Les « usagers en colère » remettent le couvert aujourd’hui : des perturbations à prévoir (Vidéos)

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Ils se font appeler « les usagers en colère ». Ce sont des pères et des mères de famille (plus d’hommes que de femmes). Ils ont décidé de manifester pour dénoncer  de façon générale « la vie chère ». Ils déplorent l’augmentation des carburants, la baisse du pouvoir d’achat, la hausse des impôts, des frais bancaires. Bref, ils militent pour des conditions de vie « plus supportables car », soutiennent-ils, « les plus démunis et même les familles de la classe moyenne n’en peuvent plus avec cette politique qui consiste à systématiquement prendre dans la poche des plus faibles ».

Sortie de la délégation "CSAPR" de la Préfecture de la Réunion, qui n'a cherché qu'a gagner du temps…. Fonctionnaire préfectoraux incapables de nous apporter des réponses, car incapables de prendre une quelconque responsabilité. Nous décidons de nous orienter vers l'hôtel de Région où se déroule la séance plénière avec tous les élus. Nous sommes plus d'une centaine à y aller !

Publiée par Marc Lewitt sur Lundi 5 novembre 2018

Arborant un tee-shirt noir, ils étaient une centaine dès hier matin, lundi, à partir de Saint-Leu en direction de Saint-Denis. Ces « usagers en colère » sont composés de plusieurs associations qui militent pour la baisse des taxes. Parmi elles, entre autres, le CSAPR d’Eric Marcély, déjà à l’initiative de plusieurs manifestations (RSI…). Hier, ils ont été reçus à la préfecture. « Les fonctionnaires voulaient tout simplement gagner du temps », disent-ils.

Dans l’après-midi, ils ont fait un sit-in dans la cour de la Région dans l’espoir de rencontrer le président Didier Robert. Mais ce dernier, pris par la session plénière, n’a pu les recevoir. En revanche, Olivier Rivière, 1er vice-président et Alin Guezello, conseiller régional les ont reçus. Sans succès. En fin de journée, les « usagers en colère » estimaient que les réponses apportées par les deux élus de la Région « n’allaient pas casser trois pattes à un canard ». Ils veulent rencontrer Didier Robert et « personne d’autre ».

CSAPR à l'oeuvre ce lundi 5 novembre à la Réunion contre la vie chère et les taxations incessantes Avant goût du 17 novembre prochain…

Publiée par Marc Lewitt sur Dimanche 4 novembre 2018

Aussi, jouant au chat et à la souris, ils ont suivi le président jusque devant les locaux de Réunion la 1ère à la Technopole où ce dernier était invité, hier soir. Selon un des membres des « usagers en colère », ils auraient été « bousculés » par « la garde rapprochée » du président de Région aux environs de 19 heures. Un des membres affirme avoir reçu un coup de poing au niveau de la nuque « sous les yeux des policiers postés à proximité ». Ils dénoncent cette situation : « nous voulons parler avec le président de Région et il n’a pas d’autre réponse que de nous envoyer ces tontons Macoute ». La Région dément cette version et, dans un communiqué, elle clarifie sa position concernant ce mouvement.

« Ce matin, un groupe de personnes qui avaient manifesté un peu plus tôt devant les grilles de la Préfecture contre la « vie chère » se sont rendues au siège du Conseil Régional. Leur venue a coïncidé avec la tenue de l’assemblée plénière, un rendez-vous majeur de l’exercice démocratique au sein de la collectivité, qui se déroulait en présence du Président de Région, Didier Robert. Ouvert à l’expression de leurs doléances, le Premier Vice-Président de la Région, Olivier RIVIÈRE, a accepté de s’absenter de l’assemblée plénière pour recevoir une délégation de ces manifestants. Un entretien d’une trentaine de minutes a suivi, écourté par le revirement de la délégation qui a considéré que le Premier Vice-Président n’occupait pas une place suffisamment importante dans l’institution pour demeurer leur interlocuteur. Si le Président de la Région, Didier Robert, accorde une vraie considération aux préoccupations des manifestants, il déplore cependant l’absence de respect dont leur délégation a fait preuve à l’égard de son Premier Vice-Président, Olivier Rivière et, à travers lui, à l’égard de l’ensemble des élus de la collectivité. Les revendications portées aujourd’hui par les manifestants couvrent des sujets importants et nombreux tels que le prix des carburants, les aides aux entreprises, les emplois ou encore le logement. Autant de dossiers sur lesquels la Région mène depuis 8 ans, dans le champ de compétences qui est le sien et aussi de façon volontariste dans le cas du logement, un véritable travail de fond dans le sens de l’intérêt général. La légitimé qui peut être celle des inquiétudes des manifestants sur des sujets majeurs pour l’avenir de La Réunion, sur lesquels les acteurs publics dans leur ensemble ont encore des efforts importants à fournir, ne justifie pas pour autant l’attitude de rejet et de mépris manifestée à l’égard d’un élu de la collectivité. Le Président de Région, s’il reste disposé à recevoir les manifestants, tient à rappeler que le dialogue et la construction de solutions ne peuvent réussir que dans le cadre d’une relation d’écoute et de respect mutuels. 

La Réunion : avant goût du 17 novembreLe CSAPR à l'oeuvre pour manifester son ras le bol social. Un avertissement pour le pouvoir et un appel à la manifestation du 17 novembre prochain.Nous n'avons pas peur malgré les menaces policières. Nous sommes plus forts qu'eux et ne sont forts que parce que nous sommes lâches.

Publiée par Marc Lewitt sur Dimanche 4 novembre 2018

Les « usagers en colère » comptent remettre le couvert aujourd’hui. « Nous continuerons à manifester tant que nous ne serons pas écoutés. Nos élus n’ont pas compris que le petit peuple ne peut plus vivre. Il faut faire quelque chose », insiste Eric Marcély, qui intervient non pas en tant que responsable du CSAPR mais comme « citoyen ». Le mouvement devrait être du côté du Jardin de l’Etat dans la matinée.

(Crédit vidéos : page Facebook du CSAPR)

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6 Commentaires sur "Les « usagers en colère » remettent le couvert aujourd’hui : des perturbations à prévoir (Vidéos)"

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Didi
Invité
Didi

tien bon larg pas

oublitoimeme
Invité
oublitoimeme

bon i bosse kwé!
na lontan mi lé si mon lieu travail!!!
zot lé fort!!!! fait pété ralentir tout moin mi pas la ek ca!

Shen 410
Invité
Shen 410

Les élus veulent du respect ?? Qu’ils commencent déjà par respecter ceux qui les ont mis là !

noé
Invité
noé

C’est curieux ! Ces gens semblent vivre d’aides et ne bossent pas (ils sont bien portants , bien nourris) , c’est pour ça qu’ils s’amusent à emmerder les vrais travailleurs car ils ont du temps à perdre ! Macron doit supprimer toutes les aides données juste pour engraisser les paresseux !

oublitoimeme
Invité
oublitoimeme

oui C ca i faut!

mandelakréol
Invité
mandelakréol

Pousse toute ! y viens là.