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L’île Maurice, paradis fiscal ?

dans Actualités/Mayotte / Océan Indien

« Selon l’Agence mauricienne de promotion des activités financières, l’île comptait en 2017 pas moins de 967 fonds d’investissement, 450 structures de capital-risque et 23 banques internationales. Sans parler des sociétés offshore – plus de 20 000 – qui ont élu domicile à Maurice. Depuis le début des années 2000, fonds de placement et de pension, banques commerciales, d’affaires et d’investissements ont trouvé refuge dans ce « hub » de l’océan Indien. Au point qu’en 2017, le secteur des services financiers représentait à lui seul près de 50 % du PIB, contre 7 % pour le tourisme et 15 % pour l’industrie », indique le journal.

« C’est l’optimisation fiscale qui attire tous ces capitaux, précise Jérôme Appavoo (Holdem Group) au Monde. En domiciliant ici une société offshore [dont 80 % des activités sont réalisées à l’étranger], les investisseurs peuvent percevoir des revenus non pas en salaires [taxés à 15 %], mais en dividendes taxés à seulement 5 %, pour ceux qui s’élèvent à 90 000 euros par an, avec en outre une imposition sur les bénéfices de 3 % [contre 28 à 33,3 % en France]. Comme une société offshore n’a pas le droit de posséder  à Maurice de bien immobilier, il lui suffit de créer une société locale qui va, elle, porter l’investissement foncier. On obtient ainsi la résidence fiscale à Maurice. »

Le Monde explique que ces avantages liés à la « résidence fiscale » de sociétés et de particuliers fortunés à Maurice placent l’île dans le radar mondial des « paradis fiscaux ». Evasion fiscale, opacité sur les montages et mouvements de fonds, blanchiments de capitaux aux origines douteuses (drogue, terrorisme, etc.)… Maurice est dans le collimateur de nombreuses associations et Etats. Pourtant, à en croire les autorités mauriciennes et des juristes locaux, la critique est infondée.

Depuis le début des années 2000, ces « dérives » ont été maintes fois dénoncées par des ONG. Dans leurs derniers rapports sur l’évasion fiscale, Oxfam, Action Aid ou encore CCFD-Terre solidaire qualifient sans détour Maurice de « paradis fiscal ». En 2017, sept des 28 États membres de l’UE continuaient de classer l’île Maurice sur leur « liste noire » des paradis fiscaux.

 

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3 Commentaires sur "L’île Maurice, paradis fiscal ?"

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noe
Invité
noe

Maurice sait attirer les gros investisseurs qui sont rejetés par la Réunion ! Ici chez nous on empêche le développement de l’île en faisant des procès contre la NRL qui pourrait développer le Nord et l’Ouest ! Certains riches nantis de la Réunion se savent que remplir leurs poches en appauvrissant les autres !

lobill
Invité
lobill

Donc c ‘est de l ‘argent sale drogue , prostitution , terrorisme ,

Adveniat
Invité
Adveniat

L’Eglise n’y échappe pas… Vive Maurice.. !

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