Choc avec un bateau : une tortue morte récupérée au large du Cap Lahoussaye a été identifiée

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Après la blessure de la femelle Emma en juin, un nouveau cas de collision est à nouveau à déplorer. Le centre de soins de Kelonia a récupéré en début d’après-midi-midi ce dimanche 17 juillet, une tortue morte qui avait été signalée depuis le matin au large du Cap Lahoussaye. La localisation de la tortue aura été possible grâce à la mobilisation de nombreux acteurs sur le plan d’eau et la mise en lien par la brigade Quiétude.
Après la récupération du cadavre sur le Tropézien et son capitaine Charley, la nécropsie de la tortue montre un animal en parfait état d’embonpoint, avec l’estomac plein d’algues rouges. La mort est due à un blessure profonde du plastron qui a été brisé sur toute sa largeur. Le choc a été violent puisque le bassin a également été brisé. Un choc avec un navire est très certainement la cause de ces blessures léthales. Comme cela s’observe maintenant régulièrement (trop régulièrement) depuis plusieurs années les blessures ne sont pas provoquées par des hélices. Les blessures au niveau de la face ventrale de la tortues ne peuvent pas non plus être provoquées par la proue d’un navire.

La jeune tortue était dans la base de données TORSOOI de Kelonia. Il s’agit de  Magsea, une tortue qui a été identifiée en 2011 et revue une fois sur le site Tour de Boucan.

Une étude en cours d’achèvement sur Kelonia qui reprend l’ensemble des données de suivi des populations de tortues, des arrivées, le type de blessures et les mortalités en centre de soins, ainsi que l’évolution du nombre de bateaux à La Réunion, montre que l’accroissement du nombre de collisions observées ces dernières années, est bien supérieur à l’augmentation du nombre de navires, et bien plus important que l’évolution des populations de tortues.

C’est bien un changement des pratiques liées à l’apparition de nouveaux bateaux qui peut expliquer cette multiplication des collisions et les caractéristiques des blessures observées.

Il est important de  sensibiliser les acteurs et des usagers pour limiter la vitesse des navires dans les zones à risques qui sont, depuis les récentes études par balises GPS, connues: zones entre 0 et – 50m de profondeurs qui concentrent les habitats les plus favorables pour les tortues marines.
Mais cette sensibilisation qui est faite depuis l’apparition des premiers cas de collisions avec enfoncement de la carapace, ne suffit pas puisque le nombre de collisions restent malheureusement élevés.

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