L’édito d’Yves Mont-Rouge : « Région, Virapoullé au pas, Nabénéza En Marche… arrière ! »

dans Edito de Yves Montrouge/Politique

Didier Robert, un « monstre » de la politique ? Cela ne fait aucun doute aujourd’hui, surtout après la mémorable session plénière de vendredi dernier (16 février) où il a complètement renversé la la situation. Un « monstre » (attention rien de péjoratif ici, monstre dans le sens de « bête politique » ; Je préfère le préciser pour éviter une diffamation ; On ne sait jamais !) engendré par les « dinosaures », ceux-là mêmes qu’il s’est promis d’exterminer après sa défaite, le 18 décembre dernier au Département, où son candidat Jean-Claude Lacouture, qu’il soutenait face à Cyrille Melchior soutenu par les « dinosaures », avait perdu la parie. Rappelez-vous, Didier Robert en veut à tous ceux qui avaient, selon son expression, « trahi ». A Virapoullé notamment dont le fils, Jean-Marie et sa binôme Viviane Ben Hamida Payet, avaient voté en faveur de Melchior. Jean-Marie Virapoullé est devenu 1er vice-président du conseil départemental, mais son père a quasiment tout perdu à la pyramide inversée. Didier Robert a fait ce qu’il a dit. Jean-Paul Virapoullé en a fait l’amère expérience, vendredi dernier, à la Région où l’humiliation a atteint son paroxysme dans une salle du 4è étage de la pyramide inversée.

Un peu avant midi, Didier Robert annonce les noms des conseillers régionaux qu’il a choisis pour remplacer, dans le cadre du renouvellement de la commission permanente, les quatre vice-présidents démissionnaires après leur élection à un mandat de parlementaire, à savoir Jean-Louis Lagourgue qui était 1er vice-président, Nassimah Dindar (2è), Nadia Ramassamy (4è) et David Lorion (5è). Didier Robert, à la grande surprise des élus du groupe majoritaire, annonce dans l’ordre : Olivier Rivière, Sylvie Moutoucomorapoullé, Faouzia Aboubacar Ben Vitry et Vincent Payet. Faouzia Vitry à la 4ème vice-présidence ? Le visage de Fabienne Couapel-Sauret devient blême. Celle de Nadia Ramassamy aussi. Quelques conseillères régionales rouspètent dans leur coin contre la nomination de Mme Vitry, puis sont reçues en délégation par le président de Région, mais Didier Robert, le patron, en a décidé ainsi. Ce sera ainsi. Point à la ligne. Très vite, tout ce petit monde referme son « taquet », comme on dit en créole. Et la pilule est rapidement avalée et digérée. Un épiphénomène.

En revanche, pour Jean-Paul Virapoullé, la nomination de Mme Moutoucomorapoullé sonne comme un coup de massue, qui l’assomme littéralement. Il s’agite, court un peu dans tous les sens. Il a du mal à « encaisser » le coup de Sylvie Moutoucomorapoullé que Didier Robert a sorti de sa botte secrète, surprenant ainsi tout l’aéropage d’élus présents au sein du groupe majoritaire. Un ou deux membres du cabinet, peut-être même qu’Olivier Rivière étaient dans la confidence, mais tous les autres sont tombés sur leur derrière à commencer par Jean-Paul Virapoullé. « Non tu ne peux pas faire ça, tu ne peux pas me faire cet affront Didier ! », lance-t-il. Didier Robert reste impassible. « C’est un coup de couteau dans mon dos », se plaint-il auprès des autres élus présents. « Tu ne peux pas accepter ce poste », supplie-t-il à Sylvie Moutoucomorapoullé, son adjointe la mairie de Saint-André. Une autre élue présente essaye elle aussi de causer à l’avocate de Saint-André en lui disant de « ne pas faire ça à Virapoullé, à son âge ». Niet ! « Z’oreilles cochon dan’ marmite pois ». Didier Robert boit du p’tit lait. Il sait au fond de lui que le coup porté a déstabilisé son futur ex 3ème vice-président. Virapoullé humilié. Didier Robert savoure intérieurement. Il lui a rendu la monnaie de sa pièce.

La guerre des « poullé » à Saint-André

L’on se rappelle encore de sa mine déconfite au soir du 18 décembre, lorsqu’il venait de se prendre une claque, celle que lui avaient infligée les « dinosaures », Virapoullé y compris. Didier Robert avait promis de se venger. En ce vendredi 16 février, c’est chose faite. Virapoullé est « cassé ». Il ne lâche plus d’une semelle Didier Robert. Me Moutoucomorapoullé, 2ème vice-présidente, serait une véritable menace pour son fils qui se prépare en vue des municipales de 2020 (ou 21). Les rancunes remontent à la surface : Sylvie Moutoucomorapoullé postulait elle aussi à la mairie de Saint-André en 2014 avec le soutien de Serge Camatchy, ancien bras droit de Virapoullé, « remercié » en 2008. Mais au terme des discussions Me Moutoucomorapoullé avait fini par rejoindre l’équipe de Virapoullé-père avec la promesse d’un soutien aux élections départementales de mars 2015. Or, Virapoullé a choisi Viviane Ben Hamida Payet comme binôme à son fils. Premières frictions entre Sylvie Moutoucomorapoullé et les Virapoullé. Les hommes du cabinet de Didier Robert, y compris Camatchy, avaient donc vu juste en « dénichant » l’avocate et en la proposant à la 2ème vice-présidence.

Dans cette « batay’ coq » entre Robert et Vira, chacun a sorti son « poullé » : Jean-Paul a sorti Jean-Marie Virapoullé au Département et Didier Robert a sorti Sylvie Moutoucomorapoullé. La guerre des « poullé » à Saint-André. Ça annonce déjà le duel des municipales de 2020 dans cette commune. Didier Robert a trouvé son arme fatale en Sylvie Moutoucomorapoullé. Jean-Paul Virapoullé et son fils vont devoir se tenir à carreau. Didier Robert a le chéquier…

Les groupes politiques sont de retour dans l’hémicycle, en ce vendredi 16 février. Il n’y a pas d’accord sur les noms proposés. Deuxième suspension de séance. Au lieu de remplacer les quatre postes laissés vacants, c’est toute la commission permanente qui sera recomposée. Impossible de dire ce que Virapoullé a promis ou a concédé à Didier Robert, mais force est de constater qu’à la reprise de la séance, il va finir par obtenir partiellement gain de cause. Dans la deuxième mouture de la com’ perm’ Sylvie Moutoucomorapoullé passe de la deuxième à la 6ème vice-présidence. Par ailleurs, Faouzia Aboubcar Ben Vitry passe de la 4ème à la 8ème vice-présidence. Didier Robert apaise les esprits au sein de sa majorité. Mais il aura quand même réussi à mettre Virapoullé au pas. Aux yeux de l’opinion publique, il aura tenu sa promesse : retrait de toutes les délégations et de la vice-présidence à ce dernier qui a, par la même occasion, été« viré » de la commission permanente. Le maire de Saint-André se contentera des délégations que son président voudra bien lui donner.

Sans doute continuera-t-il à bosser sur l’Europe et sur la Constitution mais sous la houlette de la deuxième vice-présidente Yolaine Costes. Il fera ce que Didier Robert lui dira. Parce qu’à la Région, c’est Didier Robert le patron, le seul maître à bord. Celui qui ne marchera pas dans les rangs verra les crédits régionaux se réduire comme peau de chagrin dans leur commune respective. Pas de bras, pas de chocolat ! Pas d’obéissance, pas de crédits pour les projets communaux ! Jean-Paul Virapoullé n’aura pas le choix. Il a besoin des subventions de la Région pour concrétiser certains projets à l’échelle communale.

Mais il va sans dire que ce « clash » du 16 février entre lui et Didier Robert, cette posture de quémandeur dans laquelle il s’est retrouvé lui le « dinosaure » face au jeune Robert laissera forcément des traces. Le mal est fait. Sylvie Moutoucomorapoullé, jeune femme issue de la communauté tamoule, issue d’une grande famille « malbar » de Saint-André, avocate de profession, incarnant elle aussi le renouvellement de la classe politique, est dans les starting-block. Didier Robert a déclenché le compte à rebours. Virapoullé en a conscience. La chasse aux « dinosaures » est ouverte à Saint-André. Ce sera pareil à Bras-Panon, à Saint-Denis, au Tampon, à Saint-Paul, à Saint-Louis, à Saint-Pierre… Didier Robert se conforme à la « feuille de route » (la fameuse vidéo) qu’il avait exposée, mi-janvier, au Tampon, lors de l’inauguration de la permanence électorale de la députée Nathalie Bassire.

Castaner, le bras droit de Macron, renvoyé dans ses 22 mètres

A Saint-Pierre, Jean-Gaël Anda est fin prêt. Il devait faire son entrée dans la commission permanente. En effet, le responsable du groupe « La République En Marche » à la Région ne cachait plus son rapprochement de la majorité de Didier Robert. Lequel via Anda était aussi fier de « marcher » vers le gouvernement, vers Emmanuel Macron qui n’avait pas cessé tels des appels du pied de vanter La Réunion et les actions de la Région lors du sommet des RUP en Guyane fin de l’année dernière. Didier Robert qui avait jeté sa carte « LR » en décembre dernier après la défaite de son candidat à l’élection pour la présidence du Département, pensait que l’affaire était dans le sac et qu’il allait ainsi commencer une belle histoire d’amour avec En Marche. Or, trois jours avant la session plénière de vendredi dernier, il reçoit une lettre de Christophe Castaner, qui est à Emmanuel Macron ce que Vincent Bègue (directeur de cabinet à la Région) est à Didier Robert, c’est-à-dire son alter ego, son bras droit, son confident, son homme de confiance, presque le « Président-bis ». Cette lettre de Castaner sonne en même temps comme un désaveu pour Jean-Gaël Anda et un camouflet pour Didier Robert. Autrement dit, dans cette lettre, Castaner (ou Macron) dit en substances au président de Région : « nous à Paris on ne connaît pas Anda (que LREM appelle Jean-Joël au lieu de Jean-Gaël). Les seuls qui ont l’autorisation de se revendiquer officiellement de LREM, c’est le groupe mené par le sénateur En Marche Michel Dennemont, Karine Nabénéza et Marie-Rose Won Fa Hin ». En clair, cette lettre de Castaner adoube les opposants directs à Didier Robert et à la NRL. La lettre de Castaner atterrit comme une bombe dans le jardin politique du Président de Région qui a quitté « LR » et qui, indirectement, se voit rejeté par LREM, via la non reconnaissance du groupe de Jean-Gaël Anda. Didier Robert, « SDF » de la politique…

Dennemont est aux anges. Thierry Robert exulte et oublie du coup la claque qu’il vient de se prendre avec la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) sur son patrimoine « pas bien déclaré ». Nabénéza jubile. A droite, les « dinosaures » se délectent de cette lettre. On imagine que Gilbert Annette doit également applaudir des deux mains. Alors, Didier Robert définitivement « mort » ?

Loin de là ! En Marche ne veut peut-être pas de lui, mais sa machine de guerre à lui est déjà en marche. Et plus rien ne peut l’arrêter. Qu’à cela ne tienne ! Il trouve la parade pour « blackbouler » le groupe En Marche (l’officiel) à la Régjon et renvoyer Castaner dans ses 22 mètres. La démonstration intervient toujours en ce 16 février qui, à n’en pas douter, sera marquée d’une pierre blanche dans le jardin de Didier Robert. Après l’humiliation quasi publique infligée à Jean-Paul Virapoullé, Didier Robert fait pleurer Karine Nabénéza. Par une opération savamment préparée et magistralement menée, il parvient en douce et sans secousses à évincer de la commission permanente de la Région sa principale opposante, celle là-même que Castaner voulait transformer en leader du mouvement présidentiel au sein de la pyramide. Et voilà En Marche, l’officiel, out !

Comment Didier Robert (ou son cabinet) s’en est-il pris ? Il fallait la trouver celle-là : l’on savait depuis belle lurette que Jacquet Hoarau, bras droit d’André Thien-Ah-Koon au Tampon, ne pouvait plus résister aux « yeux doux » que lui faisait Didier Robert. L’on savait qu’un jour ou l’autre, il allait finir par tomber, tel un fruit mûr, dans le panier de la majorité régionale. Il a succombé au charme (politique) du président de Région. Jacquet Hoarau n’appartenait plus à aucun groupe à la Région. Ni au « Rassemblement » d’Huguette Bello, ni à « La Réunion En Marche » de Dennemont-Nabénéza, ni à « La République En Marche » de Jean-Gaël Anda. La veille du 16 février, sans doute bien conseillé (on vous laisse deviner par qui), il prend son téléphone, appelle Léopoldine Settama-Vidon, qui n’arrive pas vraiment à trouver sa place (ou qui feint de ne pas la trouver) chez Anda. Jacquet Hoarau propose à Settama-Vidon de monter un groupe à deux. Un véritable coup de foudre politique deux jours après la Saint-Valentin. « Réunion Avenir » ainsi voit le jour.

Coup de foudre politique au sein de l’opposition

Ça bouge également du côté du « Rassemblement ». Virginie Gobalou et Axel Vienne (un autre coup de foudre politique) décident eux aussi de créer un groupe. C’est la naissance de « Progrès 974 ». L’opposition régionale passe ainsi de trois groupes (quoi que celui d’Anda avait déjà rejoint la majorité) à cinq. Tous les groupes – sauf celui de Jean-Gaël Anda – déposent une liste au moment de procéder au renouvellement de la commission permanente. La liste « Réunion Nous » de Didier Robert obtient 30 voix, y compris de celle Virapoullé.. Le « Rassemblement » totalise 6 voix (normal Gobalou et Vienne n’en font plus partie). C’est à ce moment qu’intervient la subtilité de la manœuvre : « Progrès 974 » qui se compose de deux élus obtient 3 voix. Idem pour « Réunion Avenir ». Pas besoin d’avoir fait l’ENA pour comprendre qu’Anda et sa collègue Monique Bénard (en bisbille avec Tak) ont partagé leur bulletin. Pourquoi ? Pour que les deux nouveaux groupes fassent le même nombre de suffrages que « La Réunion En Marche », à savoir 3. Dans ce cas de figure, sachant que la commission permanente doit être composée de 14 membres et sachant que 10 iront de facto au groupe majoritaire, il en reste donc 4 pour l’opposition : 2 pour le « Rassemblement » (Gilbert Annette et Patricia Profil) et 2 à partager entre les trois groupes ayant obtenu chacun 3 voix. Dans un tel cas de figure, les textes prévoient que ce sont les élus les plus âgés qui sont retenus. Ce seront Jacquet Hoarau (Réunion Avenir) et Axel Vienne (Progrès 974). Exit Nabénéza ! (La Réunion En Marche).

Dès lors, on peut dire que Didier Robert n’a plus d’opposition à la commission permanente. Me Settama-Vidon a beau dire que tout cela est le fruit d’un pur hasard. Mais on ne la croit sur paroles ! Non, tout était téléphoné. Tout avait été minutieusement organisé. Il ne faut pas perdre de vue que Jean-Gaël Anda que soutient Didier Robert, que Virginie Gobalou et Axel Vienne, très proches de Patrick Lebreton (lui même proche de Didier Robert), auront un même adversaire en 2020. Il s’appelle Michel Fontaine. Gobalou et Anda sont deux opposants de Fontaine au conseil municipal de Saint-Pierre. Ils se retrouveront sur une même liste face au maire sortant soit dès le premier tour, soit au second tour des municipales. Gobalou ne veut plus entendre parler du PS. Elle ne voulait plus siéger dans un groupe « Le Rassemblement » dans lequel figure Gilbert Annette, celui qui a le pouvoir faire et de défaire les socialistes au sein de la fédération locale. Gobalou a été « défaite » par le PS d’Annette, raison pour laquelle elle s’est présentée aux législatives de juin dernier dans la 4ème circonscription avec le soutien du « Progrès » de Lebreton contre David Lorion « LR », le poulain de Fontaine. Si elle a quitté « Le Rassemblement », elle a dû le faire aussi avec l’aval d’Huguette Bello qui partage, avec Didier Robert, le même objectif sur Saint-Paul : virer Joseph Sinimalé de la mairie. Pour l’instant Didier Robert a missionné Ibrahim Patel, ex 7e vice-président devenu 5e, mais 2020 est encore loin. Didier Robert a plusieurs relais (Patel Alain Bénard, Fabrice Marouvin…) sur le terrain Saint-Paulois. Par ailleurs, de par sa fougue et sa jeunesse, sa réactivité sur les dossiers, ses interventions remarquées, Nabénéza, cette élue du LPA (parti de Thierry Robert qui avait choisi le PS d’Annette plutôt que le PLR lors des sénatoriales) commençait sans doute aussi à faire un peu trop d’ombre à Huguette Bello dans l’opposition régionale.

Pour leur part, Jacquet Hoarau et Léopoldine Settama-Vidon ne seront pas non plus des opposants à la Région parce que Jacquet Hoarau sait qu’André Thien-Ah-Koon fait partie des « dinosaures », il sait que son avenir à lui passera par Didier Robert d’autant que, depuis sa défaite aux législatives dans la 3ème circonscription face à Nathalie Bassire, Tak le lâchera aux municipales au profit de Laurence Mondon. Ce qui fait qu’il a tout intérêt, tout en ne se fâchant pas pour l’instant avec son mentor tamponnais, à s’approcher de plus en plus de Didier Robert. A moins que tout cela ne serait que du cinéma et que Jacquet Hoarau, sur les conseils de Tak, ne ferait que jouer un jeu auprès de Didier Robert pour obtenir un maximum de crédits régionaux dans l’intérêt du Tampon ! Une hypothèse à ne pas exclure ! Concernant Léopoldine Settama-Vidon, c’est simple comme bonjour. La candidate malheureuse d’En Marche dans la 5ème circonscription a une dent contre Jean-Paul Virapoullé qu’elle accuse de lui avoir savonné la planche aux législatives de juin 2017. Settama-Vidon, Sylvie Moutoucomorapoullé, Serge Camatchy (dont la fille est mariée à l’un des fils de Mme Settama) pourraient sûrement se retrouver ensemble face à Jean-Marie Virapoullé en 2020 à Saint-André.

En politique, comme dans la vie de tous les jours, il n’y a jamais de hasard. Voilà donc tous les ingrédients qui, en ce 16 février 2018, ont permis à Didier Robert de retourner telle une crêpe Jean-Paul Virapoullé (pour le coup du 18 décembre 2017) Nabénéza et Dennemont (pour le coup de la lettre de Castaner) et de ramasser en un coup de cuillèr à pot les Hoarau, Vienne, Gobalou et consorts. Soulignons aussi qu’en éjectant Virapoullé de la commission permanente, cela lui permet de faire remonter Dominique Fournel comme vice-président. Et la boucle est bouclée !

A ce rythme-là, s’il arrive à restructurer « Objectif Réunion » et à mettre la main sur quelques municipalités, ce n’est pas lui qui marchera vers En Marche, mais En Marche qui marchera vers lui ; Ce sont Castaner et Macron qui lui dérouleront le tapis rouge. Rien n’est impossible en politique. Mais nous n’en sommes pas encore là. Didier Robert est certes le patron inébranlable de sa majorité régionale, le Maître incontesté dans sa pyramide, il a le pouvoir (financier) de mettre un Jean-Paul Virapoullé au garde-à-vous, il a aussi les arguments pécuniaires pour séduire (débaucher) bien d’autres élus, il est un fin stratège, un calculateur qui, tel un joueur de poker arrive à lire dans le jeu des concurrents, un « serial killer » politique (il a été à bonne école auprès des « dinosaures), il est jeune, instruit (il a fait sciences-Po) et intelligent, il a l’argent ainsi qu’une vision pour La Réunion (les 7 pilliers de la Région), mais la bataille des municipales est une autre paire de manche ; Ce n’est pas qu’une simple partie de cartes. Cette bataille là ne se déroule pas en cercle fermé dans le cadre d’un hémicycle ; Elle se passe sur le terrain, à découvert, dans les communes, ces véritables cages aux lions où le moindre faux-pas peut s’avérer fatal. Sans compter qu’après toutes ces péripéties, les « dinosaures » sont à présent sur leurs gardes et qu’ils pourraient se liguer et se redresser sur leurs pattes pour anéantir le « p’tit coq » aux « zergots » fussent-ils bien affûtés. La partie ne fait que commencer !

Y.M.

 

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12 Commentaires sur "L’édito d’Yves Mont-Rouge : « Région, Virapoullé au pas, Nabénéza En Marche… arrière ! »"

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Fanny
Invité
Fanny

Vira bon parleur il cherche toujours avoir plus c es bien maître Sylvie faite come Mr Robert une bone revanche sur André réal bol politique vira il a promis et n’a pas tenu ses promesses même politique 2008 employés très très encolere trop fantômes en plein jour introuvable

Anelia
Invité
Anelia
Vira a trouvé son maitre merci mr robert o moins un ki a su l résister et lui montrer de respecter les nôtres et surtout sa parole i reste son fils ki ojourd’hui s il es la c es grâce o militant de son papa et soit revonaissant trop fier et oubli les bienfaits des otres profite bien j marie le regne d papa fini 2020 prend pas la peine la population i voit même zot parti zot i cherche cumuler cumuler sans penser détruire pour mieux reigner sa zot devise fini savouré bien vive Sylvie
Dartagnan974
Invité
Dartagnan974

Pourquoi le commentaire que j ai passe ce matin n est il pas edite? Pourtant je n ai dit que la verite a savoirque sylvie ne represente rien sur saint andre.c est une elue absente du terrain ainsi que des dossiers.politiquement c estle vide sideral. Dire qu elle peut representer un danger pour les vira c est mal connaitre lessaint andreens

Thionohè
Invité
Thionohè

Eloignez vous de Brigitte hoarau mr anda sa connerie avec en marche pour non respect de son référent vous a fait perdre une vice présidence.n’oublié pas l’oreille de macron c’est Mme patel mr changer Téf la très bien compris.

Marre
Invité
Marre

C’est qui Anaïs Patel ? Comme Garcia Anda et compagnie c’est un zéro devant un chiffre.

colombe
Invité
colombe

Anaïs la trés proche de Max Dubois qui se trouve par hasard dans le département?Amusant NON?

Marre
Invité
Marre

Lorsqu’il n’y a plus d’opposition, cela s’appelle une dictature.
Et faudrait rappeler à l’Autre, que le chéquier n’est pas le sien, mais des fonds publiques.
A trop vouloir s’en servir pour du gavage et magouillage , lu va gagne baizement.

KUNTA Kinté
Invité
KUNTA Kinté

Ce qui s’est passé le 16 Février à la région est du passé
Demain c’est un futur où personne ne sait mais , ceux qui travaillent dans l’ombre peuvent créer des surprises avec les 2 genoux par terre … On n’est jamais mort en politique, tant que l’on n’est pas couché dans son cercueil.

mon ki
Invité
mon ki

vous etes une vraie girouette, cacahouète monsieur mont rouge

NSR
Invité
NSR
Quand est-ce que l’on se remet sérieusement au travail, à la pyramide inversée, pour faire entrer La Réunion dans son IIIème millénaire, à commencer par résoudre la problématique des déplacements courants et journaliers ici? Si on devait s’amuser à traduire en heures de travail perdu dans les embouteillages, puis les convertir en €, il nous semble que par an l’unité serait le M€! Autre sujet tout aussi important : à quand un prix de billet d’avion constant toute l’année, notamment interdire les fluctuations (= vol organisé) durant les périodes où les travailleurs peuvent partir quelques jours en vacances? L’avion, ce… Lire la suite »
kok bengal
Invité
kok bengal

didier robert hache et coupe avec notre argent ,qu’il profite bien ! surtout qu’il n’oubli pas que c’est les urnes qui compte. on va continuer à manger notre pain noir jusqu’au prochaine élection régional

SUBITE
Invité
SUBITE

Rien à faire…… j’ai rejoins l’arrière des barricades,depuis belle lurette………
J’attends le déluge….le ko final…..l’extinction des dinosaures……..