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Mort de Naomi : « on s’est moqué de ma fille, on s’est moqué de nous », dit son père

dans Actualité Nationale

Avec notre partenaire Infos Europe 1

Que justice soit faite », a réclamé le père de Naomi, jeudi devant la presse. Cinq mois après le dècès  de sa fille, pris en charge tardivement par le Samu en décembre (voir notre article), Polycarpe Musenga a décrit une jeune femme « aimée de tous ». « On a l’impression que de la même manière qu’on a baladé ma fille, on nous a baladés après son décès. On s’est moqué de ma fille, on s’est moqué de nous », a-t-il ajouté, toujours « sous le choc ».

« Elle qui manifestait cette douleur profonde, pourquoi on n’a pas répondu à son appel ? Si Naomi avait été prise en charge à temps, est-ce qu’elle aurait eu une chance de vie ? », a encore interrogé le père de la jeune femme. Employée du « milieu médical », la mère de la patiente a également réclamé des « réponses » : « chaque bip est compté. Cette dame (l’employée du Samu, ndlr) n’en a pas tenu compte. Est-ce qu’elle est dans le domaine, est-ce qu’elle est infirmière, est-ce qu’elle est médecin ? Est-ce qu’elle avait quelque chose contre ma fille, pour la laisser au bord de la route ? »

Devant les médias, jeudi, les proches de la jeune femme ont également dénoncé la lenteur des investigations menées par l’hôpital dans ce dossier. « On a attendu presque deux mois pour l’autopsie », a expliqué Louange Musenga, la sœur de Naomi. Après la publication de l’appel de la victime au Samu par un média local, en avril, « on nous a reçus, mais on a vu un docteur qui nous a dit qu’il ne pouvait pas nous répondre », a-t-elle encore déploré. « C’est quand même évident que ça ne peut pas se passer comme ça. »

Naomi Musenga, 22 ans, avait appelé le Samu le 29 décembre 2017 en se plaignant de vives douleurs au ventre. Moquée par une opératrice du Samu, elle avait été prise en charge plusieurs heures plus tard avant de mourir à l’hôpital. Trois enquêtes sont actuellement en cours dans ce dossier. La première, administrative est menée au sein de l’hôpital de Strasbourg, qui a suspendu l’opératrice concernée à titre conservatoire. Deux autres enquêtes sont diligentées par le ministère de la Santé et le parquet de Strasboug

 

 

 

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