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Levez les yeux : les ballons sondes de Météo France lâchés à 15h

dans Actualités/Infos Réunion

L’observation météorologique est une activité indispensable pour bien prévoir le temps. Cette observation s’effectue soit par des stations météorologiques au sol, soit par radars de précipitations, soit par des satellites, soit par des mesures en altitude in situ réalisées par radiosondage.

Ces radiosondages permettent d’établir un profil vertical de l’atmosphère. Ce profil vertical est constitué de données de température, d’humidité et de vent à différents niveaux d’altitude.

Au début des années 1970 ces sondages en altitude étaient réalisés depuis l’ile de Tromelin. Environ 14 200 sondages ont été effectués en près de 40 ans de mesures.

Depuis juin 2011, les radiosondages à La Réunion sont effectués par un observateur de Météo-France une fois par jour (à 15h00 locales) à partir de la station météorologique de Gillot.

Ce radiosondage se fait à l’aide d’un ballon gonflé à l’hélium et qui atteint en moyenne une altitude de 32 000 m.

Désormais ces radiosondages se feront depuis le site du centre météorologique régional pour l’Océan Indien situé à Ste Clotilde.

Les lâchers de ballons se feront toujours à la même heure (15h00), mais de manière automatique à l’aide d’un robotsonde posé sur le toit du centre météorologique de Météo-France au Chaudron.

Le site de radiosondage du centre météorologique de Ste Clotilde sera prochainement labellisé au niveau mondial site de référence pour la mesure en altitude (https://www.gruan.org/) permettant de fournir des données de haute qualité et ainsi suivre rigoureusement les évolutions des paramètres atmosphériques dans le cadre du changement climatique.

Décrire l’atmosphère en altitude
Les modèles de prévision intègrent ces mesures dans leurs calculs : la nature et le mouvement des masses
d’air sont ainsi mieux connus, les couches nuageuses et les zones de turbulence ou d’instabilité et de
stabilité de l’air sont mieux localisées. La connaissance du profil vertical de
l’atmosphère permet en fonction des prévisions, par exemple, de déterminer l’occurrence du brouillard
(apparition ou disparition), l’apparition probable ou non de nuages d’orages (cumulonimbus)…
Les mesures effectuées grâce au radiosondage sont reportées sur un diagramme particulier appelé
« émagramme ».

Le principe du radiosondage
Le radiosondage permet aux météorologistes de relever des observations sur toute l’épaisseur de l’atmosphère qui les intéresse (troposphère et stratosphère). Pour ce faire, ils lâchent quotidiennement des « ballons-sondes » dans l’atmosphère.
Le dispositif est constitué d’un gros ballon de baudruche, gonflé avec un gaz plus léger que l’air, l’hélium, auquel est attelée une radiosonde. Le ballon est gonflé de manière à s’élever à une vitesse constante et connue dans l’atmosphère. La radiosonde contient les instruments de mesures de pression, température et humidité et envoie vers la station d’observation les données mesurées. La vitesse et la direction du vent se déduisent par calcul grâce au positionnement par GPS du ballon au cours de son ascension.
Ainsi une à deux fois par jour, un peu partout dans le monde, depuis des stations terrestres et le pont de certains navires, des ballons s’élèvent dans le ciel. Après environ 2h à 2h30 d’ascension, entre 20 et 30 kilomètres d’altitude, ils « éclatent » et retombent à quelques dizaines de kilomètres de leur point départ.
Au-dessus des terres, les sondes sont équipées de petits parachutes qui freinent leur descente et protègent les installations ou personnes au sol. Les sondes ne sont pas réutilisables mais si elles sont renvoyées à l’adresse spécifiée sur leur boîtier, elles sont intégrées dans un circuit de recyclage.

Le réseau de Météo-France
Météo-France dispose d’un réseau de radiosondage constitué de :
– 5 stations en France métropolitaine :
Ajaccio, Bordeaux-Mérignac, Brest-Guipavas, Nîmes-Courbessac et Trappes.
– 10 stations en Outre-Mer
– 1 à la Guadeloupe, 1 en Guyane, 1 à La Réunion, 1 en Nouvelle-Calédonie, 4 en Polynésie française, 1 aux Kerguelen , 1 en Terre Adélie.
– 4 stations maritimes embarquées sur le trajet France-Antilles.
Aujourd’hui certaines stations sont équipées d’un dispositif de lâcher de ballons automatique.

Le personnel se charge alors d’alimenter régulièrement le robot en ballons, sondes et hydrogène selon un protocole rigoureux.

 

 

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