Sexe, mensonges et vidéo

dans Actualités/Edito de Yves Montrouge/Infos Réunion/Politique

Au menu de votre rendez-vous hebdomadaire : l’histoire d’une vidéo gênante au GHER de Saint-Benoît, la dernière ligne droite pour la bataille des sénatoriales, la visite de Jean-Luc Mélenchon à la Réunion en pleine fête de l’Huma à Paris, la lettre de Didier Robert au Premier ministre sur les violences faites aux femmes suivie de la réponse « de la bergère au berger » de la conseillère régionale de l’opposition Carine Nabénésa, retour sur « nout’ tout’ dans la mer » et la mise en examen de Jean-François Nativel qui avait initié cette manifestation il y a une semaine etc…

« Free Dom, vecteur de cohésion sociale »

Mais avant même de commencer, je voudrais du fond du cœur vous remercier pour vos nombreux témoignages via vos mails, vous coups de fil, vos textos. Merci pour vos compliments, vos critiques aussi, dont certaines négatives mais ô combien nécessaires car elles font avancer, progresser. Merci de votre fidélité à ce rendez-vous du lundi que vous voyez à juste titre, en reprenant vos propres mots, comme « un espace de libre expression », « une analyse impartiale et objective de l’actualité politique, économique et sociale »… Je confirme, l’édito du lundi n’est pas un espace de règlements de compte personnels, ni un moyen de chantage ou d’acharnement contre celles et ceux qui ne prennent pas de la pub chez nous ou qui ne nous « subventionnent » pas. Et pas question non plus d’instrumentaliser notre rédaction, ni de commander des reportages complètement à charge contre celles et ceux (sociétés privées ou collectivités comprises) qui ne « payent » pas. Nos journalistes sont libres, tout comme le sont nos lecteurs et auditeurs. Free Dom n’est pas un média au garde-à-vous. C’est le média du peuple, un réel espace de liberté, de libre expression, comme le témoignent vos multiples interventions chaque jour qui passe, votre participation aussi, comme ce fut encore le cas, pas plus tard qu’hier après-midi, où vous avez été nombreux à jouer au grand Loto Quine organisé par Radio Free Dom, qui a fait de nombreux heureux grâce à de magnifiques et précieux cadeaux (de multiples billets d’avions en direction de la Thaïlande ou de Paris, un an de courses…). Free Dom vecteur de cohésion sociale, qui rapproche les familles réunionnaises, qui les garde chez elles. Moins de monde dans la rue un dimanche après-midi, c’est aussi moins d’accident. Free Dom, une radio qui contribue au pouvoir d’achat des Réunionnaises et des Réunionnais, un média qui sera toujours au service de la population, au service de toutes celles et de tous ceux qui souhaitent s’exprimer librement qu’ils soient « gros noirs » ou « gros blancs », jaunes, verts, rouges, de droite, de gauche, du centre, d’En Marche (ou d’En panne), qu’ils soient gros ou maigres, grands ou petits, malades ou bien portants, hommes ou femmes, jeunes ou moins jeunes, politiques, acteurs économiques, fonctionnaires, ouvriers… ou chômeurs, pauvres ou riches. Bref, vous l’aurez compris, Free Dom c’est média zot tout’ !

« Montée de fièvre en sous sol, dans la pharmacie du GHER »

Comme le soleil qui se lève à l’Est, nous allons nous aussi démarrer par cette région de l’île où il se passe de drôles choses, en sous-sol d’un établissement de santé, du côté de Saint-Benoît, le GHER pour ne pas le nommer. Non, rassurez-vous, il ne s’agit pas d’une histoire de fantômes qui hanteraient ce bâtiment situé sur la route des Plaines. Pas du tout. En revanche, les agents de liaison ont remarqué depuis quelques semaines un va-et-vient assez intriguant, de préférence le samedi matin, très tôt, entre 5 heures et 6 heures. Une ombre furtive qui passe devant la caméra, se précipite ensuite dans la pharmacie, en sous-sol donc, pour ne réapparaître qu’une à deux heures plus tard. Les caméras de sécurité ont bien filmé la voiture qui, chaque samedi matin, avant même le lever du soleil, se gare dans le parking à côté d’une autre voiture. Suite à une rapide et très discrète enquête menée en interne, les employés de permanence se sont rendus compte qu’après l’arrivée de cette voiture et l’apparition de cette ombre, la porte de la pharmacie était aussitôt bloquée au moins à double tour. Impossible aux agents de liaison d’y pénétrer (désolé pour le verbe mais la langue française est parfois malicieuse). Après enquête toujours, ces derniers (les agents de liaison) ont mis la main sur le pot au rose. (On aurait pu aussi dire sur le paquet). Surprise ! Derrière la caméra – non pas cachée – se trouvait… le directeur de l’établissement en chair et en os qui, chaque samedi matin, depuis ces quelques dernières semaines, s’éclipsait en douce (et avec secousses peut-être) en pharmacie. Pourquoi faire ? Chercher du paracétamol pour guérir une fièvre subite (en un seul mot) qui ne surviendrait que le samedi matin avant l’aube ? Non, à en croire les employés de service, ce serait pour rendre visite à une pharmacienne. Et pas n’importe laquelle des pharmaciennes. L’affaire aurait pu en rester là, selon certains employés, mais « le directeur ne mérite pas cette discrétion car c’est quelqu’un d’arrogant, qui ne s’exprime qu’en criant, qui ne dit même pas bonjour. Il a ses têtes ».

Autre problème, selon un autre salarié de l’établissement : la mise à pied pendant trois mois d’un employé, responsable du bureau des entrées, pour harcèlement moral, « sans avertissement, sans respect de la procédure » suite « à une cabale montée contre lui par la copine de la maîtresse d’un des médecins proche de la direction dont le contrat n’aurait pas été renouvelé par ledit responsable du bureau des entrées ». Ouh là ! L’on se croirait dans une télénovéla… Averti, le directeur du CHU Lionel Calenge a sifflé la fin de la partie en réajustant vite fait, bien fait le costume trois pièces du directeur du GHER, en lui remontant aussi les bretelles en passant, tout en prenant soin de lui demander de se concentrer sur son job (c’est-à-dire de rétablir le déficit de l’hôpital qui n’a cessé de se creuser depuis son arrivée en août 2016) plutôt que de « soigner » la pharmacienne, d’autant que ces deux là n’étant jamais d’astreinte un samedi matin n’ont pas lieu de se retrouver enfermés à clé dans une salle en sous-sol du GHER. Allez, on remballe la marchandise et on passe à autre chose !

« Ratenon, le « Mélenchon péi »

Aux sénatoriales, par exemple. Non, d’abord un petit zoom si vous le voulez bien sur la visite de trois jours de Jean-Luc Mélenchon dans notre département. Un Mélenchon en pleine forme qui croque à pleines dents dans les samoussas achetés au marché forain de Sainte-Marie et qui apprécie tout particulièrement le soleil radieux de la Réunion. Ça doit être quand même beaucoup mieux que la grisaille parisienne et beaucoup plus chaleureuse que la Fête de l’Huma où, l’année dernière, le stand de la France Insoumise avait été vandalisé. Les malfrats y avaient répandu des excréments. De là à penser que Mélenchon n’a pas voulu, de nouveau, se retrouver les pieds dans la m…, il n’y a qu’un pas (glissant) que les confrères de la presse nationale qui accompagnent le leader de la FI n’ont pas hésité à franchir. Mélenchon se considère aujourd’hui comme le patron sinon de la gauche du moins de l’opposition gouvernementale. En s’appuyant sur un récent sondage tout en sa faveur, il a déclaré : « si Hamon ne s’était pas maintenu à la présidentielle, il serait aujourd’hui Premier ministre, et moi Président de la République ». Pour en revenir à sa visite en elle-même, rien de vraiment transcendant. Une visite sympa, qui ne casse certes pas trois pattes à un canard, mais qui a le mérite de réveiller un peu les consciences déjà bien abasourdies par les coups de mitraillette sociale tirés par le gouvernement Macron-Philippe. Cette visite aura été surtout l’occasion pour nous de voir un Ratenon qui s’émancipe de plus en plus, jusqu’au point d’imiter presque son mentor en adoptant les mêmes mimiques que ce dernier tant au niveau des gestes et que dans la façon de se comporter (ils ont presque la même bedaine arrondie), de s’exprimer – comme on a pu le voir au meeting de samedi soir – en se promenant sur le podium pendant son discours. Une visite qui fait du bien aux militants de la France Insoumise mais qui, pour être sincère, ne va pas changer la vie à La Réunion. Elle contribuera en revanche à donner encore un peu plus de poids à Ratenon dans la bataille du leadership de la Réunion Insoumise où nombre de personnes tentent de se disputer le bout de gras, après le bon score réalisé par Mélenchon dans l’île au premier tour de la présidentielle d’avril dernier. Et il va sans dire que si Macron continue à matraquer les pauvres, Mélenchon a toutes ses chances de décrocher le Saint-Graal et de piquer la place à Jupiter dans 5 ans, tout comme il va sans dire que Ratenon et Younous Omarjee pourront chacun hériter d’un poste de ministre.

« Nassimah Dindar, l’élue qui gêne plus d’un, y compris à droite »

Allez, on revient aux sénatoriales. Encore une semaine de campagne avant le Jour J, le dimanche 24 septembre au soir duquel on connaîtra le verdict des grands électeurs. Ce qui est sûr, c’est que la droite aura au moins 2 sénateurs, Nassimah Dindar y compris, même si cela donne de l’urticaire à certains à droite ou ailleurs. C’est comme ça. L’argent n’achète pas tout. On en connaît aussi, toujours à droite, qui voient d’un mauvais œil les liens privilégiés existant entre Nassimah Dindar et le Premier ministre. Il ne faut pas oublier que les centristes Nassimah Dindar tout comme Jean-Paul Virapoullé, des anciens de l’UDF, ont activement soutenu Alain Juppé lors de la primaire de la droite, qu’Alain Juppé est « Macron-compatible », qu’Edouard Philippe est un Juppéiste de première. Il ne faut pas oublier non plus oublier que des élus de la droite locale, tel qu’un Joseph Sinimalé par exemple, pour ne citer que lui, reste très « ouvert » par rapport au gouvernement et à son chef. Il n’y a qu’à se rappeler de l’attitude du maire de Saint-Paul lors de la rentrée scolaire (écoles ouvertes à Saint-Paul), et au moment de l’arrivée du ministre de l’Education à La Réunion. Aussi, dit-on, pour ne pas laisser le champ libre à Nassimah Dindar, le président d’Objectif Réunion tenterait également une entrée en direction du gouvernement et du pouvoir à l’Elysée et qu’à travers la respectable Brigitte Hoarau, il souhaiterait y trouver le chemin. Sauf que Brigitte Hoarau, l’avocate de Saint-Pierre, n’est – pour l’instant – qu’une conseillère de l’opposition municipale à Petite-Ile. Rien d’autre. Vu sous cet angle, la position d’une Nassimah Dindar fait forcément des envieux. Tous les moyens semblent ainsi être déployés aujourd’hui pour essayer de lui couper la tête. Pour qu’elle abandonne aussi son mandat de conseillère régionale (plutôt que celui de conseillère générale) après son élection aux sénatoriales de dimanche prochaine car elle « gênerait ». Mais la petite dame en a vu d’autres. Elle a la carapace solide, sans compter qu’elle jouit d’une notoriété certaine tant chez les jeunes que chez la 3ème jeunesse. Nul doute que sa popularité doit faire plus d’un jaloux ! Ce qui fait dire à son entourage : « les chiens aboient, la caravane passe ! ». La vraie question qui se pose pour ces sénatoriales est de savoir qui sera le quatrième sénateur ? le centriste Michel Dennemont (LPA) soutenu par le PS de Gilbert Annette ? Le socialiste Wilfrid Bertile soutenu par le PLR d’Huguette Bello et le Progrès de Patrick Lebreton ? Ou bien alors, la « Macroniste » Brigitte Hoarau soutenue par… , ben par pas grand-monde en fait ? Pour la simple raison qu’il n’y a pas de parti structuré d’En Marche à La Réunion. Sans doute bénéficiera-t-elle de quelques miettes par çi et par là : du côté de Saint-Paul avec l’équipe de Sinimalé ? La présence de Geneviève Sévagamy, l’adjointe du maire de Saint-Paul, n’est pas du au simple hasard. Le hasard n’existe pas. Du côté de Saint-André aussi, peut-être car Virapoullé n’est pas franchement « Macron incompatible » étant donné que son « fils spirituel » Jean-Gaël Anda se trouve sur la liste En Marche de Brigitte Hoarau. On parle aussi d’un « coup de main » de Didier Robert. Mais le président d’Objectif Réunion n’a rien dit à ce niveau, mardi dernier, lors d’un séminaire des élus organisé à la Région, justement pour parler des sénatoriales. Il a tout simplement présenté les deux candidats de la droite, également vices-présidents de la pyramide inversée, à savoir Nassimah Dindar et Jean-Louis Lagourgue, avant de laisser la parole à l’assemblée. En dépit donc de toute sa bonne volonté, on peut dire que les chances de Brigitte Hoarau restent bien minces.

On reste dans la politique pour vous signaler que Jeannick Atchapa vient de démissionner du LPA (La Politique Autrement) de Thierry Robert. Pas besoin d’aller chercher midi à 14 heures. Sur le terrain, et pas n’importe lequel, il est dit avec insistance de la part des personnes bien placées au sein même de la majorité municipale de Daniel Gonthier, que Jeannick Atchapa se prépare avec le soutien d’Objectif Réunion pour les municipales de 2020 à Bras-Panon… contre l’actuel maire « LR » Daniel Gonthier. Voilà qui risque de donner la gratelle au premier magistrat de Bras-Panon qui, faut-il le rappeler, tient pour responsable, entre autres, le président de la Région qui n’avait rien fait pour « calmer » Jean-Luc Julie (Saint-Benoit), également candidat aux dernières législatives dans la cinquième circonscription où Daniel Gonthier était censé avoir le soutien de la plateforme de la droite dont on sait maintenant, au vu des résultats et de la victoire de l’insoumis Jean-Hugues Ratenon, qu’elle a été unie comme les cinq doigts de la main… d’un manchot. Et c’est un secret de polichinelle de dire que Jeannick Atchapa a fait Ratenon aux législatives. Aurait-il eu des consignes ? En tout cas, sa démission du LPA ne surprend personne. C’est même la suite logique d’une stratégie à long terme qui n’émane pas que de lui. Thierry Robert, le patron du LPA devra donc se chercher un autre porte-drapeau à Bras-Panon et même dans les autres communes de l’Est où son parti n’est plus représenté. A moins de considérer la Saint-Andréenne Léopoldine Settama-Vidon, ex-suppléante du député Fruteau (PS), aujourd’hui conseillère régionale LPA (investie En Marche aux législatives, dans la 5ème) comme la représentante de « La Politique Autrement » dans l’Est !

« Didier Robert écrit à Edouard Philippe, mais c’est Carine Nabénésa qui lui répond »

Encore mot sur le LPA pour vous parler de Carine Nabénésa, l’autre conseillère régionale du mouvement, qui vient de se fendre d’une lettre à Didier Robert. Elle réagit à un courrier que ce dernier a écrit la semaine dernière au Premier ministre et dans lequel il demande au gouvernement de reconsidérer sa décision concernant la diminution drastique annoncée des crédits dans le cadre de la prévention et de l’accompagnement des femmes victimes de violences. Didier Robert qui monte au créneau pour défendre les femmes victimes de violences (physiques et morales) se dit « inquiet ». On le croit sur parole car on ne plaisante pas avec ce genre de sujet.

Qu’à cela ne tienne, Carine Nabénésa se disant « surprise », a saisi la balle au bond et s’est adressé à son tour, non pas à Edouard Philippe, mais à Didier Robert. Voici un aperçu de sa missive : « j’ai été encore plus surprise de lire dans votre courrier du 11 septembre que « la prévalence des violences sexistes et sexuelles contre les femmes constitue un réel fléau pour l’équilibre et le développement de notre territoire ». Vous dénoncez et à juste titre. Mais dans le même temps, vous donnez deux millions d’euros de subvention à un journal dans lequel son directeur général diffuse de façon hebdomadaire, des propos violents et sexistes à l’encontre des femmes, sans jamais les avoir condamné, ni même vous en être offusqué. Pire, depuis de longs mois, vous cautionnez hélas, des attitudes, des comportements publics de personnes de votre entourage, qui se disent votre ami, et qui n’ont de cesse de traîner dans la boue les femmes réunionnaises : des élues, des cheffes d’entreprises, des femmes journalistes, des magistrates, …Permettez-moi de vous rappeler quelques extraits de votre « ami journaliste » : « greluche », « miss pitbull », « miss sangsue », « roucoulades », « croisement de gambettes », « une jolie dame pourtant maquillée hélas comme un moka », «délicate comme un camionneur pétomane », « qui ne se remet pas malgré ses porte-jarretelles », « fendue comme sa robe d’une bafouille », « bécassine hystérique », «qui renifle (…) aussi fort la brillantine avec laquelle, la pimpante s’asperge les dessous de bras », «essuyer la dégoulinante », « gentiment croquée », «une gratelle mal placée et une envie refoulée d’un concours de tee-shirt mouillé… ». Lorsqu’on ose s’en offusquer : il se «  gratte en public » et «  Madame est servie ». Je suis donc très surprise d’apprendre que les violences à l’égard des femmes, et notamment les violences sexistes, vous touchent Monsieur le Président. J’ai eu l’occasion de vous rappeler en commission permanente de la Région combien je déplorais votre silence des plus assourdissants. Votre comportement inerte face à de telles obscénités publiques ne vous honore pas, n’honore pas les fonctions de sénateur que vous occupez, n’honore pas l’institution que vous présidez.

Comment interpréter votre silence et votre soutien à cet ami ? Banalisez-vous l’injure publique à caractère sexiste? Si vous êtes sensible à la lutte contre les violences faites aux femmes que vous considérez comme un fléau pour le développement de notre territoire, alors ces propos sexistes auraient dû vous faire bondir ! Connaissez-vous le proverbe : qui ne dit mot consent » ? Sans commentaire !

Encore un mot pour vous dire que l’employée de l’antenne Est de la Région (Saint-André) a rappliqué à son poste de travail la semaine dernière, suite à l’édito du lundi. Jusqu’ici, elle passait pointer à la Région Est d’avant d’aller exercer ses compétences à la maison des associations dans les locaux de Lamarque appartenant à Serge Camatchy. Mais suite à des coups fil du cabinet de la Région du Moufia et de son chef de service à l’antenne Est, la dame est revenue dare-dare reprendre son « vrai » travail pour lequel elle est payée avec l’argent des contribuables.

« Mer, forêt… : tout est interdit »

Pour finir, un rapide retour sur un sujet qui notamment sur les ondes de radio Free Dom aura fait beaucoup jaser : la manifestation « nout tout’ dans la mer » qui s’est déroulé il y a une semaine à Saint-Gilles. Pour cela, Jean-François Nativel, secrétaire général de l’OPR, a été convoqué jeudi dernier chez les gendarmes à la brigade de Saint-Paul, placé en garde à vue, puis présenté au procureur à Saint-Denis, avant d’être mis en examen pour « mise en danger de la vie d’autrui », et de repartir libre chez lui sans mot dire. Nativel, le prolixe, qui a perdu l’usage de la parole. Bizarre. Qu’est-ce qui a bien pu se passer dans le bureau du Procureur ? Ce n’est pourtant pas le style du bonhomme qui l’ouvre quand il a quelque chose à dire. N’y aurait-il plus rien à dire sur un sujet aussi important ? Ou bien alors JFN s’est-il rendu compte que les requins sur terre étaient beaucoup plus dangereux que les requins en mer ! Toujours est-il que le rebelle est rentré chez lui tout doux auprès de sa famille, jeudi soir, après être passé chez les gendarmes et après un petit détour par le palais de justice. Ça refroidi encore plus que l’eau de mer en période hivernale. Cela dit, le sujet reste d’actualité : faut-il interdire la mer aux Réunionnais ? A ce rythme là, même la plage sera bientôt interdite. N’est-ce pas Jean-Claude Lacouture ? Le maire de l’Etang-Salé a, par arrêté municipal, interdit, hier, un pique-nique (ou un rassemblement) sur le sable au bord de la mer à l’Etang-Salé. Ça devient franchement ridicule. Les pique-niqueurs l’ont fort heureusement envoyé paître sur… le sable chaud, on l’imagine. Plus le droit de faire trempette dans la mer, plus le droit de pêcher un cabot dans la rivière, plus le droit de « tire » un nid de guêpes dans un « pied d’bois » comme on dit créole, plus le droit de « souque » un tangue dans la forêt, plus le droit de pisser contre un arbre ou de ramasser du bois sec dans le parc national, plus le droit « d’attraper » deux bichiques dans l’embouchure, plus le droit d’arracher un « ti pied’fleur » dans un champ en friches… Bon, je m’arrête là car, on ne sait jamais, le « système » pourrait m’interdire d’écrire !

Y.M.

([email protected])

 

 

 

 

 

 

 

8 Commentaires

  1. Merci Mr MONT-ROUGE de cette analyse complète de l’actualité politique ! je ne suis pas un fan inconditionnel de tous vos édito mais je reconnais que grâce à vous et Free Dom il existe un espace de liberté dans la presse de la Réunion (le seul j’ose l’affirmer).
    Avec humour et causticité mais toujours avec précision, vous analysez les évènements essentiels, surtout les ceux qui sont soigneusement cachés au citoyen.
    Certe nous lisons les articles de la presse « officielle » ou « soumise » mais cette dernière véhicule tant de mensonges et de non-dits, qu’en fin de compte on ne s’intéresse chez cette dernière qu’aux faits-divers véritables anesthésiant de l’esprit critique.
    Continuez à nous faire réfléchir M. BOIS-ROUGE, continuez à nous informer même si parfois je grince des dents.
    Cordialement

  2. bonsoir Yves , et les lecteurs, il semblerait que la tantine la bour porte plainte contre un ami journaliste, pour diffusion d’un dossier TOP SECRET sur des actes illicites et illégaux, une gestion calamiteuse…, mais ;; c’est son droit, l’avocat il est payé par qui?? la collectivité, donc notre pognon,
    Franchement etre une dinde est un art mais là c’est inimaginable

  3. Le gher où ceux qui dirigent ne pensent qu’à s’amuser pendant que le personnel trime comme des esclaves dus aux décisions prise par ces bouffons!!!!

  4. Là j’avoue que je suis un peu perplexe sur le bien fondé et l’aspect journalistique de la chose. Des enquêtes sur des malversations, sur de la corruption éventuelle, sur des plaintes étouffées… je veux bien encore faut-il étayer son propos sans « untel qui est la copine du copain de la secrétaire de la voisine du cousin du directeur a dit que …. ».
    Mais ici quel est l’intérêt ? Dire que ce directeur – que je ne connais pas et pour qui je n’ai pas de sympathie particulière – serait éventuellement-peut-être-on-sait-pas-trop un malotru qui a des relations avec une collègue ?
    Oui et alors ? Je ne vois pas grand chose d’autre que le ladilafé. De la part d’une vieille voisine aigrie je ne dis pas. Mais balancé comme ça sur la place publique par un journaliste pour un intérêt qui me semble absolument mystérieux …. Je ne comprends pas !
    Oublie t-on qu’il y a de vraies personnes, de vrais enfants, de vraies familles dans ces commérages qui nous font sourire ?
    Le lynchage pour le lynchage ?
    Je pense qu’il y a sans doute des choses à dire sur le GHER mais par pitié au moins que cela soit le fruit d’un article utile aux lecteurs et circonstancié. Sinon autant se concentrer sur la télé-réalité des Marseillais et des Ch’tis…
    Bref particulièrement déçue …

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

*