Présidence du conseil départemental : Didier Robert de plus en plus esseulé

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Difficile de commencer cet édito sans avoir une pensée pour Paul Vergès, le fondateur et leader charismatique du Parti communiste réunionnais, qui nous a quittés il y a un an. C’était le 12 novembre dernier. Un hommage lui a été rendu, hier, au cimetière paysager du Port. Il le mérite amplement, lui qui est parti quasiment discrètement, en tout cas pas avec l’écho retentissant qu’aurait mérité le combat qu’il aura mené pendant près de 60 ans en faveur de La Réunion, ce combat qui aura permis à notre île, département français depuis 1946, de se développer, car s’il n’y avait pas eu cette dure et intransigeante opposition qu’il incarnait face à Michel Debré et à ses partisans, il n’est pas dit que notre département aurait connu un tel essor au niveau santé, logement, éducation, social, économique… Avec le recul, je me rends compte (mieux vaut tard que jamais) de la justesse du combat mené, non sans risques, par cet homme qui, souvent, au fil de ses interventions, dénonçait avec conviction le « système colonialiste », hélas encore en vigueur d’une certaine façon – en dépit des apparences trompeuses – dans notre département français, notre belle île qui n’a rien d’un « caillou ».

Je me rends compte à quel point son appel, jadis, à « marcher sur la zistis makro » avait du sens… De même que son plaidoyer en faveur de la protection de l’Environnement, et cela bien avant tout le monde… En guise d’hommage, je m’associe volontiers, et j’espère qu’il ne m’en voudra pas, aux quelques mots que le député Jean-Hugues Ratenon a adressé, hier, à Pierre Vergès, fils de Paul, dont voici le contenu : « cher camarade, cher Pierre, ne pouvant pas être à tes côtés en ce premier anniversaire de la mort de ton père, je veux t’exprimer ainsi qu’à toute ta famille, à tous les proches, ma sympathie et mon soutien.
A ma façon, jeudi 9 novembre dernier, j’ai rendu hommage, dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, au leader charismatique et historique du Parti Communiste Réunionnais, en reprenant son analyse de novembre 2014. Il disait: « pour un politique, la pire des choses, c’est l’irresponsabilité. Il est tard mais pas trop tard pour prendre des mesures significatives ». Des propos qui restent plus que jamais d’actualité.
Paul Vergès restera dans la mémoire collective un grand visionnaire. Il restera le « fanal » du peuple réunionnais. Et je m’inscris complètement dans cet immense héritage qu’il a laissé. A sa mémoire, souvenirs émus ».

Je voudrais aussi profiter de ces quelques lignes pour répondre à un grossier personnage qui, dans ses écrits « subventionnés » et tirés à 8000 exemplaires en semaine (et en un tout petit peu plus le samedi en raison notamment du programme TV gratuit), me traite, moi humble Réunionnais, de « caniche nain » ou de « roquet », en lui disant que la bave du vieux et gros crapaud n’atteindra jamais la blanche colombe. J’aime bien ce proverbe qui dit : « les chiens aboient, la caravane passe ». Et tout compte fait, j’aime bien être ce petit « roquet » sautant aux pattes de ce pseudo-journaliste-nervi-barbouze qui, au nom de « la liberté de la presse », opère sur commande de la collectivité-subventionneuse (« komandeur-payeur) et qui se fait dicter la ligne éditoriale de son journal par la direction de la com’ de cette même collectivité. Je préfère mille fois être ce petit « roquet », ce « caniche nain », néanmoins Réunionnais intègre et honnête, que d’être un chasseur de primes venu sur le « caillou » pour commissionner sur les subventions publiques, c’est-à-dire se faire du gras sur le dos des contribuables réunionnais qui souffrent, qui triment pour gagner dignement leur vie. Je préfère être un « roquet » plutôt qu’un scribouillard à la solde de certains élus-payeurs pour régler des comptes à d’autres élus et acteurs économiques non payeurs qui, visiblement, gênent les premiers et qui, malgré les tentatives de racket et d’odieux chantages, refusent de prendre de la pub dans le canard en perdition de ce scribouillard, lequel bosse également à la solde de certains groupes locaux – y compris en matière de santé publique – et dont la « sale mission » consisterait à éliminer (du moins à essayer) les concurrents (en l’occurrence des concurrentes) sur certains marchés « juteux ».

Enfin, pour finir sur ce registre, je préfère être un « roquet » normalement constitué avec toutes mes « cases » bien éclairées plutôt qu’une grosse et difforme hyène frustrée, ayant manifestement un gros problème avec la gente féminine, sans doute pour avoir eu, jadis, une de ses c… transpercée par une balle 22 long rifles après avoir « hurlé » des bobards racistes et mensongers (sa marque de fabrique) sur le compte de certaines personnes. Je peux comprendre que ça doit laisser des traces indélébiles même jusqu’au niveau du cerveau et qu’une telle frustration peut générer une âme noire pétrie de colère, de jalousie, d’amertume et d’agressivité. A chacun sa croix. Il y a toujours un prix à payer quand on pactise avec le diable pour avancer !

« Thierry Robert : suis contre mais je vote pour » le budget de l’Outre-mer

En parlant de « groupe » ou de « grand groupe ». Je tenais à vous partager cette lecture que m’a transmise, hier, un ami, histoire de montrer que tout peut arriver un jour, même aux géants. Comme on dit, la roue finit toujours par tourner. Ainsi donc, « Altice vit un calvaire. La valeur de ses actions a tellement chuté qu’un mécanisme de sécurité croyant détecter un problème s’est déclenché à la bourse d’Amsterdam. En quelques jours, le titre a perdu plus d’un tiers de sa valeur. Une restructuration a été annoncée, avec le retour de Patrick Drahi à la présidence du groupe (…) Le groupe Altice a perdu 35% de sa valeur en bourse en cinq séances et 50% depuis le mois de juin. Le 9 novembre, le titre est descendu à 10,66 euros, perdant 9,66% en une seule journée.

L’article, visible sur le net, précise encore que « SFR est le principal responsable de cette déconvenue : changements de direction à la pelle, perte de 186 000 abonnés à l’offre internet fixe en un an, chiffre d’affaires en berne… de quoi provoquer la frilosité des investisseurs…». Et mon ami dont la société vient injustement d’être liquidée (quand d’autre entreprise beaucoup plus endettée est sauvée par l’Etat avec de l’argent public), la vie vient d’être complètement ruinée et la famille sérieusement bouleversée, de conclure : « bon dié i punit pas galet »…

On reste dans les histoires de gros sous pour vous parler du projet de loi des finances de 2018 et, plus précisément, du budget de l’Outre-mer présenté jeudi dernier à l’Assemblée nationale par la ministre Brigitte Girardin qui, sur les sept députés de La Réunion, n’a obtenu que le soutien de Thierry Robert alors que les autres, unis comme un seul homme, ont carrément « shooté » ledit budget en dénonçant une baisse conséquente des crédits, notamment concernant les emplois aidés. Aussi, pour faire passer son budget, Mme Girardin a été contrainte d’appeler à la rescousse un certain nombre de députés de La République en Marche. Lesquels ont aussitôt rappliqué dans l’hémicycle afin de voter favorablement et donc de sauver le budget de Girardin, alors qu’ils n’avaient même pas assisté aux débats, sans compter qu’ils ne connaissent pas grand-chose, pour ne pas dire rien du tout, du budget des régions ultra-marines. Pour se justifier, je dirai même pour presque s’excuser vis-à-vis des Réunionnaises et des Réunionnais qui endurent la politique drastique du nouveau Président de la République et du nouveau gouvernement, Thierry Robert s’est senti contraint de se fendre d’un long communiqué de presse pour, en tant que porte-parole du groupe du Mouvement Démocrate et apparentés (MoDem), « saluer des crédits en hausse par rapport à 2017, par le biais d’engagements budgétaires de l’Etat au sein de programmes, transversaux, ne dépendant pas tous du Ministère des Outre-mer, à travers la hausse de 5 millions d’euros des crédits dédiés à la compétitivité et durabilité de l’agriculture, la hausse de plus de 100 millions d’euros pour l’enseignement scolaire des 1er et second degrés, l’effort de plus de 6 millions d’euros au sein du programme « Justice judiciaire », le supplément de plus de 21 millions d’euros dédié au soutien aux énergies renouvelables électriques, la hausse de 10 millions d’euros au sein du programme « Police nationale » et plus de 24 millions d’euros en faveur de l’Accompagnement des mutations économiques et du développement de l’emploi ».

Par ailleurs, Thierry Robert dit avoir interrogé la ministre « sur les raisons de la baisse de la Ligne Budgétaire Unique (LBU) du programme 123 conditions de vie Outre-mer, alors que le logement social, à La Réunion en particulier, est un enjeu critique ». Le communiqué précise qu’il a également demandé à madame Girardin « les motivations qui ont conduit à la baisse du budget de LADOM ». Il a enfin fait part de ses inquiétudes quant à la diminution des contrats aidés. Ah, quand même !

Cela dit, comme le souligne encore son communiqué, « préférant voir le verre à moitié plein qu’à moitié vide », Thierry Robert a voté, comme les membres du groupe MoDem, en faveur des crédits de la mission Outre-mer. Bon, même s’il a voté « comme les membres du groupe MoDem », cela ne l’excuse en rien. Quand c’est pas bon, faut pas avoir peur, ni honte de le dire. Faut aussi avoir le courage de voter contre. On ne peut pas aller flatter le pouvoir à Paris et venir le décrier ici pour faire l’intéressant. Cette remarque est également valable pour tous ces élus réunionnais, y compris de droite, qui aiment tant fustiger le gouvernement lorsqu’ils sont face à des Réunionnais mais qui dans le même temps se plaisent à faire courbette et de grande risette aux ministres et au Premier ministre tout en « passant la pommade » au chef de l’Etat. A Cayenne, par exemple. Comprenne qui pourra !

« Gestion catastrophique du CHU : le directeur et l’intersyndicale se réveillent »

A propos du chef de l’Etat, on l’a appris la semaine dernière : son épouse coûtera 440 000 euros par an à l’Etat. Suite à une série de questions des députés de la France insoumise dont Jean-Hugues Ratenon, le porte-parole du gouvernement a annoncé que le budget alloué par l’Elysée à la Première Dame de France. 440 000 euros, soit plus de 40 000 euros par mois à titre de frais de représentation. Question de Ratenon, reprise par quasiment tous les médias de métropole, y compris Paris Match : « quelle est la légitimité démocratique de l’épouse du Président de la République ? ». Aucune. Et pourtant, elle a droit à tout un tas de privilèges. Mais, il n’y a pas qu’en métropole. Chez nous aussi, les membres de la famille des exécutifs vivent souvent aux frais de la princesse. J’invite d’ailleurs les magistrats de la chambre régionale des comptes à aller fouiner un peu du côté du cabinet politique de certaines collectivités. Ils verront à coup sûr que ce n’est plus un incendie mais carrément une explosion (des dépenses publiques) à la bombe atomique. Mais faut pas trop demander à la CRC. L’ensemble de ces magistrats sont occupés à s’occuper de tout ce qui gravite autour de Mme Nassimah Dindar.

Un petit mot sur le CHU dont l’actualité au fil de ces derniers jours ne cesse de me donner raison. Lorsque j’ai annoncé en exclusivité ici même sur le site de Freedom.fr un résumé du rapport de l’IGAS sur la gestion Gruson-Callenge pour la période de 2012-2016, tous mes autres confrères ainsi que la direction de l’hôpital public et les syndicats de la même boutique m’ont pris pour un comique. J’avais pourtant consacré tout un édito (25 septembre dernier) à ce volumineux rapport de l’IGAS (266 pages) qui en disait long sur l’état catastrophique de la gestion du CHU. Deux jours plus tard, le 27 septembre dernier, j’avais annoncé, en reprenant les préconisations de l’IGAS que la direction du CHU prenait tout droit la direction du précipice financier tant la situation budgétaire était préoccupante. J’ai eu droit là encore à un droit de réponse et à des tracts signés de la direction et placardés sur les murs des établissements hospitaliers de l’île selon lesquels mes écrits étaient « diffamatoires ». Un peu comme si j’étais tombé sur la tête et comme si je racontais des conneries. Et qu’est-ce que j’entends depuis une semaine à la radio et que vois-je dans la presse bien pensante (journaux écrits et télévisions) ? Les syndicats qui commencent à crier au secours et Lionel Calenge, le directeur de l’hôpital, celui là-même qui m’avait pris pour un « schtarbé », qui annonce avec des trémolos dans la voix, soit un plan de licenciement (environ 70 personnes), soit la suppression des primes jusqu’ici accordées aux employés, soit un risque d’être placé sous tutelle. Comme quoi, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.

Je vous invite à consulter le site de Freedom-fr, d’aller dans la rubrique « les éditos d’Yves Mont-Rouge » et de regarder plus particulièrement celui du 25 septembre, intitulé « CHU : un rapport de l’IGAS massacre la gestion Gruson-Calenge ». Tout y est. Dans les moindres détails. Jetez-y également, lorsque vous serez sur le site, un coup d’œil sur un autre article signé de votre serviteur et intitulé « CHU : les 19 recommandations de l’IGAS ». Et vous verrez que tout cela était écrit noir sur blanc. Fallait être con comme un balai pour croire que le CHU allait faire des miracles financiers après toutes les fautes de gestion perpétrées. Malheureusement, les syndicats qui croient encore au Père Noël (ou au Père Calenge) y ont manifestement cru au miracle. En effet, nous avons révélé les conclusions du rapport confidentiel de l’IGAS depuis septembre – rapport que la direction de l’hôpital a toujours refusé de communiquer aux représentants du personnel – et c’est seulement maintenant que l’intersyndicale commence à avoir la gratelle. Et que le directeur commence à bouger son popotin en voulant ratiboiser les petits salariés, les plus modestes, les plus précaires, mais en protégeant toujours sa dizaine de directeurs adjoints qui, eux, bénéficient de tout un « tacon » de privilèges (maison de fonction + prime de logement, frais de restauration, voyages, frais de mission…) ; Il était temps que les syndicats se réveillent et arrêtent de fricoter avec la direction. Il y va de l’avenir du personnel, des plus de 6000 personnes qu’emploie le CHU de La Réunion.

« Virapoullé, 1er vice-président de la Région »

Un peu de politique pour finir : contrairement à ce que vous avez pu lire ces derniers jours sur des sites locaux subventionnés, c’est-à-dire gavés d’argent public, Jean-Claude Lacouture, candidat à la présidence du conseil départemental, est loin, mais vraiment très loin de « tenir la route » comme il a été dit pour cette élection ,qui devrait avoir lieu d’ici avant la fin de cette année, voire au plus tard en début de l’année prochaine. Jean-Claude Lacouture, le candidat soutenu par Didier Robert, est un maire respectable et manifestement bon gestionnaire de sa commune puisqu’il a été réélu de façon consécutive depuis 20 ans à l’Etang-Salé. Mais en homme de bonne foi, il sait que pour le scrutin en interne de la présidence du conseil départemental, il ne fait pas le poids face à Cyrille Melchior, le candidat soutenu par Nassimah Dindar, Michel Fontaine, Joseph Sinimalé, André Thien-Ah-Koon et Thierry Robert.

Il sait mieux que quiconque que dans cet affrontement entre « ténors », Didier Robert est esseulé, isolé pour la simple raison que le président de Région, et je ne le redirai jamais assez, hormis son chéquier, ne dispose d’aucune base électorale. La seule « grosse pointure » sur qui il peut encore compter aujourd’hui n’est autre que Jean-Paul Virapoullé, celui-là même qui l’avait traité en 2010 de « petit PD » (Petit Dictateur). Mais pas besoin d’avoir fait Sciences-Po pour savoir que Virapoullé ne soutient pas Robert de gaieté de cœur, pour savoir que Virapoullé – qui devrait être prochainement nommé 1er vice-président de la Région (Robert n’a pas vraiment le choix), suite à l’élection de Jean-Louis Lagourgue au Sénat – a besoin de l’argent de la collectivité régionale pour son port à Bois-Rouge. La politique n’est pas une question d’amour ou d’amitié. C’est avant tout une question de rapport de force et d’intérêt.

En parlant de vice-présidence et d’intérêt en politique, y’en a qui semble connaître un rayon en la matière. Je veux citer Faouzia Vitry, la conseillère régionale qui, il y a quelques mois, n’hésitait pas, en coulisses, à tailler une veste (ou une jupe) à Corine Robert en dénonçant « l’omniprésence » et « l’omnipotence » de cette dernière au sein du cabinet régional ; Cette élue se plaignait presque de ne plus pouvoir aller aux toilettes (je caricature bien sûr) sans demander l’autorisation du cabinet. Elle se plaignait de ne plus pouvoir communiquer comme bon lui semble sans avoir le feu vert de celle qui fait aussi office de directrice de communication à la pyramide inversée. Puis, par un beau matin du jeudi 2 novembre dernier, jour de la fête des Défunts, à la grande surprise générale, en pleine session plénière, dans le débat concernant les « violences faites aux femmes » après que Karine Nabenesa ait demandé l’urgence sur une motion, Mme Faouzia Vitry est spectaculairement montée au créneau pour prendre la défense (alors que personne ne lui a rien demandé) de Mme Robert, l’épouse du président de la Région, en dénonçant des « violences faites entre femmes ». Elle dénonça alors publiquement les propos tels que « femme de » employés par certaines élues pour qualifier Corine Beaulieu-Robert et elle y voyait là une forme de « violence faite aux femmes ». Qu’est-ce qui pouvait bien expliquer un tel plaidoyer de la part de Mme Vitry en faveur de l’épouse du président ? Renseignements pris, il semblerait que Mme Faouzia Vitry viserait un poste de vice-présidente.

Suite à l’élection, aux législatives, de Nadia Ramassamy et de David Lorion, puis aux sénatoriales de Nassimah Dindar et de Jean-Louis Lagourgue, quatre vice-présidences sont à pourvoir à la pyramide inversée. D’où la stratégie de séduction « gros doigt » choisie par certains, à l’instar d’une Faouzia Vitry. Mais cette dernière risque d’être déçue car Louis-Bertrand Grondin, Vincent Payet, Juliana M’Doihoma et Aline Murin-Hoarau seraient également dans les starting-blocs et beaucoup mieux positionnés qu’elle car ces derniers sont « bosseurs » et « politiquement plus productifs » qu’elle dans leur domaine respectif de compétence. En un mot, il y a les conseillers régionaux qui mouillent la chemise pour défendre et concrétiser sur le terrain le programme régional (les fameux piliers) de Didier Robert et ceux (ou plutôt celle) qui attendent le « manger cuit » en faisant de la lèche…

Mais ne nous égarons pas et revenons à la présidence du conseil départemental : le rapport de force se trouve aujourd’hui dans le camp de Cyrille Melchior non pas en tant que tel, mais en tant que poulain du team Dindar-Fontaine-Sini-Tak-Thierry Robert. Ce ne sont pas Alain Armand, passé depuis peu de l’autre côté, Herman Rifosta (qui a un compte à régler avec Michel Fontaine parce que ce dernier ne l’a pas choisi comme candidat aux législatives de juin dernier dans la 4ème circonscription), Emmanuelle Sinacouty (fan de Cyrille Hamilcaro) ou encore Jean-Jacques Morel, des élus qu’on peut compter sur les doigts d’un peu moins de deux mains, qui parviendront à faire la différence en faveur de Didier Robert et donc de Jean-Claude Lacouture. Lequel Lacouture n’a rien contre Melchior mais le maire de l’Etang-Salé en veut surtout à Michel Fontaine et il le dit à qui veut l’entendre : « Michel Fontaine agit par le mépris, il ne m’a jamais passé un coup de fil, moi qui suis son vice-président à la Civis, il ne m’a jamais aidé sur l’Etang-Salé… ».

C’est ce qu’il a redit, plus ou moins, mercredi dernier lors d’une réunion organisée au palais de la Source, juste après celle de la commission permanente et la session plénière. Nassimah Dindar a réuni les conseillers départementaux présents pour rappeler que son candidat à elle c‘était, sans surprise, Cyrille Melchior, son actuel premier vice-président. « Le candidat de la continuité ». Ils étaient ce jour là dans l’hémicycle 25 élus départementaux du groupe majoritaire (qui en compte 33) dont Jean-Claude Lacouture à avoir répondu à l’invitation de Nassimah Dindar. Suite aux diverses interventions qui ont suivi, Lacouture a compris que la bataille était perdue pour lui mais il a redit malgré tout sa volonté de se présenter. Cette réunion n’a pas plu à Didier Robert. On dit même que ce dernier était « en pétard », qu’il essaye coûte que coûte à ramener Sinimalé dans son giron et qu’il tente de séduire des élus de gauche. Il a rencontré Maurice Gironcel la semaine dernière à Sainte-Suzanne.

Lors de cette réunion de mercredi après-midi au palais de la Source, Cyrille Melchior a rappelé qu’il était prêt et surtout disponible pour se consacrer à la tâche au moins jusqu’en 2021 d’autant qu’il n’aura pas la peine, contrairement à d’autre postulant, de démissionner d’un mandat de maire.

Il ne travaille plus à la Civis depuis 2014, il a été vice-président chargé des finances du conseil départemental (de 2001 à 2008 et de 2015 à aujourd’hui) et il est 2e adjoint à la mairie de Saint-Paul. Et il est fort à parier qu’un poste de premier vice-président ne disconviendrait pas à Lacouture qui, au fond de lui, n’a pas non plus très envie de quitter son mandat de maire de l’Etang-Salé et de laisser la porte ouverte à David Sita (LPA), son opposant qui veille au grain. Un coup de fil de Michel Fontaine à Jean-Claude Lacouture pourrait à n’en pas douter définitivement changer la donne, élargir la majorité départementale et « isoler » ou « neutraliser » Didier Robert (et par conséquent ses deux « soldats » Cyrille Hamilcaro et Fabrice Marouvin) de cette élection au palais de la Source.

Y.M.

([email protected])

 

17 Commentaires

  1. Bien dit !
    Si tu es sincère avec toi-même, tu seras sincère avec les autres.
    Si tu es bon envers toi-même, tu seras bon avec les autres.
    Si tu crois en toi, tu croiras en les autres.
    Espère, aime et crois. Tu seras heureux et tu rendras les autres heureux.

  2. Annick GIRARDIN et non Brigitte je crois.
    Sinon parfaite analyse sur le JIR qui n’en doutons pas va bientôt être l’arroseur arrosé.
    Patience.
    Enfin on lit un vrai édito.

  3. Qui ne connaît pas la bassesse de corine Peyron beaulieu. Lé à Paris depuis 49H pour suivre le derrière de son soit disant « mari ». Pou bat karé surtout comme woui dit Monsieur Montrouge , après y mettre note de frais sur bureau pour faire payé à elle en quantité. À son salaire de 10800e par mois, n’a point assez , y faut encor frais de mission. Lâ li rode un Mairie ou collectivité pour ramasse à elle, personne y veut pas car y conné que li travaille peu et y rapporte rien à part fais la fiesta. Li lé emmerder car LAGOURGUE y veut pas trop de li , finalement y vaut pas grand chose car le niveau vole bas . N’a rien ke que le mari la trouve 10800e pour donne à elle, et encore . Li lé comme un toutou à suivre car woui conné la suite monsieur montrouge

  4. Faouzia VITRY , arrête de faire de La leche avec corine ROBERT. Elle va t’utiliser puis te jeter comme un Kleenex. Tu vas t’en souvenir Faouzia VITRY une fois qu’elle te bordera. Elle agit de la sorte pour ses intérêts personnels

  5. La com’ de la region positive est en faillite. Qui peut s’onteresser Au détournement / sortie de marchandises suite au réception grandiose de la collectivité? Des photos prises montrent des caissettes de vin, de champagne, de repas, de bouquets florales …qui vont chez la Directrice com’, le chauffeur, les gardes corps , les nervis, les femmes de ménages….

  6. Yves, c’est cool, continue à partager tes analyses…
    Je n’avais plus rien à lire de local, vu que les 2 quotidiens de papier se valent et pas par le haut…
    Comme personne ne les achète plus, les décideurs, qui adorent les ventilateurs de papier, ont décidé de ponctionner nos impôts pour qu’ils continuent à faire cette brise qui les réjouit…
    Mais rassurons-nous, kréol lé de moin zan moin kouyon é zot i rir…
    Bien sûr quand le salaire qui fait survivre ta famille est utilisé comme chabouk, ti férm ton bouche…

  7. Mr Mont Rouge pas un petit mot sur la conseillère Régional et 2e Adjointe au Maire du Tampon qui c’est vu sanctionne par Le Maire du Tampon pour avoir rejoint un autre mouvement politique a la Région,va faire un peu de cueillette dans cette ville des fleurs ou tout n est pas rose .

  8. Quel tralala
    M Yves d’abord merci pour cet édito qui tire son chapeau de l’originalité
    ou détak bien lo baro, oté met enkor la pasé
    pendant que nous en bas nous galèrons
    ban zélu en haut y batay pour le pouvoir, trop fort
    en revanche, moin nana rien à gagner ek ban zélu la
    mais mi reconé que certains élus que ou la cité comme la Vitry, c’est du brasseur de l’air kosa sa y fé

    quand certaines que ou la bien di y travaille bien et represente a nou et mene leur fonction avec sérieux
    bravo au deux kafrine Juliana et Aline
    mi suiv zot travay, zot y represente a nou bien
    Aline la kiltir lé bien pou ou
    ou le proche des Réunionnais
    mais change pas car nou attend aou dan le carrefour

  9. JE souris quand je lis tous ces ragots de la vie politique « péi », enfin, je souris mais finalement sans excès du fait que c’est très attristant de constater comment les gros zozos de l’Île intense , avec la bénédiction de la nomenclature politique, continuent à prendre les réunionnais pour des moins que rien…C’est tout simplement affligeant.

  10. de toute façon ma toujours dit que la plateforme de la droite étais tout a l’avantage de didier robert et ces proches, c’est nassima dindar la tombe dans son piège a la le résultat , regarde comment la commune st paul lé en difficulté si aujourd’hui les st paulois lé déçu c’est que joseph aussi la fait piège à li . le tour virapoulé i vient aussi , azot ban ancien homme politik , quitte l’équipe des stromfs avant lé trop tard

  11. Tiens bon Montrouge t’es dans le vrai et voilà quelques citations à publier dans le torchon aux 8000 exemplaires !

    “Un roquet tient quelquefois un sanglier en arrêt.” c’est de Ovide (mais pas sûr que l’inculte du journal à « sensation » sache qui c’est !)

    « le plus sale roquet peut faire une blessure mortelle. Il suffit qu’il ait la rage.” de Paul Valéry

    Salutations

  12. La troupe est partie rencontrer le premier ministre avec l’argent des contribuables :primo, Dreinaza ( l’apprenti sorcier), le chauffeur ( apprenez lui à écrire ), corine beaulieu ( la com en plein désastre), et les membres du cabinet shrtoumphette

  13. il nous a fallu attendre plus de 35 ans pour avoir un conseiller régional d’origine comorienne monsieur mont-rouge au lieu de vous en prendre à une jeune femme qui se bat et qui est le modèle des jeunes réunionnais et des jeunes d’origine comorienne que nous sommes vous devriez vous renseigner davantage et peut-être que quelqu’un pourrait vous parler de la réalité sur le combat de madame Faouzia Vitry au lieu de vous en prendre à elle avec une méchanceté gratuite. Monsieur sachez que nous ne sommes pas née avec une cuillère en argent dans la bouche nous la dû travaille dur pour arrivée là où sa nous le aujourd’hui et pour le prochain article renseigne à ou bien avant ni dit n’importe quoi sur demoune . oui dit que ou la renseigne à ou et ce que ou la pose à li la question d’abord lé vraiment dommage que oute l’article lé basé sur du ladit lafé.

  14. Monsieur Montrouge, mwin la lir out lédito, en fin de conte, dan tout’ lo zistwar, mèm si lo boug’ la rézion i artrouv a li tou sèl, ou croi ke in ga komsa, i gaign’ ar par rélévé. sa ga là, i riskab mèt tou’ domoun dakor, kan Macron va nome à li a in post minystèriel ; si ou wa cosa mi vé dir.

    Si lo zélectyon Préziden consèy zénéral, la touzour tourn kréol dan’ la farin’, ke sa soi lo fontain’, lo nassima, lo tièn akoun, lo tiéry rober etc… manzé cosson, la rézion parey, tout’ politic la rényon dépi la mèt départman, la mèt la rézion en plass,lo ban’ moun la touzour manz gra é vey lo gra, ban’ na la touzour viv’ si zimpot domoune dépi 30-40 an et 50 pou dot’, na in pé la zamé travay, alor zot i pé touzour continié, néna lontan « couyon lé mor, mwin la pa pren la plass »

  15. continue Yves à rétablir la vérité face à ces soi disants journalistes qui n’ ont que l’ insulte à la bouche et des informations subventionnées

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