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Bocage : Gros travaux d’élagage et de broyage des bambous sur la Rivière de Sainte-Suzanne

dans Cinor/Collectivités

La Cinor, via l’entreprise MPL, procède depuis quinze jours, après autorisation délivrée par la DEAL, aux travaux d’élagage et de broyage des bambous le long de la digue. Les interventions actuelles, opérées avec un engin amphibie, sont prévues jusqu’à mi-août sur la partie du méandre du Bocage située entre le pont du centre-ville et l’embouchure.

Ces travaux visent à l’évacuation des plantes envahissantes sur la rivière,d e même qu’à des actions en milieu terrestre sur les berges.Auparavant, afin d’assurer un meilleur confort d’intervention de l’entreprise mandatée, il a été procédé à un nettoyage des berges et des plans d’eau.  Ces marché de travaux sont exécutés sous la maîtrise d’ouvrage CINOR, compétente en Gestion des Milieux Aquatiques depuis le 1er janvier 2018, de la GEMAPI ( (Gestion des Milieux Aquatiques et Protection contre les Inondations) et de sa responsabilité en matière de Plan de Gestion de la rivière de Sainte Suzanne ( PGRSS). 

Création d’un plan de gestion de la Rivière Sainte-Suzanne

Ainsi, après plusieurs années de concertation, en obtenant en fin 2017 le soutien, notamment financier, de l’Etat (gestionnaire du Domaine Public Fluvial que constitue la rivière), de la Cinor, de l’Office de l’Eau et du Parc National, la Commune a pu mandater un groupement de bureaux d’études pour la réalisation d’un plan de gestion de la Rivière Sainte-Suzanne.

Avec le transfert de la compétence, une convention entre notre collectivité et la Commune a permis de poursuivre la conduite de cette étude sous maîtrise d’ouvrage CINOR et de concrétiser par des travaux”,précise Gérald Maillot, président de la Cinor.

“C’est pour nous une satisfaction car Sainte-Suzanne est une ville qui compte en terme d’attractivité touristique avec encore un fort potentiel que nous entendons développer”. 

Nous sommes aujourd’hui à un point de départ d’un plan de gestion global de la Rivière Sainte-Suzanne avec la lutte contre les espèces envahissantes et un soutien aux actions de valorisation touristique”, enchaîne Maurice Gironcel, maire de Sainte-Suzanne.

Enjeux sanitaires, sociaux, écologiques et touristiques

L’enjeu était aussi sanitaire. “Les plantes favorisent la prolifération des moustiques et des rats, vecteurs de maladies telles que le chikungunya, la dengue ou encore la Leptospirose. Il fallait donc agir vite quand on sait l’épidémie de dengue que connait notre île actuellement”, précise encore Maurice Gironcel. En outre, en terme d’attractivité du site et du territoire en général, l’image de la ville et des lieux touristiques mitoyens s’en était retrouvée par ailleurs impactée. Premiers concernés, les habitants des environs qui n’avaient pas manqué se plaindre. “La rivière est un lieu de détente au travers des loisirs pêche et de baignade. Son encombrement nous prive d’un site accessible et agréable”, expliquait hier un des témoins sur site.

Enfin, en termes écologiques, la préservation des espèces indigène et endémique est dépendant de la capacité à maîtriser les espèces invasives et les nuisibles. Ces plantes envahissantes créent en effet une eutrophisation de la rivière. Les paramètres physico-chimiques de l’eau se dégradent au fil du temps et cela a pour conséquence de détruire à petit feu la faune piscicole. Coût des travaux de cette phase portée par la Cinor : 150 800 € HT

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