Agence Film Réunion : le directeur a-t-il « piqué » dans la caisse ?

dans Actualités/Edito de Yves Montrouge/Infos Réunion/Politique

Voici le menu de votre rendez-vous hebdomadaire : Il sera question de subventions de la Région notamment avec une affaire qui agite l’AFR (Agence Films Réunion) et son délégué général qui se vante, aux dires des membres de l’association, d’être le « petit protégé de Didier Robert ». Edy Payet, c’est de lui qu’il s’agit, a-t-il « piqué » dans la caisse de l’AFR subventionnée quasiment à 100% par la Région ? On parlera aussi d’une autre association, basée à Saint-André et également subventionnée par les collectivités et dont les missions commencent à intriguer plus d’un aussi bien ici qu’à Maurice. Il s’agit de « l’AESR » (Association Entraide Solidarité Responsabilité), qui surfe à la fois sur les emplois verts et l’organisation des messes dont celle à Sainte-Marie, pas plus tard qu’hier, qui a vu la participation du cardinal Piat de l’île Maurice aux côtés de Mgr Aubry.

 

Mais avant d’ouvrir le bal, une pensée pour les habitants de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy, durement frappés vendredi par l’ouragan Irma. Des questions se posent. Des doutes subsistent. Nous a-t-on dit toute la vérité sur l’ampleur des dégâts, sur le nombre exact de morts, sur l’attitude des autorités locales avant et après le chaos ? Une gestion qui fait aujourd’hui polémique. Notamment cette histoire de bateau réquisitionné jeudi soir pour transporter des touristes américains vers Saint-François en Guadeloupe afin de les mettre à l’abri avant le passage de l’ouragan. Qui a réquisitionné ce bateau ? « C’est le préfet », lâche le capitaine du navire. « Faux ! », rétorque le représentant de l’Etat dans cette île. Qui dit la vérité ? Par ailleurs, pourquoi le gouvernement n’arrive-t-il pas à mettre fin aux pillages qui ont lieu actuellement dans cette île française ? Pourquoi Macron et Philippe, pourquoi l’Etat français ont-ils réagi, comme l’observe Patrick Karam, avec une telle lenteur ? On en saura davantage dans les jours qui viennent, mais d’ores et déjà les opérations de solidarité s’organisent depuis Paris, depuis les Antilles et même depuis La Réunion, comme le confirment les Réunionnais nombreux à intervenir sur radio Free Dom depuis ces derniers jours, afin d’aider les sinistrés de l’ouragan dévastateur et meurtrier.

« Gros Blancs » contre « grand blanc » et « putains malgaches »

Revenons à la Réunion où nous allons commencer par une histoire de « ouf », celle du pyromane qui crie au feu. Vous l’aurez compris, on va parler de la passe d’armes pathétique entre le député Thierry Robert et le JIR et, par conséquent, on va forcément revenir sur la fameuse cagnotte régionale de 2 millions d’euros au profit du journal d’Abdul Cadjee, dirigé par Jacques Tillier. A ce propos, rappelons très rapidement que dans son édito de samedi, l’éditorialiste d’en face a écrit que : « les éditos lèche fesses en direction de la Région, du conseil général, du sénateur-maire de Saint-Pierre et de bien d’autres encore ont été pondus par la rédaction en chef de l’époque ». Petite précision qui s’impose si vous n’avez pas suivi le feuilleton : la rédaction en chef de l’époque (du JIR), c’était moi, oui votre serviteur. Mais il faut croire que j’ai trouvé plus « gros lécheur » que moi, avec une langue manifestement encore plus grande car jamais la mienne n’avait été aussi loin, jamais mes « relations » avec la Région n’avaient été tarifées aussi chers. 2 millions d’euros ! Faut croire que j’étais un amateur en la matière. Il faudrait vite que je prenne conseils auprès des « experts en langue » qui m’ont succédé au JIR car, le moins que l’on puisse dire, c’est que leur « lèche » ou leur coup de langue restera dans les annales médiatico-politiques locales tant ce « cadeau » de 2 millions d’euros aura défrayé la chronique… Je sais, ce n’est pas important, ce n’est pas ça qui va créer des emplois, ni remplir la marmite, je vous l’accorde, mais l’histoire vaut son pesant de cacahuètes. Jugez-en vous mêmes ! Le directeur général du JIR, Jacques Tillier porte plainte contre Thierry Robert parce que ce dernier, dans une émission de radio diffusée en direct sur sa page Facebook, il y a un peu plus d’une semaine, a utilisé le qualificatif de « gros blancs » en montrant la couleur de son épiderme pour parler du directeur général et du patron du JIR. L’éditorialiste d’en face a donc décidé de porter plainte pour « provocation à la haine raciale ». Rien que ça ! Sans doute, s’est-il senti agressé, insulté. L’arroseur arrosé qui a oublié que celui qui sème le vent récolte la tempête… « Pauvre Missié, li fé pitié », comme on dit en créole. Aussi, passant opportunément et presqu’indécemment chaque samedi matin une belle couche de pommade sur tout ce que la justice locale compte de responsables (en insistant surtout sur les deux procureurs, de Saint-Denis et de Saint-Pierre), le directeur général du JIR, qui dit « faire confiance » en la justice du péi (quand ça l’arrange), espère que celle-ci, en toute complicité avec lui, va punir le vilain petit canard Thierry Robert pour avoir prononcé un gros mot, celui de « gros blanc ». Sauf que celui-là même qui porte plainte a apparemment oublié que lui se faisait un plaisir tous les samedis matin dans ses écrits (et je peux le prouver, j’ai tout gardé) à se défouler souvent gratuitement, à insulter, calomnier, dénigrer, rabaisser sur les Réunionnais en les traitant de « renifleur de cul de chien », de « rat de cave », de « rats musqués » (les employés de l’AURAR), de « gros cochons » (les frères Calpétard à l’Etang-Salé), de « con » et de « grand blanc » (Jean-Louis Lagourgue qualifié un coup Averell, un coup de Filochard en précisant que c’est le plus con des frères Dalton), de « grand blanc » encore (Daniel Gonthier lors des législatives, qui a perdu face à Ratenon), de « rikiki » (l’avocat Jean-Jacques Morel dont le seul tort étant de défendre Jean-Claude Lacouture, maire de l’Etang-Salé dans un procès en diffamation contre le JIR), de « canard laqué faisandé » (le Chinois Patrick Jiang en procès en diffamation contre le JIR), de « mangeurs de rats » (les chinois), de « matrones fessues » (les cantinières), de « Miss Sangsue » (Marie Rose Won Fah Hin en procès en diffamation contre le JIR) etc… etc… Mais il y a pire. Celui qui attaque aujourd’hui Thierry Robert pour le mot « gros blanc » écrivait dans son édito du samedi 29 avril 2017 (c’est tout récent), à propos du peuplement de La Réunion : « On se souvient que le département a commencé son peuplement au XVIIe siècle à partir de mutins blancs débarquant de Fort Dauphin emmenant dans leurs bagages quelques putains malgaches, deux zébus et trois clébards… ».

Vous avez bien lu messieurs, dames : « …quelques putains malgaches ». Merci pour la mémoire de nos ancêtres ! En voilà un qui n’a aucun respect pour les femmes. Aussi bizarre que cela puisse paraître, personne n’a « tilté ». L’UFR n’a même pas bougé le petit doigt ! Idem du côté des députées Bello, Bareigts, Bassire, Ramassamy ! Que fait le CRAN ? Imaginez de tels mots écrits dans un journal aux Antilles ou en Corse ou même dans un autre département de la France métropolitaine… Or, chez nous à la Réunion, ce genre d’insulte passe comme une lettre à la Poste. Oté créoles, rappelez-vous de ces paroles prononcées en 1989 par le Pape Jean-Paul II : « lève la tête, rouvre les yeux, sort’ dan’ fénoir ! ». « Putains malgaches », c’est pas de la « provocation à la haine raciale » ça ? « Gros Blancs », à côté, c’est un vrai compliment pour des personnes qui ont socialement et économiquement réussi. Dans ce sens, on peut dire que Monsieur Cadjee est un « gros blanc ». Tout comme Thierry Robert d’ailleurs. Tout cela pour dire que si la justice devait suivre les recommandations (ou les consignes) du directeur général du JIR en sanctionnant le député Robert pour avoir utilisé le mot « gros blanc », comme cela se fait depuis des lustres dans le langage courant, nul doute qu’il pourrait venir à l’idée des centaines et des centaines de Réunionnais d’appeler leurs semblables à marcher sur la « zistis makro », comme le disait feu Paul Vergès. Mais bon, nous savons tous que Monsieur le Procureur de la République et les fonctionnaires de la respectueuse institution qu’il dirige ont évidemment d’autres choses plus importantes à faire que de s’attarder sur ces pitreries entre « gros zozos » gavés d’argent public (subvention de la Région pour l’autre, indemnités de la République pour l’autre).

Pour clore ce chapitre, deux mots sur les coulisses d’un vote pas comme les autres qui a eu lieu il y a deux semaines en commission permanente de la Région. C’est celui relatif à l’attribution de la subvention de 2 millions d’euros en faveur du JIR. L’on peut, après une rapide enquête et des discussions avec les personnes intéressées, vous dire que les élus présents ce jour là à la pyramide inversée, autour de Didier Robert, ont voté certes, mais à contre cœur : Nassimah Dindar s’est bouchée le nez, Nadia Ramassamy a quasiment fermé les yeux, Jean-Paul Virapoullé a baissé la tête, Bernard Picardo a regardé le plafond… lorsqu’est venu le moment de lever le doigt. Pas question de décevoir le président-détenteur du chéquier. Normal, tous ces élus « bénis oui-oui » ont eux aussi besoin des subventions de la Région, qui pour un projet (port de Bois-Rouge), qui pour des délégations grassement rémunérées… Ainsi va la vie politique ! Quant à la conseillère régionale de l’opposition Carine Nabénésa qui se fait « dézinguer » dans l’édito du samedi, elle s’est abstenue. Didier Robert lui a gentiment conseillé de porter plainte pour diffamation lorsqu’elle est « attaquée » dans la presse, mais cette dernière a répondu en substances que c’est plus facile pour le président de Région de porter plainte car, quand il le fait – et il le fait souvent – c’est avec l’argent des contribuables, pas avec le sien. Ce qui n’est pas le cas de Mme Nabénésa qui, si elle devait déposer plainte, elle serait contrainte de le faire avec son propre argent. Alors que c’est bien en tant que conseillère régionale qu’elle se fait systématiquement « agresser » et « caricaturer » par le grand bénéficiaire des 2 millions d’euros d’argent public. Commentaire de l’élue déçue du LPA : « Jamais la Région n’est montée au créneau pour moi, jamais elle n’a dit que sa probité, que son intégrité était mise en cause lorsque je me fais descendre par le JIR». Et Carine Nabénésa de préciser : « celui qui paye commande, dit le dicton. On sait maintenant qui commande le JIR. C’est clair ! ».

« Edy Payet, le « petit protégé » de Didier Robert, a-t-il piqué dans la caisse de l’AFR » ?

Que se passe-t-il à l’AFR, l’Agence Films Réunion ? C’est une association financée quasiment à 100% par la Région. Son budget avoisine aujourd’hui les 800 000 euros (dont 30 000 euros seulement provenant de l’Etat). Un budget en hausse depuis ces dernières années. Pourquoi ? Est-ce parce que la Réunion est réellement devenue une véritable terre de tournages ou est-ce que c’était pour renflouer une caisse déficitaire ? Et comment expliquer ce déficit important constaté à un moment donné ? Petit rappel historique pour bien comprendre les faits. Mais avant d’en arriver au fond, rappelons que son délégué général (directeur), Edy Payet, qui se vante d’être le « petit protégé  de Didier Rober, devra comparaître d’ici avant la fin de l’année devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis, laquelle juridiction a hérité en avril dernier d’un dossier traité par le PNF (Parquet national financier de Paris), suite à une plainte pour détournements de fonds publics déposée par un ancien salarié de l’AFR. Signalons aussi que les membres du bureau de l’AFR, présidée depuis environ un an par Estelle Jomaron (qui a succédé à Fred Eyrié), viennent de se constituer partie civile dans ce dossier.

L’AFR (Agence Films Réunion), anciennement appelée ADCAM sous l’ère Vergès, existe depuis 17 ans. Son rôle : faire connaître la Réunion comme terre de tournage. Sous Vergès, cette agence était politiquement pilotée par deux élus : l’un économique, Guy Jarnac, l’autre culturel Rajah Véloupoullé. Depuis le changement de majorité survenu en 2010, la boutique a été confiée au jeune conseiller régional Vincent Payet. Et qui dit changement de majorité, dit aussi changement d’équipe de direction. C’est un proche du président de Région, un certain Edy Payet, un grand gaillard de plus d’1,90 cm, détaché de l’éducation nationale où il exerçait comme enseignant, qui a été appelé pour gérer l’AFR. Au début, un peu comme dans un film, tout va pour le mieux. Mais au fil de l’aventure, le scénario se complique. « Des choses bizarres sont constatées », signale un membre de l’ancien bureau de l’AFR. L’expert-comptable est appelé à la rescousse. On parle de « malversations ». Changement de bureau en février 2016. Arrivent en renfort deux autres proches du président de Région : Gaston Bigey (à la vice-présidence) et Eric Fruteau (fils de l’ancienne sénatrice Jacqueline Farreyrol) comme trésorier. Le constat est on ne peut plus clair. « Il y a eu des malversations : utilisation de la carte bleue de l’AFR à des fins personnelles dont un voyage en Italie en famille, l’achat de vins fins à Durban en Afrique du Sud, d’un karcher ( !!!) aussi, d’ordinateur dernier cri, des réservations dans des hôtels de luxe, des voyages en Première, des dépenses dans des boîtes de nuit réputées à Cannes, des retraits d’argent en liquide… », explique un membre du bureau. Une lettre co-signée du président Vincent Payet et de Fred Eyrié (le président de l’époque) est adressée au délégué général. Pas de réponse. « Edy Payet se vante d’avoir informé le président de Région et laisse entendre à qui veut l’écouter qu’il n’a d’explication à donner à personne d’autre », fait-on remarquer à l’AFR. Vrai ou faux ? Le directeur ne craint visiblement rien, selon les employés de l’AFR. Changement de présidence fin 2016. Fred Eyrié jette l’éponge. Estelle Jomaron prend le relais. Mais aux dires des employés de l’AFR et même des membres du bureau, le directeur mène toujours « grand train de vie » avec les moyens de l’Agence. Son petit « manège » inquiète de plus en plus le conseil d’administration. A tel point que Gaston Bigey, son ami d’enfance, mais très remonté à cause de son comportement lui « rentre dedans » (verbalement parlant, cela va de soi). Du genre : « ça suffit tes conneries maintenant ! », rapporte un témoin. A combien est estimé le préjudice ? « Edy Payet nous dit 3000 euros, mais les enquêteurs de la brigade financière qui étaient venus saisir ordinateurs et pièces comptables à l’AFR l’évaluent à plus de 15 000 euros, voire même plus », souligne un membre du conseil d’administration. Qui ajoute : « malgré tout cela, Edy Payet n’a pas changé dans sa posture… C’est presque gênant la façon dont il se vante d’être le petit protégé de Didier Robert. A se demander si le président de Région est vraiment au courant de ses frasques. On ne le pense pas », rassurent certains membres du bureau. Mais force est de constater que le directeur de l’AFR n’a pour autant jamais été sanctionné en interne. « Depuis une semaine seulement, on le voit visiblement abattu. On lui a supprimé les missions. On lui a retiré également la carte de crédit de l’AFR. On en a commandé une nouvelle qui a été confiée à l’administratrice et à la comptable. Nous avons pris également un avocat et on s’est constitué partie civile dans cette affaire qui passera d’ici avant la fin de cette année en Correctionnelle », fait-on savoir au niveau du conseil d’administration. « En fin de compte, la somme en elle-même n’est pas spectaculaire mais c’est la façon qu’il a de profiter du système, de se servir dans la caisse, c’est-à-dire des subventions régionales, qui interpelle », indiquent les membres du bureau.

Alors, Edy Payet s’est-il servi dans la caisse de l’AFR avec la bénédiction de sa hiérarchie politique au niveau de la Région ? Nous l’avons eu au téléphone vendredi matin. Sa réponse est catégorique : « Je suis innocent. Ce ne sont que des interprétations de la part des personnes jalouses, qui veulent me déstabiliser. Je me suis expliqué. On est en train de pinailler alors que personne ne relève le travail que j’ai fourni depuis que je suis là ». Mais encore ? « Il n’y avait pas eu un seul long métrage tourné à la Réunion depuis 1969. Depuis mon arrivée en 2014 à la direction de l’AFR, il y a un long métrage par an. J’ai emmené plus d’une vingtaine de professionnels sur les marchés extérieurs, à la Rochelle, à Cannes. Grâce à mon travail et à celui de l’équipe, La Réunion est devenue une vraie terre de tournage. Nous sommes passés de 5 adhérents à 42 sociétés » insiste-t-il. Et les malversations dont il est accusé ? « C’est un ancien salarié de l’AFR, licencié, qui est allé se plaindre car il voulait donner un coup de pied au cul d’un créole. Ces gens qui viennent d’ailleurs croient que les Réunionnais ne peuvent pas prendre en main l’avenir de La Réunion ». Oups ! Attention, par les temps qui courent, il pourrait y avoir là matière à « provocation à la haine raciale » !

Edy Payet se dit « serein » même s’il reconnaît que « ce climat est malsain » au niveau de l’AFR. On en saura plus à l’occasion du procès devant le tribunal correctionnel.

« Quand l’AESR de Saint-André s’occupe aussi des messes »

L’Association Entraide Solidarité Réunion est présidée par Daniel Claude, très proche de Serge Camatchy, ancien conseiller régional et ancien membre du cabinet de la Région, aujourd’hui à la retraite tant professionnelle que politique, dont il était aussi le mandataire financier lors des élections. « AESR » est une association multi-services. On me dit que les gendarmes ou les policiers (plutôt les policiers puisque l’association est basée à Saint-André), lorsqu’ils auront un petit temps, feraient bien de mettre un coup leur nez dans le fonctionnement de ladite association, qui ne serait en fait que l’émanation ou « la réincarnation » de l’ancienne association « Besoin d’agir » qui avait dû mettre la clé sous le paillasson pour n’avoir pas honoré ses taxes obligatoires. Mais qui en veut donc à l’AESR ? Serait-ce le dynamisme de cette association qui ferait des jaloux ? Toujours est-il que ces « lanceurs d’alerte » me signalent un fonctionnement pour le moins intriguant. L’Association Entraide Solidarité Responsabilité intervient tous azimuts : aussi bien dans la gestion des emplois verts que dans le cadre de la solidarité, précisément envers l’île Maurice. L’association travaille en étroite collaboration avec d’autres associations franco-mauriciennes. Elle est intervenue par exemple dans la collecte de fonds et de subventions lors des inondations destructrices survenues en mars 2013 au Caudan (Port-Louis) à l’île Maurice. Sauf que selon un Mauricien proche du gouvernement de l’île sœur, l’argent ne serait jamais arrivé chez les Mauriciens. Pas plus tard qu’hier, dimanche, l’AESR toujours en collaboration avec d’autres associations franco-mauriciennes, a participé à l’organisation d’une grande messe sur l’esplanade du Frère Scubilion à Sainte-Marie afin de commémorer le Père Laval. Une messe célébrée par le cardinal mauricien Maurice Piat et l’évêque de la Réunion Gilbert Aubry. L’AESR donne aussi, comme on peut le constater, dans le religieux. Elle aurait, dit-on, reçu une subvention de la Région pour l’organisation de cette manifestation solidaire entre La Réunion et Maurice. L’AESR a décidément plusieurs cordes à son arc. Elle gère par ailleurs des chantiers d’emplois verts notamment dans le secteur de la Cressonnière à Saint-André. Elle fait partie du « GARMS » (Groupement d’association Réunion Maurice Solidarité). Sans doute pour l’obtention des subventions, c’est-à-dire de l’argent public. Comme nous ont souligné quelques personnes, toutes employées à la Région (ou dans ses antennes décentralisées), suite à l’intervention (pour ne pas dire au piston) d’un ancien conseiller régional de Saint-André, ces dernières devaient verser une « participation » pour le « bon fonctionnement » de l’association. Une « participation » qui peut varier entre 50 et 150 euros. Info ou intox ? Les dirigeants de l’AESR, que nous avons en vain, essayer de joindre, nous répondront sûrement très prochainement. Un agent de l’antenne Est de la Région aurait été carrément détaché au GARMS. Mais à la lecture de cet article, ce matin, sûrement qu’il va vite rappliquer à l’antenne régionale ! Une autre employée de l’antenne de la Région à Saint-André, ancienne secrétaire de « Besoin d’Agir », passerait tous les matins à l’antenne pour pointer avant d’aller « travailler » dans les locaux de Lamarque (appartenant à un ancien conseiller régional de Saint-André) où se trouve une sorte de « Maison des associations » dont le GARMS. Compliqué tout ça ! Mais nous ne désespérons pas d’avoir des clarifications cette semaine. A suivre !

Y.M.

([email protected])

 

10 Commentaires

  1. Le plaisir de lire le lundi matin en prenant le bus, un édito de qualité, de talent, rempli de finess et de fitness politique de la situation ilienne et d’ailleurs. C’est là que je trouve l’inspiration pour le lundi…

  2. Quand on voit les « rondeurs » du député saint leusien … on ne doit plus parler de « gros blancs » …
    Les « blancs » savent s’entretenir et restent minces et musclés !
    Il y a des « gros » , des obèses partout quelque soit la couleur de la peau …

  3. A quand une plainte contre X pour détournement de fonds publics au sein de la Région au moyen d’importantes subventions ???

    Tout le reste n’est que de la masturbation intellectuelle , dénoncer pour dénoncer avec un stylo à plume !

  4. Pour avoir été un collègue de Mr Edy Payet et l’avoir côtoyé, cela m’étonne beaucoup ! A mon avis il s’agit d’une volonté de déstabiliser. Je garde l’image de quelqu’un de convivial, toujours disponible et prêt à rendre service, et en même temps efficace et sérieux, à qui on n’a pas hésité d’ailleurs de confier davantage de responsabilités et qui s’est toujours montré exemplaire. Edy Payet a souvent donné de sa personne pour les autres et je ne peux donc que le soutenir dans cette épreuve et invite les lecteurs à beaucoup de prudence sur les soupçons qui pèsent sur lui !

  5. Il est amusant de voir le titilleur du JIR, Jacques Tillier, porter plainte au nom du JIR alors qu’il torture de son mieux et si aimablement ses foies jaunes.

    Son « Rikiki Morel », c’est l’avocat Morel; Rose May ex Gras de l’Aurar, c’est son « Rose bonbon », sa « miss sangsue », et l’ex mari, « son bout de gras de mari ». Il a rétréci Ibrahim Patel : c’est son IP. La première dame de France, c’est « madame BIBI ». A chacun de recenser les ti noms gâtés qu’il donne à ses foies jaunes.

    Le juge va s’amuser de tout cela. Didier Robert est gros, c’est évident, il est gros, tout comme moi. En tout cas, il n’est pas rikiki comme Morel, et moi non plus, je ne me sens pas rikiki ! Le phénix des cocotiers qui a ouvert un large bec et laissé tomber son gros fromage, deux millions d’euros, oui, le phénix, Didier Robert, est blanc comme moi. Donc nous sommes tous les deux de gros Blancs. Il n’y a pas de quoi fouetter un chat. Il faut s’accepter tel qu’on est et accepter que les autres nous voient tels que nous sommes.

    Le titilleur du JIR, c’est le morpion des cocotiers : il titille tous les deux; chacun a sa zone favorite; le morpion du JIR passe volontiers sa main sous la ceinture. IP le sait bien, d’autres foies jaunes aussi. Mais le morpion bipède des cocotiers titille à tort et à travers; il rate sa cible; il doit prendre d’urgence des leçons auprès du morpion qui anémie ses victimes. Tillier, à bien réfléchir, c’est aussi notre mister Sangsue : sangsues et morpions titillent tout en suçant. Des merveilles de la nature.

    L’obscure caneton, Le Clair, cherche à titiller de même que son illustre papa; ses articles donnent l’impression d’avoir été fécondés par le coq des cocotiers, notre Jacques TILLIER.

    Le caneton, Montrouge, cancanait différemment. Il a reçu de grands coups de bec; et le voilà libre. C’est une merveille !

    Le juge va présenter à mon aimable titilleur un beau miroir. Et l’affaire sera close, moyennant une amende pour avoir porté plainte abusivement !

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

*