Affaire OBONO: Valeurs Actuelles présente ses excuses.

3 min de lecture
8

Valeurs actuelles a de nouveau créé la polémique avec une publication raciste et critiquée de toute part. Dans son dernier numéro, sorti jeudi dernier, il publie une fiction sur une députée Insoumise noire: “Danièle Obono au temps de l’esclavage”, peut-on lire en Une. Une illustration représente l’élue avec des chaines autour du cou.

Cette dernière a choisi Twitter pour exprimer son indignation. “On peut encore écrire de la merde raciste dans un torchon illustrée par les images d’une députée française noire africaine repeinte en esclave…”, regrette-t-elle. “L’extrême droite, odieuse, bête et cruelle. Bref, égale à elle-même.”

Toute la classe politique est unanime pour condamner cet acte comme par exemple Jean Hugues RATENON qui a réagit ce matin.

Aujourd’hui, le magazine s’est exprimé et présente ses excuses:  “Devant l’émoi suscité par le dernier épisode de notre fiction estivale, nous tenons à apporter quelques précisions. Nous avons bien conscience de la mauvaise foi de certains, mais nous devons, pour les autres, éclaircir nos intentions.”

La rédaction plaide pour une mauvaise interprétation d’une image sortie de son contexte et d’une fiction sans aucune intention de provocation politique ou raciste: “Notre intention, transparente, était la suivante : là où les indigénistes et les déconstructeurs de l’Histoire veulent faire payer le poids de cette insoutenable traite aux seuls Européens, nous voulions rappeler qu’il n’existât pas d’unité africaine, et que la complexité de la réalité, sa dureté, était à raconter. Nous avons choisi cette élue car elle participe selon nous, par ses prises de position répétées, à cette entreprise idéologique de falsification de l’Histoire. Notre texte n’a rien de raciste.”

Et de réfuter la thèse que le magazine puisse être qualifié de raciste: “Les images néanmoins, et d’autant plus quand elles sont isolées sur les réseaux sociaux, renforcent la cruauté inhérente au sujet même. Il s’agit de dessins accompagnant cette fiction, et tout comme l’esclavage lui-même, les images de l’esclavage sont d’une ignominie sans nom.”


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Website Protected by Spam Master




8 Commentaires



Free Dom
WordPress Video Lightbox