Candidats réunionnais au CAPES : Karine Lebon interpelle le ministre de l’Education nationale

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La députée Karine LEBON attire l’attention du ministre de l’Education Nationale sur la situation des candidats au CAPES originaires de La Réunion qui se voient
contraints de passer les épreuves orales dans l’Hexagone en pleine crise sanitaire.

En effet, La Réunion enregistre actuellement le plus haut taux d’incidence jamais atteint depuis le début de l’épidémie (156/100 000 habitants) au point que la 3ème étape du plan de désescalade ne pourra pas être enclenchée. Cette évolution n’est évidemment pas sans conséquence sur les déplacements hors de l’île, singulièrement pour les candidats admissibles au concours externe de professeur. Mais alors qu’ils se retrouvent confrontés à une série d’obstacles, aucune mesure particulière n’a été envisagée jusqu’ici pour leur permettre de terminer leurs concours dans des conditions normales.

A la question de la députée au gouvernement le 13 janvier 2021 sur la souffrance des étudiants réunionnais en cette période de crise et sur cette épidémie « qui exacerbe les difficultés structurelles en même temps qu’elle souligne les inégalités de l’enseignement supérieur en France », la Ministre de l’Enseignement supérieur avait répondu avec force que « le gouvernement est du côté de notre jeunesse ».

Pourtant, la situation de ceux qui vont devoir passer les oraux du CAPES externe dans l’Hexagone dans un contexte sanitaire qui s’aggrave dans notre région, ne
semble pas trouver écho auprès de ce même gouvernement.

Les candidats de La Réunion ne comprennent pas qu’ils soient obligés de se rendre en France continentale pour passer les épreuves orales alors qu’elles pourraient se dérouler en visioconférence. Les désagréments provoqués par cette décision ne sont pourtant pas négligeables puisque ces candidats sont contraints d’effectuer une septaine à leurs frais, de présenter un test PCR négatif à l’examen et de rembourser le billet d’avion si le test est positif.

En outre, concilier les motifs impérieux et le respect de la septaine tourne au casse-tête quand cela n’est pas tout simplement impossible. Les candidats admissibles
doivent attendre de recevoir leur convocation pour justifier du motif impérieux de leur voyage. Mais ce sésame ne leur parvient pas toujours suffisamment tôt pour pouvoir ensuite respecter la septaine. Les exemples sont éloquents et méritent d’être rapportés. Ainsi ces jeunes candidats admissibles qui recevront leur convocation le 7 juin et dont l’oral aura lieu moins de sept jours plus tard. Pour eux, l’alternative est redoutable : non-respect de la septaine ou non présentation à l’oral.

Les dates des épreuves sont désormais connues et devant le silence du Ministre de l’Education Nationale suite aux nombreuses interpellations des étudiants eux-mêmes et de plusieurs élus de la Réunion, certains candidats admissibles ont déjà renoncé aux oraux.

Risques de contamination accrus, frais de séjour plus importants, difficultés calendaires : rarement des candidats auront eu à concourir dans des conditions aussi défavorables.

Devant cette rupture d’égalité manifeste avec les candidats résidant dans l’Hexagone, devant cette perte de chance de réussir à un concours qui a demandé des années d’efforts, devant cette injustice, la députée, les candidats aux Capes et les élus
de la Réunion attendent du gouvernement une réponse qui donne du sens à son engagement auprès des jeunes réunionnais. Tous attendent une décision gouvernementale qui mettra fin à cette distorsion d’égalité qu’ils subissent avec plus d’intensité en ces temps de COVID et de dengue.

5 Commentaires

  1. Ça se voit que vous ne savez pas de quoi on parle pauvres incultes, vous avez déjà passer un concours ??? Et surtout dans toutes ces situations en sus ?

  2. Pourquoi les députés ultra-marins ne sont-ils pas réunis pour ne porter qu’une seule voie à l’Assemblée Nationale? Cela aurait été plus percutant. Par ailleurs, il fallait intervenir quelques mois avant la période fatidique des examens mais pas à 15 jours. La député Nadia Ramassamy avait soulevé cet écart en début d’année mais elle n’a pas pu se faire entendre car elle était seule.

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