Commissions mixtes d’usine : “Nout canne : nout pilié ‘vert’ nout l’avenir”

6 min de lecture
3

Les prochaines élections des Commissions Mixtes d’Usine doivent élire le 02 juin 2021 les représentants des 5 bassins canniers dont 3 titulaires/3 suppléants en moins de 700 tonnes et 2 titulaires/2 suppléants en plus de 700 tonnes :

Beaufonds (Ravine Glissante, Beaufonds, Pente Sassy)
Bois Rouge (Bois Rouge, la Mare)
Savana (Grand Pourpier, Tamarins, Stella)
Gol (Gol, Casernes)
Grand Bois (Grand Bois, Langevin, Baril)

Il s’agit d’un moment fort pour l’ensemble de la filière canne et particulièrement pour les planteurs, qui seront élus dans les différents bassins. Les planteurs élus seront nos représentants au sein du CPCS pour négocier la prochaine convention mais aussi pour fixer les règles de fonctionnement à l’interprofession de la canne et sucre et pour mieux représenter les planteurs dans chaque bassin face à l’industriel. Pour mener la filière canne vers une évolution, une transformation les Jeunes Agriculteurs et la FDSEA vous proposent 5 points forts :

1- Sécuriser le revenu du planteur lors de la prochaine convention

Continuer à se battre pour que les aides actuelles restent en place (44 millions sur l’aide au maintien de l’activité sucrière, 34 millions l’aide à la production, 28 millions d’aide fin quotas,…. ) pour les plus importants

A travers les 44 millions d’aide au maintien de l’industrie sucrière il faut soutenir le prix de la canne c’est-à-dire garantir le prix de base de la tonne de canne pour que les agriculteurs ne soient plus redevables des industriels. En fonction de la richesse les 22 euros versés doivent rester la base et la richesse calculée sur la part de l’industriel.

Diminuer l’écart technique qui n’a plus lieu d’être aux vues des avancées technologiques de l’usinier donc revoir la formule de calcul. Y compris la prise en compte des cannes qui restent aux champs lors des pannes des usines

Création d’une prime/mesure « eau » pour les agriculteurs irrigants

2- Faire bénéficier aux planteurs de toutes les plus-values de la filière

Revalorisation de la prime bagasse qui ne doit plus être considérée comme un déchet mais comme
un gisement naturel pour la production d’énergie renouvelable.

Être payé sur la part des sucres spéciaux qui est la plus forte valeur ajoutée et non sur le sucre blanc uniquement

Obtenir une transparence sur les prix des sous-produits (mélasse,…))

3- Accompagner le développement de la mécanisation
Faire face au manque de main d’œuvre

L’amélioration de la qualité de la récolte par la mécanisation engendre un surcoût qui doit pris en
compte dans le prix de paiement de la canne

4- Structurer un projet de filière pour l’avenir de la canne

A travers le comité de transformation se fixer l’orientation pour la filière canne : sucre et
énergie pour quel prix ? Et quelle variété ?
Travailler avec les organismes de recherche pour démontrer les spécificités de la culture de la canne face à la suppression des molécules. La disparition des molécules met en danger toute la filière canne sur la lutte contre certaines mauvaises herbes mais aussi sur le développement des nouvelles adventices. Comment prendre en charge les surcoûts ?

Avoir une gestion globale des aides qui sont versées directement pour la filière canne et avec une
totale transparence des reliquats

Définir un plan d’accompagnement pour permettre l’augmentation de la productivité de la canne –
comme par exemple le choix des variétés par l’agriculteur. Suppression du dépassement du tonnage.

5- Donner aux représentants des CMU leurs rôles et moderniser le fonctionnement du CPCS

Le fonctionnement des centres doivent être homogène dans l’ensemble des bassins
Faciliter la livraison à travers le maintien des quotas, jours de livraison => partenariat avec les
agriculteurs pour trouver des solutions directes en cours de campagne
Eviter les fermetures plus tôt justes parce que le quota de la journée est éteint => manque de
communication

Equilibrer la prise de décision entre planteurs et industriels dont les représentants planteurs au CTICS dont la modification des statuts.

Les JA et la FDSEA demandent aux planteurs de se mobiliser pour avoir des représentants forts aux Commissions Mixtes d’Usine et pour négocier la prochaine convention canne

3 Commentaires

  1. Nout subventions ,nout gros 4×4 ,nout grand case su terrain agricole ,nout privilège, nout gros tracteur subventionner ,nout béf à la leucose,nout rhum lé pas bon du tout ! Allez plante manioc band gratér de boyo !

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Article précédent

Makotterie au Bas de la Rivière : “Ramassez vos déchets!” (Photos)

Article suivant

Covid-19 : encore “trois ou quatre mois difficiles à passer”

Free Dom