Saint-Denis: Une sexagénaire en grève de la faim pour dénoncer une « injustice de trop »

dans Actualités/Infos Réunion

Une femme d’une soixantaine d’années,  employée du club action prévention (Cap) a observé une grève de la faim  hier, après s’être isolée dans son bureau mardi. Cette association para-municipale  de Saint-Denis l’oblige à rembourser une somme de 10 000 euros, versée pour elle en 2014, suite à une décision de justice, à titre de provision.

Dans une affaire opposant cette employée du Cap à l’ancien directeur de l’association, elle a eu gain de cause. L’ancien directeur  et le président du Cap ont été condamné à lui verser cette amende au titre de dommages et intérêts. Mais,  l’association a fait appel de cette décision, un an plus tard, et la cour d’appel est revenue sur la décision du prud’hommes.

« Le cap a payé l’amende de l’ancien directeur (…) et je ne comprends pas qu’on me demande aujourd’hui de rembourser sa part« , lance cette employée. Mais le président du CAP reste ferme sur sa volonté de récupérer « coûte que coûte » les 10 000 euros. Indignée, l’employée soutenue par les représentants du personnel, exigent une gestion « plus humaine ».

Pour cette femme de 60 ans, il s’agit d' »une injustice de trop ».

5 Commentaires

  1. Bon courage dans cette lutte inégale !
    « Si vos tracas vous aveuglent, vous ne pouvez pas voir la beauté du coucher de soleil. » [Krisnamurti]

  2. Dans les conflits du Travail, les tribunaux condamnent à 90 %, ou plus, les employeurs.
    Je dirai plus, même quand un employé a tort, l’employeur est le plus souvent condamné ! Incroyable mais vrai.
    Aller aux Prud’hommes, pour le salarié et les syndicats, c’est souvent gagner le jackpot, bien plus sûr que le Loto ou le Tiercé.
    Pour qu’un employé soit condamné, il faut vraiment que la faute soit d’une gravité exceptionnelle.

  3. « Une gestion plus humaine… »
    Mais quand un salarié obtient des dizaines ou des centaines de milliers d’euros d’indemnités, mettant ainsi en péril une petite boîte et les autres salariés, c’est humain ?

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