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Adèle Odon, conseillère départementale : “je suis un trait d’union entre la population et la politique”

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Nous poursuivons notre série politique du mardi « Les Ti Nouveaux ». Après la conseillère régionale et vice-présidente Amandine Ramaye (Plaine-des-Palmistes), la conseillère départementale Amandine Hoareau (Sainte-Rose), la conseillère départementale Camille Clain (Saint-Louis), la conseillère régionale Stéphanie Poïny-Toplan (Saint-André), la conseillère départementale Isabelle Erudel (le Port), le conseiller régional et vice-président Patrice Boulevard (Saint-Benoit), nous vous invitons aujourd’hui, mardi 17 août 2021, à faire de plus amples connaissances avec la conseillère départementale Adèle Odon (binôme de Cyrille Melchior), 36 ans, maman d’une fille de 8 ans, qui a été élue le 27 juin dernier à Saint-Paul, sa commune natale.

Avec Cyrille Melchior, son binôme aux dernières élections départementales. Ce dernier a été réélu président du Département.

Son enfance : “j’étais une enfant sage, curieuse…”

“Ma famille est originaire de la Plaine-Saint-Paul où j’ai grandi en partie. Mon enfance est un très bon souvenir, mêlé de moments de famille (assez grande) et moments associatifs. Mon père étant président d’un club de handball du quartier, à l’époque, j’étais souvent sur les terrains. Je pense que j’étais une enfant assez sage, curieuse et bonne élève dans l’ensemble.
Dès mon plus jeune âge, nous déménageons dans les hauts de la Petite France à Saint-Paul; Mon père étant un amoureux de la terre et des animaux. Je me retrouvais souvent en accord avec l’environnement, la nature”.

Son parcours scolaire et universitaire : “j’ai obtenu mon diplôme d’infirmière à Neuilly-Sur-Marne”

“Ma scolarité se poursuit à la Petite France, ensuite au collège Albert Lougnon au Guillaume, puis au lycée de Plateau pour mon année de seconde. Ma 1ère et la  Terminale , je les ai faites au lycée Leconte De Lisle à saint-Denis. J’ai été une adolescence sportive entre la pratique du volley et du handball. Une adolescence riche en amitié.

J’obtiens mon Bac “Economie et Sociale” et me lance dans une année universitaire, année pendant laquelle je passe le concours d’infirmier. Étant sur liste complémentaire, je faisais partie de la 2ème promotion de Réunionnais qui pouvaient intégrer un IFSI en métropole. Je m’envole donc pour Neuilly-Sur-Marne  où j’obtiens mon diplôme d’État d’infirmière à 21 ans. De retour à La Réunion je débute à l’EPSMR avant de m’installer à mon compte en tant qu’infirmière à domicile”.

Sa situation professionnelle et familiale : “je suis maman d’une fille de 8 ans”

“Je suis infirmière à domicile depuis 2011 et mère d’une fille de 8 ans. J’ai exercé mon activité au Guillaume, au Maïdo, à la Petite France, à Bellemène, puis à Saint-Paul ville avant de revenir aux sources, à la Plaine-Saint-Paul”.

Son parcours politique : “c’est mon premier mandat politique”

“C’est mon premier mandat politique, ma première élection. Je ne voulais pas être une politicienne, mais bien un trait d’union entre la population et le politique. Mon métier demande de l’écoute, de l’accompagnement. La prise en charge d’un patient se fait dans sa globalité, environnement social et familial. Je rencontre différentes situations, difficultés. Je souhaitais exposer et cibler mon analyse de terrain afin d’améliorer l’action sociale. Être en bonne santé demande un équilibre entre sa condition sociale, familiale et physique. Je suis témoin des dispositifs existants, de la mise en œuvre jusqu’à l’application.

Avec Cyrille Melchior, nous nous sommes rencontrés à plusieurs reprises, Les différentes rencontres m’ont permis d’avoir sa vision, de comprendre également sa volonté. Le binôme s’est fait sur une volonté de travailler et de composer avec la population, réfléchir pour la population avec la population”.

Adèle entourée de ses suppléants Minameï Daly Eraya et Yannick Souprayen Cavery.

Ses ambitions politiques : “la nécessité d’une proximité plus renforcée avec la population”

“Je souhaiterai réussir mon mandat avant d’envisager la suite. J’attache beaucoup d’importance au travail qui m’est confié. Maintenant élue, en contact avec les services du Département, présente sur le terrain au plus proche de la population, avec une meilleure connaissance des aides et des dispositifs, je me rends compte de la réalité et de la nécessité d’une proximité renforcée pour la population avec l’aide des services du Département que j’ai l’occasion de découvrir et d’apprécier . D’apprécier cette volonté de mener un travail en commun pour réussir cette mandature”.

Ce qu’elle espère changer avec son mandat : “accompagner l’institution pour faire face à la crise sanitaire”

“Je n’ai pas pour ambition de changer le fonctionnement du Département, mais plutôt d’accompagner la nécessité d’adaptation de l’institution pour faire face à la crise sanitaire de la Covid-19 et préparer l’après. Je prends conscience de la responsabilité qui est la mienne pour que le Département soit encore plus proche de la population. La crise sanitaire que nous traversons a creusé le fossé, a amplifié la distance entre la population et les services en raison des mesures barrières et la distanciation sociale.

De gauche à droite : Minameï Daly Eraya, Cyrille Melchior, Adèle Odon et Yannick Souprayen Cavery (Photos DR)

Si nous ne prenons pas soins des uns et des autres, notre société ira de plus en plus mal. Il faut réinventer le système avant que l’isolement et les écarts sociaux deviennent incontrôlables, avant que notre vivre ensemble soit mis à mal. Nous devons réinventer notre organisation pour être au plus proche de la population, être à l’écoute, répondre à ses attentes, mais aujourd’hui anticiper les situations des familles … aller à leur rencontre dans leur foyer par le biais d’Ambassadrices, Ambassadeurs du Département. Être un Dalon pour celles et ceux qui ont besoin d’un accompagnement, de conseils. Une proximité qui doit passer par la mobilisation de tous les acteurs sociaux du territoire. Une convergence des compétences, un travail ensemble pour faire face à cette crise sans précédent et préparer l’après-crise pour les générations futures. Une proximité pour être plus proche de la population, amener les dispositifs et les aides départementales dans les foyers, être au plus près pour mieux répondre, pour anticiper les accidents de la vie. Voilà le sens de mon engagement pour cette mandature. Je souhaite prendre la place qui sera la mienne pour contribuer à un monde meilleur, à une meilleure solidarité durant cette mandature”.

Ses passions, ses loisirs : “j’aime prendre le temps de cuisiner”

“J’aime à peu près tout. Mais encore faut-il avoir le temps pour tout faire ! Il faut réussir à se créer des moments pour soi, ça permet de décompresser. J’aime prendre le temps de cuisiner”.

Y.M.

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Yves Mont-Rouge

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Téléphone : 0692 85 39 64

3 Commentaires

  1. Bonjour , enfin voilà une jeunesse qui sort du lot. Elle a compris que le département est un outil essentiel pour faire avancer la réunion. Le social à travers tous les moyens mis en place par la collectivité ne peut que rapprocher cette population en perdition. Nous ne pouvons que féliciter ces élus de proximité, principalement Adèle Odon jeune mais dynamique avec la fibre sociale. Le président a raison de faire confiance à cette jeunesse afin que la population vous fait aussi confiance. Merci.

  2. La Réunion, l’île, était une terre totalement inhabitée il y 3,7 siècles. Depuis, le drapeau bleu-blanc-rouge flotte, même si un laps de temps celui de la couronne britannique aura été hissé (et ensuite redescendu! deal…) au Barachois: d’ailleurs le quartier de Cambuston était celui des soldats anglais face aux militaires français (cf. QF…) situés sur la berge gauche de la rivière St-Jean (séparant depuis les deux communes de l’Est (Huston…camp Huston…Houston ?? camp Huston!), et notre niveau de vie (moyen) est loin d’être celui de la moyenne de L’UE, par exemple…
    L’institution dénommée le conseil général aura donc remplacé la colonie ici, et devenant au passage le plus “gros” propriétaire terrien de cette “petite île” de 2 512 km2…il y a 75 ans. On achevait ce qu’on appelle encore aujourd’hui la Seconde guerre mondiale et le début, donc, de l’ère de la décolonisation…mais cela n’aura empêché les Français de réprimer sévèrement la révolte (ou rébellion) malgache en 1947, de semer le désordre en Indochine au milieu des années cinquante (17ème parallèle !), de commettre des atrocités en Algérie, d’être impliqués dans beaucoup de conflits et guerres, notamment sur le continent africain, situé juste à côté de chez nous (même en Angola au milieu des années 80…Cuito Cuanaval/résolution 435 de l’ONU non respectée par les Afrikaners depuis 1968…).
    Au Ruwanda, la France était également impliquée…
    Le 10 juillet 1985, là on a était “fort” dans le port d’Auckland…
    Le temps a passé, la Réunion aura été érigée aussi en région, la seule encore dans le moule d’avant révision de la Constitution française (même l’archipel de la Guadeloupe est différente de la Réunion ! Quant à la Martinique et aussi le pays de la Guyane française (le Surinam était hollandaise…), depuis le 1er janvier2016, les choses ont évolué… Malgré cela, en 2021: la Réunion ne fait pas partie des régions (a fortiori département!) les plus prospères, une bonne partie de sa population d’ailleurs est illettrée, une autre partie de la population classée active n’a jamais occupé une fois dans leur vie d’adulte un vrai travail ! Paradoxalement, des personnes viennent ici et “trouvent” aisément un super job…dans le secteur marchand et concurrentiel, et bien sûr dans les 3 fonctions publiques…
    La question que je ne cesse de me poser : que font l’État français et surtout nos élus locaux ?
    Madame, pensez-vous pouvoir changer un petit quelque chose en six ans de votre mandat ?
    Passez mon bonsoir, enfin bonne nuit à Cyrille et à YSC…

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