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Commission européenne : 6,9 millions d’euros pour renouveler la flotte de pêche à La Réunion

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La Commission européenne a autorisé le 28 février 2022, en vertu des règles de l’Union européenne en matière d’aides d’État, cinq régimes d’aides françaises visant à renouveler la flotte de pêche dans cinq régions ultrapériphériques de l’UE. Ces cinq régimes d’aides, d’un montant total de 63,8 millions d’euros, seront en place respectivement jusqu’au 31 décembre 2025 (Martinique), 31 décembre 2026 (Mayotte et Guadeloupe) et 31 décembre 2027 (La Réunion et Guyane).

Les bénéficiaires sont les marins pêcheurs qui exploiteront les navires de pêche dans les 5 départements et collectivités d’outre-mer. La répartition prévue est la suivante :

·         Guyane : 17 millions d’euros ;

·         Guadeloupe : 16,2 millions d’euros ;

·         Martinique : 16,2 millions d’euros ;

·         Mayotte : 7,5 millions d’euros ;

·         La Réunion : 6,9 millions d’euros.

La Commission a évalué les cinq mesures au regard des règles de l’UE en matière d’aides d’État, et plus particulièrement des lignes directrices pour l’examen des aides d’État dans le secteur de la pêche et de l’aquaculture, révisées en 2018, qui permettent les aides destinées aux régions ultrapériphériques de l’UE sous certaines conditions.

La Commission a considéré que ces mesures sont conformes aux règles de l’UE en matière d’aides d’État. Cela inclut les conditions suivantes :

·         l’aide est utilisée pour l’acquisition des nouveaux navires de pêche qui doivent rester immatriculés dans la région ultrapériphérique pendant au moins 15 ans.

·         le plafond d’aide ne peut pas excéder 60 % du total des coûts éligibles dans le cas de navires d’une longueur hors tout inférieure à 12 mètres. Il ne peut excéder 50 % du total des coûts éligibles dans le cas de navires d’une longueur hors tout égale ou supérieure à 12 mètres et inférieure à 24 mètres.

Sur la base de ces cinq régimes approuvés et avant octroi de toute aide, la Commission européenne demande aux autorités françaises de démontrer qu’il existe un équilibre entre la capacité de pêche et les possibilités de pêche du segment de flotte de la région ultrapériphérique à laquelle le navire de pêche appartiendra.

La France poursuivra les échanges avec la Commission européenne pour une mise en place opérationnelle dès que possible de ce dispositif, très attendu dans les DROM.

Pour Sébastien Lecornu, ministre des Outre-mer, « la décision de la Commission européenne constitue une avancée importante dans la mise en place tant attendue des aides au renouvellement des flottes de pêche outre-mer. Ces aides permettront de mieux structurer les filières, d’améliorer la sécurité des pêcheurs, mais aussi de promouvoir une pêche plus durable basée sur une meilleure connaissance scientifique et économique des stocks halieutiques. »

Annick Girardin, ministre de la mer, déclare : « En outre-mer comme dans l’ensemble du territoire national, les pêcheurs rencontrent de nombreuses difficultés liées au renouvellement de leur flotte. Dans un contexte de coûts élevés des navires et d’une réticence des établissements de crédits à en financer l’acquisition, cet investissement est pourtant indispensable pour favoriser une pêche plus durable. Ces aides d’État sont absolument nécessaires en raison de la vétusté et la sécurité des flottes actuelles et du manque d’attrait de ce secteur pour la nouvelle génération de pêcheurs. »

Stéphane Bijoux, député européen : « une victoire pour la sécurité des pêcheurs ultramarins »

« Une victoire pour la sécurité des pêcheurs ultramarins et de nouvelles perspectives pour les jeunes: 64 millions d’euros pour renouveler les flottes de pêche des RUP françaises.

À Bruxelles, la Commission européenne vient d’autoriser le renouvellement des flottes de pêche des RUP françaises dans le cadre de 5 régimes d’aides d’État pour un montant de près de 64 millions d’euros. Cette décision, attendue depuis plusieurs années par les professionnels de la pêche, répond à des impératifs de sécurité pour les pêcheurs.

Le Député européen Stéphane BIJOUX affirme « qu’avec des bateaux plus modernes et en poursuivant les engagements pour la préservation des ressources halieutiques, nos pêcheurs pourront travailler dans de meilleures conditions et perpétuer notre pêche artisanale et traditionnelle.Cette mesure pourra aussi attirer vers les métiers de la Mer toute une nouvelle génération de pêcheurs. »

Le Député européen réunionnais Stéphane BIJOUX et le Président de la Commission PECH, Pierre KARLESKIND, se sont fortement mobilisés sur ce dossier. Pierre KARLESKIND s’était rendu à La Réunion, à l’invitation de Stéphane BIJOUX, pour se rendre compte des difficultés spécifiques de la pêche ultramarine et porter ensuite des messages forts auprès du Commissaire européen à l’environnement et à la pêche Virginijus SINKEVICIUS.

Portée par le Président de la République Emmanuel MACRON, cette victoire pour les pêcheurs ultramarins est le résultat de la mobilisation collective du Parlement européen et du Gouvernement français, et en particulier de la Ministre de la Mer Annick GIRARDIN, du Secrétaire d’État Clément BEAUNE et du Ministre des Outre-mer Sébastien LECORNU ».

1 Commentaire

  1. Cadeau avant les zelections à une bande de copains qui vont rafler les 6.5millions en peu de temps .Le médaillé du mérite maritime en tête…

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