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Nouvelle-Calédonie: Mathilde raconte ce jour où son élève l’a braquée avec un pistolet

dans Actualité Internationale/Actus Nationales et d'ailleurs

Les faits ont eu lieu en septembre dernier, comme nous le relate nos confrères du quotidien Les Nouvelles Calédoniennes.

Un élève de Petro-Attiti de Nouméa a sorti un pistolet à billes pour tirer sur ses camarades de classe. Puis, il a braqué sa professeure au tableau. Le jeune n’a reçu qu’un avertissement de la direction.
L’affaire a-t-elle été volontairement étouffée pour ne pas effrayer les parents d’élèves et jeter le trouble sur l’établissement scolaire ?

Cet événement s’est déroulé 3 semaines avant ceux du lycée de Créteil, et dont les images avaient fait le tour des réseaux sociaux. Mathilde*, enseignante en Biotechnologies, a été mise en joue par un de ses élèves, en plein cours de PSE. La scène, qui n’a pas été filmée, a profondément choqué le corps professoral de ce lycée de Nouméa et Mathilde est depuis en arrêt maladie. Elle nous a raconté, au bord des larmes, ce cours où tout a basculé.

Il est 16 heures, ce 25 septembre lorsqu’une classe de CAP carrelage entre dans la salle de cours. Mathilde, en poste à Petro-Attiti depuis cinq ans, enseigne la matière « prévention santé environnement ». Les élèves s’installent et l’un d’entre eux sort un pistolet. « J’ai eu peur puis un doute : je ne pouvais pas savoir que c’était un faux », raconte Mathilde, âgée d’une trentaine d’années. Le jeune homme au pistolet à billes, 18 ans et « connu pour avoir un comportement inadapté avec la gent féminine, enseignantes comme élèves », assure Jean-Louis GUILHEM, professeur d’économie et secrétaire territorial du SNEETA FO, s’amuse à tirer sur ses camarades. Mathilde demande à l’élève de ranger son arme. Il ne l’écoute pas et continue à tirer un peu partout. « J’étais surprise qu’il puisse entrer dans un établissement scolaire avec une arme, puis que les élèves prennent ça pour un jeu », se souvient Mathilde. Celle-ci reprend son cours tant bien que mal. Au tableau, elle entend « une détonation », se retourne vers la classe et voit le jeune la braquer. Froidement. L’arme est pointée sur elle.

UN SIMPLE RAPPEL À LA LOI

C’en est trop pour Mathilde. L’enseignante décide de faire appel à la vie scolaire et l’élève, d’un coup paniqué, s’exécute et rend l’arme sans broncher.

Les suites ? Une commission éducative trois jours plus tard. L’élève s’en sort avec un simple avertissement. Inadmissible pour le corps enseignant. « La gravité est incontestable. C’est d’autant plus grave qu’on aurait attendu au minimum une commission de discipline, regrette Jean-Louis GUILHEM. Mathilde n’a pas eu de protection fonctionnelle, ni suivi psychologique, ni suivi juridique. » Décrivant un corps professoral « profondément choqué », le responsable syndical pointe du doigt « la réaction totalement inadaptée de la direction du lycée ». C’est lorsque le scandale en Métropole a éclaté que Mathilde a été secouée. « J’étais dans le déni. Quand il y a eu les images de Créteil, je ne pouvais qu’accepter la réalité. Je ne pouvais plus bloquer mes souvenirs », témoigne-t-elle.

Si la direction a été critiquée pour son immobilisme, la justice a réagi un mois plus tard. Le braqueur s’est vu notifier une convocation pour un rappel à la loi devant le délégué du procureur, dans un mois. À ce jour, le jeune homme est toujours scolarisé à Petro-Attiti. Mathilde n’est pas sûre de reprendre le chemin du lycée la semaine prochaine.

*Le prénom a été modifié

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1 Commentaire sur "Nouvelle-Calédonie: Mathilde raconte ce jour où son élève l’a braquée avec un pistolet"

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noé
Invité
noé

Ce ti con regarde trop les films d’action américains ! Une bonne râclée s’imposait !

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