Canton 4 (St-André 1) : « les gens en ont marre des promesses non tenues », selon le binôme Tévané/Paraveman

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Victor Tévané (dit Toto) et Corinne Paraveman forment le binôme estampillé « Croire et Oser », qui postulera dans le canton 4 (Saint-André 1) les 20 et 27 juin prochains aux départementales. Un canton qui regroupe la commune de Sainte-Suzanne et des quartiers de Saint-André dont Cambuston et Petit-Bazar. Leurs remplaçants sont Bruno Albac et Prisca Sophie.

Victor Tévané a 56 ans, il est gérant d’entreprise. Il est également conseiller municipal de l’opposition à Sainte-Suzanne. Il avait été élu en juin 2020 sur la liste conduite par Alexandre Laï-Kane-Cheong (dit Alek), le responsable du mouvement politique « Croire et Oser ». Corinne Paraveman a 52 ans ; Elle est aide-soignante au CHU de Saint-Denis. Bruno Albac a 28 ans, il est entrepreneur. Et Prisca Sophie a 39 ans, elle exerce en tant qu’aide comptable.

De gauche à droite : Bruno Albac, Corinne Paraveman et Victor (dit Toto) Tévané (Photo : Yves Mont-Rouge).

Ces candidats ont tenu une conférence de presse, hier après-midi (mardi 15 juillet 2021) à Quartier-Français (Sainte-Suzanne) en présence d’Alek afin de présenter les grands axes de leur projet pour le canton dans lequel ils seront candidats aux élections départementales.

Mais avant même de rentrer dans le vif du sujet, Victor Tévané a souligné : « les gens en ont marre des promesses non tenues et des mêmes élus qui sont là depuis des lustres et qui ne font rien avancer du tout puisque la situation sociale notamment ne cesse de se dégrader ». Une façon pour lui d’inviter les électrices et électeurs de ce canton de « procéder à un renouvellement » en élisant des « candidats neufs comme ceux de Croire et Oser, un parti de combat ».

« Toto » a présenté le projet de « transition agricole » soutenu par son parti. Lequel préconise quatre axes qui sont : « amorcer un programme alimentaire territorial pour garantir un repas péi dans tous les collèges et développer les plateformes de circuits courts afin de privilégier les produits locaux et surtout ceux de la commune de Sainte-Suzanne » ; « Mettre en place un plan d’aménagement des périmètres irrigués afin de garantir aux exploitations agricoles de l’eau tout le temps » ; « Mettre en place un plan sentiers pour connecter les territoires, lutter contre les espèces invasives et développer l’économie verte » et, enfin, « développer des comptoirs de transformation et de conservation pour élargir les circuits de distribution (filière export) tout en satisfaisant aux besoins du territoire ».

« Le Plan Ravine du Département pour terminer la route Digue de la NRL »

Corinne Paraveman a d’abord expliqué que le mot « combat » n’est pas dénué de sens pour elle car elle s’y frotte depuis son adolescence lorsqu’elle défendait les terres familles face aux projets de l’ancienne municipalité. Elle a présenté, hier, ce que son parti qualifie de « nouvelle donne sociale », qui passe là aussi par quatre axes : « Mettre en place une épicerie fin de mois en cœur de ville et dans chaque quartier pour assurer l’offre alimentaire de proximité en faveur de celles et ceux qui n’ont pas les moyens de boucler les fins de mois » et en négociant avec les grandes enseignes l’approvisionnement de ces épiceries ; « Développer des micro crèches participatives pour permettre aux parents d’être au cœur de l’éducation de son marmay tout en étant gérant-salarié de la structure » ; « Etre au plus près des usagers en réalisant une Maison des services mobiles afin d’assurer les démarches administratives en lien avec le Département pour nos gramounes telles que les demandes de l’APA ou les demandes de chèque vacances ou pass loisirs pour les familles ou encore les demandes de TAJ pour les jeunes » ; « Impulser le Grand-Est comme future capitale de la culture pour faire de la programmation culturelle au cœur des quartiers (cinéma la kour, spectacles divers…). Nous devons donner une chance à nos marmailles la kour qui sont talentueux dans ce domaine mais qui n’ont pas les moyens de se faire connaître », explique Corinne Paraveman.

Prisca Sophie était absente lors de la conférence de presse en raison de ses occupations professionnelles. C’est Bruno Albac qui a présenté le troisième volet du projet qui s’intitule « une économie sociale et solidaire efficace ». Avec trois axes précis : « soutenir la création d’une fédération d’initiatives locales pour apporter des services dans les quartiers et soutenir l’économie informelle » ; « Réformer le programme rénovation habitat pour associer les ressources des quartiers, généraliser l’usage des ACI (Atelier chantier d’insertion) et « créer une plateforme d’ingénierie de l’entreprenariat social afin d’accompagner les initiatives de quartier, développer les SIAE (Structures d’insertion par l’activité économique) dans ces champs spécifiques prioritaires (Agricultures, transport).

En guise de conclusion à cette conférence de presse relative aux élections départementales, « Toto » a ouvert une parenthèse concernant la Nouvelle Route du Littoral (NRL), l’un des thèmes phares des régionales. Selon lui, « ce ne sont pas les galets qui manquent à la Réunion pour terminer la route Digue. Il suffit de prendre le plan Ravine du Département. Le curage des ravines a de quoi fournir les entreprises en galets. Il y a plusieurs milliers de mètres cubes à prélever », a insisté celui qui a fait une très grande partie de sa carrière professionnelle dans… les carrières justement.

 

Yves Mont-Rouge

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Téléphone : 0692 85 39 64

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