télévisions, qu’il a été accueilli ce week-end comme une vraie rock-star en Nouvelle-Calédonie où il a passé une bonne partie de son temps à signer des autographes et à poser pour des selfies en compagnie des… caldoches (en grande majorité) tout en se gardant de prendre position dans le débat statutaire qui anime cette collectivité territoriale où la population sera appelée, le 4 novembre prochain, à voter dans le cadre du référendum sur l’indépendance. « Aux Calédoniens de choisir ! », a-t-il lâché, samedi soir, à Nouméa où il a dormi tranquille, comme lorsqu’il était en Australie il y à 3 jours, pendant que ça « pétait » à Paris. Moralité de l’histoire, si vous ne l’avez pas encore compris, vous pourrez remuer ciel et terre, Macron tracera sa route au moins jusqu’en 2022 ; D’ici là, les riches seront encore plus riches et les pauvres encore plus pauvres. Si vous n’avez pas compris ça, vous n’avez rien compris du tout.

S’il y en a un qui semble avoir compris, c’est bien Farid Mangrolia à Saint-Denis. Pendant que Mouen appelle à brandir banderolles et porte-voix pour « casser du Macron », pendant que Ruffin et ses satellites domiens appellent à la manif « c’est la fête à Macron », pendant que Ratenon rue dans les brancards durant une petite heure à Saint-Leu avant d’aller « coquetéliser » sur un bâteau, Farid Mangrolia, lui, invite à « petit-déjeuner » à la gloire d’En Marche et donc de Macron. D’où son communiqué fumant et sentant encore le croissant surgelé réchauffé : « Le premier Petit-Déjeuner de Saint-Denis En Marche ! s’est tenu ce Samedi 5 mai 2018 au Barachois. Ouverts à tous les dionysiens (es), ils auront lieu chaque premier samedi du mois et ce tous les deux mois. Le prochain petit-déjeuner SDEM aura donc lieu le samedi 7 juillet 2018. Les Petits-Déjeuners SDEM sont des réunions de 10 à 20 personnes qui se tiendront dans tous les quartiers de Saint-Denis pour permettre à tous les dionysiens (es) adhérents (es) de La République En Marche ou non de se rencontrer et d’échanger sur les problématiques que nous rencontrons en général mais aussi celles propres aux différents quartiers de Saint-Denis. Ces réunions permettront également d’expliquer les mesures du Gouvernement tout en passant un moment convivial autour d’un petit-déjeuner offert par Saint-Denis En Marche! », insiste Farid Mangrolia.

Le responsable du SDEM rappelle que les petits déjeuners sont ouverts à tous les dionysiens (es) mais aussi à ceux qui travaillent ou étudient sur le chef-lieu ». A ceux qui ne travaillent pas aussi Monsieur Farid ? A ceux qui ont également perdu leur p’tit contrat aidé ? Si ça vous dit, rapprochez-vous du responsable SDEM (0692 09 49 91); Le prochain petit-déjeuner aura lieu le samedi 7 juillet de 8h30 à 10 heures. Un café, un croissant (ou un pain chocolat) et un jus d’orange en brique pour refaire le monde et ripoliner Macron. Prévoyez quand même au moins 10 euros, c’est-à-dire deux fois ce que le gouvernement a sucré aux étudiants sur l’APL. Qui dit mieux ? Y’a pas mieux pour débuter en politique !

Ratenon, un député « bâtard » de la République ?

Jean-Hugues Ratenon lui n’est pas en débutant en la matière mais il n’empêche qu’il pourrait parfois avoir mille raisons d’être « dépité ». Oui, vous avez bien lu. Le député Insoumis est parfois « dépité » tant certains du « premier monde » semble le considérer comme « un député bâtard ». A la foire de Bras-Panon, il a failli être… évité. Jusqu’à vendredi 4 mai, jour de démarrage de la grande fête agricole, il n’avait pas encore reçu son carton d’invitation pour l’inauguration, le lendemain, samedi. C’est en se promenant sur le champ de foire où il est parti « bat’ un caré » pour se changer un peu les idées et rencontrer quelques exposants qu’il croise par hasard la deuxième adjointe au maire, Sophie Arzal qui, après quelques mots échangés, lui dit : « à demain pour l’inauguration ». Réponse un peu gênée du député : « je ne suis pas invité ». Surprise, Sophie Arzal se rend directement auprès du cabinet de Daniel Gonthier et, quelques instants plus tard, revient avec un carton d’invitation à la main. Elle lui dit aussi que son nom figure pourtant bien dans le « listing dressé par le maire ». L’incident diplomatique a donc pu être réparé. Et le lendemain matin, samedi, Ratenon a pu prendre son coup de soleil, assis sur le podium officiel, aux côtés des autres élus tels que la sénatrice Nassimah Dindar, la députée PS-En Marche Ericka Bareigts (de Saint-Denis), le président Cyrille Melchior, la vice-présidente de la Région Virgine K/Bidy, la conseillère régionale Aline Murin-Hoarau, la vice-présidente Béatrice Sigismeau, les conseillers départementaux Serge Hoarau et Serge Hoareau (avec un e), le représentant de la Cirest Henri Chane Tef et bien d’autres élus encore… Sans oublier bien entendu le préfet de La Réunion Amaury de Saint-Quentin. Qui, lui, a failli, là encore, « zappé » le député Ratenon dans son discours avant de se rattraper, à l’instar d’autres orateurs qui ont également – temporairement – oublié Jean-Hugues Ratenon en préambule de leur intervention. Le contre-jour sans doute étant donné que le soleil tapait vraiment fort. Idem lors du découpage du ruban tricolore à l’entrée du champ de foire. Après cet exercice très officiel, le préfet se met à distribuer les petits morceaux de ruban à tous les élus présents sauf au… député Ratenon pourtant debout à sa droite, juste à ses côtés. Et lorsque, pour la photo-souvenir, un des photographes présent demande aux élus et personnalités de lever leur petit morceau de tissu bleu-blanc-rouge, Ratenon ne peut quant à lui que lever sa main. Insoumis oui, mais pas bâtard té ! On comprend mieux pourquoi il a « bifurqué », quittant ainsi le cortège des officiels pour aller saluer de son côté les exposants. Pour être complet sur le sujet, précisons quand même que le maire Daniel Gonthier, manifestement très à cheval sur le protocole républicain, a discrètement présenté ses excuses à Jean-Hugues Ratenon, député de La République de la 5ème circonscription (légitimé par la vox populli au cas où certains auraient encore un doute) et, sûrement aussi, prochaine tête de liste aux municipales de 2020 à Bras-Panon même si la rumeur l’annonce également à Saint-Benoît, puis à Saint-André.

Lors de l’inauguration de la 41ème foire, Jean-Hugues Ratenon était assis juste à côté de Nina Roger, ancienne élue de la liste de Gonthier, mais qui a pris, depuis, ses distances avec le maire de Bras-Panon. L’employée de la Région, proche de Didier Robert, pourrait, dit-on, mener une liste en 2020. Avec ou sans le soutien du président d’Objectif Réunion ? Encore trop tôt pour le dire. D’autant que d’autres qui se revendiquent comme étant des proches de Didier Robert s’installent d’ores et déjà dans les starting-blocks, comme Yves Tambon (employé lui aussi à la Région). Ou encore Jeannick Atchapa, un ancien du LPA de Thierry Robert.

Dans le camp de la majorité municipale panonnaise, certains (ou plutôt certaines) commencent à affûter leurs armes. Un nom revient le plus souvent : celui de Sophie Arzal. Mais comptons sur Daniel Gonthier pour veiller au grain et remettre tous les prétendants à leur juste place au moment voulu ! Ça, il sait y faire.

Dans la commune limitrophe, Saint-Benoît, ce sera sans doute plus compliqué pour le maire en place depuis 1983, à savoir Jean-Claude Fruteau. Sera-t-il de nouveau candidat ? Rien n’est moins sûr ! Tout dépendra en fait de sa santé. Il ne s’en cache pas. Et s’il n’était plus en mesure de se présenter, qui pourrait reprendre le flambeau au sein de la majorité municipale bénédictine ? Gérard Perrault ? Herwine Boyer ? Valérie Payet-Gangnant ? Comme le communiste feu Paul Vergès, force est de constater que le socialiste Jean-Claude Fruteau n’a pas préparé la relève à Saint-Benoît. Patrice Selly, l’avocat, sur lequel il avait misé au début de la mandature a décidé de voler de ses propres ailes, quitte à se les brûler d’ailleurs. Les deux hommes ne peuvent plus se « blérer ». Dans le camp d’en face, c’est un peu la Foirefouille. Sur la ligne de départ, on y trouve de tout, des vertes et des pas mûres, mais tous revendiquent le soutien de Didier Robert. Décidément ! Pêle-mêle, nous pouvons citer Sabrina Ramin (qui jusqu’ici était souvent présentée comme la petite protégée de Virapoullé), Jean-Luc Julie (employé de la Région) qui, comme le Soleil autour de la Terre, a déjà fait tout le tour de la sphère politique locale en matière d’adhésion à un parti ou à un mouvement, Alicia Hayano… Et pourquoi pas également Luc-Guy Fontaine, l’actuel conseiller régional de la majorité, proche lui aussi du président de Région. Il avait mis en ballotage Philippe Le Constant lors des dernières départementales ? Sans oublier sûrement un PLR, un FN, un Insoumis, un LREM… A suivre ! Après tout, si Claude Hoarau, à 76 ans, se sent encore « gaillard » pour éventuellement croiser le fer à Saint-Louis en 2020… Comme dit le proverbe, « plus il y a de fous, plus on rit ».

Affaire des paillottes : le préfet enfile son maillot de bain

Un petit retour, si vous me le permettez, sur l’affaire des paillottes pour vous rappeler, si vous n’avez pas suivi, que le préfet, dans un courrier daté du 2 mai, a poliment demandé aux restaurateurs de la plage de dégager, non pas le plancher, mais le sable public. Allez, ouste, foutez-moi le camp et redonnez à la population le bien que vous leur avez confisqué depuis des décennies avec la complicité des élus ! Non, ce n’est pas le préfet qui parle comme ça, c’est moi. Mais suis sûr qu’on est pas loin de pensé pareil, lui et moi. Un juste retour des choses. En attendant la décision de justice à venir, celle du tribunal administratif sur les AOT et celle aussi concernant le jugement des deux activistes qui avaient démoli des paillottes construites illégalement et que la houle et Fakir ont achevées.

Le préfet a pris son temps. Mais force est de constater qu’il a entendu le cri légitime de la population à travers le combat mené par le Collectif DPM (Domaine public maritime) du Dr Karl Bellon et celui du KURR. Rappelons aussi qu’aux côtés de ces combattants de « rend’ à nous la plage » deux élus n’ont pas hésité à mouiller intégralement le maillot de bain : le député Ratenon et la conseillère régionale Aline Murin-Hoarau. La députée Nathalie Bassire avait fait un rapide tour au tout début de la bataille avant de disparaître du circuit des plages, avec quelques grains de sable dans ses ballerines. Comme je l’écrivais la semaine dernière dans un article, la nature a fait le ménage car « bien mal acquis ne profite jamais ». Le préfet Amaury de Saint-Quentin a bien compris le sens du combat des deux Collectifs pour leur morceau de plage. Et maintenant quid des emplois ? Que deviendront les salariés de ces restaurants de plage ? Il reviendra sans doute aux restaurateurs de répondre à cette question. Ce sont eux qui ont signé des CDI sur des « AOT » (autorisation d’occupation temporaire). C’était pourtant bien précisé « occupation temporaire » !

Lacrim, La fouine… la cata ?

 Un petit retour également sur la foire de Bras-Panon qui bat son plein et qui connaît depuis ce week-end un succès fou. Et cela, même sans certaines têtes d’affiche annoncées comme le Messie sur terre. Je veux parler de Lacrim qui a jeté l’éponge pour des problèmes juridiques, puis de La Fouine, qui devait le remplacer mais qui a dû lui aussi déclarer forfait pour un problème « d’ardoise » à une société organisatrice de spectacle à La Réunion. Comprenne qui pourra ! Bref, des rappeurs à succès certes mais qui ne sont pas faciles à «gérer ». Une déconvenue qui n’a pas empêché la foire de Bras-Panon de faire le plein. A tel point que dans les environs du champ de foire, il n’y avait plus de place même pour garer une mobylette tant le public est venu très nombreux en ce dimanche ensoleillé. Les employés du guichet n’ont pas chômé : 18 400 entrées en une seule journée. Inutile de vous dire que Daniel Gonthier se trouve en pleine lévitation ! Il a compris qu’une fête n’avait pas forcément besoin d’une tête d’affiche venue de « l’autre côté la mer » pour être réussie. Non, notre île regorge aussi de talents. Il faut tout simplement les repérer et leur donner une chance en leur faisant confiance. Nous avons en effet des jeunes et moins jeunes artistes locaux qui, à plusieurs niveaux (danse, chant…) sont capables de rivaliser avec des chanteurs ou danseurs de métropole ou d’ailleurs. Les agents devront à mon humble avis accentuer leurs efforts sur ces jeunes talents de La Réunion (et de l’océan Indien) plutôt qu’à s’évertuer à aller dénicher la perle rare venue d’ailleurs. Il faut changer de paradigme là aussi et se dire que « nou lé pas plus, nou lé pas moins, respecte à nous ». Notre savoir-faire en matière artistique n’a rien à envier à d’autres artistes « montants » des autres pays. Ce qui est valable en agriculture, c’est-à-dire la nécessité de « consommer péi », comme l’appellent de plus en plus de leurs vœux nos élus (voir discours de Cyrille Melchior, de Daniel Gonthier et du préfet Amaury de Saint-Quentin lors de l’inauguration de la 41ème foire), doit l’être aussi dans d’autres domaines. Donnons une chance à nos jeunes et moins jeunes artistes Réunionnais. Que les collectivités n’hésitent pas à financer, à subventionner leur créativité pour qu’ils puissent disposer de toutes les conditions nécessaires afin de s’exprimer, afin de se « libérer » sur scène. Le « goût péi oté ! ». La poularde de Brest ne pourra jamais remplacer notre « tite volaille péi ». De même que le « rougail saucisses » de Cyril Lignac (même s’il nous fait de la pub et on l’en remercie) ne remplacera jamais le « rougail saucisses » de notre maman ou de notre grand-mère. A ce titre, je voudrais tout simplement vous signaler que les Thierry Gauliris, Ticok Vellaye, Frédéric Joron, Meddy Gerville ont mis le feu hier soir sur la scène de la foire. Il ne sera de même avec tous les autres artistes locaux déjà programmés tels que notre « maloyiste » international Olivier Araste du groupe « Lindigo », sans oublier les autres groupes de maloya, mais aussi les Maya Kamaty, Davy Sicard, Kenaëlle, Kaf Malbar et bien d’autres encore. Et apprenons à redécouvrir notre culture. Il n’est jamais trop tard pour bien faire ! Sur ce chapitre, je vais m’arrêter là aujourd’hui car je suis sûr que certains de mes petits camarades de la « presse régionale » vont me traiter de « raciste » ou m’accuser « d’inciter à la haine raciale ». Spécialement pour eux, je vais citer quand un proverbe d’André Gide car je sais qu’ils adorent les proverbes : « moins le Blanc est intelligent, plus le Noir lui paraît bête ».

Enfin, pour finir, car je ferai sans doute des déçus si je ne vous disais pas deux mots de la pyramide inversée : les agents qui sont toujours nombreux à m’appeler chaque semaine, en dépit d’une « relative pression » de leur hiérarchie pour éviter tout contact possible avec notre média dont on dit que le site pourrait être prochainement supprimé des ordinateurs dans les services, ne manquent jamais d’anecdotes croustillantes. Depuis la sortie de la note de service révélée par notre confrère « Le Quotidien » concernant le contrôle des mails, j’apprends que certains employés notamment du service informatique se sont faits remonter les bretelles. La hiérarchie ne comprenant pas comment certains documents puissent « fuiter » aussi facilement comme cela a été le cas lorsque nous avons publié les notes de service annonçant le retour de la « nouvelle » dir-com et la nomination-promotion d’un agent « ami » à l’Inspection générale. Cette fois, ces mêmes employés-informateurs me disent qu’ils n’ont pas cessé de remercier le seigneur pour avoir protéger leur président dont la voiture (au garage depuis la semaine dernière) aurait été touchée par des galets tombés de la falaise lorsqu’il s’était rendu à Cilaos pour la commission permanente… annulée. Rappelez-vous, le président de Région était resté bloqué durant deux jours dans le cirque avec un de ces vice-présidents qui était monté « avec une copine ». Contrairement à ce qui se dit dans les couloirs de la pyramide inversée où les curieux ne cessent de s’interroger sur l’identité de l’élu en question, je peux vous confirmer qu’il ne s’agit pas d’Ibrahim Patel. Pour rester à la Région, on m’apprend aussi que Younousse Omarjee (pas le député FI, celui de Saint-Pierre, anciennement du CES national et trésorier du RPR) et proche de Michel Fontaine a quitté le cabinet de Didier Robert pour rejoindre le Département. Et on me dit encore que assez nombreuses sont les élus qui lorgnent sur le poste de vice-présidente à pouvoir suite au décès d’une autre conseillère régionale. Fabienne Couapel-Sauret, Virginie K/Bidy, Aline Murin-Hoarau ne diraient pas non si le président leur proposait le poste. Parce qu’il se dit toujours dans les couloirs de la pyramide, entre femmes notamment, que « si Faouzia Vitry a pu être nommée par le président, n’importe qui d’autre pourrait l’être ». C’est méchant ça !

Y.M.

([email protected])

 

 

 

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14 Commentaires sur "Le goût péi oté !"

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Remy
Invité
Remy

Quoi? Younousse omarjee ex compagnon de pihouèe et èlu par hasard sur la liste de fontaine, travaillait à la règion ? Et là fontaine nous dit qu’il n’y à plus de contrats? Pour nous non ! Mais pour les èlus de st pierre oui? Faut nous rouve nout yeux la st pierre pu bon un merde là

Ladi lapafé
Invité
Ladi lapafé
Rémy , la politique est une affaire qui se passe d’abord entre soi . On se sert d’abord , on sert ses proches en bon maire de famille , on sert les amis et on récompense , avec l’argent public , des militants pour assurer sa réélection , on place ou déplace les copains si cela rapporte mieux . Du travail , il y en a , un maire ou un président de toutes collectivités embauche qui il veut , quand il veut , au salaire qu’il veut pour faire ce qu’il veut . Combien de Mouen , Victoria ,… Lire la suite »
KUNTA Kinté
Invité
KUNTA Kinté

…  » Macron tracera sa route au moins jusqu’en 2022  » … Pas si sûr car demain est un autre jour , Macron est et restera un président des très riches !!!
Saint-Denis En Marche! , de Farid Mangrolia , encore un , bricoleur du dimanche en politique ?
Ratenon sera bien candidat tête de liste à Bras Panon aux municipales 2020 , « comme vous pouvez vous en douter » !
« si Faouzia Vitry a pu être nommée par le président, n’importe qui d’autre pourrait l’être ». Beaucoup le pense à la Région , point trait

Sabrina
Invité
Sabrina

Quoi des galets sont tombés sur la belle limousine du président de region en allant à Cilaos? Il a frôlé la mort de près donc?

Clindoeil
Invité
Clindoeil

Lol

Carole Amiral 97440
Invité
Carole Amiral 97440

COUAPPEL, rêve toujours ! Mdr

michel
Invité
michel
Nouvelle Calédonie: Cela dépend de la lecture que l’on fait du discours de MACRON; il a fortement insisté dans sa litanie à ce que le peuple de Kanakie, les vrais, pas les rajoutés, prend son futur dans les mains en votant « Non » à l’indépendance, seulement pour les beaux yeux de la France, par son rayonnement en Océanie. En souhaitant que la berceuse n’endorme pas le peuple dans sa quête de pouvoir prétendre à son indépendance dans le cadre des Nations. La France peut être présente en Océanie par des accords mais il l’heure est arrivé de mettre fin à sa… Lire la suite »
Clindoeil
Invité
Clindoeil
« D’ici là, les riches seront encore plus riches et les pauvres encore plus pauvres. Si vous n’avez pas compris ça, vous n’avez rien compris du tout. » Affirmatif Et comment Mr Y.M a cité le num de la SDEM ptdr trop fort !! J’adore lol de plus faut bien souligner, petit déjeuner gratos à 10€ mdr On « en marche » plus, on accours !!! Je trouve d’un ridicule ce manque de fairplay de ce maire, gros coeur, dans l’Est là… un manque de respect, SISISI !!! en oubliant bien qu’il s’en excuse après pff Non non Mr Y.M c’est pas méchant pour… Lire la suite »
Sami974
Invité
Sami974

Ratenon par ci, Ratenon par là… cosa i apporte à nou de savoir ke li la gagn un boute drapo ou pas?
Cé a li de travay et de fé reconnaite son vrai valeur!!

Pipo
Invité
Pipo

Copine à Cilaos? Té doux alors ?

Realiste
Invité
Realiste

Ahhh !! Mr Montrouge je vous lis avec délectation. Vous vous bonifiez avec le temps. Le ton est parfait, l’illustration comique. Dire qu’avant je ne savais pas apprécier vos papiers. On dit qu’il n’y a que les cons qui ne change pas d’avis.. C ‘est juste rafraîchissant de vous lire.

noe
Invité
noe

Ces manifestations sont devenues des marches pour faire baisser le ventre de certains sans plus !

Pipo
Invité
Pipo

Nina Roger à bras PANON, Daniel au secours on t’adore. Té franchement, du grand n’importe quoi , zelection lé pas donnez à n’importe qui ça non ? Hein

Le Saint Christ
Invité
Le Saint Christ

Le goût Cilaos lé bon ôté au gîte grand coude