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Nouvelle-Calédonie : le « non » l’emporte, les élus locaux réagissent

dans Actus Nationales et d'ailleurs/Politique
 Le « non » à l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie l’emporte avec plus de 57% des voix sur plus de 80% des bulletins dépouillés lors du référendum d’autodétermination, vient de l’indiquer la chaîne Nouvelle-Calédonie la 1ère.
Rappelons que le taux de participation est proche des 80% dans cet archipel de 175000 électeurs.

Jean-Hugues Ratenon a réagi

« le Peuple Calédonien s’est exprimé ce dimanche 04 novembre par référendum sur l’indépendance du territoire. Le non l’a emporté avec près de 57% des suffrages et un taux de participation qui avoisine les 80%. La démocratie s’est exercée, je prends acte des résultats mais je comprends la grande déception des Kanaks qui aspirent à une pleine souveraineté. Les inégalités sociales sont criantes entre Kanaks et Caldoches et reflètent les résultats totalement inversés dans les deux provinces, en fonction de la population qui les composent. Ils démontrent une fois de plus le clivage profond entre les communautés et les visions foncièrement opposées: l’une, les Caldoches, sont attachés au pouvoir métropolitain; l’autre, les Kanaks, affirment leur droit à la pleine souveraineté.
Les résultats plus serrés que prévus nous imposent la prudence vu que c’est la population importée qui fait cette majorité. En tout état de cause: ce référendum du 04 novembre ne doit pas annuler les accords de Matignon de 1988 et des accords de Nouméa en 1998 qui laissent la possibilité à la population de la Nouvelle Calédonie de se prononcer une nouvelle fois en pleine responsabilité. Je reste confiant pour l’avenir de l’archipel dans la paix et le respect ».

Nadia Ramassamy : « continuer l’histoire commune »

« Ce dimanche 4 novembre, 174 154 électeurs Néo-Calédoniens étaient appelés à se prononcer « oui » ou « non » à la question suivante : « Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? ». Après 95 % du dépouillement, 57 % des électeurs ont voté pour le « non » à la pleine souveraineté et à l’indépendance.

Présidente de l’Intergroupe parlementaire des Outre-mer, Mme la Députée Nadia RAMASSAMY se félicite de la poursuite du destin commun entre la France et la Nouvelle- Calédonie. Façonnée par la civilisation millénaire du peuple Kanak, représentant 14 % de l’espace maritime de la France, et située au cœur de la zone stratégique « Indo-pacifique » à équidistance de l’Australie, des Îles Fidji, du Vanuatu et de la Nouvelle-Zélande, la Nouvelle- Calédonie est une richesse inestimable pour la France.

Trente ans après les Accords de Matignon, ce référendum doit écrire un nouveau chapitre entre Paris et Nouméa avec la consolidation de la paix, la poursuite du dialogue entre toutes les sensibilités politiques, la lutte contre les inégalités sociales, et la reconnaissance du patrimoine culturel et linguistique de toutes les communautés de la Nouvelle-Calédonie. C’est dans cet esprit que la France et la Nouvelle-Calédonie doivent continuer leur histoire commune, afin de faire face aux grands défis de notre temps, aussi bien dans les domaines de la paix, de la sécurité internationale, et du climat ».

Le PCR : « un scrutin qui ne règle pas le problème de fond du pays »

Selon le PCR, « le dialogue reste nécessaire dans un pays coupé en deux. Le résultat du référendum en Nouvelle-Calédonie n’a pas été le raz de marée annoncé contre l’indépendance. Marqué par une forte participation, le vote a vu une majorité pour l’indépen- dance dans tout le pays à l’exception de la région de Nouméa où se trouve la capitale qui a fait basculer le scrutin en faveur du « non ».

Dans la Province Nord, le « Oui » a rassemblé 77,4 % des suffrages, pour un taux de participa- tion de 80 %. Dans la Province des îles, 82 % des suffrages se sont portés sur le « Oui », avec une participation de 61 %. Dans la Province Sud, c’est un tout autre résultat avec 26 % pour le « Oui » avec 83 % de participation. Le « Grand Nouméa » a voté à 78 % pour le « non », avec un taux de participation de 82 %. Il faut également noter que des Kanaks ont suivi l’appel au boycott du scrutin lancé par les par- tisans d’un vote restreint seulement aux premiers habitants du pays, excluant donc les immi- grés. Objectivement, le « Oui » a donc globalement progressé.

Conscients de la situation fragile, des partisans du maintien dans la France ont déclaré que ce résultat ne remet pas en cause la poursuite du droit à l’autodétermination qui nécessite de construire un consensus. D’ailleurs, un autre référendum portant sur la même question est tou- jours possible, il suffit qu’un tiers du Congrès qui sera élu l’année prochaine soit favorable à cette idée. Or, les indépendantistes détiennent aujourd’hui 40 % des sièges au Congrès.

Paris l’avait d’ailleurs confirmé le 4 octobre dernier : « à l’issue des élections provinciales de 2019, si un tiers des membres du congrès de la Nouvelle-Calédonie le demandait, un deuxième référendum portant sur la même question sera organisé dans les dix-huit mois qui suivent cette demande. En cas de nouveau refus de l’accession à la pleine souveraineté, il pourra être suivi d’un troisième référendum ».

Voici un extrait du communiqué diffusé par le parti de Philippe Gomès, Calédonie ensemble, fa- vorable au « non » à l’indépendance : « ce résultat n’est pas une fin. C’est une nouvelle étape de l’histoire de notre pays. (…) Nous devrons poursuivre le dialogue avec les indépendantistes afin de construire les consensus nécessaires pour parachever notre émancipation politique et économique au sein de la République, et ainsi, conforter le vivre-ensemble et la paix dans notre pays. (…) afin de permettre l’indispensable poursuite de l’exercice du droit à l’autodétermina- tion, qui est constitutionnalisé, dans un contexte moins contraint que celui résultant de l’applica- tion stricte de l’accord de Nouméa. » Rappelons que Philippe Gomès est un ancien président de la Nouvelle-Calédonie, il est actuellement député.

En conclusion, personne ne considère que ce scrutin puisse régler en quoi que ce soit les problèmes de fond de la Nouvelle Calédonie. Il y a une revendication transversale portée par l’ensemble des habitants, c’est celle de l’émancipation de cette ancienne colo- nie, émancipation qui aujourd’hui est loin d’être acquise. Tant que l’ancienne puissance coloniale ne règlera pas ce problème fondamental, les préjugés, les peurs, les haines et les incertitudes continueront à hanter la société calédonienne.

Les dirigeants parisiens agir rapidement pour ne pas laisser s’installer les frustrations. Ce qui est vrai pour la Nouvelle Calédonie l’est tout aussi vrai pour les anciennes colonies appelées les Outre-Mer français. Les responsables politiques de France sauront-ils enfin tirer la leçon ? »

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3 Commentaires sur "Nouvelle-Calédonie : le « non » l’emporte, les élus locaux réagissent"

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noé
Invité
noé

Dommage pour ce territoire qui devra encore souffrir de l’invasion des français et dommage aussi pour la France qui devra encore nourrir les calédoniens en dépensant plus de 1,5 milliard d’€ de nos impôts !

coucoute
Invité
coucoute

oui je suis un peu d’accord avec toi mais c’est pas parce que la nouvelle Calédonie est indépendante que tu paieras moins d’impôts
C’est l état français ils vont trouver autre pour gaspiller cet argent là.

974COlere
Invité
974COlere

qu est ceque ces 2 Dépités ont a voir avec la Calédonie!!

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