VIDEO / On célèbre le Dieu Muruga et le Cavadee aujourd’hui à la Réunion

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C’est un moment très attendu par les Malbars de la Réunion : les célébrations du Cavadi.

Beaucoup de monde attendu sur Saint Paul notamment, mais aussi dans l’est, où les processions ont déjà commencé avec des petits embouteillages pour les automobilistes.

Images de Thierry ARAYE pour Télé Kreol.

Ici, un cliché pris au radier de la Rivière des Roches à Bras Panon.

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Pour aller plus loin…. (source Malbar.fr)

L’ORIGINE DU CAVADI

Cavadee (cavou-thadi) signifie perche portée sur l’épaule avec deux fardeaux suspendus aux deux extrémités.

Le montage d’un Câvadi se fait avec des bambous ou des rotins, montés en forme traditionnelle d’un arc orné de fleurs. On peut voir aussi d’autres formes telles que celle d’un paon, d’un vel (lance) ou d’un « gôpouram » (tour d’un Kôvil : chapelle).

La fête du Câvadi est basée sur une légende dépeignant le sage Agasthiar qui ordonne à son disciple, Idoumben, de porter sur l’épaule les deux collines ( » Sivagiri  » et  » Saktigiri « ) des Himalayas pour se diriger vers Pajhani qui se trouve à 123 km de Madourai. Idoumben exécute l’ordre de son gourou. En arrivant tout près de Pajhani, il dépose par terre les deux collines pour se reposer.

Après son repos, il décide de repartir. Mais il n’arrive pas à soulever les deux collines. Pour démontrer sa puissance à Idoumben, Muruga s’est réfugié sur une des collines. Malgré la colère d’Idoumben suivi d’un sérieux incident entre les deux, celui-ci n’a pu résister à la force spirituelle de Muruga. Finalement, il reconnaît le Seigneur. Il a Vite compris que c’est une plaisanterie (thirouvileyâdal). C’est ainsi qu’il obtient la grâce de Muruga. Ainsi, tous les dévots qui font la pénitence comme Idouben en portant le Câvadi jusqu’au sanctuaire (sannidhi) de Muruga obtiendraient eux aussi la grâce divine.

La cérémonie religieuse du Cavadee commence à partir du jour où le drapeau est hissé (codi-ettram) au Kôvil. Le codi ettram est une cérémonie marquant l’ouverture d’une période de jeûne qui durera dix jours, c’est-à-dire jusqu’au jour de la fête. La période de jeûne (viradham) comporte une observation très stricte d’un régime végétarien (saiva sâppâdou) léger qui favorise la méditation.

 

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