Séisme à la frontière Iran/Irak : 164 morts et plus de 1600 blessés

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Ce séisme, dont l’épicentre a été enregistré dimanche en Irak, a surtout été meurtrier en Iran (164 morts).

Au moins 170 personnes ont été tuées et 1.686 blessées dans un tremblement de terre de magnitude 7,3 qui a frappé dimanche soir le nord-est de l’Irak et des régions frontalières en Iran et en Turquie.

6 morts en Irak. Le bilan des victimes n’a cessé d’augmenter au fil des heures. Lundi matin, on comptait six morts côté irakien, dans la province de Souleimaniyeh, dans le Kurdistan irakien, selon des chiffres encore provisoires. La secousse a été ressentie jusqu’à Bagdad et parfois pour des durées plus longues dans les autres provinces d’Irak, qui ont toutes été touchées.

Le Kermanshah, province la plus touchée. Selon l’Institut géologique américain (USGS), la secousse a été enregistrée à une profondeur de 25 kilomètres, à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de la ville d’Halabja, dans une zone montagneuse de la province irakienne de Souleimaniyeh. Elle a eu lieu à 18h18 GMT (19h18 en France) et a également été ressentie en Iran ainsi qu’en Turquie où ni dégât ni victime n’ont été enregistrés, selon les autorités. Du côté iranien, tous les morts ont été recensés dans la province de Kermanshah, frontalière de l’Irak. « Il y a 164 morts et plus de 1.686 blessées », a déclaré à la télévision d’État Behnam Saïdi, l’adjoint du chef de cette structure pilotée par le ministère de l’Intérieur. Les villes les plus touchées semblent être celle frontalière de Qasr-e Shirin, dans la province de Kermanshah, et Azgaleh, à une quarantaine de kilomètres au nord-est.

Camps d’urgence. Les médias publics ont appelé la population au calme. « La situation est sous contrôle dans les zones frappées par le séisme », a assuré la télévision d’État. « Nous sommes en train d’installer trois camps d’urgence » dans cette zone, a déclaré à la télévision d’État le gouverneur adjoint de Kermanshah. D’après l’agence officielle Irna, une trentaine d’équipes de secouristes du Croissant-Rouge iranien ont été envoyées dans l’ouest de l’Iran. Interrogé par la télévision d’État, Pir Hossein Koolivand, le chef du Service national d’urgence, a déclaré qu’il était « difficile d’envoyer des équipes de secours dans (certains) villages car les routes ont été coupées (à cause de) glissements de terrain ». Selon le site internet de l’Institut de géophysique de l’Université de Téhéran, le séisme a été suivi de nombreuses autres secousses pendant la nuit, dont au moins trois supérieures à 4,3 sur l’échelle de Richter.

Une zone sismique très sensible. En décembre 2003, un séisme avait anéanti la ville historique de Bam en Iran, dans la province de Kerman. Au moins 31.000 personnes avaient été tuées. En avril 2013, l’Iran avait subi à quelques jours d’intervalle deux séismes de magnitude 6,4 puis 7,7, la plus forte secousse depuis 1957 dans ce pays. Ils avaient fait une quarantaine de morts en Iran et autant au Pakistan voisin. En juin 1990, un séisme d’une magnitude de 7,4 en Iran près de la mer Caspienne avait fait 40.000 morts, plus de 300.000 blessés et 500.000 sans-abri. En quelques secondes, une superficie de 2.100 km2, comprenant 27 villes et 1.871 villages repartis sur les provinces de Ghilan et de Zandjan, avait été dévastée.

Avec nos confrères d’Europe 1

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