Liberté de la presse : les quatre « donzelles » invitent le directeur général du JIR à un débat public

dans Actualités/Edito de Yves Montrouge/Infos Réunion/Politique

Attention, cette invitation faite à Jacques Tillier par les quatre femmes élues qui sont régulièrement dézinguées dans son journal n’est pas « une menace de mort ». Pourquoi cette précision ? Parce que quand les « cibles » de ce journal adoptent plus ou moins la même stratégie de communication pour se défendre et défendre leur honneur bafoué et sali, à savoir « la satire, l’humour et l’ironie » (et non l’insulte et la haine), le JIR crie tout de suite à « la menace de mort ». Comme ce fut le cas encore le week-end dernier. Quand un journaliste du JIR se permet de photographier la voiture privée d’un élu sans même lui demander l’autorisation, puis de balancer dans son journal la photo de la voiture assortie d’un « moucatage » (de l’ironie), le JIR estime qu’il fait son travail d’information. En revanche, quand l’élu en question utilise à son tour le même procédé (le « moucatage ») pour rétorquer à cette attaque personnelle sur sa vie privée, le JIR crie au scandale et à « la menace de mort ». Et alerte la garnison…

Mais on va y revenir dans un instant. Il y a quand même des sujets beaucoup plus graves. Je veux parler notamment de cette déclaration faite, lundi dernier, par Nicole Belloubet, ministre de la Justice. La dame (je ne sais pas si elle est mère de famille) dit sans ciller : « 13 ans pourrait être retenu comme âge de consentement à un acte sexuel… 13 ans est une borne envisageable ». 13 ans ! Imaginez-vous un instant une fillette de 13 ans. C’est franchement dégueu et scandaleux. Il faut vraiment avoir les mœurs bizarres dérangés et être pervers pour raisonner ainsi. Si le projet de loi en préparation pour 2018 venait à être voté, les pédophiles et tous ces individus libidineux pourront sauter…en l’air et se taper sur leur gros ventre en criant victoire. Les partisans de l’avortement à partir de 13 ans pourront aussi se délecter d’une telle mesure qui achèvera de plonger inexorablement notre société dans une inéluctable descente en enfer. Tout cela pour faire plaisir à quelques « malades sexuels », cette pseudo-élite qui nous dirige et qui n’a jamais caché ses préférences en la matière. Je me rappelle encore des déclarations de certains gros zozos à la télévision. « C’est agréable de se faire déboutonner la braguette par un gamin de 5 ans », se vantait un député européen de l’hexagone. « Quand j’ai collé mon ventre sur les fesses d’un garçon de 13 ans, j’ai eu une éjaculation », avait écrit dans son bouquin un journaliste parisien très connu. Et des petites phrases comme celles là, il y en par « paquets ». Ce qui me fait croire que cette loi, en préparation, est sansn doute aussi concoctée pour protéger nos politiques qui ont des pulsions douteuses et qui ne fonctionnent pas comme des êtres normaux. On est vraiment mal barré !

« Gaspillage d’argent public »

Un autre sujet qui m’a interpellé et qui m’interpelle depuis longtemps déjà : le congrès des maires qui a lieu cette semaine à Paris. Ce n’est pas la première fois que je sonne le tocsin à ce propos. Ce n’est pas la première fois que Jean-Hugues Ratenon (il n’a pas attendu d’être député pour le faire) tire la sonnette d’alarme sur ce qu’il est convenu d’appeler un véritable « gaspillage public ».

La publication en exclusivité par « Zinfos 974 », vendredi dernier, sur son site, de la liste des 180 élus ou « accompagnateurs » de La Réunion à ce congrès des maires remet ce vieux débat sur le tapis. Cinq, six (ou parfois même plus) élus par commune, y compris des petites communes pour aller « bat’ carré » à Paris et faire leurs achats de Noël. Combien de fois l’ai-je dénoncé ? Rien à faire ! C’est manifestement une vieille habitude. Ce qui est désolant de constater, c’est que nos maires ne cessent de pleurnicher, ne cessent à chaque fois que l’occasion leur est donnée de mendier auprès du gouvernement en tendant la main, en disant « garde a nou siouplé, nou n’a pu l’argent , nou na pu contrats aidés », alors que dans le même temps, ils trouvent les crédits nécessaires pour envoyer les « bon élus ou administratifs» se promener à Paris. Parfois même, ces derniers ou dernières sont accompagnés de leur maman ou camarades. Tout cela aux frais des contribuables. C’est franchement indécent aux yeux des nombreuses familles, victimes de maladie ou de misère sociale, qui galèrent dans l’indifférence la plus totale.

Enfin, une petite dernière avant d’aborder le sujet principal de cet édito : des personnes bien informées à Matignon me jurent que la photo de Didier Robert posant aux côtés du grand Edouard Philippe faite lors de la rencontre entre les deux politiques, lundi dernier, à Paris, et envoyée aussitôt après à « Zinfos » et au « JIR-Clicanoo » n’était pas une photo officielle. Elle n’a pas été faite par le photographe officiel de Matignon comme c’est habituellement le cas pour les autres visites. La photo aurait été faite par une personne que vous connaissez bien et qui accompagne le président de Région dans quasiment tous ces déplacements hors du département. Une « photo-souvenir » acceptée après insistance par le Premier ministre mais qui n’avait surtout pas vocation à être publiée et utilisée comme elle l’a été à des fins de propagande ou d’affichage politique. Le Juppéiste Edouard Philippe, qui n’a pas la mémoire courte – tout comme les services de l’Elysée – n’a pas oublié que Didier Robert a été un soutien très actif de François Fillon durant la présidentielle et que le président de Région fait partie de ces élus de droite qui a été présent au meeting du Trocadéro pour soutenir le candidat Fillon lors de cette échéance électorale et, qu’en contrepartie, il aurait eu un poste de secrétaire d’Etat ou de ministre si Fillon avait été élu. Matignon n’aime pas le mélange des genres… Pour revenir à ladite « photo-souvenir », si les personnes « bien informées » disent faux, libre à Matignon de me contredire et de m’envoyer un droit de réponse que nous publierons bien entendu.

« Ne faîtes pas aux autres… »

On arrive maintenant au sujet qui a fait le buzz en fin de semaine dernière et ce week-end au niveau médiatique. En guise d’introduction, voici deux citations qui me tiennent particulièrement à cœur : « Ne faîtes pas aux autres ce que vous n’aimeriez pas qu’ils vous fassent » et « tel est pris qui croyait prendre » : voilà deux citations, la première tirée de la Bible, et la seconde, extraite d’une des fables de Lafontaine « le rat et l’huître », sur lesquelles le JIR devrait méditer. Que se passe-t-il aujourd’hui ? Force est constater que le journal d’Abdoul Cadjee, dirigé par Jacques Tillier, semble être pris à son propre piège, surtout depuis que les « victimes » de la campagne de dénigrement, de calomnie, d’insultes, de désinformation, d’acharnement et de harcèlement médiatiques ont décidé de se défendre, de défendre leur honneur, leur probité, leur intégrité et non plus d’adopter – comme nos ancêtres l’ont fait par le passé parce qu’ils n’avaient pas le choix, hormis celui de se risquer à une cavale mortelle dans les montagnes dont certaines portent leur nom – la posture du coupable naturel, en se prosternant, en demandant pardon (même pour des fautes qu’ils n’ont pas commises) aux « grands missiés » ou aux « gros blancs » pour reprendre une expression familière.

Jusqu’ici, les « victimes » de la désinformation, toutes ces personnes jetées à la vindicte populaire par un média quel qu’il soit n’avaient pas d’autre recours que celui judiciaire, c’est-à-dire de porter plainte pour diffamation. Or, on connaît le rythme et le coût d’une procédure judiciaire, très long (avant d’obtenir réparation) et surtout onéreux. Les « victimes » ne pouvaient donc pas passer leur temps à dépenser leur argent (ou l’argent public) pour essayer de contrer des contre-véritées étalées souvent volontairement sur la place publique dans le but de nuire, de « casser », d’éliminer ceux qui gênent de la sphère publique, qu’elle soit politique ou autre.

Avec les nouvelles technologies de communication, et notamment les réseaux sociaux pour ne pas les nommer, les « victimes » de la désinformation ou de l’intox, peuvent dorénavant se défendre et se battre à armes égales avec leur « harceleurs ». Partant du principe que « qui ne dit mot consent » et donc, implicitement donnerait du crédit à tous les « ladilafé », à tous les ragots que pourraient raconter des « prêtes plumes » , ces « victimes » n’hésitent plus à présent à répondre coup pour coup en se servant des réseaux sociaux. C’est le cas de Nassimah Dindar (sénatrice et présidente du Département), de Karine Nabenesa (directrice de cabinet à la mairie de Saint-Leu et conseillère régionale de l’opposition), de Léopoldine Settama-Vidon (avocate et conseillère régionale de l’opposition) et de Thierry Robert (député de la 7ème circonscription et adversaire politique de Didier Robert, le président de Région). Marie-Rose Won-Fa-Hin (directrice de l’AURAR et conseillère régionale de l’opposition) est solidaire avec les autres élus cités ci-dessus.

Les quatre « donzelles » ou « greluches » ou « amazones » (pour reprendre les termes employés par le directeur du JIR dans ses éditos du samedi) et Thierry Robert sont devenus des « cibles » faisant régulièrement la Une de ce journal subventionné à hauteur de 2 millions d’euros par la Région, présidée par Didier Robert.

Aussi, pour se défendre, outre les démarches judiciaires qu’ils sont libres d’entamer ou pas, ils ont choisi, « au nom de la liberté d’expression, au nom de la satire et de la caricature, au nom de l’humour et de l’ironie » de répliquer via les réseaux sociaux, en employant le même langage, les mêmes méthodes, le même humour, la même satire et la même ironie que ceux qui les calomnient systématiquement. « Oeil pour œil, dent pour dent ». Et l’on voit bien aujourd’hui que ceux qui bombaient le torse et qui se permettaient sous prétexte « d’information » d’insulter, de salir, de jeter en pâture, de violenter verbalement, d’agresser oralement, semblent complètement déstabilisés, désarçonnés, sonnés, pris à leur propre piège. Ce sont eux, « les arroseurs arrosés », qui crient « au secours », « à l’assassin ».

La lettre intitulée « Mon Jacquou » qu’a postée Nassimah Dindar sur sa page Facebook , vendredi dernier à l’attention de Jacques Tillier, le directeur général et directeur de la publication du JIR, lui a visiblement cloué le bec. Ce dernier, qui ne s’attendait sans doute pas à une telle réponse de « tatie Nassimah » à ses « bafouilles », et qui n’en avait surtout pas l’habitude, a préféré ne pas s’étendre sur le sujet en bottant ce courrier en touche. Un peu comme la poussière que l’on repousse sous le tapis pour ne pas être vue par les invités.

« Maloki », un terme qui n’a rien d’une « menace de mort »

Les « victimes », en tout cas celles qui n’ont pas les fesses sales, n’ont plus peur. Une page se tourne. Une nouvelle ère s’ouvre. « Réunionnais rouvre les yeux, lève la tête, sort’ dan’ fénoir », avait dit le Pape Jean-Paul II lors de son passage à La Réunion ! J’en veux pour preuve aussi de cette prise de conscience, les réponses de Karine Nabenesa sur sa page Facebook sur « la liberté de la presse vue par le directeur du JIR ». J’en veux encore pour preuve la réponse de Thierry Robert toujours sur sa page Facebook. Le député de la 7è circonscription est devenu la « bête noire » du JIR. Tous ses faits et gestes sont « fliqués » puis étalés sur la place publique via le journal dirigé par Tillier et subventionné par la Région. Le dernier fait en date concerne sa voiture, une BMW X6 de couleur rouge, montrée du doigt par le journal et dénoncée comme s’il s’agissait d’une voiture que le chef d’entreprise aurait presque volée. En tant que lecteur, on ne voit pas trop où veut en venir le journaliste qui, un peu à la Vincent Defaud (opposant politique à Saint-Leu et membre du cabinet de la Région) a cru dénicher le scandale  du siècle en publiant une photo dans son journal et s’est permis de « moucater » le député dans les pages « Kanyardages ».

Réponse du berger à la bergère : répondant au « moucatage » par de l’ironie mâtinée d’humour, le député a utilisé la même méthode employée par le journaliste en publiant sur sa page Facebook une photo suivie du commentaire suivant : « recherche un médecin pour traiter une maladie ayant pour nom la maladie du MAL O KI ». Il n’y a jamais eu de menace de mort proférée dans le post du député LPA sur sa page Facebook et pas plus d’insultes qu’il peut y en avoir à son encontre sur le site de Cliacanoo. Tournant à son tour en dérision l’immersion du journaliste dans sa vie privée, le député a voulu faire comprendre que si ce dernier a réagi ainsi, c’est sans doute parce qu’il était « jaloux » de sa voiture. Autrement dit, qu’il n’y avait pas lieu de polémiquer sur un bien acquis avec des fonds privés et non avec l’argent des contribuables. Autrement dit encore, qu’il a le droit d’utiliser son argent comme bon lui semble, et d’accrocher sa cocarde de député où il veut.

Ce que je conçois amplement car en tant que journaliste moi-même depuis 32 ans, il ne me serait jamais venu à l’idée de photographier la nouvelle BMW 730 et quelques (je ne suis pas un spécialiste des voitures) que Jean-Paul Virapoullé vient d’acquérir pour la poster sur le site de Freedom.fr. Pas parce que c’est un proche de Didier Robert, mais parce que cela ne me regarde pas. Il fait ce qu’il veut de son argent personnel ou de l’argent de ses sociétés. S’il a envie de rouler en BMW il le fait, s’il a envie de se déplacerà vélo ou sur une trottinette, c’est aussi son « kif », pas le mien. Je ne suis pas jaloux de son argent. Au contraire, suis content pour lui. Je me dis que c’est un élu, certes, mais c’est aussi un homme qui a des biens, dont la famille avait des terres et donc beaucoup d’argent qu’il est en droit de profiter comme bon lui semble aujourd’hui. S’il a eu envie de déposer il y a quelques semaines sa Audi A 6 (ou A7, je reprécise que je ne suis pas un spécialiste de la chose) pour se payer une BMW « 730 et quelques », c’est son droit le plus absolu qu’il soit noir, blanc, jaune, basané, Réunionnais, métropolitain… Il aurait pu également (avec sonn propre argent, cela va de soit !) s’acheter des cigares (Havane numéro 2) ou du bon vin (Bourgogne 1er cru). Il aurait été « maloki » de ma part de suggérer ou de sous-entendre qu’il s’était payé cela avec de l’argent public ou de laisser croire qu’il n’avait pas le droit de rouler dans cette bagnole sous prétexte qu’il y a des Réunionnais qui souffrent. Effectivement, il y a beaucoup de Réunionnais qui souffrent terriblement, il y en a même qui ne doivent pas manger à leur faim, ça n’empêche pas à certains élus de « bat’ carré » toutes les semaines avec madame, aux frais de la princesse, sans que ces élus aient droit à un commentaire dans les pages « Kanyardages » du JIR.

Dans le même registre, il ne me viendrait pas à l’idée d’aller exposer sur Freedom.fr la nouvelle Mercédès de couleur rouge de Fabrice Marouvin, élu à Saint-Paul, qui vient de remplacer son puissant 4×4 BMW de couleur blanche. Comme il ne m’est jamais venu à l’idée de photographier la voiture du directeur général du JIR, une 4×4 BMW blanche, toute neuve, achetée alors que le journal était encore en redressement judiciaire et qu’il venait de procéder à un plan social pour « remercier » une quarantaine de salariés. Idem pour sa belle villa créole, rue Juliette Dodu, louée 4000 euros/mois. Si son patron, qui connaît son budget, a voulu lui payer ses « petits » plaisirs, tant mieux pour lui et pour sa famille. Tout ce confort leur permettra peut-être de garder un jour de bons souvenirs de notre île.

Il ne m’est jamais non plus venu à l’idée de photographier le 4×4 « Range Rover Equivoque » de la dir’com d’une collectivité ou encore la BMW X6 de « l’ex » d’un exécutif d’une grosse collectivité locale, alors que « l’ex » en question toucherait le RSA. Enfin, il ne m’était jamais venu à l’idée de photographier les anciennes Ferrari et Royce Roll ou les Porsche d’Abdoul Cadjee. Ou bien encore toutes les grosses bagnoles de certains de nos élus ou chefs d’entreprises locales pour la simple et bonne raison que ces gens là bossent, qu’ils (ou leurs parents) ont dû trimer dans leur vie pour leur laisser un bel héritage.

Montrer du doigt ce que possède mes voisins reviendrait à les espionner et à les jalouser, c’est-à-dire à me montrer « maloki », un terme qui n’a rien de péjoratif et qui est employé par nombre de personnes, y compris par le directeur de la rédaction du JIR contre certains de ses confrères du « Quotidien » ou d’autres médias. Guillaume Kempf du Quotidien et moi-même avons été « taxés » de « maloki » plus d’une fois par Philippe Le Claire du JIR. Le SNJ (Syndicat national des journalistes) n’avait pas pour autant fait une poussée de fièvre, comme ça a été le cas lorsque Thierry Robert a traité, vendredi dernier, sur sa page Facebook, l’auteur de l’article et de la photo de sa BMW rouge, de « maloki ». Le SNJ, soit dit aussi en passant, ne monte jamais au créneau lorsque je me fais régulièrement traiter (moi journaliste titulaire d’une carte de presse depuis 32 ans) de « canidé », de « caniche nain », bref de « chien » par le directeur général et le directeur de la rédaction du JIR. Pensez-vous que ma maman soit heureuse d’apprendre qu’elle a mis au monde un « chien » ?

Le SNJ n’a jamais bougé le petit doigt quand l’une de ses représentantes locales, qui plus est journaliste au JIR, a été traitée de « Bécassine hystérique » dans son propre journal et par son propre directeur général, accessoirement éditorialiste, lorsqu’elle avait osé prendre la défense d’un de ses confrères du Quotidien poussé en diffamation par une collectivité locale. Tout cela pour dire que la lettre ouverte du JIR adressée samedi à Thierry Robert et signée par 57 (des au moins 120 salariés de ce journal, sans compter que certains n’étaient même pas au courant de la publication de leur nom ou, disons plutôt, pour être précis et pour employer la bonne formule, qu’ils ont signé plus par peur de représailles en interne que par solidarité avec l’auteur de l’article concerné) lui en touche une sans faire bouger l’autre, comme on dit.

« Des pseudo-journalistes militants subventionnés »

« C’est incroyable. Les deux ou trois pseudo-journalistes du JIR qui, avec leur directeur général, nous attaquent systématiquement jubilaient lorsque nous ne bougions pas, lorsque nous encaissions les coups injustes sans mot dire, comme des victimes impuissantes. Ils se congratulaient entre eux en se disant que ce qu’ils écrivaient étaient donc vrais puisqu’on ne disait rien, puisqu’on osait pas répondre pour ne pas tomber dans la polémique, dans la provocation. Mais maintenant qu’on utilise la même stratégie de communication qu’eux, la même stratégie de harcèlement, les mêmes méthodes qu’eux, qu’on balance leur nom et leur photo ou caricature sur les réseaux sociaux, qui sont des réseaux de communication, ils balisent grave, ils ne savent plus où donner de la tête, ils perdent le Nord, ils crient à l’injustice, appellent la justice à la rescousse et voudraient qu’on leur présente des excuses publiques. Mais ils se croient où ? Eh ben, à notre tour, nous leur disons que s’ils ne sont pas d’accord avec nos réponses, avec les caricatures, avec notre humour ou notre ironie, eh bien qu’ils saisissent la justice et portent plainte pour diffamation », s’amusent les quatre « greluches » et Thierry Robert.

« Parce que ces deux-trois pseudo-journalistes là, qui sont à la solde d’une collectivité locale et de son exécutif, et qui écrivent sur commande pour essayer d’évincer tous ceux qui gênent, ces deux-trois pseudo-journalistes dont certains émargeaient il y a encore peu sur le budget d’une collectivité locale, ces deux-trois scribouillards spécialistes du militantisme ou du nervisme politico-journalistique – et qui ne représentent évidemment aucunement l’ensemble des vrais journalistes de la Réunion qui font leur travail d’information, pour qui nous avons le plus grand respect – pensaient qu’on allait baisser la tête tout le temps, subir leurs contre-vérités sans rétorquer, sans répliquer. C’est vraiment se croire en pays conquis et nous prendre pour des idiots. Parce qu’ils sont pseudo-journalistes, et qu’ils se prennent en plus pour des procureurs de la Républiques et des magistrats, ils pensent avoir le droit de nous salir et nous, parce que nous sommes des élus de la République, on aurait pas le droit de répondre, de nous défendre ? Mais pour qui se prennent-ils ?, s’interrogent encore les quatre « donzelles » et le député de la 7ème circonscription. Avant de préciser : « Messieurs les deux-trois pseudo-journalistes du JIR, nous aussi nous dénonçons la violence de vos écrits, de vos attaques ciblées, de vos insultes… ».

Les quatre « amazones » ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Elles invitent carrément Jacques Tillier à un débat public « pour se dire les choses les yeux dans les yeux », « en face », « comme des grands, des adultes responsables », « plutôt que de se cacher comme un lâche derrière un ordinateur, dans un bureau ».

Volontairement provocatrices à leur tour, elles précisent que « ce sera l’occasion pour lui de venir nous montrer s’il en a vraiment, comme il le prétend souvent dans ses écrits…». Léopoldine Settama-Vidon, Nassimah Dindar, Karine Nebenesa et Marie-Rose Won-Fah-Hin invitent les médias à couvrir « en toute transparence » ce débat qu’elles souhaitent de tout cœur afin d’aborder tous les sujets y compris celui de la liberté de la presse et de la conception de cette liberté par Jacques Tillier. Là encore, les « greluches » ont quelques « cartouches » dans leur cabas (je vous renvoie sur ce même site à un courrier de lecteurs que nous avons reçu hier concernant l’histoire du journaliste Nicolas Bérard du journal le « Tangue », journal qui a disparu depuis). Reste à savoir maintenant si le directeur général du JIR se sentira capable de débattre publiquement ! Ça, c’est une autre histoire !

Mais c’est quand même bizarre de voir que ce sont toujours les mêmes, Nabenesa, Dindar, Settama-Vidon, Won-Fa-Hin, Thierry Robert (accessoirement Ibrahim Patel de la CCIR) qui font depuis ces derniers mois, depuis les législatives, les grands titres du journal de Cadjee subventionné à hauteur de 2 millions d’euros par la Région et à hauteur de 4 millions d’euros par l’Etat (apurement des dettes sociales et fiscales), c’est-à-dire avec l’argent public des contribuables ; Ce sont toujours les mêmes qui sont « ciblés », qui sont devenus les « bêtes noires » du JIR. Il n’y a pas de hasard dans la vie, ni dans la vie politique d’ailleurs. Mais il y a une explication à tout. On y reviendra une prochaine fois, si Dieu le veut. Bonne lecture !

Y.M.

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29 Commentaires sur "Liberté de la presse : les quatre « donzelles » invitent le directeur général du JIR à un débat public"

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Ti kaf
Invité
Ti kaf

Jacqou a compris qu’en faisant sa UNE avec thierry, nassimah, lèopoldine, karine et marie rose, il vendra dans le jir plus de journaux.

memphis
Invité
memphis

ça c’est vrai!

noe9744444
Invité
noe9744444

Aujourd’hui on débat de tout … on explique tout … on se chamaille de tout … on pète de tout et de rien !
Cela n’intéresse personne ces débats débiles publiques … les gens veulent vivre , avoir leur place dans la société !
On veut débattre pour faire le buzz pendant que nos jeunes sont délaissés et essaient par leurs révoltes qu’on ouvre vraiment les yeux sur leurs conditions de vie !

st leusienne
Invité
st leusienne

NON , M. Montrouge , un député de la République Française n’a pas le droit d’afficher sa cocarde de député sur sa voiture de fonction achetée pas sa société .C’est l’une des « erreurs » et pas la seule ! que commet régulièrement ce personnage ..

Dindar
Invité
Dindar
Bravo pour cette excellente mise au point : le statut de journaliste n’autorise en rien de salir les gens , de déballer des aspects de leur vie privée et de crier à l’agresseur quand les gens insultés , humiliés ou salis se défendent . S’acharner contre les mêmes personnes , tous les jours , par le biais d’ un journal fortement tenu à bout de bras par l’argent public relève d’un cynisme et d’un culot inqualifiables . Comme me disent plein de copains métropolitains :  » il n’y a que à La Réunion que l’on voit cela  »  » aux… Lire la suite »
Ne tir on veu la mourre mes pas la guerre ne tiré pas
Invité
Ne tir on veu la mourre mes pas la guerre ne tiré pas

Cie zot l’avé voté Madame le pen .toutes c’est voleurs aurai été en prison. les malfaiteures

Jean-Nik
Invité
Jean-Nik

Pour les amateur. De novelas voici léon barras. Péi

DÉSIRÉ Louis
Invité
DÉSIRÉ Louis

M. Montrouge oû vous situez-vous? Comme dirait le créole vous êtes kom feuille songe. Quand vous étiez Rédac. Chef du torchon JIR vous moukatiez tout le monde même ce que vous défendez la cause today. Il y a beaucoup de problèmes àla Réunion(retraite,vie chère,monopole etc….)et chaque lundi avec votre édito TROP LONG RÉPÉTITIF vous éssayez de régler vos comptes avec le JIR qui vous a licencié peut-êre pour incompétence ? C ess très malsain ce jeu.

DÉSIRÉ Louis
Invité
DÉSIRÉ Louis

Je n’ai rien à retirer comme vous me le demandiez. A prendre ou à laisser. Je vous jugerai ainsi M . Monrouge

Jean-François Beauchet
Invité
Jean-François Beauchet

Grosse ambiance à La Réunion. Dites nous Réunionnais le vrai, du faux ! Y aurait il vraiment un lobby voiture !!!!
Tant de gens fascinés par « avoir une belle bagnole »….du coup, des routes, des routes…des routes. Tâchez de vous entendre, j’ai gardé des mes cinq années réunionnaises une idée de magie, et vu aussi à Maurice, à
Rodrigues un flegme, un rapport à la vie moins  » bagnole ». Erreur ??

Palou
Invité
Palou

Mr Montrouge, la méthode de Mr Tillier est sûrement discutable mais je m’intéresse surtout au fond . Pouvez vous nous donner votre analyse de journaliste sur tout ce que dénonce le JIR ??

PyéroBoufi
Invité
PyéroBoufi

Bravo Yves, j’ai bien ri…
Fais gaffe quand même de ne pas le remplacer une nouvelle fois…

mina
Invité
mina
avez vous choisit un camp ou êtes vous impartial ….. la guerre du pouvoir les ladi lafe maintenant un débat public pour débattre de quoi l avenir des jeunes le manques de logements la hausse du chômage les grands projets ,,he Ben non pour déballer leurs malversations de part et d autre ….. he oui he oui c sur quel chaine ou sur une place barachois Ma ni écoute a zot n’a bien voit ki la voler ki la détourner ki gaspille l argent public ( c un peu maloki de dire que ses leur argent perso et de tous… Lire la suite »
Gérard Jeanneau
Invité

Oui, un bon débat, sur un terrain neutre, entre, d’un côté, les donzelles et le clown de préfecture, de l’autre, le grand canard du JIR et ses canetons, l’obscur Le Claire, le lutin Luton.

Mais le titilleur du JIR va déclarer forfait ! Il a pour devise : « courage, fuyons » !

http://www.courriers-reunion.fr/Bobards-JIR.html

st leusienne
Invité
st leusienne

Et que pensez-vous sur LE FOND des accusations ? ces soupçons de belle case ..Ou sont les factures ?? C’est bien beau de detourner l’attention sur le sexisme, etc , mais le fond des problèmes reste !
clientélisme, embauche emplois familiaux, gabegie interne, frais exorbitants de taxis parisiens , et j’en passe ..A quand un vrai travail de journaliste au lieu de répondre à des soi-disant « insultes »..Dans ce ca s, portez plainte! au fait , connaissant un peu le niveau « littéraire » de Mâme Dindar , c’est clair qu’elle n’a pas écrit sa bafouille sur fessbouk toute seule !!

Comebacal
Invité
Comebacal

Mr monrouge combien d »années avez vs été nourri par le Jir ?
Je veux bien comprendre votre gros ker aujourd’hui !
Mais de Grâce Argumentez et contredisez avec des Arguments journalistiques !!
Sinon taisez vous !!! Les casseroles finissent toujours par sortir du fin fond des cuisine !!

Comebacal
Invité
Comebacal

Lorsque l »on a la CCR (Cour des comptes Régionale ) le PNF ( parquet National Financier ) aux fesses ce n »est pas pour Rien !!l

WATSON
Invité
WATSON
Bravo M. MONTROUGE pour votre article, vous reprenez les informations de ZINFOS974 concernant le gaspillage de l’argent public à l’occasion du congrès des Maires, le jacquou de Tatie Nassimah, et l’autoproclamé « philosophe des lumières » en veilleuse de Philippe LECLAIRE n’écrivent rien ! Etonnant croire que ce qui les intéressent ce sont uniquement ces femmes réunionnaises qui sont lynchées, salies à chaque fois qu’ils ne peuvent ! aucune preuve de ce qu’ils avancent, ils procédent par insinuations; lorsque le Jacquou de Tatie est interpellée, il se justifie, il a bien compris que les attaques font mal, mais pas pour les autres… Lire la suite »
Yvon pimpon
Invité
Yvon pimpon

Mauvaise foi. Mal écrit. Du Montrouge dans le texte. Les menaces de mort sont dans les commentaires des partisans de Thierry Robert, mais c’est facile de faire semblant de ne pas les avoir vus.

apostrophe
Invité
apostrophe

Oté, Yvon, mon caf! Tu fais rigole la gueule domoune tous les lundis matins! Tu dis que l’éditorialiste d’en face tire à boulets rouges sur les mêmes! Toi aussi tous les lundis tu les insultes! et ça me fait bien marrer! Pourtant t’as travaillé pour ce torchon, tu as voulu faire peur à tes collègues, tu as même dit un jour dans un texto : si le gars lé chef de service ou syndicaliste!!! mais lo gars l’a envoiye à toi promener!
Pour Mirza, c’est rigolo et touchant!

Alain Cognard
Invité
Alain Cognard

Objectivité journalistique !

leclerc
Invité
leclerc

Monsieur Montrouge,
ça y ressemble à un règlement de compte ça.
ou lé sûr ou lé pas en train de fé comme Tillier là?
ou serais pas un journaliste un peu maloki ?

MICHOU
Invité
MICHOU
Il va y avoir du sport! Dire que ça n’arrive qu’à La REUNION, c’est oublier les nuisances d’un journal comme CLOSER et autres fouille-poubelles. Tant qu’il y aura des voyeurs, il y aura des fouille-poubelles. On a déploré l’indécence des journalistes lors de la mort du fils de Romy SCHNEIDER, de Lady DI etc mais on continue, on rit, on se moque. A un moment, le boomerang revient et là soit on se soigne, soit on continue, soit on se pose en victime. Oser se comparer à Médiapart, au Canard et à investigation c’est mégalo, pas opportun et en plus… Lire la suite »
Leclerc
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Leclerc

Si commentaire y plé pas zot, zot y supprime.
Monsieur Montrouge, c’est ça la liberté d’expression?
Zot y critique mais zot y fé pareil et zot lé pas meilleur.
Bande de maloki

Ass ce conrigole
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Ass ce conrigole

Pourquoi ne pas citer les resaux maçonniques qui sont à la manoeuvre..,?

sayag
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sayag

Dans un lit ? Chiche. C’est bien entendu du 3e degré.

Babouk974
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Babouk974
YMR, chaque semaine c’est pareil, c’est un « contre edito » de l’edito de JT du samedi precedent, ça lasse, vraiment, mettre ton talent au service de ta haine envers le JIR et ses patrons , ne fait pas honneur , ni à ta profession, ni à ta personne . ARRETE EK SA !!! passes à autres choses, il y a tellement de sujet et de « client » qui merite d’être confondus!!Encore une fois, laisse JT faire son edito et consacre ton temps à faire ce que tu sais faire . . Encore une fois, à te lire , toutes ces personnes citées… Lire la suite »
Gérard Jeanneau
Invité
Gérard Jeanneau

Le SNJ (syndicat national des journalistes) titille Jacques Tillier, le grand canard du JIR.
Bonne lecture.

http://www.snj.fr/article/lettre-ouverte-%C3%A0-jacques-tillier-312829999

ByCréole
Invité
ByCréole

Maintenant on parle d’objectivité journalistique, étrange démarche! alors que le Jir fait dans l’étalement de vie privée en toute impunité à la façon de télé-réalité, le SNJ crie au feu! Syndicat mentèr
Puisque Tillier travaille pour un journal financé sur fonds publics, on aurait aussi droit à des photos de sa case payé avec l’argent du contribuable. De la localisation par la même occasion.

Didier Robert suivi de sa femme dans ses déplacements? Elle voyage à l’oeil? Vive le traitement de faveur! Les familles de malades ou démunies n’aimeraient-elles pas voyager pareil avec leurs proches?