Chiens errants : la police municipale de Grands-Bois lutte contre ce fléau (PHOTOS)

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Les chiens errants sont un problème récurrent sur notre île depuis plusieurs mois. Plusieurs fois par semaine, des nombreux auditeurs appellent nos ondes de Radio Free Dom pour signaler des meutes de chiens errants divagants dans leur quartier, qui vont parfois jusqu’à attaquer les passants. C’est notamment ce qui est arrivé récemment à Grands-Bois. En effet, deux passantes se sont faites courser et l’une d’entre elles a déposé une main courante au poste de police.

Alertée par la recrudescence de chiens errants dans leur quartier, la police municipale de Grands-Bois a donc décidé de mettre en place une campagne de collecte des chiens errants et de sensibilisation des propriétaires.

En partenariat avec la SEMRRE, qui occupe les locaux de la fourrière animale de Saint-Pierre, les agents de la police municipale de Grands-Bois ont donc organisé jeudi matin leur collecte bi-mensuelle, à laquelle nous avons eu la chance de participer.

Après un bref briefing entre les équipes, les 2 agents de la SEMRRE accompagnés de 3 policiers municipaux se sont rendus dans le secteur afin d’une part, collecter les chiens errants, et d’autre part, informer les propriétaires des risques qu’ils encourent en laissant leurs animaux divaguer dans la rue : ils peuvent être sanctionnés jusqu’à 135 € d’amende pour non-identification de leurs animaux. Au total, 7 chiens seront récupérés en l’espace de deux heures ce matin là :

Les propriétaires de ces chiens seront identifiés et sanctionnés d’une amende de 35 € pour divagation.

L’un d’entre eux, a été prévenu le jour-même : son chien se promenait en compagnie d’autres chiens errants et d’une femelle en chaleur avant d’être récupéré par la fourrière. Il explique alors aux agents qu’il a récupéré le chiot tout petit et qu’il s’en occupe depuis 4 ans. Cependant, il ne l’a jamais fait identifier. Le policier, plutôt conciliant, décide de lui laisser une chance de faire le nécessaire pour la mise en conformité dans un délai d’une semaine, avant de le verbaliser : avant la fin de la semaine prochaine, il devra faire identifier son animal et réparer sa clôture par laquelle son chien s’échappe régulièrement.

 

Il accepte son rappel à l’ordre et fait rentrer son chien dans son jardin. Le policier lui rappelle également les conditions de captivité de son animal : tant que la clôture ne sera pas réparée, il faudra que son animal soit attaché durant la durée des travaux. Si l’attache se situe sur un point fixe, le chien doit avoir une liberté de mouvement de 3 mètres.

Quelques minutes plus tard, la fourrière retrouve le chien divagant de nouveau dans le quartier et l’embarque… sous les yeux du propriétaire.

Si la collecte de chiens se passe plutôt bien ce jour-là, c’est grâce à la présence des policiers municipaux qui servent de “tampon” entre les habitants et les agents de la fourrière. Ceux-ci sont souvent mal vus par les habitants, qui vont parfois jusqu’à les provoquer, mais ce comportement est totalement différent en présence de la police. Il faut dire que voir arriver 3 agents de la police en uniforme a un effet très dissuasif…  Durant la collecte, ceux-ci se chargent d’expliquer aux habitants et aux passants le dispositif mis en place par leurs services, mais également de sécuriser les agents de la fourrière animale quand ils doivent pénétrer sur des propriétés privées.

Après une matinée assez musclée, les agents de la fourrière repartent avec leurs 7 chiens vers les locaux de la SEMRRE à Saint-Pierre, tandis que les policiers municipaux font le point sur cette matinée : le secteur de Grands-Bois est loin d’être le seul touché par cette recrudescence de chiens errants. Sur la commune de Saint-Pierre, les secteurs de Pierrefonds ou Ravine Blanche sont également touchés. C’est un travail éprouvant et prenant dans les emplois du temps déjà bien chargés des policiers municipaux, mais ils mettent un point d’honneur à sécuriser les différents quartiers de leur ville, les uns après les autres.


Un fléau qui touche une majorité de communes

En effet, les problèmes de chiens errants ne sont pas situés uniquement dans le sud.

Une habitante de Sainte-Suzanne nous rapporte ce jour le souci suivant : “J’habite depuis peu à Sainte-Suzanne, dans le quartier de Deux rives et il s’avère que mon voisin a des chiens de catégorie 1 (un Staff et un Malinois) qui sont en liberté dans la cours sans clôture. A deux reprises ses chiens ont littéralement dévoré mes chatons en entier devant chez moi. J’ai tenté de parler au propriétaire mais il ne veut rien entendre. Je me suis rendue à la gendarmerie et à la police municipale de Sainte-Suzanne mais ils ne veulent pas prendre ma plainte. Ils disent que ce n’est pas de leur ressort de gérer sa. Tant qu’il n’y a pas mort d’hommes, ils n’interviennent pas !
J’ai également écrit une lettre au Maire de Sainte-Suzanne. La police municipale est alors intervenue [chez mon voisin] et lui a laissé un avis de passage accompagné d’une amende mais le propriétaire n’en a pas tenu compte. Ses chiens traînent toujours !
J’ai contacté également plusieurs associations et même la DAAF n’intervient pas, sauf en cas de maltraitance. Je ne peux même plus sortir de chez moi, déposer mes poubelles ou passer en moto sans que les chiens se montrent agressifs ou m’attaquent. Voilà les photos, elles parlent d’elles-même.

Un autre internaute nous fait part d’un problème similaire sur une autre commune de l’île : “Je me permets de vous envoyer des photos les moins barbares pour ne pas heurter la sensibilité des gens. Je vous explique l’histoire, mon fils était dans sa chambre, sa porte donnant sur le salon était entre ouverte et mon pinscher était à l’entrée de la porte. A un moment, mon fils est allé chercher son ballon dans le jardin et dès qu’il a franchi la porte de sa chambre, trois Staff sont entrés et ont attrapé mon pinscher par le cou et l’ont entraîné dans le jardin pour le dévorer. Heureusement, j’ai eu le temps d’attraper mon petit garçon et son frère qui dormait dans la chambre pour les mettre en sécurité, mais tout s’est passé très vite en une fraction de seconde. J’ai refermé la porte et j’ai regardé dans le jardin. J’ai vu les Staff avec mon petit pinscher dans sa gueule comme s’ils portaient un jouet, avant de l’abandonner et d’aller chez une de mes voisines. Ils sont rentrés dans son salon et ont tué ses chats, ses chatons et son chien. Ses deux enfants ont assisté à la scène et sont très choqués d’avoir vu des chiens ensanglantés traverser leur salon.
Mes enfants aussi sont très choqués, l’une de mes filles a eu tellement peur qu’elle a grimpé en hurlant en haut d’un poteau de 3 mètres pour se protéger, avant que les voisins l’aident à redescendre; l’autre s’est enfermée plusieurs heures dans la salle-de-bain sans pouvoir parler et jusqu’à ce jour, elles sont encore très choquées. 
J’ai invité le propriétaire à venir me voir ce lundi mais il n’est toujours pas venu et [s’il ne vient pas] je vais aller porter plainte contre lui auprès des pouvoirs publics.”


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