Berguitta : les sénatrices de la Réunion interpellent le cabinet du Premier ministre

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Les Sénatrices Nassimah Dindar  et Viviane Malet ont saisi le cabinet du Premier ministre, sur la problématique de l’après Berguitta.

Elles sont notamment préoccupées par  la situation matérielle des particuliers non assurés, des agriculteurs et des petites entreprises.  En effet, la catastrophe naturelle exclut les dommages aux cultures non engrangées et la perte des animaux vivants hors bâtiment.  De même pour toutes les familles qui ont perdu leur habitation les frais de relogement ne sont pas indemnisés.

Les sénatrices  proposent de mobiliser le fonds Barnier  pour pouvoir reloger toutes les familles dans les meilleurs conditions et de façon pérenne et sécurisée.  Ce fonds, rappelons-le, avait été mobilisé suite au passage d’Irma, dans les Antilles. De la même façon, elles demandent au Gouvernement de saisir la Commission européenne pour obtenir la mobilisation de fonds de secours de l’Union Européenne.

Pour les communes du Sud fortement touchées ( St-Pierre, St-Louis, Etang Salé, St-Philippe, Petite Île, le Tampon, St-Joseph et Cilaos)  le mobilisation de l’équivalent fonds vert géré par l’AFD est également demandée. Une enveloppe dédiée a été maintenue pour 2018 sur le budget de l’outre-mer.

Les sénatrices de La Réunion demandent aussi une aide du fonds d’aide au relogement d’urgence , FARU, prévu par l’article L 2335-15 du CGCT, pour les communes ou les établissements publics locaux (CCAS, CIAS,…) mobilisés tant pour assurer le relogement d’urgence ou temporaire de personnes occupant des locaux représentant un danger que pour réaliser des travaux interdisant l’accès aux locaux dangereux.

La sénatrice Viviane  Malet se rend lundi 29 janvier dernier au Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM), afin d’évoquer les outils de gestion des risques naturels majeurs dans les outre-mer et notamment le volet relatif à la prévention et gestion de l’urgence.

Les outils doivent être optimisés même si nous ne devons pas oublier que le risque zéro n’existe pas dans nos départements d’outre-mer soumis fortement à des risques naturels, car ces phénomènes ne sont pas tous prévisibles et maîtrisables.

Le priorité demeure que l’ensemble des institutions (Etat, Région, Département et Communes), puissent de façon coordonnées apporter des réponses aux familles sinistrées.

Les sénatrices de La Réunion ont salué l’initiative du Préfet de demander la procédure accélérée de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour les communes touchées de La Réunion. Le Gouvernement a fait droit à cette demande, ainsi que l’indique le communiqué de presse de la Ministre Annick Girardin du 24 janvier 2018.


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