8 mars: pour une égalité réelle entre les femmes et les hommes

dans Courriers des lecteurs

La Journée Internationale des Droits des Femmes célèbre le combat des femmes pour leurs droits, Droit à la citoyenneté avec le droit de vote et les lois sur la parité, Droit à disposer de son corps avec le droit à la contraception et à l’IVG, Droit au travail et accès aux métiers. C’est aussi la reconnaissance des combats pour l’égalité. Egalité dans le couple et l’autorité parentale, égalité professionnelle et salariale, lutte contre toutes les violences.

De belles victoires sont à fêter car hier encore les femmes n’avaient pas le droit de vote, pas le droit de disposer d’un chéquier ou d’accéder à un travail, n’avaient pas accès à la contraception(1967) et à l’IVG (1975) et le viol n’était pas considéré comme un crime (1980).

Lors du précédent quinquennat, l’ambition de l’égalité femme-homme s’est concrétisée par la création d’un Ministère dédié aux Droits des Femmes. De plus, la loi du 4 août 2014 donne de nouveaux moyens pour l’égalité professionnelle et vise à protéger les mères isolées des impayés de pension alimentaire. En complément de la loi du 6 août 2012, elle a aussi permis de mieux lutter contre les violences faites aux femmes, grâce au renforcement de l’ordonnance de protection et des infractions relatives au harcèlement. Renforcement de la parité en politique, lutte contre le sexisme et les discriminations, extension du délit d’entrave à l’IVG, mariage pour tous, loi d’abolition de la prostitution, la bataille pour l’égalité a été menée et nous devons continuer ce combat sur tous les fronts.

De nombreuses conquêtes sont à célébrer mais les revendications restent nombreuses. L’information et la sensibilisation de la population concernant l’égalité des sexes reste indispensable. Si des lois existent, elles ne sont pas toujours appliquées. L’égalité réelle est loin d’être atteinte, de graves inégalités persistent dans tous les domaines de la vie quotidienne des femmes. Même si la parité en politique progresse grâce aux lois adoptées par les gouvernements socialistes (loi sur la parité en 1999, loi pour la parité dans les conseils généraux en 2013)), les exécutifs restent très masculins: Une seule femme Maire à La Réunion ! Les conseils d’administration et les centres de décisions sont très peu féminisés. Le plafond de verre reste une réalité dans la vie politique et professionnelle des femmes.

Sur le marché du travail, même si certains métiers se sont largement féminisés, même si des lois adoptées par les gouvernements socialistes visent l’égalité professionnelle et salariale (loi Roudy, 1983, loi du 4 aout 2014 pour l’égalité réelle entre les hommes et les femmes), les femmes restent rémunérées 25% de moins que les hommes. La précarité est leur lot et 80% des contrats à temps partiel sont occupés par des femmes. La pauvreté est un fait féminin, entrainant de fait une pauvreté des enfants. Davantage touchées par le chômage et les emplois précaires, leurs pensions de retraites sont plus modestes et leurs revenus restent largement inférieurs à ceux des hommes.

Enfin, les femmes restent exposées à une violence quotidienne, du harcèlement de rue aux violences conjugales graves, que ce soit au travail, dans l’espace public ou dans la famille. Les violences sexuelles et sexistes révélées par le mouvement #MeToo, dit de libération de la parole, concernent 100% des femmes à des degrés divers. Le harcèlement de rue ou dans la sphère professionnelle décourage des jeunes femmes qui avaient cru à la promesse d’égalité et de liberté. Et les lois sur le harcèlement ne suffisent pas à faire condamner les agresseurs car la parole des victimes est mise en doute.

De nombreuses conquêtes sont à célébrer mais les revendications restent nombreuses. L’information et la sensibilisation de la population concernant l’égalité des sexes reste indispensable. Si des lois existent, elles ne sont pas toujours appliquées. L’égalité réelle est loin d’être atteinte, de graves inégalités persistent dans tous les domaines de la vie quotidienne des femmes.

Même si la parité en politique progresse grâce aux lois adoptées par les gouvernements socialistes (loi sur la parité en 1999, loi pour la parité dans les conseils généraux en 2013)), les exécutifs restent très masculins: Une seule femme Maire à La Réunion ! Les conseils d’administration et les centres de décisions sont très peu féminisés. Le plafond de verre reste une réalité dans la vie politique et professionnelle des femmes.

Sur le marché du travail, même si certains métiers se sont largement féminisés, même si des lois adoptées par les gouvernements socialistes visent l’égalité professionnelle et salariale (loi Roudy, 1983, loi du 4 aout 2014 pour l’égalité réelle entre les hommes et les femmes), les femmes restent rémunérées 25% de moins que les hommes. La précarité est leur lot et 80% des contrats à temps partiel sont occupés par des femmes. La pauvreté est un fait féminin, entrainant de fait une pauvreté des enfants. Davantage touchées par le chômage et les emplois précaires, leurs pensions de retraites sont plus modestes et leurs revenus restent largement inférieurs à ceux des hommes.

Enfin, les femmes restent exposées à une violence quotidienne, du harcèlement de rue aux violences conjugales graves, que ce soit au travail, dans l’espace public ou dans la famille.

Les violences sexuelles et sexistes révélées par le mouvement #MeToo, dit de libération de la parole, concernent 100% des femmes à des degrés divers. Le harcèlement de rue ou dans la sphère professionnelle décourage des jeunes femmes qui avaient cru à la promesse d’égalité et de liberté. Et les lois sur le harcèlement ne suffisent pas à faire condamner les agresseurs car la parole des victimes est mise en doute.

Les lois de protection permettent aux femmes de sortir de l’engrenage des violences conjugales. Pourtant les féminicides par conjoint ou ex-conjoint ont déjà tué 30 femmes en 2019 en France. La Réunion est malheureusement très concernée par ce phénomène. Elle se situe à la 3ème place des régions les plus touchées par les violences conjugales après la Guyane et la Corse. Cinq plaintes par jour en moyenne sont déposées à La Réunion pour violences conjugales. C’est un chiffre énorme. Pire, cinq Réunionnaises ont été tuées en 2018.

La marche vers l’égalité femme-homme est un combat socialiste et le Parti Socialiste est précurseur dans ce domaine. Nous exigeons aujourd’hui une application des lois existantes notamment concernant la prévention des violences à l’égard des femmes et leur protection et l’égalité professionnelle et salariale. L’égalité réelle, passe aujourd’hui nécessairement par la lutte contre les inégalités salariales et professionnelles. Les sanctions contre les entreprises qui ne respectent pas leurs obligations dans ce domaine doivent être appliquées comme le prévoit la loi.

Le projet de loi bioéthique qui doit ouvrir l’accès à la PMA à toutes les femmes n’a pas été présenté en janvier comme initialement indiqué par le gouvernement, mais sera examiné après les élections européennes. Le gouvernement doit tenir ses engagements, et suivre les avis émis depuis de très nombreux mois en faveur de l’ouverture de la PMA.

L’État doit aussi veiller à prendre en charge les victimes. L’accueil dans les commissariats et les gendarmeries doit être professionnalisé, notamment par des assistantes sociales en nombre suffisant. L’éloignement des conjoints violent doit aussi devenir systématique.

Enfin, l’éducation à la vie sexuelle et affective doit être dotée de moyens à la hauteur des enjeux. Il faut une volonté politique forte et des moyens importants pour que ces séances soient effectives et que filles et garçons soient réellement sensibilisés à des comportements respectueux et à une meilleure estime de soi. Aussi, cette éducation à la vie sexuelle et affective doit pouvoir être étendue hors du cadre scolaire.

Pour relever ces défis, Exigeons des moyens à la hauteur de l’enjeu pour les associations qui œuvrent pour cette cause, Exigeons la fin de l’impunité des agresseurs et leur condamnation, formons des magistrats et les professionnels pour avoir une justice plus juste envers les victimes, Exigeons des moyens exceptionnels pour la protection de l’enfance,  Agissons pour l’éducation,
Agissons pour des villes et des transports plus sûrs, Aménageons les espaces publics pour une réelle mixité.

Isabelle MUSSO
Secrétaire fédérale chargée de l’égalité
Fédération départementale du Parti Socialiste

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