Le Grand « Blabla » National

dans Actualités/Edito de Yves Montrouge/Politique

Heureux de vous retrouver chères lectrices, chers lecteurs, chers internautes, fidèles de « l’édito du lundi ». En cette rentrée, j’avais prévu de m’attarder sur les municipales de 2020 (puisque vos élus y sont déjà dedans, hé oui, aussi parce que les calculs et autres stratégies, sans compter les coups bas ont déjà commencé notamment sur les réseaux sociaux), mais l’actualité politique m’oblige, et vous le comprendrez aisément, je n’en doute pas une seconde, que je ne peux évidemment passer sous silence le « Grand Débat National », voulu par Emmanuel Macron, le Président de la République, pour répondre, à sa façon, à la crise des Gilets Jaunes qui secoue le pays depuis novembre dernier, à raison – pour l’instant – d’une manifestation par semaine. Comme vous le savez, ce Grand Débat National était consacré, vendredi dernier, aux régions ultramarines dont fait partie notre île de La Réunion.

Mais avant, si vous me le permettez, je voudrais, parce que nous en sommes au premier édito de l’année, fixer d’emblée le cap ou plutôt planter le décor, une bonne fois pour toute, sans jamais plus y revenir, de ce rendez-vous hebdomadaire auquel vous y tenez, d’après les retours qui me parviennent. Je voudrais vous dire qu’il ne faudra pas vous attendre, à travers mes écrits du lundi, à un ramassis de « ladilafé », de « bobards », ni à des « règlements de compte » tous azimuts avec notamment des personnes (chefs d’entreprises et commerçants) qui refusent de « casquer » au niveau pub en faveur de notre média et encore moins avec des politiques qu’il faut à tout prix, à des fins électoralistes avant les échéances de 2020 et de 2021, dégommer à la demande (ou sur commande) des élus « financeurs » ou « subventionneurs ». Il ne faudra pas non plus s’attendre à ce que je passe la pommade sur le gouvernement ou sur qui que ce soit d’ailleurs en contrepartie d’un retour fiscal favorable à notre entreprise ou encore d’un budget pub conséquent. Vous ne me verrez donc pas, du jour au lendemain, changer radicalement de ligne éditoriale comme certains peuvent changer de culotte, parce qu’untel refuse d’obtempérer même en ayant le révolver de la pression médiatique sur la tempe. Ce n’est pas dans les habitudes de la maison. Chez nous, c’est liberté totale d’expression. Le chantage ça marche un certain temps, mais il finit par trouver ses limites. Certains journaux dont les comptes sont aujourd’hui dans le rouge vif en font la triste expérience. Enfin, ne comptez pas non plus sur moi pour vous « bourrer le crâne » en vous faisant croire que tout le monde il est pourri, moche et sale, excepté la « pyramide ». Je vous respecte trop pour ça. Comprenne qui pourra !

« Arrêtez de nous prendre pour des cons ! »

Le décor étant planté, passons aux choses sérieuses, aux sujets qui nous préoccupent et dont notre destin – celui des Réunionnaises et des Réunionnais qui habiteront sur cette terre jusqu’à la fin de leur vie – en dépend. Revenons donc sur ce « Grand Débat National » de vendredi dernier, exclusivement consacré aux régions ultramarines que j’ai volontairement choisi de qualifier de « Grand blabla national ». Non pas pour me faire remarquer, mais parce que je le pense vraiment. Et je vais tenter de vous expliquer pourquoi. Petit retour en arrière : le 17 novembre dernier, démarre alors, tant en métropole qu’à La Réunion, une crise sans précédent, celle des Gilets Jaunes qui marquera à jamais l’histoire du pays. Je me limiterai, si vous n’y voyez pas d’inconvénient, à la situation locale.

Que s’est-il passé ? Le peuple qui en a marre de souffrir est monté au créneau pour crier son ras-le-bol, son mal-vivre qui perdure depuis des décennies. Ce peuple ayant le sentiment d’avoir toujours été mis de côté, laissé sur le bord du chemin, s’est révolté en barrant des routes, en bloquant certains points stratégiques, pour réclamer légitimement plus de reconnaissance, plus d’égalité, plus de justice. Pour demander également un meilleur partage des richesses. Bref, pour parler vulgairement, ce peuple (jeunes, moins jeunes, retraités, salariés de la classe moyenne, demandeurs d’emplois, entrepreneurs, commerçants, chefs d’entreprises qui croulent sous le poids des taxes) est descendu dans la rue pour dire aux élus et, de façon générale, à tous ceux qui nous dirigent : « bon maintenant, ça suffit ! Arrêtez de nous prendre pour des cons que vous sollicitez uniquement en période électorale avant de nous jeter comme des malpropres soit en nous oubliant, soit en nous donnant un ti contrat, du style arrête crier, ferme out bouche ! ».

Ce peuple a donc crié sa détresse et a dit au gouvernement et au Président de la République : « nous n’en pouvons plus, faites quelque chose s’il vous plaît ! ». En d’autres termes, ce peuple a demandé à ceux qui ont le jugement un peu trop facile d’arrêter de stigmatiser ceux qui vivent de la solidarité nationale. On ne vit pas bien avec un RSA. Faut pas se faire d’illusion ! Les Gilets Jaunes ont donc, un tantinet maladroitement, il faut le reconnaître, car mal structurés, exposé leurs revendications allant un peu dans tous les sens. Mais il n’empêche que ses revendications sont on ne peut plus légitimes.

Qu’ont demandé les Gilets Jaunes ? Un petit boulot (pas forcément un petit contrat), du pouvoir d’achat, un logement social décent, des prix moins élevés, notamment sur l’alimentation et de l’aide pour les étudiants, pour que La Réunion de demain puisse se préparer. Evidemment, pour y arriver, cela nécessitera des réformes en profondeur. Il faut s’attaquer aux monopoles, aux oligopoles. Il faut mettre en place des outils pouvant influer sur le coût de la vie, afin de faire baisser les prix. Il faut aussi penser à un autre modèle de développement économique, qui passe nécessairement par un changement de logiciel, pour pouvoir créer de l’activité et remettre au travail nombre de chômeurs dans une île qui en compte plus de 120 000…

« Un show présidentiel réussi »

Durant cette crise qui aura duré deux semaines, sans compter aujourd’hui quelques mouvements diffus, quelles ont été les réponses du gouvernement ? D’abord via Annick Girardin, ministre des Outre-mers, un catalogue de mesurettes déjà prévues dans le projet de loi des finances (PLF de 2019). L’on se rappelle encore des grands et pompeux discours à la préfecture, fin novembre, dans les salons dorés. Bien sûr, il n’est pas question de sous-estimer ici les efforts et le courage de madame la ministre qui a été au front, sur tous les barrages, bravant soleil de plomb et quolibets. L’on se rappelle aussi des discours de nos élus, des « un homme, un mandat, une fonction », de la mis en place d’une enveloppe de plusieurs centaines de millions pour faciliter le fret entre La Réunion et l’extérieur… On aura tout entendu. Y compris certains se plaindre à juste titre de la baisse des dotations de l’Etat, du manque à gagner sur le versement du RSA – plus de 150 millions d’euros par an – parce que l’Etat n’assume pas sa compétence dans ce domaine et oblige le Département à puiser dans son propre budget pour satisfaire tous les allocataires. Décembre est passé. Janvier a suivi. Le mois s’est achevé. Déjà. Et comme sœur Anne, les Gilets Jaunes n’ont rien vu venir en dépit de tout un « tacon »de promesses gouvernementales. Enfin si, ils ont vu arriver l’augmentation de 0,2% des prix à la consommation en décembre 2018. Ils ont vu arriver aussi la hausse du prix du gasole (+ 1 centime d’euro) et du gaz (+ 2 centimes d’euros) à compter du 1er février.

Les Gilets Jaunes barrent la route pour crier leur détresse, leur souffrance, pour réclamer la baisse du coût de la vie et l’augmentation de leur pouvoir d’achat et ils récoltent tout le contraire le contraire malgré les bonnes paroles de la ministre Girardin. Elle est pas belle la vie !

Mais qu’à cela ne tienne ! Il ne faut jamais désespérer. Ces mêmes Gilets Jaunes voient alors en l’organisation du Grand Débat National une lueur d’espoir et se disent que tout n’est peut-être pas perdu, que le chef de l’Etat a enfin compris, qu’il va sans doute prendre les taureaux par les cornes, bousculer enfin les codes pour remettre l’humain au centre de toute cette politique de mondialisation.

Or, dès les premiers « GDN » (Grand Débat National), les Gilets Jaunes se font vite une idée de ce rendez-vous. Arrive celui consacré à l’Outre-mer, moment très attendu. Il a eu lieu le 1er février dans la salle des fêtes de l’Elysée. Plus de 200 élus ultramarins y ont été conviés. Environ 70 ont répondu à l’invitation, en faisant le déplacement (en classe business) jusqu’à Paris. Une vingtaine de nos élus locaux ont également fait acte de présence. Chacun y est allé de ses doléances plus ou moins proches de celles des Gilets Jaunes. Certains élus ont même fait pleurer dans les chaumières en évoquant, presque les larmes aux yeux, une misère sociale qu’ils n’ont jamais connue, eux qui vivent grassement sur les deniers publics. Il aura été question de « sur-rémunération des fonctionnaires », du pouvoir d’achat, du chômage, des monopoles, du coût de la vie, du traitement des déchets, du port en eau profonde…

En homme bien élevé, le Président de la République a écouté. Pour faire encore plus sincère, il a même tombé la veste, s’est retroussé les manches et s’est baladé, micro à la main tel un animateur de télé, dans la salle où se sont regroupés, autour de lui, les élus ultramarins. Un show présidentiel, exercice dans lequel Emmanuel Macron excelle.

« Dan’ oui na point bataille ! »

Daniel Gonthier, maire de Bras-Panon, a raison. Il aurait pu très bien faire son show en visio-conférence. Tous les autres élus qui n’ont pas effectué le déplacement n’ont rien perdu. Pourquoi ? Parce que, dans tout ce que le Président a raconté, il n’y a pas de quoi casser trois pattes à un canard. En fait, il a fait mieux : il a dit « oui » à quasiment tout. Plus précisément, il a dit « chiche ». C’est plus fun.

« Chiche » pour revoir la sur-rémunération (comme demandé par Michel Vergoz). « Chiche » pour s’attaquer aux monopoles et au contrôle des prix, comme le lui ont suggéré quelques uns de nos élus. « Chiche » pour le technoport de Bois-Rouge et pour » faire de La Réunion la porte maritime de l’Europe dans l’océan Indien » (dixit Jean-Paul Virapoullé ». « Chiche » pour une recentralisation du RSA (c’est-à-dire que c’est l’Etat qui va tout payer et non plus le Département qui était contraint depuis des années de ponctionner sur son budget au détriment d’autres secteurs). « Chiche » pour le « territoire zéro chômeur » demandé par Olivier Hoarau…

En veux-tu, en voilà ! Dans toute sa bonté et sa générosité, Emmanuel Macron a dit « oui ». « Oui », mais en prenant soin quand même de renvoyer la balle aux élus locaux, en leur faisant comprendre en substance : « je vous suis, mais allez-y, faites les premiers pas ». Lutter contre les situations de monopoles ? Le Président de la République a été sincère. Il a fait comprendre à nos élus que ces acteurs économiques créent des emplois et, mieux, ils financent aussi les campagnes électorales. Autrement dit, si vous vous sentez capables d’aller bousculer leur petit confort douillet, et leur chiffre d’affaires en milliard compte-tenu des marges qu’ils se font depuis des lustres sur le dos des consommateurs domiens, allez-y ! Lui viendra après.

Idem pour la sur-rémunération des fonctionnaires. Ce n’était pas dans son programme électoral. Pas bête le bonhomme ! Il sait que retirer 500 euros sur le salaire d’un fonctionnaire de catégorie A, cela pourrait passer mais prendre la même somme sur celui d’un fonctionnaire de catégorie B ou C (nombreux dans les Dom), cela changerait complètement la donne et bouleverserait radicalement l’économie ultramarine en général, et réunionnaise, en particulier. D’où son message subliminal au maire « En Marche » de Sainte-Rose : c’est un travail à mener sur 10 ans, pourquoi pas, lancez-vous. En clair, faites le premier pas. Le Président, lui, ne se mouille pas.

La recentralisation du RSA ? Emmanuel Macron a promis, mais sans donner la date de la concrétisation de cette promesse. Mon petit doigt me dit que le Département de La Réunion va devoir mettre encore longtemps la main à la poche pour payer les bénéficiaires du RSA dont le nombre a augmenté de 6000 entre 2017 et 2018 en raison de la baisse, par l’Etat, du quota des contrats aidés.

En réalité, au terme d’un show qui aura duré plus de 7 heures, l’on se rend compte que rien de concret n’en est réellement ressorti. Lorsque le Président n’a pas renvoyé la balle aux élus, il les a renvoyé tout bonnement au « Livre Bleu » des Assises de l’Outre-mer. Ou bien alors, il a tout simplement dit « oui » parce que, comme on dit en créole, « dan’ oui n’a poin bataille ». Et au terme de cette « grand-messe » inutile, qui aura permis à nos élus d’aller « bat’ un caré dans la fré » avec l’argent des contribuables, Emmanuel Macron a même réussi à se faire applaudir chaleureusement par ces mêmes élus, tout contents d’avoir approché le chef de l’Etat, un peu comme des enfants qui voient pour la première fois le Père Noël dans la vitrine d’un magasin.

« Ils se bouffent le croupion comme des poules de France »

Que ramènent donc nos élus locaux de cette rencontre élyséenne, de ce « Grand Blabla National » ? Des « pistes », encore des « pistes », rien que des « pistes » alors que les Gilets Jaunes attendent du concret. Comme si l’Elysée, Matignon et Médétom n’étaient pas au courant des problématiques ultramarines. Tous les problèmes qui ont été exposés, à savoir la vie chère, les monopoles… sont connus de nos gouvernants et de nos présidents respectifs depuis au moins 30 ans. Force est de constater que jamais aucun élu n’a eu le courage de s’attaquer à ceux-là mêmes qui financent leur campagne électorale. Doit-on vraiment s’attendre à ce qu’Emmanuel Macron, pur produit de l’ultra-libéralisme, fabriqué par les patrons du CAC 40, se lance corps et âme dans cette bataille des monopoles pour prendre aux riches et donner aux pauvres ? L’espoir fait vivre… En tout cas, le gouvernement a donné aux Gilets Jaunes deux rendez-vous : celui de mars prochain avec la venue dans l’île d’Annick Girardin et celui de juin (juste après les européennes de mai) avec le voyage annoncé du chef de l’Etat dans le département. Reste à savoir maintenant si les Gilets Jaunes pourront attendre ou si, pour eux, la coupe n’est pas déjà assez pleine !

Si nos élus, toutes tendances politiques confondues avaient été vraiment soucieux des problèmes de La Réunion, ça fait longtemps qu’ils auraient trouvé un moyen de se mettre autour d’une table afin de réfléchir ensemble à un projet commun de développement économique pour le soumettre au gouvernement et au Président de La République. Or, deux jours après le « Grand Blabla National », à en juger seulement par les comportements de certains qui se bouffent mutuellement le « croupion » comme le font les poules de France, notamment sur la problématique du traitement des déchets, je me dis au fond de moi même que mon île est mal barrée car nos élus ont déjà zappé la crise des Gilets Jaunes et leurs revendications. Ils sont déjà dans 2020 et 2021. C’est toujours le calendrier électoral qui prime. Et tout laisse à penser que ce n’est pas demain la veille qu’ils vont bosser ensemble pour La Réunion !

Y.M.

([email protected])

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13 Commentaires sur "Le Grand « Blabla » National"

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Manu
Invité
Manu

le grand bla bla réunionnais de retour.

enfumage
Invité
enfumage

Macron il bon est excellent dans au moins un domaine : l’enfumage.

Le reste ? Il faudra repasser.

Nos élus ? Par charité chrétienne on.ne dira rien, mais ce n’est pas d’un bon niveau.

tizinzin
Invité
tizinzin

la boue avant la pluie ?

DINAROBIN
Invité
DINAROBIN

Le toutou suiveur avec son appareil photo , était de la partie pour faire quoi? Montrouge dénonce avant tout gaspillage et profitage des fonds publics . Gilets jaunes observe, regarde, étudie et arrive à grand pas

Moet et chandon imperial
Invité
Moet et chandon imperial

Les yeux doux devant Macron avec prise de parole déjà pipée d’avance Et ici ça monte ses militants contre Macron. Heureusement que Madame là Ministre l’a ridiculise le zaffair en public pour rende l’argent lo pep !!!! Mdr

Briseur de chaine
Invité
Briseur de chaine
Bon retour Monsieur Mont-Rouge. Effectivement, lors de ce rendez vous avec Macron, il y en a un qui a fait pitié et parlé de d’humanité alors que cette même personne passe son temps à détruire la vie des gens. Mi di bouge pas le bateau… Chaque chose en son temps… Vous avez raison sur le fait que la Réunion est mal barré et je rajouterai même que toute la France est foutu si le peuple ne secoue pas les choses. Il ne faut pas attendre que se soit les élus qui le font à notre place car cela compromettrai leur… Lire la suite »
noe
Invité
noe

Le rejet du débat par les initiateurs de la révolte n’est-il pas le symptôme d’une République dont les institutions sont trop exclusives ? Tout le monde cherche à se faire entendre mais personne ne se sent écouté. C’est parce qu’en France, le pouvoir est confisqué tous les cinq ans. Il bascule de gauche à droite, alterne comme les saisons, mais jamais ne s’exerce au quotidien. Au lieu de se disputer le pouvoir central, pourquoi ne pas briser ce monopole et redonner du pouvoir aux individus et aux collectivités ?

Mickey
Invité
Mickey

Le début de l’edito c’est le même que l’année dernière grosso modo je voudrais voir comment ça va se dérouler au cours de l’année

TYRANNOSAURES
Invité

Un homme, un mandat, une seule fois et il n’y aura plus de clientélisme, de favoritisme, des emplois familiaux, de vols des détournements d’argent comme ceux pratiqués par casse noisettes à Sainte Marie, plus de favoritisme…et nos élus se mettrons autour d’une table pour vraiment réfléchir quoi faire pour notre avenir. Tout l’argent retourne soit à l’Etat soit dans la poche de nos élus au détriment de notre développement, de l’avenir de pays et de ses habitants.

Briseur de chaine
Invité
Briseur de chaine

Malheureusement, un homme, un élu, un mandat ne sera jamais respecté… Le constat est là !!! Ils ont trop à perdre tant en argent qu’en manipulation….

Un franc
Invité
Un franc

Les élus langue jaune. A défaut de gilets.
Non mais la honte quoi.
Ils sont vraiment ridicules avec leur sachet de commission au président de la ripoublique.

Michel
Invité
Michel

Quel blabla vous écrivez m montrouge . En plus vous êtes un professionnel des retournements de veste n’est ce pas ? Vous cirez les pompes des gilets jaune à en devenir pisse froid… c’est bien mais ne fait pas avancer les choses . Critiquer c’est bien mais proposer sans rancoeur c’est mieux m montrouge

Aline
Invité
Aline
Votre 1er édito 2019 dit bien où nous en sommes par rapport à nos questions sur le devenir de nos revendications et de notre société. Moi, Je suis sidérée par ces grands débats et j’attends juste de voir comment notre président mettra en vigueur les remontées du terrain. Il nous a donné quelques orientations lors du débat avec les élus de l’outre-mer et nous avons bien vu que ses réponses étaient déjà orientées en vu des soutiens des prochaines élections. Difficile de comprendre les choses en ce moment tant au niveau des politiques que des gilets jaunes quoique les gilets… Lire la suite »