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Collectif Gilets Citoyens 974 : problématique de la dengue

9 min de lecture

La Réunion, notre île, est confronté, à l’une des plus graves crises sanitaire de son histoire, après l’épisode du Paludisme, de la Leptospirose, du Chickungunya, dans un passé, pas très lointain et aujourd’hui, celui de la dengue.

Plusieurs milliers de personnes sont concernées dans notre île. Une sorte de confiance absolue, en nos services, a longtemps supposer, que la question était réglée dans notre. Malheureusement, la réalité en est autre.
Situation actuelle :
Du 29 au 04 Avril 2021, un milliers de cas, de personnes contaminés de plus, ont été confirmés.
518 passages aux urgences
178 personnes sont hospitalisés, dont 19% pour une forme sévère.  Bien, que rare, de nouvelles manifestations ophtalmologiques ( baisse sévère et brutale de la vue), ont été recensés et rapportés par les patients et soignants.
L’ensemble des communes que comptent notre département sont concernées.
Aujourd’hui, tandis que l’épidémie de dengue flambe, il s’avère ( Jir du 21Avril) que l’Ars et les autres Autorités, reconnaissent qu’ils ne parviennent pas à me rayer, avec les actions et mesures, qu’ils ont mises en place. C’est un fiasco.
Le Collectif Gilets Citoyens 974, ne se réjouit surtout pas, de cette situation, mais rappelle néanmoins, qu’elle avait,  depuis près d’environ 9 mois, de la probabilité évidente, d’une recrudescence des cas de personnes contaminés par la dengue, à l’arrivé de la saison des pluies.
Malgré, les pulvérisations d’insecticides, plus ou moins délétères pour l’environnement, programmées, par les Services de l’Ars, le moustique accentue sa prolifération, notamment dans l’Ouest, actuellement. L’utilisation de la deltaméthrine est elle aussi remise en question, car innéfficace, sur la résistance des moustiques.
Aujourd’hui, encore l’Ars, continue de procéder, à des méthodes, innéfficaces et hasardeuses.
Toutes les moyens, envisagés, depuis, n’apportent pas le résultat tant espéré car chaque semaine, chaque, des cas nombreux sont recensés.
Aujourd’hui, l’ensemble des élus, Parlementaires, Collectivités, Communauté de Communes, acteurs du secteur associatif et Collectif de citoyens, acteurs de la santé, réclament des mesures et méthodes plus naturelles, d’avantages de moyens, de prévention, d’entretien et de suivi en continu.
Par, le passé, en 2006, il a eu une épidémie de Chickungunya, qui a fait énormément de mal à notre île. Il y a eu environ 250 décès. Près de 300000 personnes contaminés.
Une mobilisation des ressources humaines, État, Collectivités, l’Ars, Communes, monde associatif, de la santé, population, etc, a eu raison de l’épidémie.
En effet, un dispositif intitulé “Plan Ravine” fut mis en place, afin d’éradiquer rapidement cette épidémie.
Près de 500 personnes, sous Contrats Aidés, fût, mobilisé sur l’ ensemble de l’île, afin d’infléchir la courbe de l’épidémie.
Leurs missions étaient :
* Prévention
* nettoyage des ravines et ravins traversant les agglomérations
* Nettoyage des berges et sites touristiques
* nettoyage des arrières cours des personnes âgées ou ayant un handicap, etc….
Ce fût un succès et une réussite totale.
L’épidémie de Chickungunya fût éradiquer.
Suite, à la diminution constante des Contrats aidés et de leur co-financement pour les associations, les nombreux sites et qui étaient entretenus, ont vu, leurs missions réduits à néant.
A l’heure actuelle, on paie les conséquences, des décisions irresponsables et irréfléchies, des Autorités.
Aussi, face à la situation sociale, qui existe dans notre île, notamment avec un taux de chômage désastreux, avec près de 71000 personnes au chômage, soit 21% de la population active, les 38% de la population vivant sous le seuil de pauvreté, pour une population de 867 659 personnes vivant à la Réunion, la suppression de ce dispositif et ces emplois et activités, fût considéré comme de l’irresponsabilité.
Ces emplois, sont le premier rempart contre la prolifération de moustiques et de rats, en maintenant ces sites propres.
La proposition du Collectif Gilets Citoyens 974, de réactiver le Plan Ravine, pour lutter contre l’épidémie dengue doit devenir un enjeu sanitaire, de santé et social primordiale, pour nos concitoyens.
Pour réaliser les missions et réactiver ce plan Ravine, les moyens doivent être adéquates et concrètes.
Moyens humains : 500 Contrats/PEC LAV, sur l’ensemble de l’île
Moyens financiers : compte-tenu, du coût de ces Contrats, l’Etat doit jouer son rôle, établie dans la Constitution française.
Pour, notre Département, lorsque une Commune est employeur, la prise en charge, des PEC/LAV, est de 74%, par l’Etat et 26%par le Conseil Départementale.
A contrario, les associations employeurs ne bénéficient pas des mêmes garanties de prise en charge par l’Etat. Le coût de l’établissement des fiches de paie, est entièrement supporté par l’association, de même que la médecine du travail, qui s’élève à 120 euros, environ par personne, ainsi que le coût des EPI
( 150/personne ). Le coût, en formation des PEC par un OPCO, qui est fonction de la masse salariale, est également à la charge de l’association employeur.
Dans ce contexte, les associations ont du mal, a assurer, la prise en charge du reste à payer et cela, malgré le soutien des collectivités, qui eux-mêmes, tirent la la vue.
Proposition :
Le Collectif Gilets Citoyens 974, estimé, que vu la situation sanitaire dramatique que vit notre île actuellement, elle doit en charge davantage de résiduel, par Contrat/PEC.
A noter , que ce sont près de 200 ravines, représentants environ 327km, qui ont été repérées ou recensées, comme étant des foyers potentiels de gîtes larvaires.
Le monde associatif doit être associé, dans son ensemble, à cette lutte contre l’épidémie de dengue.
Ces associations emploient généralement des personnes à faible qualification, parfois même très éloignées, du marché de l’emploi,et même parfois inemployable pour diverses raisons.
Au moment, où tout le monde, admet, aucune autre politique de santé est nécessaire dans notre Pays, dans notre île, ces pistes de réflexion, doivent devenir un point central, vers d’autres solutions alternatives et plus pérennes.
N’oublions, pas également, que la disparition du Service de Prophylaxie, comme autrefois, avec des vraies missions de santé, tant de prévention que traitant, a a ses conséquences aujourd’hui.
Le Collectif Gilets Citoyens 974, force de proposition, souhaite organiser une table ronde, avec l’ensemble des partenaires afin d’élaborer, une plateforme, pour élaborer et de mettre en place, les postes de réflexion, pour aujourd’hui et demain, car nul n’est censé savoir, si d’autres épidémies futures pourraient nous concerner et prévoir l’anticipation.
Nous restons mobilisé.
Alix ROUSSEAU
Porte parole

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